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TANYA。

Jakob m'arrachait le couteau des mains et le mettait dans sa poche.

Vous ne m'avez pas entendus ? Je vous ai posé une question, réclamait son père.

Jakob gardait sa main dans sa poche et de sa main libre prenait la mienne en se dirigeant vers son père, je ne comprenais rien. Mon cerveau c'était mise sur pause.

Papa, je sors avec Tanya depuis quelques temps.

Ce dernier ne paraissait pas si surprit que cela, il était sûrement habitué aux agissements de son fils.

Quelques semaines avant, on a rencontré une fille et sa famille, maintenant tu me dis que tu es avec une autre ? Que s'est-il passé ?

Je ne suis plus avec elle.

J'essayais de m'éloigner de lui mais il m'écrabouillait carrément la main.
Alors que je pensais que le vieil homme allait me questionner, il me tournait le dos en se dirigeant vers la villa.

Qu'est-ce que tu fout ? Je criais alors que son père était entré dans sa maison.

J'étais obligé, que voulais-tu lui dire ? Que tu as essayé de me tuer ?

J'avalais littéralement ma langue.

Si ton père est décédé, j'en suis navré, mais ce n'est aucunement de ma faute, je n'ai pas dis à ta sœur d'agir ainsi, ni à ta belle-mère d'ailleurs qui draguait ouvertement mon père durant la soirée où nous étions tous réunis.

— Et ta mère alors ? Elle n'a rien fait ?

— Elle ne pouvait pas, il se justifia.

Il prenait mon sac de mon bras, fouillait à l'intérieur et prenait mes clé de voiture.

Qu'est-ce que tu fais ?

— Allons discutez ensemble pour tout mettre au clair.

~

Je n'arrivais à détacher mes yeux de mon volant ensanglanté, je lui avais coupé la main tout à l'heure, face à la mer, il me demandait de tout lui expliquer pour qu'on arrête cette guerre entre nous.

Tu me dis que ces gens t'ont viré de chez toi ?

Je hochais simplement la tête.

Mais ils n'ont pas le droit, tu es censée avoir des droits sur les biens que possédait ton père.

J'ai tout perdue, il ne me reste plus que mon métier.

Le bruit de la pluie gagnait de l'ampleur, le son raisonnait dans la voiture.

Tu veux récupérer tes droits ?

— Oui.

— Je vais t'aider à te venger d'eux.

J'écarquillais les yeux, voulait-il réellement me soutenir ? Cette homme ou devrais-je dire ce monstre manipulateur voulait m'aider ? Qu'est-ce qu'il gagnait en retour ?

Pourquoi tu fais cela ? Tu veux m'aider.

C'est une manière de me racheter et de m'excuser.

Je voyais le sang tracer un long chemin vers son coude puis des gouttes s'écraser sur son pantalon et sa chemise.

Tu saignes, lui annonçais-je en examinant sa plaie.

Tu acceptes notre collaboration ou tu refuses ?

Je n'avais pas le choix, cette maison était le dernier souvenir de mes parents que je pouvais garder.

J'accepte.

~

Je regardais son nom s'afficher sur l'écran de mon téléphone mais le mettait en sourdine, Michael savait sûrement pas pourquoi j'agissais ainsi, pourquoi j'avais soudainement voulue quitter cette maison.

Jakob poussait la porte blindée et un appartement chaleureux nous accueillait, des tons chauds et froids contrastaient, des grands tableaux étaient apposés sur les murs et un long et grand divan bleu était disposé en plein milieu du salon, une cheminée était placé juste en face.

Où sommes nous ?

Tu resteras là, le temps qu'on récupère ton domicile.

Il me faisait visiter l'immense maison, il y avait deux étages et les chambres étaient en haut. La cuisine était luxueuse et les matériaux en bois et en couleur dorée dominaient.
Il me fit un signe de la main pour que je passe devant.
La pièce était assez spacieuse, un lit se tenait au centre et deux chevets l'encadraient , le fauteuil et le tapis émeraudes ajoutaient  une touche contemporaine  à la pièce.

C'est ta chambre, me fit-il en déposant mes valises près de moi.

C'est quoi ton plan ? Je l'interrogeais, curieuse.

— Au début, je pensais que les poursuivre en justice serait suffisant, mais ils peuvent très bien révoquer le fait que tu as des droits patrimoniales. Alors, j'ai changé de pensées.

Il s'installait sur le fauteuil.

Je vais faire de toi, une personnalité connue et appréciée de tous. Tu ne vas pas seulement récupérer ta maison mais aussi ton honneur. Elles n'ont pas juste mal agit envers ton père mais aussi à ton égard, tu me l'a toi-même dites.

Je m'asseyais sur le bord du lit.
Je secouais la tête.
— Je ne peux pas, je...peut-être qu'ils ont mal agis mais ils ont sûrement leurs raisons.

Il soupirait.

Personne n'est censé faire du mal à autrui, leurs raisons tu sais ce que c'est ? C'est la cruauté. Elles aiment faire souffrir les autres et les regarder d'en haut pour s'en moquer. Il crachait dégoûté.

Pourquoi avait-il tant de rancoeur envers elles ?

Comment tu peux savoir cela, tu les a vu seulement quelques fois.

Crois-moi, c'est quelques fois m'ont suffises pour comprendre qui elles sont réellement.

Il serrait les poings et son sang continuait de se déverser, qu'avait-il subit pour être à ce point en colère ?

Calme-toi, tu ne vois pas que tu saignes ? Je vais aller chercher de quoi désinfecter. Je le résonnais.

Je sortais dans le couloir et me rendais dans la salle de bain. J'attrapais une serviette et ouvrait toutes les tiroirs pour trouver une trousse de secours, mais je ne le trouvait pas. À la place, je trouvais une boîte où je trouvais quelques produits et pansements, j'emmenais le tout dans la chambre et me plaçais face à lui.

Remonte la manche de ta chemise, je lui ordonnais.

Je ne savais pas que tu étais aussi entreprenante.

Je lui mettais un coup de pied sur sa cheville et il lâchait une injure.

— Arrête de faire des commentaires inutiles.

J'essayais d'abord le sang sur son bras puis imbibais la serviette d'eau oxygénée et essuyais doucement sa plaie. Il se mordait la lèvre de douleur, j'imaginais qu'il insultait mentalement tellement il souffrait et ça me décrochait un sourire.
Je soufflais et refaisais la même chose une deuxième fois. Après avoir fait un tampon, je prenait le bandage et faisait des tours avec celui-ci avant de l'attacher.

Il ouvrait la bouche mais je le devançais.

Pas besoin de me remercier.

Il eu un rire silencieux.

C'est toi qui me blesse et c'est toi qui me soigne, j'avoue que j'ai du mal à te cerner.

Je posais la boîte sur le côté alors que son téléphone sonnait, il répondait et parlait pendant quelques minutes puis raccrochait en se levant.

Je dois récupérer une enveloppe devant la porte.

Qu'est-ce que c'est ? Je demandais perplexe.

— On peut commencer à collaborer.

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