Chapitre 30
Chapitre 30
Enora
Je ne savais plus où donner la tête.
Seulement quelques heures étaient passées depuis mon départ. J'avais éteins mon téléphone, ne supportant plus de voir les nombreux messages et appels de Thomas. Il avait dû lire ma lettre, c'était évident.
J'attendais plus que le moment où il débarquerait ici. Cela était évident aussi. Après tout, je n'avais nulle part où aller. Et j'avais laissé mes économies à Thomas, comme pour m'excuser d'être parti ainsi, souhaitant que cet argent le console ne serait-ce qu'un petit peu. Il savait donc que j'allais forcément trouver refuge chez Claire et Fred. Ils restaient les seules personnes avec qui je n'avais pas coupé contact.
Ces derniers avaient acceptés de me laisser seule un moment. Le temps que je reprenne mes esprits. Le temps que je puisse regrouper le courage nécessaire pour leur parler, leur expliquer mes raisons - du moins, essayer tout cela.
Ce fut non pas Claire qui vint me voir en premier, mais Fred. Nous avions toujours eu une relation proche, il me voyait comme sa petite soeur même si nous avions pratiquement le même âge. Il resta un instant devant la porte maintenant ouverte, me fixant pour avoir mon approbation, que je finis par lui donner. Ensuite, il entra et vint s'asseoir sur le lit aussi, s'adossant au mur à quelques centimètres de moi.
- Il nous appelle depuis un bon quart d'heure, débuta-t-il d'une voix basse, et il sera sûrement là dans une demie-heure.
- Je sais, murmurai-je en haussant les épaules, resserrant mes bras autour de mes jambes.
- Je peux t'emmener à un autre endroit, le temps qu'il comprenne que tu n'es pas là.
- Non, ça va aller... Il... Il comprendra. Que je ne veux pas le voir. Que je ne veux plus lui parler. Il comprendra.
- C'est pour ça qu'il nous appelle sans arrêt ? répliqua-t-il en arquant un sourcil.
- Il est inquiet, sûrement déboussolé.
Il voulu continuer, mais décida autrement et referma la bouche en détournant le regard. Pendant quelques minutes, nous restâmes en silence, observant la pluie qui n'avait cessé depuis des heures.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? finit-il par demander.
- Je crois que j'ai commencé à comprendre. Ce que tu m'avais dit il y a longtemps...
- Que vous n'aviez pas une relation saine ? Il était grand temps.
- Oui, marmonnai-je en haussant les épaules encore une fois, les sourcils froncés alors que je fixais un point imaginaire. C'est peut-être même plus que ça... C'est plus que ça.
Je secouais la tête alors que le visage de Viviane apparaissait devant mes yeux. Sa voix résonnait encore dans mes oreilles, m'annonçant qu'elle est enceinte de mon petit-ami. Ex-petit-ami maintenant.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je ne sais pas vraiment... commençai-je d'un ton hésitant, ne sachant pas vraiment si je devais lui parler de Viviane ou non. C'est compliqué. J'ai besoin de réfléchir sur ces dernières années, comprendre où ça n'allait pas, qu'est-ce que j'ai fait de ma vie. J'ai besoin de m'éloigner un moment.
- De Thomas ou d'ici ?
- Des deux ?
Il hocha la tête, comprenant visiblement que je n'étais pas encore prête pour lui donner plus de détails, et ainsi se retenant d'insister et de poser plus de questions sur le sujet. Je lui en était reconnaissante. Je voulais réfléchir par moi-même cette fois-ci, faire mes choix et prendre mes décisions. Comme je l'avais fait il y a quelques heures en quittant la maison, en quittant Thomas, et en décidant de quitter Nantes.
Je ne savais pas encore où j'allais partir, je n'avais pas encore prit ma décision sur cela, mais je n'allais sûrement pas rester dans cette ville.
Dans le silence confortable qui venait de s'installer, je finis par poser ma tête sur son épaule, tout deux attendant l'arrivée évidente de Thomas.
Claire nous rejoignit un moment plus tard, une expression triste au visage, hésitante, ses yeux allant de moi à son copain, avant de finalement lâcher le morceau.
- Il est là. Il sera à la porte dans quelques secondes.
Et la sonnerie retentit.
Tout deux tournèrent le regard vers moi, me demandant silencieusement ce que nous allions faire. Au fond, je voulais rester enfermée dans cette chambre et laisser Claire et Fred expliquer à Thomas que je ne voulais pas parler, l'incitant à s'en aller. Mais je savais que cela serait une tâche dure. Thomas était compréhensif, mais il était surtout protecteur et il n'allait pas me lâcher comme cela. La seule chose que je pouvais faire, serait de me comporter en adulte et de lui faire face, lui dire que tout ce que je lui ai dit dans la lettre était vrai et que je n'allais pas revenir sur ma décision. Pas maintenant.
- Laissez-le entrer, j'arrive dans cinq minutes.
- Tu es sûre ? hésita Claire en arquant un sourcil.
Je hochai la tête, la gorge nouée. Cela n'allait pas être facile. Mais je m'étais préparée, durant ces quelques heures, j'avais repris du courage.
Claire me lança un dernier regard avant de suivre Fred hors de la chambre. J'aurai pu rester à la maison, parler avec Thomas et venir ici à la fin. J'aurai pu, mais connaissant Thomas, il n'allait pas prendre ma décision au sérieux et fera tout pour me convaincre de rester. Alors que maintenant, il n'y avait plus de retour. J'étais déjà partie, il ne restait plus que la partie où je devais lui expliquer que c'était fini. J'imaginai bien que la lettre que je lui avait écrite n'était pas assez suffisante.
J'entendais déjà sa voix à l'autre bout de la maison, demandant où j'étais, demandant à me voir. Fred tentait de le calmer, haussant la voix à son tour pour se faire entendre, mais en vain. Ce devoir était le mien. Il n'allait se calmer que s'il me voyait. Alors je devais avaler cette boule dans la gorge, être une adulte, et me présenter devant lui.
Les mains tremblantes, je m'avançais lentement dans le couloir, les voix venant du salon se faisant encore plus bruyant. Je m'arrêtai à l'entrée de la pièce, n'osant pas faire un pas de plus alors qu'ils se criaient tous dessus.
Puis, ses yeux finirent par tomber sur moi, et à l'instant même il se tût, ses bras tombant de chaque côté de son corps. Le voir dans cet état me brisait. Me détruisait. C'était de ma faute. Il avait l'air tellement inquiet, tellement effrayé. Il avait pleuré et continuait à pleurer silencieusement. Je ne savais même pas s'il était au courant des larmes qui coulaient sur ses joues. Et même si c'était le cas, il ne s'en préoccupait sûrement pas.
- Ne l'approche pas, intervint Fred quand il le vit faire un pas vers moi.
- Ça va, le rassurai-je avant même que Thomas ne puisse lui répondre. Vous pouvez nous laisser seuls un instant ?
- Je ne pense pas que ça soit une bonne idée...
- Fred, laissons les, murmura Claire en lui prenant la main. Une dernière fois, il le mérite, allez.
Malgré soi, Fred finit par suivre sa copine, non sans m'avoir fait signe qu'il était tout proche, et qu'il viendrait tout de suite. Je tentai de lui sourire pour le rassurer, et il disparut enfin de vue.
Nous laissant seuls. Thomas et moi. Dans le silence complet.
- Pourquoi ils agissent comme si j'avais tué quelqu'un ?
- Ce n'est pas...
- Pourquoi ils agissent comme si je t'avais blessée ?
- Thomas, s'il te plaît...
- Regarde dans quel état je suis, soupira-t-il après un instant en détournant le regard.
Il passa ses mains sur son visage, repoussant ses cheveux et essuyant ses joues. Respirant profondément quelques fois, il releva la tête et s'approcha lentement de moi. Je ne savais pas si je devais reculer, si je devais garder une certaine distance entre nous. Mais avant même que je puisse me décider, il était déjà tout prêt de moi et me prenait dans ses bras. Il n'était pas brusque, toujours aussi doux que d'habitude, voire même plus. C'était peut-être pour cela que je ne pouvais le repousser.
- C'était une blague, n'est-ce pas ? reprit-il toujours en me serrant dans ses bras. C'est une blague... Ce n'était pas drôle mais c'est une blague et maintenant que je t'ai retrouvée on peut tranquillement rentrer chez nous et rire de mon état et dormir paisiblement et tu me promettra de ne plus me faire ce genre de blague et...
- Thomas, l'interrompis-je finalement, arrête. S'il te plaît... ajoutai-je d'un ton plus doux.
- Arrêter quoi ? demanda-t-il plus fermement en prenant un pas de recul mais gardant ses mains sur mes épaules. Arrêter quoi Nora ?
- De nier la vérité.
- Quelle vérité ? poursuivit-il en haussant le ton. Ce que tu m'as écrit dans cette pauvre lettre ? Tu penses que c'est ça la vérité ? Tu penses que notre histoire va s'arrêter ici ? Tu penses que je vais te laisser glisser de mes doigts ? Tu vis dans un monde imaginaire alors.
- Vivais, le corrigeai-je. Je vivais dans un monde imaginaire. Je pensais que tout allait bien, que tout était normal. Mais ce n'était pas le cas, Thomas.
- Tu ne sais pas ce que tu dis, ricana-t-il en secouant la tête. C'est Fred, n'est-ce pas ? Il t'a encore mélangé la tête, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qu'il t'a dit cette fois ?
- C'est moi. C'est toi. Personne d'autre.
Me relâchant, ses doigts agrippèrent ses cheveux. Il tira dessus en prenant quelques pas de recul, se retournant de dos à moi, murmurant des choses à lui-même, avant de revenir en face de moi, ses yeux suppliants.
- Nora... Tu...
- Je ne vais pas retourner à la maison, Thomas. Je pense que j'étais assez claire dans ma lettre. Si je suis en face de toi à cet instant, si j'accepte de te parler une dernière fois, c'est parce que je me sens obligée de te donner ces explications, ces derniers mots. Et... Et je sais que tu souffres, autant que moi ou même plus, mais je sais aussi que j'ai pris la bonne décision - ou peut-être que c'est une mauvaise décision je ne sais pas vraiment, mais seul le temps nous le prouvera. Tout ce que je sais, c'est que je ne serais plus avec toi à partir de cet instant.
- Pourquoi... ? Pourquoi Nora ? questionna-t-il, complètement effondré suite à mes dernières paroles.
- Tu as lu la lettre jusqu'à la fin ? Tu as toutes les réponses dedans.
- Tu veux du temps ? Un peu d'espace ? Je te suffoque trop ? Si c'est ça le problème, on peut rester éloignés un moment, quelques jours, le temps que tu puisses respirer un peu.
- Thomas, ce n'est pas cela. Rentre et lis la lettre en entier.
- Je ne rentre pas sans toi.
- Rentre, lis la lettre, et prends une journée pour essayer de me comprendre. Juste une journée. Après...
- Après ? Après tu rentreras ?
- Je ne sais pas... On pourra par exemple se revoir et en discuter à nouveau, mais il faut d'abord que tu lises la lettre. S'il te plaît, Thomas. C'est la dernière chose que je te demande.
Il hésitait. Cependant, cela ne voulait rien dire. Je ne pouvais savoir à quoi il pensait réellement à cet instant, s'il allait accepter ma demande ou non, s'il allait insister davantage ou non. J'espérai de tout coeur qu'il ne prolonge pas ce supplice, parce que je ne savais pas encore combien de temps je pouvais garder cette façade devant lui.
- Ce soir. On se voit ce soir et on en discute. Je vais lire ta fichu lettre, d'accord ?
- Merci.
Il hésita encore un moment, mordant sa lèvre et passant ses mains sur visage plusieurs fois. Puis il s'approcha de moi, me prit dans ses bras sans que je ne le repousse, déposa un baiser sur mon front et s'en alla sans se retourner, comme s'il devait s'échapper avant de revenir sur sa décision.
***
Il était presque midi, Claire et Fred étaient encore endormi puisque nous nous étions tous couchés au lever du soleil. Mais comme d'habitude, mon sommeil avait été court et je me retrouvai à quitter leur maison avec les clés de voiture de Claire. Je ne lui avait pas demandé la permission, mais je savais qu'elle ne m'en voudrait pas, et je pensais rentrer assez vite de toute façon.
Il me restait juste une dernière chose à faire dans cette ville avant de la quitter. Une dernière chose à faire avant que Thomas ne comprenne que je n'allais pas venir au rendez-vous de ce soir. Une dernière chose qui me tenait à coeur.
Je n'avais peut-être pas le numéro de Viviane, mais je savais exactement où elle habitait. Thomas s'était lui-même occupé de son déménagement alors c'était évident que j'en entendre parler pendant un bon moment. Cela ne me plaisait pas, mais l'information m'était nécessaire aujourd'hui. C'est ainsi que je me rendis chez elle, espérant qu'elle soit à la maison et que Thomas ne soit pas avec elle. Il y avait de fortes chances qu'il soit allé vers elle, mais je fus certaine de son absence en ne voyant sa voiture nulle part.
Je n'hésitai pas une seule seconde devant sa porte et sonnais. Je n'avais pas beaucoup de temps devant moi, et ce que je venais faire ici n'avait pas de rapport avec moi. Cela me donnait un peu plus de courage que d'habitude.
- Enora ?
- Bonjour... Je pourrai te parler quelques minutes ? C'est important.
- Oui, bien sûr ! Entre, je t'en prie ! dit-elle avec enthousiasme en se décalant. Excuse-moi, je ne m'attendais juste pas à te voir, c'est... Surprenant.
Je lui offris un mince sourire en retour, suivit d'un haussement d'épaule, comme pour dire que je ne pouvais pas expliquer ma présence et que j'étais aussi surprise qu'elle. Je l'étais, c'était vrai. Je n'aurai jamais cru pouvoir un jour mettre les pieds dans l'appartement de la maîtresse de Thomas, dans l'appartement où ils vivent, certaines nuits, une vie de couple. Mais les choses changeaient, et c'était mieux ainsi.
Viviane m'invita dans la cuisine, se mettant déjà au travail pour nous faire chacun un thé, malgré mes protestations. Elle me lançait des sourires de temps à autre, quand nos regards se croisaient, mais restait silencieuse tout le long.
- On a rompu, déclaré-je alors qu'elle avait le dos tourné.
Elle se retourna lentement vers moi. Elle n'était pas surprise. Elle le savait.
- Il m'a appelé juste après avoir trouvé ta lettre. Il voulait savoir si je t'avais dit quelque chose de... De mal, j'imagine. Quelque chose qui te ferait prendre cette décision.
- Il est énervé contre toi alors ?
- Non, pas du tout. Il était juste très inquiet et il ne comprenait pas pourquoi tu étais parti, il tentait de comprendre ce qu'il s'était passé. Il s'est excusé juste après, tout va bien entre nous...
J'étudiai son visage, ne répondant rien pendant un moment. Elle se retourna puis revint à la table avec deux tasses de thé. Quand elle fût enfin assise et confortable, je voulu reprendre la parole mais elle me devança, parlant la tête baissée, ne me regardant pas dans les yeux :
- Tu n'avais pas besoin de faire ça, tu sais. Je t'avais dit que je pouvais m'en aller. C'était ton couple, pas le mien...
- Je n'ai pas rompu avec Thomas à cause de toi. Enfin...
Je soupirai, essayant de trouver les bons mots.
- Du moins, pas parce que tu es enceinte. Ce n'est pas la cause directe. Tu n'as pas à te sentir coupable, ajoutai-je en voyant son expression peinée. J'ai rompu avec lui parce que j'ai compris que notre relation n'était pas saine. Pas normale. Enfin, tu dois déjà le savoir ça, ricané-je en secouant la tête. J'ai mes raisons, Viviane. Et j'aurai pu te les expliquer si je trouvais les bons mots, si je savais comment m'exprimer, comment exprimer ces émotions. Je ne peux pas, pas maintenant du moins, peut-être un jour, qui sait... Aujourd'hui, si je suis là, c'est plutôt pour toi.
- Pour moi ?
- Oui... Je voulais te dire que... Que ce n'est pas parce que je rompt avec Thomas que tu devrais me remplacer. Je ne te donne pas la permission. Je ne t'autorise pas à lui dire pour le bébé. Je veux que tu gardes le secret et que tu t'en ailles d'ici.
- Wow... souffla-t-elle en posant sa tasse sur la table. Je te respecte beaucoup mais est-ce que tu entends vraiment ce que tu dis ? Je voudrais juste comprendre, pourquoi ?
Je pris une grande inspiration, jouant avec mes doigts sous la table. Est-ce que je faisais vraiment le bon choix ? Est-ce que Thomas méritait vraiment cela ?
Mais, Viviane aussi ne méritait pas cela. Vraiment pas.
- Il ne t'aime pas, lâchai-je sans réfléchir une seconde fois, essayant ensuite de me rattraper suite au regard triste de Viviane. Ce... Ce n'est pas ce que je voulais dire... Ce que je veux dire c'est que, tu le sais toi-même, et regarde comment c'est dur pour moi de le dire alors je n'imagine pas comment cela doit être dur à vivre, mais... Mais il ne te voit jamais comme une personne qu'il aimera de tout son coeur. Il voit seulement une femme qui lui offrira un corps quand il en aura besoin.
- Je... Je ne suis pas comme ça. Je sais que ça en a l'air mais... Je ne le ferai pas avec quelqu'un d'autre.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, encore une fois, soupirai-je avec agacement. Je suis vraiment pas douée avec les mots on dirait... Excuse moi, je ne voulais pas te blesser... Viviane, repris-je plus fermement en me redressant, tu mérites plus que ça. Tu mérites un homme qui te placera au dessus de tout. Un homme qui vivra que pour ton sourire. Un homme qui ne dira pas le nom d'une autre femme pendant que tu lui offres ton corps, tu comprends ?
Elle hocha la tête, bien que semblant pensive, ne relevant toujours pas les yeux. Elle joua quelques minutes avec sa tasse de thé, et je la laissais remettre de l'ordre dans ses idées. Ce que je lui disais n'était pas facile à digérer, j'en étais consciente.
- Si tu pars... Thomas pourrait peut-être devenir cet homme, tu ne penses pas ?
- Ne te voile pas la face, Viviane, répondis-je avec un sourire triste. Ma relation avec Thomas n'était pas saine, mais la votre ne l'est pas plus. Elle est dangereuse. Tu souffres déjà, mais tu continue à être avec lui par amour. Je ne veux pas que tu souffres davantage. Je ne veux pas que ton bébé en souffre. Vous méritez tout les deux une vie meilleure.
- Et Thomas ?
- Thomas... Je souhaiterai qu'il prenne du temps pour lui-même, qu'il reste un peu seul pour comprendre ses erreurs. C'est ce que je pense faire. C'est pour cela que je veux partir. Mais je me sentais obligée d'avoir cette conversation avec toi avant cela. Je ne pouvais pas partir en sachant que j'allais te laisser les débris d'une relation dévastante.
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