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Le silence régnait dans ma chambre. La lumière pâle de l'après-midi s'infiltrait à travers les rideaux, projetant des ombres délicates sur les murs lisses. J'étais assis sur mon lit, mon carnet ouvert devant moi, griffonnant quelques vers à la lumière tamisée. Mes mains tremblaient légèrement, comme si les mots eux-mêmes se débattaient pour sortir, dans une lutte silencieuse contre l'inquiétude qui me rongeait. Le monde extérieur me semblait si lointain, si inaccessible. La pièce était calme, mais à l'intérieur de moi, c'était un tourbillon de pensées sombres. La pleine lune, la bête en moi, le poids de ce secret... tout me paraissait insurmontable.
Mon père... Il ne m'avait jamais compris. Ni lui, ni personne. Le regard que portait sur moi chaque fois qu'il revenait à la maison, me foudroyant de dédain, me rappelait chaque jour ce que je n'étais pas : normal.
J'avais pris l'habitude de me réfugier dans l'écriture, à l'abri des regards, loin du monde réel. Il n'y avait que les mots, là, dans mon carnet, qui me permettaient d'oublier, même un court instant, cette souffrance. Ce vide.
Tout à coup, un léger coup se fit entendre à la porte. Je sursautai et levai les yeux. Une silhouette apparut dans l'encadrement. Ma mère. Elle entra avec un sourire doux, comme si sa simple présence apportait de la lumière dans cette pièce trop silencieuse.
Elle était là, comme toujours, forte et douce à la fois, s'appuyant légèrement sur sa canne, son corps fatigué par la maladie, mais son regard toujours empli de bienveillance. Elle avait ce sourire qui me rassurait, même quand tout semblait s'effondrer autour de moi.
– Remus, mon chéri, puis-je entrer ? Sa voix était calme, douce, comme une caresse.
Je hochai la tête en silence, et elle s'approcha de moi, prenant place sur le bord du lit, près de moi. Ses yeux étaient fatigués, mais il y avait toujours cette lueur d'amour qui ne la quittait jamais. Je savais qu'elle était malade, mais elle essayait de ne pas le montrer, de ne pas me laisser voir à quel point elle souffrait. C'était elle qui avait toujours été là pour moi, dans les moments les plus sombres. Elle me réconfortait sans même que j'aie besoin de le demander. Si quelqu'un dans cette maison m'aimait, c'était bien elle.
– Comment vas-tu, mon chéri ? demanda-t-elle d'une voix pleine de tendresse. Tu as encore écrit ?
Je souriais faiblement, mais c'était un sourire sincère, celui que je ne pouvais offrir qu'à elle. Je lui tendis mon carnet, comme si cela pouvait expliquer ce que je ressentais mieux que je ne pourrais jamais le faire par des mots.
– Oui, maman. J'écrivais encore quelques poèmes, répondis-je d'une voix timide.
Elle feuilleta les pages lentement, observant chaque mot, chaque trait de mon écriture. C'était une manière pour elle de se connecter à moi, même quand les mots étaient difficiles à dire. Elle savait tout, et pourtant, elle ne m'en parlait jamais. Elle m'écoutait simplement.
– Tu écris si bien, mon chéri, dit-elle doucement. Tu devrais toujours le faire, ça t'aide, n'est-ce pas ?
Je hochai la tête. L'écriture était mon échappatoire, la seule chose qui me permettait d'exister autrement que comme ce "monstre" que j'étais censé être.
Un moment de silence s'installa entre nous, un silence que seule ma mère savait rendre confortable. Puis, soudain, elle se redressa, l'air soudainement plus sérieuse.
– Remus, il y a quelqu'un qui est venu te voir, dans le salon, annonça-t-elle avec un petit sourire. Tu devrais aller lui parler. Je pense qu'il a une bonne nouvelle pour toi.
Je la regardai, l'angoisse soudaine s'empara de moi. Qui était-ce ? Mon père était parti travailler, et je n'attendais aucune visite. Peut-être une de ses amies de la maison, ou un voisin ? Mais non, ce n'était pas ça. La voix douce de ma mère me rassurait, mais une partie de moi se sentait nerveuse, inconfortable.
– Qui est-ce, maman ? demandai-je, l'incertitude teintant ma voix.
Elle sourit tendrement, se levant avec peine.
– Viens, chéri. Il t'attend.
Je me levai lentement, suivant sa démarche fatiguée jusque dans le salon. Chaque pas me semblait lourd, comme si le sol sous mes pieds se dérobait. Quand je passai l'embrasure de la porte, je vis un homme dans le salon, un inconnu qui semblait... différent. Il n'était pas comme les autres invités. Grand, imposant, il avait une aura de calme et de puissance, et ses yeux avaient un éclat singulier. Une silhouette qui ne correspondait pas à cet environnement tranquille, mais plutôt à quelque chose de plus grand.
Il se leva dès que j'entrai, et un sourire bienveillant se dessina sur son visage.
– Bonsoir, Remus, dit-il d'une voix chaleureuse. Je suis Albus Dumbledore.
Je le regardai, stupéfait. Albus Dumbledore. Le nom résonnait dans ma tête, mais je n'arrivais pas à y croire. Pourquoi serait-il ici, chez moi ? Un étranger dans ma maison, un professeur que je n'avais jamais rencontré.
– Que... que faites-vous ici ? bégayai-je, déstabilisé par l'apparition soudaine de cet homme dans ma vie.
Il sourit, d'un sourire que je n'avais jamais vu auparavant, un sourire empli de sagesse et de chaleur.
– J'ai de bonnes nouvelles pour toi, Remus, répondit-il calmement. Tu es accepté à Poudlard.
Les mots résonnèrent en moi comme un éclat de lumière dans une pièce trop sombre. Moi, accepté à Poudlard ? Je n'arrivais pas à comprendre. Comment était-ce possible ? Un garçon comme moi, qui portait en lui cette bête, ce monstre qui se réveillait chaque mois. Un garçon rejeté, abandonné. Accepter à Poudlard ?
Dumbledore, comme s'il avait perçu mes pensées, poursuivit d'une voix apaisante :
– Tu as ta place là-bas, Remus. Ne laisse pas ta nature t'empêcher d'avancer. Poudlard t'attend, et avec lui, des amis et des opportunités.
Je restai figé, mes yeux fixés sur lui, incapables de comprendre. Ma tête tournait. Tout ce que j'avais cru savoir sur moi-même venait de se briser en un instant. Quelqu'un, quelque part, me voyait. Pas comme un monstre, mais comme un jeune homme avec des rêves.
La voix de ma mère, derrière moi, m'arrêta un instant.
– Tu vois, mon chéri, il y a toujours de l'espoir.
Je n'arrivais toujours pas à croire ce qui se passait, mais au fond de moi, quelque chose avait changé. Peut-être que ce n'était pas la fin. Peut-être que ce moment, ce visiteur inattendu, marquait le début d'un nouveau chapitre.
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NDA ; si vous voulez voir ce qu'écrit remus dans le fameux cahier je vous invite a lire ma ff le journal d'un loup garou
♡bisous ♡
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