ii
j'ai jamais autant pleuré que par amour.
j'ai jamais autant pleuré que pour toi.
et pourtant, rien ne pourrait me calmer
hormis le son de ta voix.
tu es la seule qui pouvait m'apaiser.
tu me demanderas sans doute pourquoi j'écris au passé, et je me le demande également.
tu m'apaises toujours, mais plus si naturellement qu'avant.
je cherche quelqu'un qui pourra combler le vide que tu laisses,
tous ne font que me lasser.
et j'aimerais me plonger dans l'ivresse,
mais je n'ai pas oublié ce que tu m'as confié.
j'essaie de devenir meilleure pour toi,
de jour en jour.
et je n'y arrive pas, ô désarroi..
j'attends ton retour.
ce soir, mes (nos) boucles étaient si jolies,
j'ai pensé à te les envoyer
mais quelle folie
de penser que tu t'en souciais.
j'ai failli toutes les couper.
pitié, ouvres moi ton cœur.
pitié, permets-moi de te comprendre.
pitié, dis-moi ce que j'ai fais de mal.
pitié , parles-moi, c'est tout ce que je demande.
je t'en supplie.
même si je ne suis pas sûre d'être prête à l'entendre.
tu me fais tellement de mal mon amour.
et je ne t'en veux même pas.
je sais que je m'y prends mal.
que je ne fais pas grand chose de la bonne manière.
je déteste tant la manière dont je te fais souffrir.
alors que je prendrais balles et coups pour te voir profondément heureuse.
même si ce n'est pas à mes côtés.
« je ne pourrais pas être heureuse sans toi. »
oh, en fait je crois que je préférerai que ton sourire dansant sur tes lèvres ne se crée rien qu'avec moi.
je suis vilaine, je mens...
je veux te voir comblée uniquement avec moi. seulement lorsque mes mains te caressent, mon regard t'admire et mon parfum t'envahit le nez.
est-ce une complainte ou une ode à l'amour ?
je sais plus vraiment les gars...
j'aimerais pouvoir t'en vouloir.
je pense que mon cœur serait plus apaisé avec de la colère que de la tristesse.
mais je n'ai pas plus de ressentiment qu'à l'instant où tu m'as dis que tu retardais un peu plus le moment où je pourrais enfin te serrer contre moi ;
alors que tu me répètes combien je te manque.
tu dirais que je suis injuste de penser ça,
injuste de parler à ta place.
mais trop de choses se bousculent dans ma tête,
et je ne peux prétendre qu'elles n'y sont pas.
je suis restée, les yeux fixés sur l'écran de mon téléphone une bonne partie de la nuit.
attendant un signe de vie de ta part.
mais tu dormais.
rigolais.
m'attendais.
ou pleurais ?
pleurais-tu comme moi?
te sens-tu vide quand je ne t'écris pas ?
mon absence te consume-t-elle ?
car moi, oui.
me forcer à ne pas t'écrire est l'une des choses les plus dures que je n'ai jamais faites.
c'est pour ça que je n'y arrive pas souvent.
plus j'écris, moins mes textes ont de sens.
je deviens folle sans ta présence.
le bien que tu voyais en moi me semble bien lointain.
- penelope.
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