Chapitre 2
II
Enora
23 novembre 2014
J'ai vingt-sept ans. Je n'ai aucun diplôme utile. Je n'ai pas de métier. Je n'ai pas de source de revenu. Je n'ai pas d'appartement, ni de voiture.
Pourtant, à l'instant même, je me trouve devant un gîte. Ma valise à mes pieds, j'observe d'un air absent les lieux. Le bâtiment principal est composé de trois étages. Ses murs sont en bois. De la cheminée s'échappent des fumées grises, disparaissant rapidement dans le ciel nuageux. Les buissons contournant tout le terrain ont perdu leurs feuilles.
Au loin, je peux apercevoir le lac dont m'avait parlé Thomas. Rien d'autre ne me retient l'attention.
D'habitude, j'aurais trouvé ce paysage mignon. J'aurais parlé des couleurs pendant des heures. Aujourd'hui, je ne sais même pas comment me sentir face à ce paysage. Mon regard est là, je perçois, mais je comprends à peine mes alentours.
Qu'est-ce que je fais là, moi ?
- Avez-vous besoin d'aide, madame ?
Je baisse les yeux sur le jeune garçon qui s'approche de moi. Comme s'il était sorti précipitamment de chez lui, il s'habille en route. Le manteau qu'il a sur les épaules est bien trop grand pour lui appartenir. Ses cheveux bouclés sont en désordre. En regardant de plus près, je remarque qu'il est en pyjama.
- Madame ?
Je lui réponds mais ma voix ne sort pas. Sûrement le résultat de mon long silence durant tout le trajet jusqu'ici. Je me racle la gorge avant de reprendre.
- J'ai une réservation dans ce gîte.
- Ah ! Bienvenue, alors ! Je vais vous prendre en charge, si ça ne vous dérange pas. Suivez-moi, s'il vous plaît. Oh, ne vous fatiguez pas, donnez moi votre valise !
Pour un garçon d'une dizaine d'années, il agit avec certainement plus de maturité. La façon dont il parle me laisse supposer que ce n'est pas la première fois qu'il est dans cette situation. D'une certaine manière, il agit comme un professionnel.
Je décline son offre et prends ma valise moi-même. Il serre son manteau contre lui alors qu'il me guide vers l'entrée, tout en m'expliquant la situation.
- Veuillez nous excusez, mon père aurait du venir vous accueillir. Il a eu un inconvénient au dernier moment. Je peux vous assurer que cela ne se reproduira plus pendant votre séjour dans notre gîte.
Une bouffée de chaleur nous frappe dès que nous passons les portes. L'intérieur est décoré d'unetelle façon que je me sens tout à coup calme. Non, pas calme. Je l'étais déjà. Là, je ressens autre chose. Mais je suis bien trop fatiguée pour réfléchir dessus.
Ici aussi les murs sont en bois. Il y a des tableaux aux quatre coins. La plupart sont des photos numériques de la mer, de gens, de familles. Il y en a seulement un seul qui se démarque : une peinture en noir et blanc qui donne l'impression d'être un simple dessin.
- Puis-je avoir votre carte d'identité, madame ?
Je me retourne vers le petit garçon qui est maintenant derrière un bureau. Leur réception, sûrement.Je dépose ma valise au sol puis sort ma carte d'identité que je lui tends.
- Comme je disais, je vais devoir vous prendre en charge moi-même. J'espère que cela ne vous dérange pas. Je travaille ici depuis ma naissance, je sais ce que je fais, si cela peut vous rassurer. Tenez, votre carte. Je vais vous montrer votre chambre.
Nous montons les deux étages. Je me félicite d'avoir pris une seule des valises que Thomas avait préparé pour moi. Le couloir sur lequel nous débouchons est court et étroit.Il n'y a que quatre chambres, une à chaque coin.
- Deux des chambres ici sont en réaménagement. La votre est celle-ci, la numéro 7. Ce n'est malheureusement pas la plus grande que nous pouvons vous proposer, mais c'est de loin celle qui a la meilleure vue sur l'extérieur. Entrez, je vais vous montrer.
Une fois de plus, je le suis en silence. Je dépose ma valise à l'entrée de la chambre.Immédiatement, l'odeur retient mon attention. De la vanille. Je me sens encore plus calme qu'il y a dix minutes. Ou quelque soit ce que je ressens.
- Comme vous pouvez le voir, notre chambre est composée d'un lit avec des couvertures propres et renouvelées tous les deux jours. Un placard pour ranger vos vêtements, une table de chevet avec lampe de nuit, un bureau, et un petit écran télévisé. Ici, vous avez le téléphone fixe pour appeler la réception. Il n'est pas utilisable pour le moment mais nous allons régler cela le plus rapidement possible. Aussi, vous avez seulement une chaîne disponible, mais nous essayons de fixer ce problème aussi. Dans le pire des cas, nous avons un grand écran plat au rez-de-chaussée, à votre disposition.
Chacune de ses paroles est accompagnée d'un geste de main pour me présenter les meubles. Il me donne envie de sourire, ce petit. Presque.
- Nos chambres sont équipées de salles de bain personnelles, comme vous pouvez le voir. En cas de problème, aussi infime qu'il puisse être, n'hésitez pas à nous faire appel. Nous nous en occuperont. Avez-vous d'autres questions, mademoiselle?
- Je pourrais me reposer ?
Il me regarde finalement dans les yeux. Il semble d'abord surpris, puis, légèrement embarrassé. Les joues rouges, il murmure ses excuses.
- Merci pour cette visite.
Je me force à le remercier avant qu'il ne quitte la chambre. Je suis beaucoup trop fatiguée pourparler, alors même un simple remerciement me demande d'énormes efforts.
- C'est mon travail, mademoiselle. Bon repos. Oh, le repas a déjà été servi mais, n'hésitez pas à demander si vous avez faim.
- Je le ferai.
Dès qu'il ferme la porte derrière lui, je m'allonge sur le lit. Je ferme les yeux, déglutis, et essaye de m'endormir sans somnifère pour cette fois.
C'est un claquement de porte qui me réveille. Dehors, il fait nuit et la pluie frappe bruyamment aux fenêtres. Je vérifie l'heure sur mon portable : 01 :17.Bien, j'ai réussi à dormir trois heures. Les bruits continuent en bas, provenant probablement du rez-de-chaussée. Curieuse, je me redresse et écoute attentivement. Qui est debout à cette heure et pour faire quoi ?
Un instant plus tard, ce sont des pas dans les escaliers que j'entends. Le bois craque à chaque pas fait. La personne ne s'arrête pas au premier étage, les pas continuent jusqu'au deuxième, là où je suis. Puis ils s'arrêtent devant ma porte. Je retiens mon souffle. J'ai l'impression d'être dans un film d'horreur : il fait nuit, il pleut, il y a un inconnu devant ma porte, je suis dans un petit hôtel perdu dans la campagne.
Mais la personne s'éloigne de quelques pas. J'entends des bruits de clés, une porte s'ouvre et se referme, et je comprends que la personne vient d'entrer dans la chambre adjacente à la mienne.
Le petit jeune homme qui m'a fait visité la chambre tout à l'heure avait précisé que deux des chambres sont en réaménagements. Donc, je n'ai qu'un voisin ou voisine. Et c'est la personne qui vient tout juste de rentrer. A une heure du matin.
Vers midi, c'est Thomas qui me fait faire le premier geste de la journée. Éveillée depuis trois heure du matin, je suis restée au lit à regarder le plafond. C'est l'appel de Thomas qui me sort de ma transe.
- Bonjour, mon cœur.
Sa voix est faussement joviale.Après toutes ces années passées ensemble, je le connais presque par cœur. Quand il m'a proposé de m'envoyer en vacances, il essayait de paraître le plus enthousiaste possible. Mais, je sais que ça ne lui plaît pas de m'avoir loin de lui maintenant.
- Bonjour, Thomas.
- Comment tu vas ? Tu t'es bien installée ?
Je voudrais répondre franchement à sa première question. Vraiment, je voudrais lui dire la vérité.Mais, même s'il l'a connaît, l'entendre de ma propre voix le rendrait triste. Je n'ai peut-être pas été la meilleure petite-amie ces derniers temps, mais, je ne veux pas le rendre plus triste qu'il ne l'est déjà. Alors, je réponds seulement à sa seconde question.
- Je n'ai pas encore défait ma valise, mais, oui je suis bien installée.
- Très bien. Comment c'est, là-bas ? Tu aimes ?
Je regarde autour de moi. Je ne vois pas pourquoi je n'aimerais pas. Il y a tout ce qu'il faut, et,l'odeur est merveilleuse. Cependant, il y a un problème. Thomas m'avait montré quelques photos du gîte avant de faire la réservation. Je n'y ai pas prêté grande attention, mais, je sais que cette chambre est bien différente des photos.
- C'est joli, je finis par dire.
Je ne vais pas le questionner sur ça. Après tout, je ne suis pas ici pour me faire plaisir. C'était l'idée de Thomas. Je n'ai pas refusé, mais, je n'ai pas accepté non plus. Il a dû prendre mon silence pour un accord.
- Je suis désolé, je sais que ce n'est pas le meilleur endroit au monde. C'est tout ce que je pouvais t'offrir avec nos économies.
- Non, c'est joli.
Parler me demande beaucoup d'effort ces derniers temps. Parler avec Thomas me demande le double de ces efforts. Alors, même si je vais le rendre triste en raccrochant, je vais le faire. Parce que je sais que cette conversation le rend tout autant triste.
- Merci d'avoir appelé. Je vais... raccrocher maintenant.
- Nora... Pourquoi tu me remercies pour ça ?
Je ne sais pas. Je ne savais tout simplement pas quoi dire.
- Bien, il reprend face à mon silence. Je vais te laisser alors. Mais... Ne reste pas dans ta chambre toute la journée, d'accord ? Va prendre l'air, mange tes repas et, n'hésite pas à m'appeler. Je t'appellerai avant de dormir.
- Bonne journée.
Je raccroche, comme si je venais de parler à un étranger. Ce n'est pas de sa faute. C'est moi. C'est de ma faute.
Personne ne vient m'apporter le déjeuner, ou m'inviter à venir le prendre en bas. Personne ne vient me déranger, comme si je n'étais pas là. Je ne suis pas habituée à cela. Cependant, je ne m'en plains pas.
Ayant mal au dos à force d'être restée au lit aussi longtemps, je décide d'aller prendre l'air.Malgré tous mes efforts, l'eau dans la douche ne veut pas se réchauffer. Je reste donc quelques secondes sous l'eau froide avant de me vêtir à nouveau. Thomas a pris son temps pour préparer ma valise. Donc, je me retrouve avec des vêtements que je ne mettais plus depuis un certain temps. Pas qu'ils ne me vont plus ou quoique ce soit ; j'avais seulement la paresse.
Le sèche-cheveux ne fonctionne pas non plus. Au lieu de cela, j'utilise une serviette, puis met un bonnet sur ma tête.
Quand je quitte la chambre, il est déjà dix-huit heures passées. Le bois grince sous mes pieds à chaque pas que je fais. Cela me rappelle la personne de cette nuit.Même si elle est rentrée à une heure du matin, elle a quittée sa chambre environ cinq heures plus tard. Je pense qu'il ou elle m'aurait réveillée avec tout le bruit fait, si je n'étais pas déjà réveillée.
J'ai à peine descendu la dernière marche des escaliers menant au rez-de-chaussée que je tombe face à face avec un homme. Il semble tout autant surpris que moi. Tandis que, moi, je prends un pas de recul, lui, de son côté, se reprend rapidement et continue ce qu'il était en train de faire.
Son portable est calé entre son oreille et son épaule, et, gardant sa tête penchée de cette façon,il parle au téléphone tout en passant la serpillière.
Quand je refais un pas en avant vers la sortie, il se place devant moi. D'un signe de main, il me demande d'attendre ' une seconde '. Confuse, je l'observe en fronçant les sourcils, mais ne fait aucun mouvement pour quitter l'endroit.
- Non, non, écoute, on avait pas parlé comme ça. Je ne peux pas attendre, non. Ambre !
Il soupire après cela. Il ne m'est pas difficile de deviner que Ambre a raccroché, qui qu'elle soit.
Après avoir rangé son portable et calé la serpillière contre un mur, il s'approche de moi. Son regard est tout aussi confus que le mien. Maintenant qu'il a relevé la tête, je remarque que ses cheveux – d'un brun tourné au noir - retombent sur ses yeux verts émeraude. D'un geste de main, il les repousse en arrière, et, étrangement, ils restent fixés ainsi. Sa mâchoire est bien définie, mais, je ne saurais dire si c'est naturel ou si elle est proéminente à cause de la colère.
- Qui êtes-vous ? il demande.
Je ne peux m'empêcher de regarder autour de moi. Est-ce normal qu'il n'y ait personne ? Où est le petit jeune homme d'hier ? Et son père, le gérant ? La réception est vide également.
Finalement, je repose les yeux sur mon interlocuteur.
- Je loge ici. Chambre 7.
Suite à ma réponse, je ne m'attend pas à ce qu'il soit surpris. Parce que, vraiment, qu'est-ce qu'il peut y avoir d'aussi surprenant dans cela ? Cependant, il semble trouver la situation bien étrange, puisqu'il écarquille les yeux.Ensuite, j'ai comme l'impression qu'il m'étudie de la tête aux pieds.
- Ce n'est pas possible, il finit par dire.
C'est à mon tour de le regarder,surprise.
- Qu'est-ce que vous voulez dire ? J'ai une réservation.
- Non, les réservations sont fermées depuis presque deux semaines. Qui vous a pris en charge ? Et depuis quand êtes-vous ici ?
Son ton est purement curieux. Mais,ses questions me font en poser d'autres à mon tour. Il y a sûrement un problème. De la part du gîte, ou de la part de Thomas, c'est ce qu'on va voir.
- Je peux voir le gérant ?
- C'est moi.
Il ne me regarde pas en répondant. Au lieu de cela, il se retourne et se dirige vers le bureau de réception. Un peu surprise par la nouvelle, je le suis sans rien dire.
- Alors ? Je peux savoir depuis quand vous êtes ici ?
Ses gestes sont rapides alors qu'il cherche quelque chose sur le bureau. Il finit par s'arrêter sur un cahier qu'il feuillette.
- Hier soir. Je suis arrivée hier soir. Et, c'est un jeune homme qui m'a pris en charge. Votre fils, si je comprends bien.
- Combien de fois je vais lui dire... il murmure sans relever la tête.
- Quel est le problème ?
- Le problème ?
Il relève la tête tout en fermant le cahier brusquement. Puis il ferme les yeux et inspire profondément. Il jette un coup d'œil à sa montre avant de me répondre.
- Le problème, mademoiselle, est que nous n'hébergeons plus personne. Comme je vous l'ai dit, les réservations sont fermées depuis deux semaines. Il y a eu un problème. Je sais bien que vous êtes installée maintenant, mais, nous ne sommes pas en mesure de vous héberger.
Je me retrouve soudainement sans mots. Je n'avais peut-être pas été très enthousiaste à l'idée de venir ici, cependant, je n'avais pas imaginé quitter les lieux de sitôt. Parce que, même si je ne veux pas me l'avouer, je sais, au fond de moi, que cette distance ferai autant de bien à Thomas qu'à moi. Il avait tout préparé, en plus. Tout ça pour moi. Pour que j'aille mieux. Pour que je me sente mieux. Ce ne sera pas possible,visiblement.
- Vous me demandez de partir, si j'ai bien compris ?
- Je ne le ferais pas dans d'autres circonstances, croyez-moi. Cependant, je suis dans l'obligation de vous demander cela, oui. Vous serez bien sûr remboursée. Je vais vous appeler un taxi, si vous pouvez être prête dans la demie-heure qui suit, ce serait idéal.
Je n'ai même pas l'occasion de protester. Ni de demander des détails. De demander pourquoi. Ses mots ne laissent place à aucune autre réplique, et, il finit la discussion ici. Je ne sais pas vraiment comment me sentir face à la situation. Mon esprit est vide.
Alors, je me retourne pour reprendre les escaliers. Je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre. Il a été clair avec moi, je dois partir, point final.
- Monsieur Douay ?
Je n'ai pas le temps de poser mon pied sur la première marche que deux hommes entrent à l'intérieur. Habillés tout en noir et assez costauds, ils ne me donnent pas l'impression de résider ici. Leur expression – neutre – me donne même l'impression qu'ils ne sont pas là pour de raisons très...joviales.
- Qu'est-ce que vous faites ici ? Sortez immédiatement.
M. Douay, le gérant du gîte qui vient quasiment de me mettre à la porte, n'a pas l'air très confiant. Même s'il essaye de le cacher, sa voix est hésitante.
- Vous avez eu notre message, je suppose, un des deux hommes répond. Puisque vous n'avez pas pris la peine de venir par vous-même, nous sommes venus vous chercher.
- Je ne pouvais pas. Je viendrai dès que je le pourrai, comme je l'ai dit.
- Nous ne faisons que suivre les ordres. Maintenant, si vous voulez bien nous suivre.
Il semble si poli quand il parle. Pourtant, sa posture, son expression, son ton et ses gestes sont tout le contraire. Ces deux hommes sont les parfaits stéréotypes des méchants dans les histoires ou films. Et j'espère que ce n'est pas le cas dans la réalité.
Mr. Douay hésite. Il passe une main dans ses cheveux d'un air frustré. Ses yeux font des allers-retours entre sa montre et les deux hommes qui l'attendent.
Puis, il finit par se tourner vers moi. Il contourne le bureau et en deux pas il est en face de moi.
- Je dois vous demander une faveur, il annonce. Restez ici jusqu'à l'arrivée de mon fils. Il doit juste avoir quitté l'école. Restez avec lui jusqu'à mon retour. S'il vous plaît.
Je n'ai pas l'intention de refuser. Je vois bien que la situation est compliquée. Cependant, ces deux hommes me semblent de plus en plus dangereux. Et, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter. Alors, je me penche un peu vers Mr.Douay et chuchote près de son oreille :
- Ai-je besoin de prévenir la police ?
- Non, non. Restez avec Loris jusqu'à mon retour, c'est tout ce que je vous demande. La situation est sous mon contrôle.
Avant de partir, il me lance un regard réassurant et souffle un merci à peine audible.
Pendant que j'attends Loris, le petit garçon d'hier, je me rends compte de quelque chose. Pour la première fois depuis quelques semaines, j'ai ressenti quelque chose de différent. Et, pour la première fois depuis des semaines, j'ai oublié mon problème pendant un instant.
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( J'essaye de poster un chapitre tout les weekends !
Si vous avez déjà lu une de mes histoires, vous devez savoir que je prends quelques chapitre au début avant de rentrer dans le vif du sujet. Pour cette histoire ça va aller un peu plus vite que les autres, mais toujours avec un peu de mystère :)
En tout cas j'espère que vous aimez jusqu'ici, je prends énormément de plaisir à écrire cette histoire, moi :)
A dans une semaine ! :) )
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