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Ce chapitre a été particulièrement difficile à écrire. Je suis sûre de mon histoire, et d'où je vais... Mais ce sont vos réactions qui m'inquiète un peu. J'aimerais avoir votre avis à la fin. ❤
Même si la situation peut vous sembler peu probable, ça arrive.
La petite partie en italique est juste le souvenir de Harry au cas où vous ne comprendriez pas :)
Bonne lecture. 💙
*
- Ca va ? demande doucement Louis en s'allongeant sur moi, calé entre mes cuisses. T'as été bizarre toute la soirée.
Il embrasse le bas de ma mâchoire, alors que ses doigts effleurent mon torse.
- Ca va, je réponds mécaniquement.
- Seriez vous en train de me mentir futur monsieur Tomlinson ?
Je souris doucement, et secoue la tête.
- J'suis fatigué. T'inquiète pas.
- Tu sais que tu peux me parler si ça ne vas pas.
- Je sais.
Je me sens mal de lui mentir. Mais je n'arrive pas à lui dire la vérité.
- Bonne nuit, il souffle après un bref baiser.
- Bonne nuit, je lui réponds tandis qu'il roule pour s'allonger à côté de moi.
* * *
Le lendemain, c'est un peu la course. Louis est occupé à gérer les petits, car il a bien comprit que je n'étais pas en grande forme. C'est lui qui va s'occuper de les emmener à leurs activités du samedi, avant d'aller au foot. C'est Calvin qui se charge de les récupérer, et de les garder le reste du weekend.
Lorsque tout le petit monde est partit, je reste en bas, terminant lentement mon thé. Ce que j'ai appris hier m'a complètement retourné.
- Harry ?
Je lève les yeux de ma tasse, et regarde Léo. Ses joues sont encore marquées par les larmes qu'il a versé, et il ne semble pas avoir beaucoup dormit.
- Je voudrais juste...
- J'ai du boulot ce matin Léo.
- Tu ne m'as pas laissé finir hier.
C'est vrai. Louis est rentré avec les petits alors qu'on discutait. A la seconde où la porte s'est ouverte, Léo s'est renfermé, et il est monté dans sa chambre, me laissant complètement con au milieu du salon, avec ce qu'il venait de me révéler.
- Ils ne m'ont pas laissé le voir hier... Il faut que je sois accompagné d'un adulte.
- Tu me demandes vraiment de t'accompagner voir le gamin que t'as envoyé à l'hosto ?! je m'emporte.
Il se mord la lèvre et baisse la tête.
- C'était pas... ça ne devait pas se passer comme ça. Je voulais pas que ça aille aussi loin... S'il te plaît. C'est important.
* * *
Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai accepté. Pourtant on est quand même en train de marcher dans ce foutu couloir. Léo avance un peu plus vite que moi, il a l'air vraiment pressé. Il s'arrête et frappe deux coups contre une porte, avant d'entrer. Je m'arrête sur le pas de la porte, et le regarde s'approcher du lit. Je crois que je m'attendais à tout, sauf à ce que je suis en train de voir.
Léo s'assoit sur le bord du lit et prend la main du garçon qui est allongé. Il pleure, lui chuchote quelque chose. Le jeune homme lève les yeux au ciel et tend le bras pour l'attirer contre lui.
Je comprends plus rien.
- Léo ? je chuchote.
Il soupire, les larmes ravageant encore ses joues.
- Il... il est à l'hôpital. Et c'est ma faute. J'ai.. j'ai pas réussi à...
- De quoi tu parles ? Et de qui ?
- C'est...un gars dans mon lycée. Il... il est gay et...
Tout commence à s'assembler dans ma tête, et je sens mon visage se décomposer.
- Je.. je voulais pas lui faire du mal. J'ai essayé de prendre mes distances. Mais les gars ne... Il n'était pas...
Il pleure de plus belle et prend son visage entre ses mains.
- Je contrôlais plus rien...
- C'est avec lui que tu te bas depuis des semaines ?
Il ouvre la bouche pour me répondre, mais le bruit de la porte d'entrée nous parvient. Léo panique, et prend ses affaires avant de monter dans sa chambre, sans rien dire à son père.
Je reviens à la réalité, lorsque Léo se redresse pour me regarder. Il essaye d'analyser ma réaction. Mais il se détourne lorsque nos regards se croisent, et le gars dans le lit se redresse pour le serrer plus fort contre lui. Son visage est pas mal amoché. Il souffle quelque chose à Léo, qui hoche la tête en s'accrochant à sa blouse d'hôpital.
Je crois que je suis encore sous le choc. Comment on a pu ne rien voir ?
Je mets encore une bonne minute avant de me ressaisir. Je m'approche à mon tour, et pose ma main sur l'épaule de Léo. Il se crispe un peu, mais défait son étreinte pour me regarder.
- Je suis désolé Léo.
- Moi aussi, il chuchote en baissant la tête.
Je vois bien que c'est dur pour lui. Je jette un coup d'oeil à son ami, qui ne le lâche pas du regard, et continue de caresser doucement son bras.
- Tu ne nous présente pas ? je demande gentiment.
Léo fond en larme, et je sens que c'est seulement du soulagement. Ses nerfs se relâchent. Depuis combien de temps est-ce-qu'il garde tout ça pour lui ?
Je regarde son ami, qui lève les yeux vers moi cette fois.
- Je m'appelle Isaac.
- Harry, je lui souris en tirant la chaise posée dans le coin de la chambre pour m'asseoir. Ce serait pas mal si vous m'expliquez ce qu'il s'est vraiment passé.
Léo se reprend, et s'assoit correctement.
- Isaac est venu me parler il y a quelques mois au CDI. On est devenu amis, et...
- Tu étais amis, intervient gentiment Isaac. Moi pas vraiment.
Léo esquisse un sourire et lui jette un regard avant de reprendre.
- Notre relation a changée. J'ai eu du mal à l'accepter. Beaucoup de mal. Il m'a embrassé à la soirée du jour de l'an. Sauf qu'on nous a vu. Un gars de ma classe. Il nous a insultés, et je me suis emporté. J'ai pris mes distances après ça. Sauf qu'ils s'en sont prit à lui...
- C'est pour ça que tu te battais ? Tu essayais de le défendre ? je demande.
- Pas vraiment, il baisse la tête. Pas au début en tout cas...
Isaac prend sa main et entrelace délicatement leurs doigts.
- Léo...
Il secoue la tête, et son ami n'insiste pas. Je me racle discrètement la gorge, et souffle.
- Donc tu es...
- Non, il me coupe. Je ne suis pas gay. Je suis juste amoureux.
Il sourit à Isaac avant de me regarder. La sincérité qu'il essaye de me faire passer est tellement forte que ça me retourne l'estomac.
* * *
(nda: J'ai écris ce passage avec la musique Fade, de Lewis Capaldi. Si ça peut vous aider à vous mettre dans l'ambiance :))
Il est presque 16:00 lorsqu'on rentre à la maison. Léo avait du mal à partir, et on a pas mal discuté aussi.
- Mais à quoi ça sert un portable merde ?! m'agresse Louis dès qu'on passe le pas de la porte. Ca fait 20 fois que j'essaye de t'appeler ! T'étais passé où ! Et Léo ! Mais bordel qu'est-ce-que vous faisiez ?!
Et même si il me cri dessus, il me prend dans ses bras. Je sais qu'il ne m'en veut pas vraiment, il s'est juste inquiété.
- Je m'inquiétais moi... je suis rentré y avait personne. Et tu répondais pas à ton portable.
Voilà, qu'est-ce-que je disais. Je souris et embrasse son cou.
- Pardon, je crois que j'avais plus de batterie.
- Où est-ce-que vous étiez ? il demande en se détachant de moi pour nous regarder tout les deux.
Je jette un coup d'oeil à Léo. On a discuté sur le chemin du retour. Il faut qu'il parle à son père. L'ado acquiesce doucement, et je regarde Louis.
- Viens, on va s'asseoir. Je vais faire du thé.
Il nous regarde tour à tour, alors que je pars dans la cuisine, ne comprenant pas. Le temps que je prépare le plateau, Léo est partit s'installer dans le salon.
- Harry qu'est-ce-qu'il se passe ? s'inquiète Louis.
- Léo est prêt à te parler. A t'expliquer ce qui ne va pas. Ecoute le, s'il te plaît. Jusqu'au bout.
J'apporte le plateau sur la table basse. Léo se fait son thé, les mains légèrement tremblantes. Je prépare celui de Louis, en attendant qu'il nous rejoigne. Mon fiancé s'installe près de moi sur le canapé, alors que Léo a prit le fauteuil à ma droite.
- Alors ? Qu'est-ce-que tu voulais me dire ?
Louis est encore sur la réserve. Le connaissant, il va avoir du mal à digérer les dernières semaines. Léo inspire doucement et se lance. Il raconte tout ce qu'il m'a dit à son père. Il est encore nerveux, mais moins que tout à l'heure, car il sait déjà qu'il a mon soutient. Il prend le temps de choisir ses mots, de tourner ses phrases calmement. Oui, il est nettement plus détendu.
- Je suis juste amoureux, il chuchote pour finir.
Il se tait, et attend la réaction de son père. Louis ne bouge pas, et assimile doucement ce qu'il vient d'entendre.
J'ai l'impression que ça dure une éternité, mais il fini par se lever, et s'approche de son fils. Par automatisme, il fait pareil, et Louis l'enlace aussitôt.
- T'es vraiment qu'un p'tit con, il lâche. Tu sais que tu pouvais venir nous parler. Pourquoi t'as attendu aussi longtemps ?
Léo ne répond pas, mais enlace aussi son père. A la façon dont ses épaules se secouent, je devine qu'il pleure encore.
- Je suis désolé, il chuchote.
Louis lève les yeux au ciel, et je vois bien les larmes qui menacent de couler à n'importe quel moment.
***
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