Chapter 48
Evana
— Quoi ? Jamais de la vie je ne ferais ça !
Je croisais les jambes et buvais d'une traite mon jus de fruit. Il me fixait, comme si je l'avais offensé.
— Je te dis juste de le draguer le temps qu'on l'emmène dans le lieu du rendez-vous.
Avec Dario et Zack, nous avions fait un plan. Mais nous étions hors la loi et cela m'épouvantait. Ils voulaient séquestrer les deux acolytes.
— Tu es très bonne actrice en plus ! Se moquait gentiment Zack alors que je lui mettais un coup de poing sur l'épaule.
— Une fois enfermés, qu'est-ce qu'on va faire d'eux ? Je demandais à Dario.
Il ne me répondait pas et les deux hommes s'échangeaient des regards complices.
— On va discuter, disait Dario en mimant des guillemets.
— Mais Dario, et si on finit en taule ? Fait pas de folie ! Je le prévenais.
La porte de la cuisine claquait, c'était Arun qui nous avait interrompus.
— Tu veux quelque chose mon coeur ? Je demandais alors que je fusillais Dario du regard pour qu'il se taise.
Arun se prenait un verre d'eau puis venait m'embrasser la joue.
— Je vais dormir maman, bonne nuit.
— Fait de beaux rêves, je murmurais en lui souriant.
Zack me faisait la bise et entrait aussi chez lui, alors que je refermais la porte, Dario s'installait sur le canapé.
— Tu comptes dormir ici ? Je murmurais alors qu'il fermais ses yeux.
— Ne crois pas que je t'ai pardonné de tes cachoteries !
— Tu ne dors pas avec moi ? Je questionnais une seconde fois, triste.
— Non Evana, bonne nuit. Il me tournait le dos.
Tu es têtu comme une mule Dario! Grandis un peu !
Je cherchais une couverture dans le placard et le trouvais enfin. Je m'en allais dans le salon et il s'était déjà endormi. Je le couvrais et m'asseyais auprès de lui, sur le tapis. Je n'arrivais pas à m'empêcher de le relooker, ses longs cils noirs étaient en accords avec la couleur de ses sourcils. Sa bouche était petite et lorsque je posais ma main sur sa joue, sa peau ne me piquait pas, il s'était rasé la barbe.
— Comment un homme aussi viril peut avoir des caractères propre à un gamin ?
Il se tournais soudainement et ma main restait entre son cou et son menton. Je souriais et passais mes mains dans ses cheveux lisses et bruns.
Je l'aime tellement.
J'avais eu un instant de bonheur mais me connaissant, il était probable que cela ne dure longtemps. Un problème était à peine résolu qu'un autre survenait et comme toujours, c'est moi et Dario qu'on souffrait. Comme si le monde entier voulait nous séparer mais que nous nous obstinions à rester ensemble.
— Pardonne-moi mon amour, je lui chuchotais en posant ma tête sur le petit espace vide du canapé alors que ma main était toujours emprisonnée.
~
— Papa, tu devrais réveiller maman, j'entendais Léon parler.
Mais je ne voulais ouvrir les yeux, je voulais connaître la suite de mon rêve, ce rêve où ma mère m'avait apprise beaucoup de chose. Je désirais la revoir, embrasser ses rides sur le coin de ses yeux et lui dire que j'étais fière d'avoir une mère telle qu'elle.
— Filez à l'école, je vais m'occuper d'elle, les rassurait Dario.
J'entendais la porte claquer et j'ouvrais doucement les yeux à contre coeur. J'étais allongée sur le canapé et il s'était accroupi devant moi. Il ouvrait la boucle pour parler mais je ne lui en donnait pas l'occasion.
— Je suis navrée Dario. Je te promets que j'essaye d'être forte et de me tenir près de toi, mais j'ai encore beaucoup à apprendre. Je suis une proie facile pour les gens, ils me font facilement tomber dans leurs pièges. J'ai cru que mon âge m'avait permis d'avoir une certaine maturité et que j'avais vécu tout les malheurs du monde. Mais j'ai été sans doute naïve de penser que désormais personne ne nous dérangerais, j'ai sur-estimé les gens. Je pensais que tout le monde ne pouvait pas être mauvais, je me suis méprise encore une fois, une larme glissait sur ma joue alors que je me retenais de ne pas éclater en sanglot.
J'avais l'impression d'être une petite fille sans défense et que malgré tout mes combats. Je n'arrivais à contrer ces gens mauvais qui nous tournaient autour. Ces insectes qui tentaient de nous piquer et s'abreuver de notre sang. Cela me répugnait, notre bonheur était contesté par ces personnes, sans doute parce qu'ils sont jaloux ou pour d'autres raisons secrètes que j'ignore...Mais je détestais que ces négativités se répercutent sur notre couple. On avait parcouru tant de chemin avec lui, la peur de le perdre était constant, je ne voulais pas être privée de l'homme que j'aimais.
Sans que je m'y attendes, il m'attirait soudainement à lui en me tirant par le haut de mon pyjama et m'embrassait à pleine bouche. Sa chaleur enveloppait mon corps, je saisissais ce qu'il voulait dire à travers ce baiser. Il ne m'en voulait pas, il me pardonnait. Entre nos lèvres, je sentais un goût salé, lorsque je me décalais je remarquais que lui aussi, comme moi, avait laissé couler une larme.
— Dario...?
Son regards me fuyait.
— Je déteste tu as compris ? Je déteste voir les gens s'en prendre à toi. Tu étais confrontée à tant d'épreuves, tu ne doit plus endurer quoi que ce soit, ce n'est pas juste.
Je l'avais pris dans mes bras, j'étais tellement heureuse d'avoir un mari comme lui, il avait tout les qualités que je cherchais chez un homme, mais le plus important, c'était que je comptais énormément pour lui.
Il poussait un gémissement de douleur et s'éloignait légèrement de moi.
— Tu n'as plus à t'inquiéter.
Il essayait de partir du salon mais je lui barrais la route.
— Comment ça ? Je le retenais pas le bras.
— On a réglé ça avec Zack la nuit dernière, il a eu ce qu'il méritait.
L'ont-ils tués ? Non non, c'est impossible ! Jamais ils ne feront ce genre de chose.
— Nous avons débarqué dans sa chambre d'hôtel accompagnés des flics et Zack a enregistré ses aveux, tu sais quand tu es un peu haut placé, tu as une certaine autorité et les flics préfèrent t'avoir comme amis.
Je le remerciais alors qu'il lançait une injure.
— Qu'est-ce qui ne vas pas Dario ? Il se tenait le bras et montait des escaliers alors que je le suivais.
— J'ai juste envie de dormir, laisse-moi me reposer tu veux ? Il murmurait en me claquant la porte de la chambre en pleine face.
Qu'est-ce que tu me caches Dario ?
Je poussais la porte et je le vis entrain de déboutonner difficilement sa chemise mais lorsqu'il m'entendait m'approcher il se couvrait aussitôt.
Il commence sérieusement à m'agacer.
Je m'approchais de lui et tentais d'enlever sa chemise mais il ne me laissait pas faire.
— Bordel Dario, qu'est-ce qu'il te prends encore ?
Il posait ses mains sur le lit et évitait mon regard. Je lui enlevais doucement sa chemise et j'étais affolée après avoir vu ces marques sur son corps. Certaines parties étaient rougies d'autre parties étaient complètement arrachés, des cicatrices étaient présentes. Je restais muette, qu'est-ce que je devais dire ? Il remontait sa chemise.
— Pourquoi tu te caches ?
— Tu dois me trouver répugnant. Il se levait et s'échappait à la salle de bain mais j'étais toujours à ses trousses.
— Ce que tu viens de dire est insensé, je l'avais pris par la main et avais coller mes lèvres aux siennes. Il était immobile, comme surpris de mon action, c'est seulement quelques minutes plus tard qu'il m'embrassait en retour.
Je le regardais dans les yeux et lui rappelait,
— Tu te souviens de ce qu'on s'est promis ? Qu'on restera toujours ensemble jusqu'à la mort et...
— même après. Il avait collé son front contre le mien.
Il s'asseyait sur le rebord de la baignoire et je le déshabillais, j'avais réussie à attraper une pommade pour les brûlures dans le meuble et je l'appliquais tout en soufflant sur ses plaies. Il serrait les dents, sa blessure encore récente, cela allait lui faire souffrir pendant un bout de temps, jusqu'à qu'elle cicatrice.
Il semblait plus apaisé mais il ne me parlait encore pas de la manière dont il s'était fait cela.
— Tu vas devoir supporter cette vue pendant longtemps, il disait.
— Supporter ? Jamais je ne me lasserais de te regarder Dario, quoi qu'il arrive. Même si tu te teint les cheveux en rose, je t'aimerais toujours autant.
Il a enfin rit !
J'aimais tellement l'entendre rire, c'était comme une mélodie dans mes oreilles et je ne voulais que ça ne s'arrête. J'étais de plus en plus amoureuse de Dario et mes sentiments se quadruplaient de jour en jour.
Avis ? ❤️🌙
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