CHAPITRE 4
- Louis ? m'appelle Liam a travers le téléphone.
- Pardon, quoi ?
- Simon Cowell est là.
Ma bouche devient toute sèche et mon coeur s'emballe. Harry me regarde, ne comprenant pas ce qu'il se passe. Il faut que je me reprenne.
- Appelle la sécurité. J'arrive, je souffle avant de raccrocher.
- Qu'est-ce-qu'il se passe ? demande Harry en me fixant.
Ce connard a vraiment bien choisi son moment.
- Faut que j'aille régler un truc... j'en ai pas pour longtemps. Tu peux rester ici.
Il acquiesce, avant que je ne sorte du bureau. Je veille a bien refermer la porte, puis m'avance lentement vers l'accueil. J'ai l'impression d'être un gamin prit en faute, que son père vient engueuler. Mais je ne suis plus un gamin, c'est terminé tout ça.
- C'est vraiment n'importe quoi ! s'exclame Simon en plaquant ses mains sur le comptoir.
Je me racle la gorge et m'arrête à un petit mètre de lui. La sécurité est déjà là, prête à l'emmener dehors.
- Qu'est-ce-que tu fais là ? je demande calmement.
Son regard glacial se pose sur moi et je retiens un frisson de dégoût. Ce n'est pas la première fois qu'on se revoit depuis le concert, mais c'est la première fois qu'on se parle.
- Tu sais très bien pourquoi je suis venu ici. Où est Harry ?
- Tu perds ton temps, c'est fini. Il fait partit de Legends maintenant.
Il croise ses bras sur son torse et se rapproche de moi. Je ne bouge pas d'un centimètre et ne baisse même pas les yeux malgré mon envie de disparaître. Je ne peux pas lui montrer la moindre faille.
- Il va vite se rendre compte qu'il a signé avec un incapable. Tu n'as pas été foutu de maintenir ta carrière, comment tu peux promettre à d'autres de gérer la leur ?
- Qu'est-ce-que ça peut te faire de toute façon ? Si il pense que notre façon de travailler, c'est à dire respectueuse, honnête, et sans pression ne lui convient pas, il pourra toujours rompre son contrat. Mais quelque chose me dit qu'il ne le fera pas.
- Où est-ce-qu'il est ? Je ne le demanderai pas une troisième fois.
- Tu ne le verras pas. Moi je vais te demander de partir maintenant, je lance fermement avant de me tourner pour retourner dans mon bureau.
- Non, attends ! il me retient, ses phalanges serrant mon poignet.
Ce contact me brûle, et réveille tout mon corps. Je me tourne et envoie mon poing sur son nez. Sous le choc, il me relâche et recule en portant ses mains sur son visage.
- Ne me touche pas !
- Putain, toi tu vas...
Il se tait lorsque les deux gars de la sécurité s'interposent entre nous deux. Simon est à deux doigts de péter un câble, je reconnais le début de ses crises de nerfs. Son regard se pose derrière moi, et je devine aussitôt qu'Harry est quand même sortit. Je n'arrive pas à me retourner, j'ai peur de craquer en le voyant.
- Vous allez le regretter, tous les deux. Putain de pédés, il crache avant de repartir vers les ascenseurs, accompagné par la sécurité.
Je le suis du regard, mon cœur à deux doigts d'exploser. Je viens de faire quelque chose qui me démange depuis des années. Je pensais que ça me soulagerait un peu, mais c'est le contraire.
Je sursaute lorsqu'une main douce se pose sur mon bras et je le repousse aussitôt, par réflexe.
- Ça va, c'est moi, souffle Harry.
- Comment il a su que t'étais là ?!
- J'en sais rien, je te jure je... laisse-moi regarder ta main.
- Je vais chercher de la glace, me dit Liam en partant vers la salle de pause.
Harry récupère mes doigts et les déplient doucement. C'est un peu douloureux, mais rien de bien grave.
- Ça va ? il demande en levant les yeux vers moi. Je suis désolé...
- Je t'avais dit de rester dans le bureau, je lance en me dirigeant vers cette pièce. Je voulais pas que tu le vois.
- Et te laisser l'affronter tout seul ? il souffle en me suivant. C'est à cause de moi si il est venu, alors je...
- Il est venu parce-que c'est qu'un enfoiré qui supporte pas de perdre le contrôle.
- Ni de perdre un gros client, ce que je suis.
Liam entre dans mon bureau avec une poche de gel bleu qu'on laisse au congélateur. Harry lui prend aussitôt en le remerciant, et la pose délicatement sur mes doigts.
- Vous avez besoin d'autre chose ? demande mon secrétaire en nous regardant tour à tour.
- Tu peux décaler mes rendez-vous de cet après-midi à un autre jour ?
- Bien sûr. Ça va aller ?
- Oui, ça fait pas trop mal. Merci Liam.
Il quitte la pièce et referme la porte derrière lui. Je regarde Harry, qui est resté concentré sur ma main.
- Même aujourd'hui il sait encore comment me pousser à bout.
Je regarde mon poignet, je vois la trace de ses doigts, rapidement couverte par ceux d'Harry. Il caresse doucement ma peau, faisant disparaître la sensation de brûlure.
- J'ai une impression de déjà vu, il chuchote en relevant la tête pour plonger son regard dans le mien. Mais avec beaucoup moins de sang, et de larmes.
Je me défais de sa prise et attrape le bas de sa chemise pour l'attirer contre moi. Il se laisse totalement faire, et avec une douceur infinie, ses bras m'enlacent. Je pose ma joue contre son épaule et ferme les yeux.
- Peut-être que si il ne nous avait pas maintenu à distance... ça aurait pu nous aider à le supporter d'avoir quelqu'un qui comprenait, je chuchote.
- Tu aurais pu rendre absolument tout supportable.
- C'est le fan qui parle, là ? je me moque gentiment.
Il laisse échapper un léger rire et resserre un peu son étreinte.
- Peut-être.
Je me recule un peu, ma main valide posée sur son torse et plonge mon regard dans le sien. Je n'arrive plus à bouger, à nouveau complètement envoûté.
- Tu devrais m'embrasser maintenant, avant qu'un autre abruti nous interrompe encore, il murmure doucement.
J'esquisse un sourire et caresse son menton du bout des doigts.
- Je suis désolé... je ne peux pas faire ça. Toi et moi, on ne peut pas. Je suis ton patron, je... on ne peut pas.
- Ça ne te dérangeait pas il y a quelques minutes. Oublie Simon, oublie que...
Il se tait lorsque je secoue la tête.
- Ce n'est pas par rapport à lui. Tu as enfin la liberté que tu voulais tant... tu ne veux pas t'encombrer avec moi.
J'embrasse sa joue et me recule pour m'asseoir sur le canapé. Je garde la poche glacée sur ma main, et j'avoue que ça soulage un peu. J'aimerai pouvoir la mettre sur mon cœur, peut-être qu'elle atténuerait la douleur qui l'enveloppe lentement.
- Tu as un chauffeur ? Un garde du corps ? Il vaut peut-être mieux que tu ne rentres pas seul chez toi.
* * *
Ça y est, la bombe est lancée. Je parcours la dizaine d'articles sur Harry et notre contrat. Tout le monde sait, c'est officiel. La visite surprise de Simon n'a pas été divulguée en tout cas, je pense qu'il préfère faire profil bas. Tant mieux.
Je prends mon portable et cherche le numéro d'Harry dans mon répertoire pour l'appeler.
- Bonsoir, il souffle après avoir décroché.
- Hey. Comment ça va ?
- Ça va... je crois. Et toi ?
- Ça va. Tu es chez toi ?
- Ouais... nos amis les paparazzis sont derrière le portail.
- Je m'en doutais... ne sors pas pour le moment, si tu peux éviter.
- Je n'en avais pas l'intention. Je crois que je vais rester quelques jours à l'ombre, et essayer de commencer à écrire.
- Bonne idée. Si jamais t'as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas à m'appeler.
- J'y penserai.
- Et si tu veux changer d'air... j'ai des chambres de libres ici. Tu seras tranquille.
- Mmh, d'accord.
Un silence léger s'installe, et je finis par retrouver l'usage de la parole.
- Je suis désolé, je murmure en frottant ma cicatrice.
- T'as pas à t'excuser Louis. Ça va.
- Alors à bientôt ?
Harry raccroche, et je reste figé comme un con. Il a besoin de temps, c'est normal. Toute sa vie se retrouve chamboulée.
Je pose mon portable et m'assois sur le canapé.
Depuis hier, j'ai envie de prendre un verre d'alcool. N'importe quoi, du moment que ça m'anesthésie assez pour que mes pensées s'arrêtent. C'est ça que je cherchais avant, arrêter mes pensées. Mettre mon cerveau sur pause. Au bout d'un moment, il n'y avait que la drogue forte qui arrivait à faire ce miracle... sauf il y a quatre ans.
La soirée ne faisait que commencer, je n'avais bu qu'un cocktail... et Harry a été la dose d'héroïne dont j'avais besoin pour me déconnecter.
Encore aujourd'hui je n'arriverai pas à expliquer cette connexion qu'on a eu il y a quatre ans, à la cérémonie de remise des BRIT Award. On ne s'était jamais adressé la parole en trois ans, pourtant ce soir-là, tout était différent. Cette soirée a même été décisive pour moi.
* * *
Quatre ans plus tôt.
Je n'en peux plus. Je ne supporte plus. J'ai besoin d'une dose.
J'entre dans les toilettes et m'approche des lavabos. Je sors le petit sachet de la poche de ma veste, les mains tremblantes. Mon cerveau ne fonctionne déjà plus correctement, trop impatient.
- Putain, je râle lorsqu'il glisse entre mes doigts. Bordel.
La poudre blanche se répand dans le lavabo, et se dissout instantanément à cause de l'eau qui n'a pas séché sur la céramique. Mon cœur s'arrête de battre, et je mets bien trop longtemps à réagir pour essayer de sauver un peu de poudre.
- Putain, putain, putain, putain.
Tout mon corps tremble, je panique. Putain non. J'ai qu'une dose. Putain. J'ai du mal à respirer. Le sang se mélange à l'eau et aux restes de poudre. Qu'est-ce-que... putain je saigne du nez. Je tousse et me penche au dessus du lavabo. J'attrape tant bien que mal des serviettes en papier et les pressent contre mon nez pour essayer de stopper l'écoulement. Je tousse, j'ai l'impression de suffoquer.
Dans le reflet du miroir, mon regard accroche deux iris verts. Mon corps se fige totalement. Merde.
- Qu'est-ce-que tu fous ici ? je lâche en me retournant.
Il est assit sur le sol, les yeux inondés de larmes.
- La même chose que toi, je suppose. J'essaye d'échapper dix minutes à ce putain de bordel.
Harry essuie ses yeux et se met debout. Je le regarde s'approcher, et me décale d'un pas lorsqu'il prend des serviettes en papier. J'ai l'air d'un fou, les cheveux totalement décoiffés, le visage couvert de sang. Je comprends même pas pourquoi il me parle. Il mouille les serviettes et se rapproche de moi.
- Laisse-moi faire.
Je baisse ma main et jette la serviette maculée de sang. Tout doucement il nettoie les traces rouges sur mon visage.
- Tu trembles, je remarque sans réfléchir, et lève la tête pour croiser brièvement son regard.
- Désolé, j'suis peut-être un peu intimidé.
- Par qui ? Moi ? Sérieusement ?
Il secoue légèrement ses épaules, restant concentré sur mon visage. Je ris et m'appuie contre le lavabo.
- J'aurais vraiment pas cru.
- On a tous nos idoles, non ?
- Tout juste. Alors t'es un fan ? C'est assez bizarre quand même.
- Bizarre ?
- Tu rapportes plus que moi.
- C'est comme ça que tu te compares aux autres ?
- C'est comme ça que notre patron me compare aux autres.
Un très léger sourire triste étire son visage alors qu'il me donne une serviette sèche et propre que je presse contre mon nez.
- Merci.
- C'est rien.
Je l'observe un peu plus, et la marque rouge sur sa joue me saute aussitôt aux yeux. Sans réfléchir, mes doigts effleurent sa peau meurtrie. Il se fige, mais ne me repousse pas.
- Qu'est-ce-qui t'est arrivé ?
Il avale difficilement sa salive et ferme les yeux. Une larme s'échappe de ses paupières, que j'essuie aussitôt avec douceur. Il a l'air tellement fragile à cet instant...
- J'ai demandé quelque chose, et c'est pas passé. C'est pas très grave. Il faut que j'y retourne.
- Tu ne peux pas le laisser faire ça. Il faut que tu réagisses, et... Ce connard doit...
- Et toi ? il me coupe aussitôt.
- Quoi, moi ?
- C'est facile de me dire de réagir alors que tu n'es pas capable d'en faire autant.
Je laisse retomber ma main, sans le quitter des yeux.
- C'est pas pareil.
- Tu ne mérites pas ça plus que moi Louis.
Je lève les yeux au ciel et examine mon nez dans le miroir. Ça saigne encore.
- Regarde dans quel état tu te mets à cause de lui.
- Hé, hé, hé, je lance en me retournant vers lui. J'ai pas besoin d'un sermon ou quoi. Je fais mes choix tout seul, je... ça n'a rien à voir avec Simon si je...
- "Vas-y, ça te donnera un peu plus de pêche sur scène. T'inquiète pas, c'est sans danger."
J'ai eu le droit à ce même encouragement, avant qu'il ne me mette le premier cachet dans la bouche. Les larmes lui montent à nouveau aux yeux, et ça me fout une claque. Combien de ses chanteurs il est entrain de complètement bousiller ?
Mon cœur s'emballe douloureusement, mes oreilles bourdonnent, et j'ai l'impression qu'une balle en fer rebondie dans ma tête. Je bug complètement.
Et tout s'arrête.
La seule chose que je ressens, c'est une immense douleur dans ma main. Ma peau se déchire sur le haut de mes phalanges, et le sang coule aussitôt. Je retire ma main du miroir qui fait toute la hauteur du mur, complètement à l'ouest. Les bouts de verres tombent petit à petit à mes pieds alors que je recule. Je percute Harry, qui me garde contre lui et prend mon poignet.
- Ça a l'air profond, t'as besoin de points.
- Non, non, je le retiens lorsqu'il commence à reculer. Pas de médecin. Ça va, c'est pas très grave, je...
- Arrête, tu pisses le sang Louis !
Je me laisse tomber par terre et craque complètement. Les larmes coulent sur mon visage et me brouille la vue. Harry attrape des serviettes en papier qu'il plaque sur ma main.
- Je vais essayer de trouver de quoi te faire un pansement. Bouge pas.
Ma vie est merdique. Je perds complètement pieds. Comment je peux... c'est pas vrai putain.
Harry réapparaît subitement avec une trousse de secours. Il s'agenouille devant moi, salissant sûrement son beau slim, et reprend ma main. Je le laisse nettoyer comme il peut la plaie sur ma main. Ça pique, mais la douleur n'est en rien comparable avec ce que je ressens dans ma poitrine.
Je me concentre sur les gestes délicats d'Harry. Il y va tout en douceur, comme si il avait peur de me faire encore plus mal. Je crois qu'on peut pas faire pire là.
- Je suis désolé, je murmure.
- C'est rien.
- Non, je... je parle de... désolé de n'avoir rien vu.
Il se fige pendant 5 secondes, puis reprend son pansement.
- T'as pas à t'excuser.
- Si, je...
- Hé, il me coupe en posant sa main sur ma nuque. Arrête. Tu peux rien faire de toute façon.
Je ravale mes larmes et baisse la tête. Il termine son pansement de fortune et jette les emballages et compresses dans la poubelle.
- C'est pas parfait, tu devrais vraiment te faire recoudre. Mais ça peut aider un peu pour le reste de la soirée.
- Ça a l'air bien. Merci beaucoup, c'est gentil. T'aurais pu juste... partir et me laisser me démerder.
- Je peux te poser une question en échange ?
- En échange ? je ris légèrement. Tu fais payer tes services d'infirmiers aussi ? La gloire te rend vraiment vénal mon gars.
- Très drôle. Alors, je peux ?
- Vas-y, dis moi.
Il se rassoit en face de moi et semble encore plus nerveux que tout à l'heure.
- Allez, crache le morceau.
- Qu'est-ce-que tu penses de ce que je fais ?
- Tes chansons, ou tes pansements ?
Il rit nerveusement et joue avec la multitude de bracelets qui pendent à ses poignets.
- Je parle de mes chansons.
- Tu es nommé au BRIT Award. T'as vraiment besoin d'avoir mon avis ?
Il me fixe, sans rien dire, et je comprends que ça veut dire oui.
- Honnêtement ?
- A quoi ça te servirait de me mentir ?
- Pour gagner ta confiance et bousiller ta vie en un claquement de doigts.
- Ça n'a pas l'air d'être ton genre.
- Non, je ne m'appelle pas Simon aux dernières nouvelles, je marmonne. Enfin bref. Tes chansons je les trouve... honnêtement ? A chier. Je suis désolé hein, mais c'est gnangnan à mourir. Je comprends même pas comment tes chansons marchent autant. Enfin tes chansons... je suis sûr que tu ne les écris même pas.
Il m'observe en souriant bizarrement. J'ai peur de l'avoir vexé...
- Bravo, bien vu. Je n'ai écrit aucune des chansons que je chante.
- T'es une marionnette. Simon te dirait de chanter une berceuse, tu le ferais... mais le pire, c'est que ça cartonnerait ! Avec ta bouille, je souris tristement en prenant le bas de son visage entre mes doigts abîmés. Normal que tout le monde craque.
Je le relâche, et pose mes mains sur mes cuisses.
- Même toi ? il chuchote.
Nos regards s'accrochent et je me fige. J'ai bien entendu ? Il est sérieux là ? Ses joues sont toutes rouges, il a l'air à deux doigts de tomber dans les pommes.
- Simon sait que tu poses ce genre de question à n'importe qui ?
- T'es pas n'importe qui. Mais sinon... non.
- Evidemment. Tu ne serais certainement pas là sinon, sans chaperon, je ris en secouant la tête.
- T'as pas répondu à ma question.
- Je n'ai pas le droit d'y répondre. Mais toi, tu devrais arrêter de la poser si tu veux gagner un 2 ème BRIT un jour.
- Faudrait déjà que j'en gagne un.
- Tu vas le gagner, j'en doute absolument pas.
- Même avec mes chansons gnangnan ? il pouffe en passant sa main dans ses cheveux.
- Je te l'ai dit, on s'en fou de tes paroles, du moment que ta bouille plaît.
La porte s'ouvre brusquement et Simon apparaît. Harry se raidit aussitôt.
- Putain mais qu'est-ce-que vous foutez ? C'est quoi ce bordel ? Ils vont annoncer les gagnants du meilleur artiste solo.
Il prend Harry par le bras et l'oblige à se relever avant de reposer son regard glacial sur moi.
- Nettoies-toi et reviens dans la salle.
Simon ressort, tenant toujours Harry qui a évité mon regard dès que notre producteur est entré. Je me relève lentement et regarde mon reflet dans le miroir intact. J'ai encore quelques traces de sang sur le visage, et je suis complètement décoiffé. Je fais de mon mieux pour arranger ça, et ressors rapidement des toilettes. Désolé à la personne qui nettoiera le reste de mes dégâts.
Je passe entre les invités, et retrouve rapidement Harry. Simon est toujours près de lui, une main sur son épaule. Ça pourrait paraître affectueux, mais ça ne l'est pas du tout. Mon regard croise celui du jeune chanteur, et la lueur désespérée que je vois dans son regard me retourne le ventre.
On ne peut pas continuer comme ça.
***
Non, j'ai pas pu attendre 🙈 j'espère que ce chapitre vous a plu. Vous avez la première discussion Larry, un moment qui a énormément compté pour eux deux.
A bientôt 😘
#LEGENDSfic
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