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Ses yeux s'écarquillent, et il se met à bafouiller. Il est adorable. Je souris et m'approche, prenant son visage entre mes mains avant de l'embrasser, faisant taire ses bredouillages.

- Oui, oui, oui.. je chuchote contre ses lèvres.

- Harry...

Il colle nos fronts et plonge son regard dans le mien. Ses yeux brillent, il est à deux doigts de pleurer.

- Tu as changé d'avis ? Je m'inquiète subitement. Tu veux plus que...

- Mais bien sûr que si, idiot ! il souffle en riant. Je t'aime...

Ses bras s'enroulent autour de mon cou, où il cache son visage. Je sens ses petites larmes silencieuses couler sur ma peau. Ca me fait sourire, parce-que je m'en doutais qu'il allait pleurer. Je le serre contre moi, et lui chuchote à quel point je l'aime.

* * *

Mes paupières s'ouvrent doucement, s'habituant difficilement à la lumière froide du jour. Mon corps est tout engourdie, et je souris en me souvenant de la façon dont on a terminé la soirée... après avoir vérifié la solidité de mon bureau... et après qu'on se soit fiancés.

Je baisse les yeux sur ma main gauche, et me mords la lèvre pour éviter de trop sourire. C'est après qu'on ai regagnés la chambre pour faire l'amour qu'il m'a passé cette merveilleuse bague. On était tout les deux à moitié endormis, mais heureux.

- Tu rêvasses beau brun ?

Je souris et me tourne pour faire face à mon Louis. Allongé sur le côté, il me regarde, et sourit à la seconde où nous regards se croisent.

- Bonjour.

- Bonjour, je souris.

Il lève sa main et retire délicatement une bouclette de mon front. J'attrape sa paume, que j'embrasse, avant d'entrelacer nos doigts. Son regard tombe sur ma bague. C'est un anneau simple, mais beau. Je ne voulais pas quelque chose d'ultra voyant de toute façon, et Lou l'a bien deviné.

A son regard, je sais qu'il se retient de me demander si j'ai changé d'avis dans la nuit. Je me penche et l'embrasse brièvement.

- Je n'ai pas changé d'avis.

Il sourit, et me regarde, les yeux brillants.

- Tant mieux. On... on devrait peut-être en parler quand même, non ? Je veux dire... j'aimerais savoir ce qui t'as fait changer d'avis.

- Toi, je réponds instantanément.

- Et comment j'ai fais ça ?

- En étant toi. J'ai compris que c'était ce que je voulais jusqu'à la fin. Être avec toi. Parce-que malgré tes innombrables défauts, tu es parfait pour moi.

Son sourire ne diminue pas, tandis que ses doigts effleurent ma joue.

- Mais tu as dis que ce n'était qu'un bout de papier pour toi...

- Mmh. Mais si un bout de papier peut te rendre heureux, je signe tout de suite.

Il se colle brusquement à moi pour un câlin forcé.

- Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime...

Je souris, et le serre contre moi. J'embrasse doucement son cou, alors que ses mains s'accrochent à mon dos.

- Je me demande encore ce que j'ai fais pour tomber sur un homme comme toi, il chuchote. Je pensais pas que... Je t'aime trop. Et t'es parfait. Et je t'aime. Et t'es merveilleux. Et je t'aime encore plus. Et...

Je l'embrasse pour l'empêcher de parler encore. On roule sur le matelas, jusqu'à ce qu'il soit allongé sur mon torse.

- Les enfants vont se réveiller, je souffle alors que ses mains se font baladeuses.

- Mais non. Ils vont dormir encore. Pendant longtemps.

Je ris, alors qu'une porte claque à l'étage. Je m'en doutais.

- Ah c'est pas vrai, il souffle avant de se lever. Je vais faire le p'tit dej.

Il enfile un short de sport et un débardeur trop grand avant d'ouvrir la porte de la chambre. On entends les minis monstres descendre l'escalier.

- Au fait. On prends mon nom, futur monsieur Tomlinson.

- Pourquoi ça ne m'étonne pas ? je souris.

Il hausse les épaules en souriant, et quitte la chambre. Je me laisse retomber sur le matelas, et regarde ma bague. J'ai encore du mal à réaliser.

* * *

- Comme ça ? demande doucement Roxanne.

J'observe ses sourcils se froncer sous la concentration, et ses lèvres se pincer. Je souris, et hoche doucement la tête.

- Voilà comme ça. Et tu appuies, je chuchote.

Le bruit du flash retentit, et Rox me montre aussitôt l'appareil.

- Elle est bien ?

- Une vraie pro !

Je regarde la photo qu'elle vient de faire. On voit Noah et Sarah, endormis dans le canapé. On entend la porte d'entrée s'ouvrir et se fermer. Rox sourit et me redonne l'appareil photo avant de courir pour accueillir Louis.

- Papa ! T'étais partis longtemps. OH C'EST...

- Chut, il rit. C'est une surprise.

Qu'est-ce-qu'il a encore fait ? Je pose mon appareil sur la table de la salle à manger et les rejoins dans le couloir.

- Tu les a fabriqués les céréales ou... quoi.

Louis me fait un petit sourire en me tendant un sublime bouquet de fleur.

- Lou, je souffle en faisant une petite moue.

- Elles te plaisent ? Je te dis pas comment j'ai galéré pour trouver un fleuriste ouvert un dimanche après-midi.

Son sourire est contagieux. Il passe son bras autour de ma taille et embrasse ma joue.

- Merci, je murmure contre ses lèvres avant de l'embrasser. Fais attention parce-que je vais vite prendre l'habitude.

Il hausse les épaules, et m'embrasse une dernière fois avant de tourner la tête vers Roxanne, qui nous fixe, le sourire aux lèvres, les mains croisées dans le dos.

- Qu'est-ce-que tu regarde chipie ?

- Rien du tout. Je suis sage moi.

- Mmh, bah va être sage avec Noah et Sarah.

Elle hoche la tête et retourne dans le salon. Je pari n'importe quoi qu'elle va les réveiller.

- Et les céréales ? je demande en remarquant qu'il n'a pas de sac.

- Oh, en fait il en restait. C'était juste une excuse pour sortir sans que tu m'embêtes.

Je feins le choc, et il sourit avant de m'embrasser.

- Je t'aime mon coeur.

* * *

On a décidé d'attendre un peu avant d'annoncer nos fiançailles aux enfants... ou a qui que ce soit d'ailleurs. C'est notre petit secret pour l'instant, et ça me plaît bien.

La semaine passe tranquillement. Je suis resté à Doncaster, bossant dans sur mon bureau. Ca me fait bizarre de travailler ici. Le plus étrange a été lorsque Louis s'est lui aussi installé à son bureau. Là, j'avoue qu'on a pas tenu longtemps avant de se retrouver nus...

Perdu dans mes pensées, je sursaute lorsque la porte d'entrée claque.

- Léo ? je lance assez fort en espérant qu'il m'entende.

Parce-qu'il n'y a que lui pour claquer la porte d'entrée comme ça.

Alors que j'allais me lever pour vérifier si c'était bien lui, Léo apparaît à l'entrée du bureau, la tête baissée.

- Papa est pas là ? il marmonne.

- Non pas encore, je réponds en jetant un coup d'oeil à l'heure sur mon ordinateur. Pourquoi ?

- Je...

Il inspire profondément et relève la tête. Les larmes roulent sur ses joues.

- Faut que tu m'aides Harry...

***

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