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TANYA。
— Vous semblez ravie de me voir maladroit,
chuchotait une voix dans mon dos.
Je me retournais vers lui et lui faisais mon plus beau faux sourire. Il avait mérité ce qui lui était arrivé, je pense qu'il ne connaissait pas l'existence du Karma, jusqu'au jour où il en a expérimenté.
— Pas du tout, pourquoi le serais-je ? Je le malmenais.
— Peut-être parce que votre vie est assez pourrie et donc vous ne réussissez pas à trouver d'autres occupations.
Il m'examinait, comme si je n'étais pas là.
Je toussotais pour attirer son attention, il osait enfin me regarder dans les yeux.
— Ma vie peut être pourrie, mais dans tout les cas ça ne vous regarde pas, je ne comprends même pas pourquoi je continue de discuter avec un homme immoral portant un survêtement immonde.
C'était la vérité, son survêtement rose fushia était d'une mochetée considérable, en plus il avait enfilé une chemise à l'intérieur. Jamais de ma vie je n'avais vu quelque chose pareil et ils osent appeler ça de la mode ? Je préfère appeler cela de l'arnaque !
— Vous savez d'où vient ce survêtement mademoiselle ? Regardez ! Il vient de Rome, directement des mains d'un créateur italien ! Il tentait de me montrer la marque pour fonder son argument.
Un de mes collègues, Thomi me rejoignait, les bras remplies de brochures. Il me regardait dans les yeux, curieux qu'il est, je lançais.
— Monsieur désire un café mais n'a pas apprécié celui que je lui ai fais, je te laisse t'en charger, je lui tapotais le torse puis me retournais en direction de l'autre individu. Je vous souhaite un agréable voyage.
— Attends Tanya !
Je ne laissais pas Thomi parler plus longtemps et lui arrachais les brochures des mains pour m'en occuper. Je savais pertinemment qu'il allait refuser, ce n'était pas la première fois que je lui laissais les clients « lourds ».
Une fois ma tournée fini, je me reposais. Cynthia paraissait plus apaisée, pourtant je lui avais dis d'arrêter les vols durant sa grossesse, mais elle ne m'avait pas écoutée. J'avais peur qu'elle accouche dans l'avion, croyez-moi, je l'ai déjà vécu !
Une fois l'atterrissage réalisé, tout le monde prenaient leurs bagages pour aller profiter de leurs vacances. Nous, nous avions quelques heures de repos, soit une demi-journée pour récupérer de ce long trajet. L'hôtel étant juste à côté de l'aéroport, on s'y dirigeait avec Cynthia.
— Comment va Gregory ?
Cynthia eu un sourire chaleureux.
— Si tu le voyais, il est encore plus excité que moi à l'idée de ce bébé. Il fait les préparatifs, tu sais tout ce qui est chambre, décorations.
— Tu m'étonnes, il doit être comblé ! Il est chanceux de t'avoir.
— Arrête de dire ce genre de chose voyons ! Tu es trop mignonne, tu sais conquérir le cœur des gens !
Cynthia avait 40 ans, ils se connaissaient avec Gregory depuis les années lycées, mais jusqu'à maintenant, ils n'avaient pas eu l'occasion d'avoir des enfants du fait des problèmes de santé de mon amie. Mais après quelques test et recherche et des centaines de rendez-vous chez des gynécologues, leurs dur labeurs avait aboutit à des fruits, deux jumeaux.
— Tu as choisis les prénoms pour les deux beaux gosses ?
Elle secouait la tête.
— Non, mais Greg n'arrête pas de me ménager avec Tony et James, tu sais il est fou de la NBA.
Je riais face à sa remarque, c'est vrai que Greg était obsédé par le basketball, mais à ce point là ? Je ne pensais pas.
Arrivées à l'accueil, on se présentait rapidement et on récupérait nos cartes.
— Tu es à quel étage ? Je demandais à mon amie.
— Deuxième, en même temps ça m'arrange, flemmarde que je suis.
— Je suis à l'avant dernier, je soupirais.
D'habitude on avait la possibilité de choisir nos chambres, cette fois-ci, ce n'était pas le cas.
Aurait-il été mieux si nous serions restés dans les appartements destiné au personnel de l'aéroport ?
Non, pourquoi être dans l'inconfort quand on peut choisir le confort ?
— On se retrouve à l'heure du déjeuner ! Elle entrait dans sa chambre et j'appuyais sur le bouton pour appeler l'ascenseur.
Une fois que l'ascenseur ouvrait ses portes, je m'y immisçais, fatiguée de ce vol, je comptais directement dormir. Une main sur mon épaule, je me massais, j'allais sûrement avoir un torticolis ou une crampe.
J'appuyais sur le bouton «7 » qui était donc mon étage.
— Vous paraissez différente, comparé à toute à l'heure.
Je n'écoutais pas les mots de l'homme en face de moi, pourquoi parler avec quelqu'un qu'on ne connaît pas ?
— Vous souhaitez jouer à ce jeu, vraiment ?
Il ôtait ses lunettes de soleil et je le reconnaissais enfin, c'est le con qui m'avait fait la misère dans l'avion. Il ne portait plus son survêtement couleur cochon mais l'avait changé contre un costard blanc.
L'ascenseur s'arrêtait, je me précipitais en direction de ma chambre et m'y engouffrais. Elle était très spacieuse et des tons dorés prédominaient.
— Enfin ! Je m'allongeais sur mon lit en m'étirant.
~
Dring Dring
Les yeux encore clos, je cherchais mon téléphone d'une de mes mains. Je ne le trouvais pas donc je m'asseyais dans le lit en ouvrant lentement dans les yeux et comme à chaque fois, je fus éblouie par la lumière.
— Oui, ici Tanya ?
— Je t'attends devant ta porte, change-toi et on sort !
J'ouvrais la porte à Cynthia et elle s'immisçait directement à l'intérieur.
Je parlais avec elle tout en me préparant, j'avais opté pour un débardeur et un short, il faisait une température caniculaire.
On appelait un taxi et on partait direction Cavendish pour profiter de la plage qui se trouvait là bas.
— Allons manger avant !
Cynthia était vraiment une grande mangeuse, mais maintenant qu'elle était enceinte, son amour pour la nourriture s'était décuplé !
Après un déjeuner copieux, on marchait dans le sable en admirant la mer.
— Combien de fois sommes nous venus ici ?
— Des dizaines de fois , je pense, je lui fis savoir.
— Et pourtant, c'est toujours aussi beau.
Je baissais deux secondes la tête pour regarder ma messagerie que Cynthia avait disparue, je l'avais vu après deux minutes de recherche près d'un marchand de glace.
— On se rencontre encore une fois ? Et si ça, ce n'est pas le destin.
J'arrangeais la mèche qui me tombait sur le front, pour venir le mettre derrière mon oreille.
—Foutez-moi la paix.
— Vous savez, d'habitude les femmes n'arrivent pas à me repousser.
Lassée, je me redressais en récupérant mon sac et m'apprêtais à m'en aller mais sa main s'était posé sur mon bras, il me tenait.
— Il n' y a pas moyen de conclure ? Je suis riche je vous le dit.
C'était la phrase qui faisait déborder le vase.
Je lui mettais un coup de pied près de son tendon d'Achille, il se recroquevillait : Bien fait !
— Vous êtes répugnant.
Je quittais les lieux afin de rejoindre mon amie, je n'arrivais pas à croire qu'il existait encore des spécimens de ce genre !
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