Fly away
JOUR 1
C'est une première secousse qui me tire brutalement de mon sommeil ainsi que le bruit environnant. Au début, c'est flou et lointain, le temps que je reprenne entièrement connaissance. Et puis, d'un coup, la panique. Les gens hurlent, courent et s'enfuient en tous sens. Leurs pas s'entremêlent dans les rangées, ils se bousculent les uns les autres, des feuilles volent et des assiettes se cassent. Les fauteuils se déchirent sous les griffures de certains.
Une seconde secousse et... plus rien. Tout est rentré dans l'ordre, le calme est revenu. Chaque passager est assis sur son propre fauteuil, les sacs sont en ordre. Personne ne crie. L'ambiance est sereine, sans aucun bruit, presque inquiétante.
Je secoue légèrement ma tête afin d'être sûre que je ne suis pas en train de rêver. Lorsque je tourne un peu ma tête sur la droite, je prends conscience de la présence de quelqu'un sur le siège à ma droite et sursaute légèrement. C'est un jeune brun, et le calme avec lequel il respire m'informe qu'il est assoupi. Son sac est posé entre ses pieds, et une étiquette m'indique qu'il se prénomme Dylan Worth.
Une lumière se met à clignoter sur la tablette incrustée dans le fauteuil devant moi m'informe que le vol à destination de Paris entamera sa descente dans 68 minutes. Et c'est alors que pour la première fois depuis que j'ai ouvert les yeux, je me demande pourquoi je me trouve dans cet avion. Je ne me souviens de rien de ma soirée de la veille et quoi qu'il soit en train de se passer, je ne devrais pas être là. Pour commencer, je ne supporte pas les avions.
Quelqu'un sur la rangée de fauteuils en diagonale de moi se retourne et croise mon regard. Elle incline ensuite la tête pour me saluer je suppose. Evidemment, je n'ai aucune idée de qui ça peut être. Je lui rends la pareille en souriant légèrement et j'en profite pour la détailler discrètement. Elle est blonde, de taille moyenne à mon avis et c'est à ce moment là que je me rends compte qu'elle porte un uniforme en cuir noir, avec un t-shirt de couleur rouge bordeaux.
C'est ainsi qu'en prenant le temps de détailler tous ceux que j'aperçois autour de moi, je me rends compte qu'on a tous la même tenue.
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