Chapitre 4
IV
Enora
Jetant un dernier regard à la chambre où j'ai passé deux nuits, je prends ma valise à la main et me prépare à m'en aller. Je n'ai pas prévenu Thomas. Le taxi m'emmènera à la gare, je prendrai le train pour Nantes. Ensuite, je ne sais pas encore si je vais aller chez nous. Peut-être que j'irai chez Claire. Ou, non, je ne veux voir personne. Peut-être que je me trouverai une chambre dans un petit hôtel. De toute façon, M. Douay va me rembourser, je pourrai utiliser cet argent.
Je n'ai jamais été enthousiaste à l'idée de venir ici. Cependant, en descendant les marches, je me sens soudainement triste. Je sais qu'une des causes de ce sentiment est que je ne veux pas retourner chez moi. Pas dans cet appartement. Pas aux côtés de Thomas. Et je me sens vraiment honteuse de penser comme cela, mais, c'est la vérité. Il n'y a plus rien de joyeux dans cet appartement, plus rien de joyeux en Thomas, plus rien de joyeux en nous.
Au rez-de-chaussée, M. Douay semble m'attendre, faisant des allers-retours en se massant la nuque. Il doit être tellement perdus dans ses pensées qu'il n'a sûrement pas entendus mes pas dans les escaliers, ce pourquoi je m'éclaircis la voix et fais remarquer ma présence.
- Ah, vous êtes là...
- Comme prévus.
- Exact... Euh...
Il a du mal à parler, semblant chercher ses mots. Son regard ne rencontre pas le mien et il semble agité. J'ai presque envie de lui demander ce qui ne va pas. Presque.
- Écoutez, il reprend finalement. Je ne vais pas pouvoir vous rembourser.
- Pardon ?
Ma réaction est instantanée. D'abord, il m'annonce que je ne peux pas rester ici, et maintenant, il annonce qu'il ne pourra pas me rembourser. Si je n'avais pas besoin de cet argent, j'aurai sûrement lâché l'affaire et serais déjà en route pour la gare. Mais j'en ai besoin. Absolument.
- Je suis désolé, il murmure en recommençant à masser sa nuque. J'ai été obligé d'utiliser tout l'argent disponible dans notre caisse. Il ne nous reste plus rien. Je ne peux pas vous rembourser. Du moins, pas maintenant.
J'en ai besoin, j'ai envie de lui dire. Je ne le fais pas, bien sûr. Les mots ne veulent pas sortir de ma bouche. Ce serait trop cruel de ma part. Il semble vraiment désolé, je sens bien qu'il n'avait pas le choix.
- Vous avez payé pour sept nuits, il vous en reste cinq, vous pouvez restez ici encore un peu je suppose, il soupire la dernière partie. Ou, sinon, vous pouvez vous en aller, et je vous promet de vous rembourser dès que je le pourrai.
- J'ai le choix ?
- Visiblement.
Il ne m'a pas l'air très satisfait de cette situation. Je ne sais pas pourquoi ça le dérange autant que je reste ici, même si il m'avait précisé que les réservations étaient fermées, et que cela doit être une des raisons. En temps normal, j'aurai seulement hausser les épaules. C'est ce que j'ai appris à faire depuis quelques temps avec Thomas. Je hausse les épaules, il décide. Mais Thomas n'est pas là. Et je veux rester. Le choix est vite fait.
- Je vais rester. Vous n'aurez pas à me rembourser.
Pour la première fois dans notre conversation, il me regarde dans les yeux. Sûrement ne s'attendait-il pas à cette réponse. Je m'attends à ce qu'il dise quelque chose, qu'il essaye de me dissuader de rester, mais il ne fait que me fixer.
Enfin, tout en maintenant le contact visuel, il termine la conversation :
- Bien. Passez une bonne journée, mademoiselle Sylvain.
- Vous aussi, monsieur Douay.
***
Je pense m'être assoupie à un moment dans la matinée, puisque ce sont les coups portés à ma porte qui me réveillent en sursaut. Clignant des yeux, j'ai besoin d'un instant pour comprendre que je suis dans ma chambre et qu'il y a quelqu'un qui veut visiblement me voir.
- J'arrive !
Les coups cessent instantanément suite à cela. Je vérifie l'heure : il est midi. Après avoir su que j'allais restée encore un peu ici, je m'étais enfermée à nouveau dans ma chambre. J'ai du m'endormir à force de fixer le plafond.
Après avoir frotté mes yeux, j'ouvre finalement la porte. Derrière celle-ci se trouve Loris, un plateau de déjeuner dans ses mains et un grand sourire sur ses lèvres.
- Bonjour, Enora ! Il s'exclame avec enthousiasme.
- Euh... Bonjour, Loris.
- Je vous ai apporté votre déjeuner.
Je prends le plateau de ses mains et retourne à l'intérieur de ma chambre pour la déposer sur le lit. Jetant un coup d'œil derrière moi, je remarque que Loris est toujours au pas de la porte, alors je lui fais signe de rentrer.
- Je ne veux pas déranger.
- Entre, s'il te plaît.
Il hésite encore un instant avant de finalement accepter. Je m'installe sur le lit et lui demande silencieusement de faire la même chose.
- Tu vas mieux, Loris ?
Je n'ai pas réfléchi avant de poser la question, mais maintenant qu'elle est dite, je me demande si j'ai bien fait. Je ne voudrai pas qu'il soit triste à nouveau en se rappelant de la soirée, et cela à cause de moi. Cependant, le sourire qu'il a affiché il y a deux minutes me semblait être l'un des plus faux que j'ai vu dans ma vie.
- Je vais bien, merci. Et vous, comment allez-vous ?
- Je vais bien aussi.
Mensonge. Ou presque ? Je dois réfléchir. Je suis troublée.
- Enora... Je voudrai vous présenter mes excuses, une nouvelle fois, pour cette nuit.
- Et je répète que tu n'as pas à t'excuser, Loris, je le rassure. Pourquoi tu n'es pas en cours, toi ?
- Je suis rentrée il y a une heure, j'ai finis les cours pour cette journée. Je vais vous laisser déjeuner, il ajoute rapidement en se relevant.
Je veux qu'il reste. Oui, les mots sont au bout de ma langue, je veux lui demander de rester. Suis-je prête ? Que vais-je faire ? Est-ce normal ?
- Bon appétit, Enora.
Et il est déjà parti. Sans que je puisse dire quelque chose. Je reste là à fixer la porte qu'il referme derrière lui, regrettant de ne pas avoir dit ces quelques petits mots.
Je n'aime pas changer d'habitude. Et quand les choses changent sans mon accord, je suis troublée, déstabilisée, et presque apeurée. C'est ce qui m'arrive depuis mon arrivée ici. Les choses changent, mais je n'ai pas demandé cela, et je ne sais pas si je suis prête ou si je vais être prête un jour ou si je veux que ça change ou que ça reste pareil ou si cela va me faire du bien ou pas... J'ai du mal à respirer. Je me réfugie à la fenêtre que j'ouvre presque à la volée, inspirant l'air frais profondément avant de tout relâcher. Il faut que je me calme.
Deux heures passent, je suis toujours dans ma chambre et c'est encore Loris qui frappe à ma porte. Je l'invite une fois de plus à l'intérieur. Il remarque que je n'ai pas touché au plateau de déjeuner, je lui dis que je n'avais tout simplement pas faim et change de sujet. Thomas serait déçu de moi, mais Thomas n'est pas là, et je n'ai plus à me forcer.
- J'étais seulement venus vous demander si vous aviez besoin de quelque chose, il reprend. Si vous voulez rester dans votre chambre et vous reposer, je comprendrai bien sûr, mais sinon, je peux vous proposer d'autres activités.
- Pourquoi tu fais tout cela, Loris ?
- Pardon ?
- N'est-ce pas le travail de ton père ? Pourquoi c'est toi qui t'en occupe ?
Je ne voulais pas paraître brusque ou l'accuser de quoique ce soit, mais à la suite de mes paroles la tension monte dans la chambre et je regrette vite mes questions. Il réfléchit un instant, puis finit par hausser les épaules.
- Mon père n'est pas là, alors je le fais moi-même, tout simplement.
- Je suis désolée... C'est juste que...
- Ne vous excusez pas.
Il me coupe une fois de plus quand je suis à court de mots. Je voulais lui dire qu'il est encore trop jeune pour faire cela, pour prendre une telle responsabilité. A cet âge, il devrait être en train de jouer avec ses amis, ou au pire des cas en train de faire ses devoirs. Mais au lieu de cela, il est là à me parler comme s'il avait trente ans et qu'il connaissait déjà la vie.
Je l'observe un instant. Il ne baisse pas le regard, il maintient le contact visuel sans me questionner, sans froncer les sourcils, sans être confus ou agacé. Je finis par sourire.
- Tu me proposes quelle activité alors ?
Il me retourne le sourire, semblant fier de lui, ou juste heureux que j'accepte de sortir de cette chambre. Puis il commence à lister toutes les choses que je pourrai faire en dehors du gîte, comme le cinéma, la patinoire, le théâtre, le seul musée de la ville à trente minutes, les anciens quartiers très photogéniques, le petit marché public au centre ville. Tout ce qu'il me cite demande à prendre le taxi pour aller en ville.
- On ne peut rien faire ici ? Je demande quand il attend que je me décide.
- Au gîte ? Il n'y a que le lac qui est intéressant ici, malheureusement.
- Bien, allons nous promener autour du lac alors.
Il ne proteste pas, bien que je puisse apercevoir une once de surprise sur son visage. Cela me fait sourire davantage, ça me plaît.
Je prends donc mon manteau et mon bonnet avec moi, puis nous quittons la chambre. Thomas serait content, voire même fier de moi, d'être sortit du lit, puis de la chambre. Devrai-je l'appeler et lui dire cela à mon retour ? Ça le fera sourire, je suppose.
- Loris, suis-je la seule résidente ici ? Je demande alors qu'on descend les marches.
- Oui et... Non. Il y a aussi Elsa, mais c'est la tante de mon père et elle reste simplement avec nous.
- Oh... C'est pour cela que je ne vois personne à part toi et ton père.
Le vent est plus fort aujourd'hui, il semble me frapper le visage et je suis même obligée de retenir mon bonnet pour qu'il ne s'envole pas. Nous commençons à nous éloigner du gîte, nos pas sont lents et symétriques, nos regards à différents endroits, et sûrement tous deux tremblants. Il fait froid.
- Wow... C'est magnifique, je murmure en apercevant le lac de plus près.
L'eau du lac semble si claire et pure, elle reflète l'image des arbres tout autour. Les couleurs, les nuances, le contraste, tout est à couper le souffle. J'imagine déjà le paysage en période de neige, ça doit être encore plus époustouflant.
- Vous devriez venir ici en été, me conseille Loris.
- Ah oui ?
- Oui, c'est quelque chose à voir, je vous assure. Enfin, si on est toujours là bien sûr...
Je peux entendre sa peine dans la dernière partie de sa réponse, et cela est suffisant pour que je détache mes yeux du paysage en face de moi. Il est triste, il n'y a pas de question à se poser là-dessus. Mais, pourquoi ? Pourquoi il ne veut pas que ce gîte soit vendu ? Et pourquoi ça le rend aussi triste ?
Je voudrai lui parler, lui poser ces questions, mais le temps que je choisisse mes mots, il a déjà changé le sujet de la conversation.
- Il y a encore quelques semaines, nous proposions des promenades autour du lac avant de s'aventurer dans la forêt. Pas beaucoup de personnes pouvait le faire, le chemin dans la forêt est assez risqué. Je n'ai pu le faire qu'une seule fois, moi.
- Et tu as aimé ?
- Assez, oui. Je voudrai le refaire un jour. Probablement seul.
- Pourquoi ?
J'ai l'habitude qu'il réponde instantanément à mes questions, alors je suis un peu surprise cette fois-ci, le voyant réfléchir à ce qu'il va dire. Nous continuons toujours notre marche, et j'ai la chance de pouvoir observer ce paysage pour graver cet image à jamais dans mon esprit. Il fait toujours aussi froid, mais la marche nous réchauffe assez pour que nous ne faisons pas marche arrière.
- Je ne sais pas, il murmure finalement. Peut-être pour écouter la nature sans être dérangé.
Ses mots me rappellent notre discussion – ou plutôt son monologue – sur la mer et l'océan. Je n'avais pas de doute sur sa passion pour cela, et je vois maintenant qu'il aime tout simplement la nature. Cela me fait sourire, mais je ne saurais dire pourquoi.
- Ça doit être agréable de pouvoir faire ça.
- Vous auriez envie de le faire aussi ?
Je reporte mon regard sur lui. M'invite-t-il à faire une randonnée avec lui ?
- Pourquoi pas... J'aime la nature.
- Vous n'aviez pas pensé à le faire avant de venir ici ? Il continue.
Avant de venir ici... A quoi ai-je pensé avant de me retrouver ici ? Ce n'était pas mon idée, ni quelque chose que je voulais absolument. C'est Thomas qui l'a proposé, et me voilà ici. Tout simplement.
- A vrai dire... Non, je réponds honnêtement.
Il hoche la tête, regardant à nouveau devant lui. Je l'observe encore un instant alors que nous avançons silencieusement. Il n'a pas l'air d'être un enfant. Enfin, sa taille, son physique et son visage me confirment bien son âge, mais son comportement, c'est autre chose. Je m'imagine un autre enfant à sa place, un qui observerait les alentours avec excitation ( quoique, Loris doit être habitué maintenant ), un enfant qui sauterait sur place, qui courrait, je ne sais pas, qui poserait des questions parfois stupide mais importantes pour lui. Ce n'est pas l'enfant marchant à mes côtés.
- Vous savez, la majorité des touristes venaient ici pour le calme de l'endroit, la beauté du paysage, ou pour aller dans la forêt. Et vous, pourquoi êtes-vous ici, Enora ?
Est-ce que j'avais déjà dit que ce garçon me déstabiliser ?
Sa question devrait plutôt être : « pourquoi votre copain vous a envoyé ici ? ». La réponse est au bout de ma langue. Je la connais. Mais est-ce que j'ai envie de la partager ? Est-ce que j'ai envie d'en parler ? Parler et sombrer à nouveau ? Sans même dire un mot, ma respiration s'accélère déjà. Non, je ne dois pas y penser. C'est ce que je fais à longueur de journée et toute la nuit. J'ai eu des moments de pause seulement depuis que je suis ici, et cette balade devait être un de ces moments, un moment clair, pur, et tranquille, comme ce lac en face de nous.
- Je pense qu'on devrait rentrer, il fait trop froid.
Il s'arrête et se retourne pour me faire face. Il semble tellement déçu de ma réponse que je veux retirer ce que je viens de dire, mais en même temps je ne vois pas pourquoi il réagit d'une telle manière. Ou peut-être que c'était seulement une illusion, puisque la seconde suivante il affiche un sourire.
- On ne voudrait pas que vous tombiez malade, Enora. Rentrons.
- Je ne voudrai pas que tu tombes malade non plus, je remarque alors qu'on prend la route de retour.
- Seriez-vous inquiète si cela arrivait ?
- Bien sûr que je le serais.
Pourquoi ressent-il le besoin de me poser cette question ? S'il tombe malade, ce serait de ma faute, alors je serais non seulement inquiète mais aussi en colère contre moi-même.
- Je demandais juste, il reprend avec un léger sourire.
- Tu sais, Loris, quand je suis avec toi, j'ai l'impression de parler avec un homme beaucoup plus âgé.
- On m'a déjà fait cette remarque. Vous pensez que je devrai changer mon attitude ?
Je ne suis pas sûre s'il me pose vraiment cette question comme pour demander un conseil, ou si c'est une question piège pour voir si je le juge par rapport à son attitude. Chose que je ne fais pas, bien sûr. A vrai dire, je commence en quelque sorte à m'habituer à lui et à ses manières, et, bien que je trouvais cela un peu étrange au début, j'ai l'impression maintenant que c'est ce qui le rend lui. Unique.
- Non. Si tu es bien comme tu es, alors tu ne devrais rien changer.
- J'aime bien votre raisonnement.
- On m'a déjà fait cette remarque.
- Il n'y a pas de mal à le répéter.
Nous échangeons un sourire amusé et continuons le reste du chemin dans un silence confortable.
En entrant à l'intérieur, je commence à sentir à nouveau mon visage, mes mains et mes pieds qui n'étaient visiblement pas assez au chaud.
- Je ferai mieux d'aller me changer, je déclare en m'avançant vers l'escalier.
- Ah, Enora. Avez-vous un plat en particulier que vous voudriez manger au dîner ? Si c'est le cas, je devrai prévenir le chef dès maintenant.
- Non, je mangerai ce qu'il y a, ne t'inquiète pas.
Sur ce, je monte rapidement les deux étages et m'empresse d'enlever mes bottines et mes chaussettes maintenant mouillés. Je veux aussi prendre une douche mais j'ai peur qu'il n'y ait pas d'eau chaude encore une fois, alors je me change directement en de vêtement plus épais que ce que j'avais en sortant.
Je ne veux pas rester enfermée dans ma chambre. Enfin, en vérité, je le veux, mais tout à l'heure je me suis forcée à sortir, et ça m'a apporté que du bien. Alors je dois me forcer à quitter ma chambre encore une fois. En plus, j'aime la compagnie de Loris.
Avant de sortir, par contre, je remarque que j'ai – encore une fois - laissé mon portable ici. Et si Thomas était en route pour venir ici parce que je n'ai pas répondu à son appel ? J'accours presque à ma table de chevet et récupère l'appareil. Il m'a appelé une fois et m'a envoyé un message juste après, supposant que je n'avais pas mon portable sur moi comme la dernière fois et me demandant de l'appeler dès que je vois son message.
Je dépose mon portable à sa place et quitte la chambre sans l'appeler. Puis je reviens sur mes pas et lui envoie un message pour le prévenir que je l'appellerai plus tard. Je ne veux pas lui parler maintenant, mais je ne veux pas qu'il s'inquiète non plus.
La seule personne qui devrait s'inquiéter, là, maintenant, c'est moi. Surtout en retrouvant Loris assis au sol, adossé au mur près de la réception, la tête dans ses mains.
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Sorryyyyy pour le retard je suis débordée avec les cours, j'essaye de trouver du temps pour écrire et de finir la réécriture de Need Time en même temps donc c'est un peu le bordel ^^ Je voulais juste laisser un petit mot pour dire merci à ceux qui suivent l'histoire et qui me supportent une fois de plus et vous avertir que, comme dans presque toutes mes fictions, je prends quelques chapitres au début avant de rentrer dans le vif du sujet, juste pour planter le décor et vous habituer aux personnages et leur personnalité. Donc si vous avez beaucoup de questions à propos de ce qu'il se passe, c'est normal et voulu :)) J'espère tout de même que vous aimez et que vous allez aimer la suite parce que cette histoire me tient vraiment à coeur <3
Love you et à bientôt j'espère <3
Ps : merci à loineandcie d'avoir corrigé ce chapitre, Jessicatng pour les 3 premiers, et miss-red-in-hell pour le prologue <3
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