Chapitre 35

Quand nous furent de retour à la maison, tous les autres n'étaient plus là, pour mon plus grand bonheur. Peut-être qu'ils m'évitaient autant que moi je ne voulais pas les voir, dans tous les cas, je ne posais pas de questions et j'allais directement à ma chambre, qui était resté pratiquement pareil, sauf la moustiquaire devant la fenêtre qui avait été replacé, ainsi que le rideau bien épais pour cacher la lumière. J'enlevais mes vêtements bourrés de poussière de la cave, de trou de balle, de marque de brûlure causée par la grille électrifiée, et de sang séché, me mis un pyjama bien propre, allait porter mes vêtements salle à la poubelle – de toute façon, ils étaient totalement irrécupérable -, puis me couchais dans le lit, pensant que je me doucherais demain, trop fatigué pour ce soir. J'avais à peine fermer les yeux que je me fis réveiller par Marcus. Trois heures s'étaient écoulé seulement.

- Pourquoi tu cris dans ton sommeil ? demanda-t-il.

Je soupirais en détournant le regard, baillant en même temps. Dans la cave, je lui avais simplement dit que le fait d'être attaché à un poteau me mettait sur les nerfs, mais maintenant que je n'y étais plus, l'excuse n'était plus valide.

- On en reparlera quand je serais réveillé, dis-je en me retournant dans le lit pour lui montrer mon dos.

Je fermais les yeux à nouveau, essayant de me rendormir, mais maintenant, j'avais peur. Si seulement je pouvais arrêter de crier... la seule chose que je pourrais faire, c'est de retrouver la clé que j'ai caché dans la forêt. Mais si ma défunte famille se met à hantée tout le monde ici... ce serait une raison de plus pour aller la chercher.

- J'ai crié fort ?

- Disons que je t'ai bien entendu. T'as de la chance que les autres ne sont pas encore revenu.

- Ne me parle pas des autres, soupirais-je.

Marcus n'ajouta rien, il savait bien qu'il valait mieux ne pas me mettre sur les nerfs en parlant des autres vampires.

- Je t'en reparle demain, promis. Je suis trop fatigué pour ça maintenant.

Sans plus insister, Marcus me laissa dormir, et cette fois, je crois que je n'avais pas crier. Du moins, personne ne vint me réveiller pour ça.

De retour à la nuit, quand je fus réveiller par moi-même, je me pris des vêtements propre dans l'armoire et allait me prendre un bain, courant de bord en bord de la maison pour m'assurer de ne rencontrer personne. Ça faisait déjà un peu trop longtemps que je ne m'étais pas lavé, alors je ne me gênais pas à y rester aussi longtemps que j'en avais envie, et surtout, aussi longtemps que je n'entendrais pas la voix des autres, me prouvant qu'ils étaient toujours là. Il me fallut près de deux heures avant que je ne les entende plus et que je me permette enfin de sortir de la salle de bain. Au salon, je trouvais Marcus et Anik. Anik riait à pleine gorge, un sac de Victoria's Secret sur les genoux.

- T'aime pas mon cadeau ? demandai Marcus, riant lui aussi. Eh bien je vais le garder pour moi, et c'est moi qui le porterait !

Anik se mit à rire encore plus fort, et je jugeais préférable de faire un petit toussotement subtil pour signaler ma présence. Maintenant, j'allais être coincé avec l'image de Marcus en petite culote et soutien-gorge...

Marcus se retourna pour me voir, me montrant son grand sourire.

- Tu trouves pas que ça m'irait bien ?

Je secouais la tête, préférant ne rien dire, puis partie pour aller en ville, espérant trouver Anou. À peine à la porte, Marcus me rejoignit, toujours avec Anik. Mais je ne voulais pas d'Anik. C'était elle qui m'avait frappé à la tête au point que j'en perde connaissance pendant cinq jours. Celons-moi, elle ne valait pas mieux que les autres.

Encore une fois, Marcus passa son bras autour de mes épaules, l'autre bras autour de la taille d'Anik. Nous avions l'air du maman papa fils en petite balade, si ce n'est que Marcus et Anik était trop jeune pour être mes parents, ou alors qu'ils m'auraient eu à treize ans, et que je n'aimais pas Anik, et que je ne la considérais pas du tout comme une mère. S'il y avait quelqu'un que je pourrais prendre comme une mère, c'était sans conteste Laura. Ce que ce serait spécial, de voir Marcus et Laura ensemble...

- Alors, tu vas me dire pourquoi t'as crié, cette nuit ? demanda Marcus alors qu'on entrait dans le sentier. T'avais fait un cauchemar ?

- En quelque sorte, marmonnais-je.

En fait, oui, j'avais fait, encore une fois, le même rêve. Mais j'avais aussi rêvé que je me baladais en voiture sur une route au milieu du désert, regardant un paysage de cactus et un ciel rouge rubis, et qu'il y avait des scorpions et des lézards dans la voiture. Et Seb, qui était assis juste à côté de moi, m'avais convaincu de manger un lézard, soi-disant que c'était délicieux. J'avais commencé par la tête, mais arrivé au ventre, ses organes m'avaient levé le cœur. Pas plus gore que de boire du sang, mais c'était tout de même une amélioration ; je n'avais pas seulement rêvé à ma famille.

- T'avais promit que t'allais me raconter, insista Marcus.

- J'avais promis que j'allais le dire, à toi.

- Jayden...

Je me retournai pour faire face à Marcus, me dégageant de son bras. Il n'avait pas l'air vraiment indigné, plutôt ennuyé de mon comportement, mais je n'en avais rien à faire.

- Ça va, j'ai compris, on veut pas de moi, dit Anik en se retournant pour retourner à la maison.

- Non, reste ! dit Marcus.

- À demain ! dis-je.

- Jayden, arrête...

Sans plus insister, je continuais mon chemin vers la ville, les laissant derrière moi. J'aurais peut-être le temps de semer Marcus, avec un peu de chance, mais non, j'avais tout juste sortie du sentier que Marcus m'avait rattrapé en courant. Je baissais la tête, prêt à me faire gronder.

- Pourquoi t'es aussi vache avec elle ? demanda-t-il dans un soupire.

- Je ne suis pas vache. Je suis bœuf. Tout dépendamment des sous-vêtements dont j'ai besoins.

Je lui lançais un regard lourd de sous-entendu, et je réussi à arracher un sourire à Marcus.

- J'avais pas vraiment l'intention de mettre de soutien-gorge, tu sais ! C'était juste pour rire !

- J'espère bien.

- Et tu te rends compte... ça existe vraiment, des mecs qui mettes des soutiens gorge !

- Arrête, là, ça devient homophobe, grognais-je. Enfin, transgenrephobe, ou je sais plus... Oh, et puis, peu importe le nombre de zéro que t'as dans ton âge, c'est sûr que tu l'es... les vieux ne sont pas très, très ouvert d'esprit. T'as quel âge ?

- Je sais plus... on est en quel année ?

- Je crois bien qu'on est en 2012.

- Alors, je dois avoir dans les... 153.

- Oh.

Du coup, c'est obligé, Marcus est homophobe. Voilà une chose dont je ne parlerais jamais avec lui.

Et puis bon, un mec de 153 ans avec des piercings plein le visage ? Peut-être qu'il y a encore de l'espoir, mais je préfère encore ne pas tenter le coup.

- Alors, pourquoi t'as été méchant avec Anik ?

- Oh, je sais pas, peut-être parce qu'elle m'a frappé à la tête avec une batte.

- Et pourquoi moi, tu me déteste pas ? s'énerva Marcus. Moi, je te tenais, pendant qu'elle te frappait.

- Il faut bien que je puisse me soutenir sur quelqu'un, ou je vais...

Je poussais un soupir sans terminer ma phrase, jugeant qu'il valait mieux ne pas la terminer.

- J'ai besoin d'ami, dis-je à la place de tout le reste. Et tu restes le plus gentil de la bande.

Alors, Marcus passa son bras autour de mes épaules. Encore. Il y eu un long silence, pendant lequel nous atteignirent la ville.

- C'était quoi, le cauchemar que t'as fait cette nuit ?

- Le même que d'habitude, soupirais-je.

Là-dessus, je lui racontais mon rêve – celui de ma famille qui me hante, hein, pas celui ou je mangeais un lézard. Je lui dis même que j'avais retrouvé la clé à laquelle ils étaient rattaché, mais que le jour d'après, je l'avais caché, parce que mon père avait, genre, possédé un ami, et qu'il avait même manqué de le tuer, qu'il ne s'était réveillé que de nombreuses heures plus tard. Mais, bien sûr, je ne lui racontais pas qui était cet ami, ni quelle particularité il avait ; ce n'était qu'un ami que je m'étais fait en chemin, et qu'ensuite, nous avons pris des chemins séparés. Je lui avais même inventé un nom, pour un minimum de crédibilité ; Mickael. C'était le premier nom qui m'était venu à l'esprit.

- Depuis que j'ai caché la clé, les rêves sont pires, dis-je pour terminer mon récit. Mais, bon, qu'est-ce que je peux faire ? Ils sont à près de deux-cent kilomètres d'ici et ils m'atteignent encore... C'est pas comme si je pouvais rapporter à mon père que mes sœurs arrêtent pas de m'énerver, et que lui s'arrangera du problème, et que mes sœurs arrêteront de me faire chier. C'est plus du tout le même problème... J'avais même demander à Laura, tu sais, elle qui m'avait tiré dans la cuisse pour que vous nous suivez pas... elle a dit qu'elle savait pas, elle est pas spécialisée fantôme et elle n'y connait pas beaucoup sur le sujet...

- C'est la première fois que j'entends des histoires de fantômes, dit Marcus en grimaçant. Enfin, une vraie histoire de fantômes. Dans tous les cas, je suis largué. Je peux rien pour toi.

- Ça m'étonne pas, soupirais-je.

Je baissais la tête, me laissant guidé par Marcus. J'avais à peine commencer ma recherche que j'avais déjà envie de rentrer. Si Anou avait voulu que je le retrouve, se serait déjà fait depuis longtemps, j'en suis sûr.

- T'as entendu ? dis soudain Marcus. Un miaulement.

Je relevais aussitôt la tête, sentant une vague d'espoir m'envahir. Sauf que moi, je n'entendais pas de miaulement.

- Ça venait de par-là, dit Marcus en levant le doigt devant lui.

Je me retirais aussitôt de son bras et couru à toute vitesse dans cette direction. Je ne voyais pas de chat devant moi, mais il devait surement être dans une ruelle, quelque part.

- Anou ? criais-je. Anou !

Je regardais dans toute les directions, dans chaque ruelle sur mon chemin, jusqu'à ce que j'entende de concert de miaulement et de feulement. J'allai aussitôt dans cette direction et trouvais, entre deux magasins, deux chats en train de se battre, un troisième admirant le spectacle. L'un était noir, l'autre était tigré, le troisième gris et blanc.

- Anou ? dis-je encore, m'approchant de quelque pas.

Mais le chat était trop occupé à se battre pour faire attention à moi. Tout de même, j'en était convaincu, ce devait être Anou, même s'il n'avait pas de collier. Il l'avait surement fait disparaitre rien que pour ne pas avoir l'air bizarre face à l'autre chat de gouttière, mais ça n'avait surement pas marcher, puisqu'il était quand même en train de se battre...

Je m'approchais des chats et attrapais par la peau du cou celui qui était noir, qui était à se battre avec Anou, et le soulevait pour l'empêcher de se battre et qu'il laisse Anou tranquille. Il se mit à miauler et feuler encore plus fort, se contorsionnant pour essayer de me griffer, mais je tenais bon.

- Anou, c'est vraiment toi ? dis-je en ignorant royalement l'autre chat.

En guise de réponse, Anou partie en courant vers le fond de la ruelle. Le chat tigré le suivit. Il m'avait abandonné, encore une fois.

- Anou...

Je sentis les larmes me monter aux yeux, et je laissais aller le chat noir, qui fila dans l'autre direction. Puis quelque chose m'agrippa l'épaule, et je sursautais surement près de deux mètres de haut avant de me rendre compte que c'était Marcus.

- Tu sais quoi ? dit-il d'un air désolé. Je pourrais t'avoir n'importe quel chat, à l'animalerie, si tu veux.

- Je veux pas n'importe quel chat ! grognais-je. Et puis t'étais derrière moi pendant tout ce temps ?

- Bah, ouais.

- C'est à cause de toi s'il a pas voulu approcher ! Reste là, toi, et ne me suis plus !

Je me retournais pour m'enfoncer dans la ruelle, vérifiant régulièrement que Marcus ne me suivait plus. De ce que j'en sais, il ne me suivait pas, et au bout de deux minutes, je retrouvais Anou, sur le balcon d'une maison, toujours avec le chat tigré. Je regardais encore une fois tout autour de moi ; aucune trace de Marcus.

- Anou, s'il te plait ! dis-je en m'avançant vers moi. Ne te sauve pas. Je sais que j'ai plus donné trace de vie pendant vingt-cinq jours, mais, comprends moi, c'était pas voulu ! Ils m'ont retenu prisonnier, je te jure !

Anou vérifia longuement de tout côté, s'assurant qu'ils n'y avaient personne, puis pris une forme humaine, accompagné du crac ! habituelle. Cette fois, c'était

sûr, ce n'était pas qu'un chat quelconque ressemblant à Anou. C'était bel et bien lui.

- Ça fait plus d'un mois qu'ils t'ont ramené, dit-il dans un grognement, toujours assis sur le balcon. Et maintenant que je te voie enfin, t'es toujours avec l'un d'eux.

- Ouais... bah, Marcus, c'est un peu comme un père, disons, mais je ne peux pas partir sans lui, même quand j'essaye, il me suit partout. Tu comprends, cette ville est un peu dangereuse pour les vampires, il pourrait y avoir des chasseurs partout...

- Mais pourquoi t'as pris un mois pour revenir ?

Je poussais un soupir las en m'asseyant à côté de lui sur le balcon. Je le regrettai aussitôt ; il avait plu un peu plus tôt, et le balcon était toujours mouillé, mais je restais assis.

- Tu te rappelles quand j'avais dit que j'avais tué un vampire ? Bah il faisait partie de cette bande. Alors ils m'ont enfermé dans la cave pour me le faire payer. C'est que hier que j'ai pu sortir.

- Alors pourquoi tu restes avec eux, et pas avec moi ?

Ça question me fit chaud au cœur ; j'avais presque l'impression qu'il allait me conseiller de rester avec les vampires et de l'oublier.

- Je préférais de loin rester avec toi qu'avec eux, je te jure. C'est pas pour rien que je te cherchais !

- Peut-être. Mais t'as l'air mieux protégé, avec eux. Peut-être que tu devrais rester avec eux.

- Quoi ? m'écriais-je en me relevant pour fusiller Anou du regard. Tu peux pas être sérieux ! T'es vraiment en train de me dire qu'on devrait plus se voir ?

- Non ! dit aussitôt Anou. Si tu le veux vraiment, je te suivrais. Mais tu devrais quand même rester avec eux. Parce que... eh bien, le monde est dangereux pour toi. Et toi-même, t'es plutôt dangereux pour le monde.

- Merci de me le rappeler, soupirais-je. Ou c'est une référence à ce qui s'est passer chez les militaires ?

- Un peu.

- Il s'est passer quoi, en faite ? Après que je perde connaissance, je veux dire. J'arrive pas à comprendre...

- Je me suis transformer en lion pour faire peur au militaire qui te suivait. Ils m'ont pris pour cible, après, ça c'était moins cool, mais plusieurs d'entre eux étaient totalement dépassé, et ils ont foutu le camp. Je me suis encore transformé en aigle et je t'ai porté aussi loin que j'ai pu... ce qui donne pas très loin. Et puis c'est là que les autres sont arrivé. J'ai vu l'air de famille, alors j'ai pensé que tu serais mieux avec eu qu'avec moi.

- Y'a pas d'air de famille, j'ai aucun lien avec eux, grognais-je. C'est juste que... on est de la même espèce. Et puis, est-ce que c'est toi qui a garder mes flingues ? Je comprends que les militaires ont pu récupérer les bombes...

- Ouais, je les ai cachés. Vu que t'en avais déjà tué un avec un flingue, j'avais pensé que, si tu retournes chez eux, t'étais mieux de ne pas être armés. Et j'ai caché les bombes aussi, j'ai pu les reprendre.

- Sérieux ? m'écriais-je, sans trop savoir si je devais être joyeux, ou égal. Où ?

- L'autre arrive.

- Quoi ?

Sans rien ajouter, Anou redevint un chat. Et c'est ensuite que j'entendis Marcus arriver, va savoir comment Anou avait fait pour l'entendre avant moi. Il était tout au bout de la ruelle, toujours sur la rue principale, les mains dans les poches et regardant distraitement dans toutes les directions. Il ne me cherchait pas spécialement, visiblement, mais quand il tourna la tête et qu'il me vit, il me fit un sourire et vint vers moi. Il ne me restait plus qu'à souhaiter qu'il n'eût pas entendu ce que je disais, ni qu'il avait vu les transformations d'Anou.

- Je peux te ramener avec moi, ou tu préfères rester dehors ? demandais-je en tournant la tête vers Anou et parlant tout bas, pour que Marcus ne se doute de rien.

Pour toute réponse, Anou s'appuya le dessus de la tête sur mon genou en ronronnant, ce qui me fit sourire de toute mes dents. C'était un mouvement tellement typique de chat !

- T'as retrouvé ton chat, finalement ? dit Marcus quand il arriva à près de cinq mètres de moi.

- On dirait bien, dis-je en prenant Anou dans mes bras, qui se mit aussitôt à se tortiller pour se dégager et se mettre sur mon épaule, le faisant plus ressembler à un gros rat malgré qu'il n'eût même pas changer de forme. Et je l'amène avec moi.

- Il va falloir que j'achète une litière ?

- Nah, il peut aller dehors. Voir même qu'il pourrait aller sur la toilette. Et je blague même pas...

Anou miaula bien fort à mon oreille et enfonça ces griffes un peu plus fort dans mon épaule, montrant qu'il n'aimait pas la tournure de la conversation. Ou bien qu'il voulait vraiment une litière, va savoir...

- C'est tout ce que t'avais à faire dehors ? demanda Marcus.

- Non, j'ai soif.

- Alors c'est dit, t'as plus rien à faire dehors.

Je grognais pour démontrer mon mécontentement et Marcus essaya de passer un bras autour de mes épaules, comme il le faisait toujours, mais Anou le chassa d'un coup de patte et d'un feulement, ce qui me fit sourire.

- J'ai plus droit qu'au sac, maintenant ? marmonnais-je.

- T'as plus le droit de tuer, si seulement t'en a déjà eu le droit...

- Et qui aurais le droit de tuer, de toute façon ?

- Pour sûr, pas toi.

- Ok ! soupirais-je, n'ayant pas envie de partir les argumentations. Dans ce cas, je veux au moins quatre sacs.

- Quatre ? s'écria Marcus.

- C'est soit quatre sacs, soit le type, là-bas.

Je levais le droit vers l'autre côté de la rue, où un type peut-être cinquantaine faisait du vélo. Pourquoi à un peu plus de onze heures du soir ? Va savoir, certaine personne on des habitudes un peu spéciales...

- Très bien, parfait, soupira Marcus en levant les bras au ciel. Va pour cette fois. Toi, t'as déjà fait assez de meurtre pour les cinq prochaines années...

Quelqu'un de censé aurait dit pour toujours, mais Marcus, cinq ans. Pour ça, il montait un peu plus haut dans mon estime.

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