Chap #67
Popopopo bon, je vais essayer de produire un peu de distraction pour ces journées de confinement, qu'on puisse au moins se distraire un peu !
Alors voici un chapitre un peu plus longs que d'habitude.
Bonne lecture ;)
***
J'avais attendu avec impatience dimanche soir, on fait ça chez lui pour être tranquille. Je râle de la pauvreté de variété d'ustensiles de cuisine qu'il possède. Je me débrouille quand même.
J'épluche et découpe des légumes, une playlist passe sur son enceinte et lui me regarde sagement, assis sur la table de la cuisine.
- Tu veux m'aider ? demandais-je.
- Non, ça ne marche pas comme ça, tu cuisines pour moi, je vais pas t'aider.
- Reste pas là à me fixer alors.
- Pourquoi, je te perturbe ?
- N'imp.
- Alors je reste, j'aime bien te regarder faire, déclara t-il.
Je continue de préparer la recette et après quelques temps il semble décider que regarder ne suffit pas et je sens ses mains parcourir mon dos.
- Tu me déconcentres, l'informais-je.
- Ça va, je sais que tu es parfaitement capable de gérer ça, où ça, dit-il en passant sa main sur mon entre-jambe.
Ok, au début, je n'aurais pas cru qu'il puisse parfois se montrer si... entreprenant. Mais il semblait de plus en plus en confiance sur ce plan là. Il mettait mon self contrôle à rude épreuve et j'avais terriblement envie de le prendre là, sur sa putain de table de cuisine. Après. Je prépare la sauce et met le chou à mariner dedans pendant que je panne le porc.
-Putain, t'es intenable en réalité, dis-je après avoir lâché un gémissement par mégarde sous une de ses caresses.
- C'est pas ma faute si tu es si désirable quand tu cuisines.
-Je vais finir par me faire mal !
-Je te soignerais.
Je profite du fait que j'ai encore rien mis sur le feu pour me retourner, placer mes mains sur ses hanches, le pousser jusqu'à la table et l'embrasser avec ardeur.
-Bon si tu continues comme ça on va jamais manger.
- Ok, je serais sage, jusqu'à ce que tu ais fini.
- Mouais
A mon grand regret, il tint sa promesse et je déposais finalement les deux assiettes sur la table, il éteint la lumière et je me rends compte qu'il avait allumé quelques bougies.
-Carrément ? dis-je.
- Je te sors le grand jeu.
- Ouais, enfin c'est quand même moi qui ai fait la cuisine...
Je le regardais du coin de l'œil alors qu'il goûtait les pâtes et je vis un peu de chaleur apparaître dans ses yeux.
- Ça te plait ?
- C'est parfait, me répondit-il.
J'étais heureux. Quand j'ai commencé à faire de la cuisine, je faisais toujours tout goûter au nerd, j'adorais ça, son admiration et aussi le fait qu'il aime quelque chose que j'ai préparé pour lui. La cuisine pour moi, c'était une façon de partager quelque chose, de dire je t'aime.
Je pris quelques spaghettis bruns entre mes baguettes et les porte à ma bouche. C'est ok, mais honnêtement je ne sais pas pourquoi Shoto aime autant ça.
-Tu es vraiment doué pour ça, dit-il en pointant son assiette avec ses baguettes.
- Je suis doué pour tout, au cas où tu ai pas remarqué.
- Tu es pas doué pour exprimer tes sentiments, me répond t-il sans réfléchir.
Ok, c'est vraiment sorti du cœur, un peu vexant tout de même... Je me mords l'intérieur de la joue, je vais vraiment tomber dans ce piège grossier ? Après tout si ça lui fait plaisir...
- Tu veux savoir ce que je pense, ok, alors j'ai envie de passer tout mon temps avec toi, même si on fait rien de spécial et je veux dormir avec toi, même si on baise pas. Et je veux cuisiner pour toi pour te rendre heureux. Grâce à toi, je me sens moins seul, moins malheureux, moins en colère parce que je t'aime. Et ne t'avise pas de te resservir de ce genre de subterfuge à la con sur moi tout le temps. Je suis doué pour exprimer mes sentiments. J'aime juste pas le faire.
Il me regarde avec un petit sourire de la victoire. Ce que ça m'énerve.
-J'admets que c'était pas si mal, mais je pense que tu peux mieux faire.
Je lève un sourcil, sérieusement, ce mec est vraiment un con parfois.
- Parce que moi, j'aime te voir cuisiner pour moi parce que ta présence m'apaise et m'enflamme à la fois. J'aime te voir te concentrer, bouder, râler. J'aime ce que nous sommes quand nous sommes ensemble. Je me sens tellement bien, tellement léger. Je ne savais pas que c'était possible de se sentir ainsi alors que tout en moi est en ébullition. Quand tu es loin je t'imagine, et mon cœur s'emballe. J'en veux encore plus. Même si ce que j'ai est déjà si bon, je ne veux jamais que ça cesse. Les sentiments que je ressens sont si forts, je n'arrive pas à les contenir. Pourtant ça ne me ressemble pas et jusque là j'avançais à tâtons en amour. Mais avec toi, tout est clair, je suis sûr de moi, je veux tout du moment que tu me laisses t'aimer.
Mon cœur faisait un putain de course dans ma poitrine. Je me reprends et essaye de dire calmement : "T'es pas mauvais non plus".
Il se lève et me tend la main, je me relève et il passe ses mains sur mes tempes, approchant son visage, puis, dépose ses lèvres sur les miennes. Tout doucement il les glisse contre les miennes, il colle son corps contre le mien. Ça n'a plus rien de l'approche très directe de tout à l'heure. Il est délicat et sensuel. Je le tourne légèrement pour pouvoir l'appuyer contre la table et mes mains caressent ses flancs pendant qu'il fait glisser ses bras autour de mon cou.
Il relève la tête et je dépose des baisers dans son cou, je lèche la peau, l'aspire entre mes lèvres alors que mes mains se font un chemin sous son t-shirt.
Il met fin à mon petit jeu et me tire jusqu'au lit puis me pousse dessus. J'aime qu'il prenne les devants, j'aime qu'il me rende fou, j'aime me laisser faire tout en râlant.
Il défait ma ceinture, tire d'un coup sec sur mon jean et l'enlève. Il se déshabille doucement devant moi avant de me grimper dessus. Il place ses mains de chaque coté de ma tête et se penche. Ses cheveux commencent à être longs, ils viennent me chatouiller le visage. Je profite du moment pour me plonger dans ses yeux si uniques, ce regard qui me semblait si froid et qui maintenant me brûle. Il prend possession de ma bouche alors que je suis déjà si fébrile.
Depuis que je me suis laissé allé, il me rend fou ce mec. Avec son insolence, son calme et son putain de corps.
Je grogne en repoussant son t-shirt au dessus de son torse et il le jette au sol, m'extirpant ensuite du mien. Il migre jusqu'à mon torse où il se met à sucer avec force mes tétons alors que sa cuisse appuie contre mon entrejambe.
Je grogne, j'agrippe ses fesses, j'ai juste envie de le laisser faire, juste envie de me laisser ressentir tout le bien qu'il me fait. J'abandonne toute pudeur et ne retiens aucun des gémissements qui montent de ma gorge. Je croise son regard et il me ferait presque peur, il semble se délecter de la situation. Tant mieux.
Je le sens glisser sa main le long de mon ventre et je renverse ma tête contre le matelas lorsqu'il saisit mon sexe. Je grogne, alors qu'il m'embrasse dans le cou, laissant glisser sa langue le long de ma peau, s'approchant de mon oreille.
-Je veux t'entendre, encore.
- Il ne tien qu'à...hummmpf
Je ne peux pas finir ma phrase a cause du plaisir qui me met dans un état de transe. Je veux vraiment me laisser aller, là, j'ai envie de laisser sortir tout ce qui me retient depuis des années, toute cette frustration, toute le ressentiment que j'ai accumulé. J'ai envie que le désir qu'il provoque en moi me submerge et emporte tout ça. Qu'il me fasse vivre ce qu'aucun autre avant ne m'a fait vivre. Je sens ses doigts s'occuper de mon membre et je glisse mes doigts dans ses cheveux alors qu'il me mordille le lobe de l'oreille.
Putain...
-Continue... laissais-je entendre, dans un soupire d'aveux.
Je ne comprenais pas ce qu'il se passait avec lui, pourquoi il arrivait a me faire ressentir ça. Était-ce parce qu'il m'avait attendu, désiré, accepté, supporté... Lui, plus que quiconque, car il m'aime pour ce que je suis avec la force des sentiments que je peux ressentir pour... non, je ne veux pas penser au reste. Je veux juste ça. C'est la première fois depuis des années que je ressens cette force en moi pour un autre. Cette envie qui ne sera pas celle d'une aventure sans lendemain. La première fois. Et je veux que rien ne la gâche.
Il relève le visage avant de reprendre ma bouche et je crois que c'est ce que j'aime le plus. La douceur de sa langue contre la mienne m'excite encore plus que sa main enroulée autour de mon membre et l'addition de ces deux sensations me demande toute ma volonté pour ne pas venir immédiatement. Je voudrais encore prolonger ce moment...
Il sépare nos bouches pour me chuchoter a l'oreille.
- Dès que je t'ai vu, j'ai ressenti un truc si fort pour toi... mais je pensais pas que je te désirais tellement. Tu me rend fou quand tu es comme ça, je brûle...
Mon esprit s'enflamme et je plonge sur ses lèvres pour les mordre. Il s'éloigne.
- Je veux t'entendre jouir, m'intime-t-il avec un regard d'avertissement alors qu'il descend vers mon sexe et commence à le lécher.
Je grogne, je gémis, je m'exprime, enfin, sans mots du moins. J'agrippe le drap dans une de mes mains. Je me redresse et ma main part à la recherche de son sexe tendu. Mais il éloigne ma main délicatement. Je le regarde, surpris.
- Laisse-moi faire et laisse-toi juste aller... C'est pas mon orgasme que je veux ce soir. C'est le tien. Je veux tes cris. Je veux ton souffle. Je veux te sentir tendu et humide...
Il passe ses doigts justes sous mon gland et j'en tremble. Je le vois sourire avec contentement.
-Tu n'imagines pas le plaisir que je ressens à te sentir comme ça, à te voir réagir à ce que je te fais. Ça m'excite tellement.
Et moi j'aime tellement le voir dans cet état. Il est à moi. Il est là pour moi. Et c'est tellement bon de le voir prendre du plaisir à travers le mien.
Je glisse mes doigts dans ses cheveux et appuie légèrement sur son crane. Ses doigts ne suffiront pas. Il me regarde avec envie et descend son visage jusqu'à mon membre dressé et humide. Il le lèche en me fixant, je respire fort, puis il me glisse dans sa bouche. J'épouse si bien la forme de ses lèvres. Je gémis, grogne, halète... et je sens que plus je réagis, plus il s'active. Ses doigts se crispent sur mes fesses, je l'entends même pousser des petits couinements de contentement. Parfois il jette des regards vers moi. Je me sens.. puissant. Mais pas la puissance d'un mec qui se fait sucer. Non, la puissance du copain de Shoto putain de Todoroki.
Il relève son visage, et toujours proche de mon excitation il me demande...
- Dis moi que t'aimes ça Katsuki... je veux t'entendre me le dire.
- A ton avis...
- Dis-le...
Je serre les dents mais je suis presque dans un état second.
- Bien sur que j'aime ça. Tu le vois, tu le sens, alors putain... continue.
Je vois ses yeux s'illuminer alors qu'il se me prend à nouveau en bouche. Je le sens glisser un doigts entre mes cuisse, me caresser entre les fesses, entrer en moi. Je serre les draps. J'ai chaud. Si chaud. Je le sens partout, en moi, autour de moi... Je m'y perds. Sa bouche, sa chaleur, sa putain de douceur. Je me sens durcir toujours plus, et ses mouvements rapides ne me permettent pas de me retenir. En fait je n'en ai pas envie. J'ai juste envie de venir en lui. Encore. Toujours. Et c'est dans un râle de plaisir que mon corps se tend et qu'il me prend entièrement, accentuant mon plaisir.
Mes esprits me reviennent petit à petit, alors qu'il se relève en essuyant sa bouche. Je vais pour lui donner à mon tour du plaisir mais il me repousse encore et s'allonge sur le lit en se collant à moi.
-Je n'ai pas envie de plus... ce que tu m'as donné me suffit. Juste toi.
Il a l'air aussi épuisé que moi et je comprends alors qu'il a fait ce que peu ont fait dans ma vie : me donner sans rien attendre en retour.
***
Bon je dois le dire, j'ai eu besoin d'@aka-Shoto sur ce coup là.
=> Trop de génialitude dans ce lemon, merci pour ton aide 💖
Que tout le monde écrive un petit mot à sa gloire si vous avez kiffé le lemon 🍋🍋🍋🍌
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