Chapter 47

Evana,

— Quoi ! Zack s'était brûlé avec son café chaud tout en m'écoutant.

Je haïssais la tête honteuse, j'avais l'impression d'avoir trompé Dario. Et ce sentiment me détruisait complémentent.

— Je te jure que je l'ai giflé, je...je ne savais pas comment réagir, j'avouais.

— Tu m'étonnes ! Ce n'est pas tout les jours qu'un employé embrasse son boss !

J'indiquais à mon amis de baisser d'un ton, tout le monde nous regardait. Je voulais me faire toute petite, voir complètement disparaître.

— Heureusement tu m'as sauvé la mise ! Si tu ne disais pas que j'étais chez toi, j'allais sûrement avoir du mal à me justifier à Dario.

Il me prenait la main, le regard soucieux.

— Tu devrais quand même lui dire, si tu lui cache un mensonge, ce poids va petit à petit s'alourdir jusqu'à que tu ne puisses plu le porter. Il ne faut pas que ça prenne beaucoup trop d'ampleur.

Je hochais la tête, Zack avait raison, je ne voulais pas qu'un tout petit problème cause beaucoup de dégâts. Je voulais à tout prix éviter cet effet boule de neige et je comptais coopérer pour cela.

— Pourquoi tu es obligé d'avoir toujours raison ?
Je murmurais en prenant une viennoiserie. 

— Je suis parfaitement parfait, il se dandinait sur sa chaise afin d'arranger sa veste.

— Désolé Tom Cruise!

On continuait à parler, il me divulguait des informations sur la famille de son copain actuel et je lui demandait aussi des nouvelles de son cousin qui m'avait beaucoup aidé lorsque Arun était blessé, apparement, il a déménagé en Russie avec sa petite-amie, j'étais tellement heureuse pour lui.

Une douce mélodie provenait de la poche de Zack et il décrochait sans daigner regarder l'écran. J'entendais quelqu'un crier à l'autre bout du fil, je fronçais les sourcils. Qui pouvait être à ce point méchant avec mon meilleur ami ?!

— D'accord, j'arrive tout de suite.

Il raccrochait et me regardait droit dans les yeux.

— Qu'est-ce qu'il se passe ? C'était qui ce con qui ne faisait que t'engeuler ?

Il payait l'addition alors que j'étais encore perplexe de ce qui venait de se produire.

— Nous devons aller voir ton mari, il s'est passé quelque chose, c'est sûr.

~

Arrivé devant le grand bâtiment, j'avais la boule au ventre mes anciens collègues me saluaient et j'apercevais Greg près de la photocopieuse et m'en allait vers lui afin de lui dire bonjour. Il relevait la tête vers moi et ses yeux s'étiraient.

— Evana, je n'ai pas eu le temps de t'appeler mais je voulais te remercier.

Je serrais mon sac à main pendu sur mon épaule.

— Apparement tu as parlé de l'adoption avec Alice et elle est plutôt heureuse, on a même commencé les procédures tu sais ?

Il récupérait la pile de feuilles issues  de la machine.

— Je suis sûre que vous ferez d'excellent parents, votre enfant sera très chanceux ! Je lui souriais sincèrement.

— Je n'en doute pas mais...son père est encore contre notre décision, il a complètement coupé les ponts avec sa fille...

La nouvelle me bouleversait, comment un père peut rejeter sa fille parce qu'elle n'arrive pas à procréer ? L'héritier doit-il nécessairement avoir le même lien de sang ? Quel absurdité !

— Je vais la contacter, on fera des sorties entre copines pour lui remonter le moral ! Je le rassurais.

— C'est super, je te laisse, je pense qu'il t'attends, il chuchotait en montrant Zack du menton.

Je répondais par l'affirmatif et montait dans l'ascenseur avec Zack, ce dernier me laissait passer avant lorsque nous fîmes devant le bureau de Dario, alias le colérique. Installé sur sa chaise en cuir noir, les bras croisés contre son buste, il nous attendait visiblement depuis un moment.

— Zack, tu m'as dis ce matin qu'Evana était chez toi n'est-ce pas ?

Ce dernier donnais une réponse positive , faisant durer le mensonge,
— Oui.

— Très bien, tu peux partir, je dois parler en tête à tête avec ma femme.

Zack me regardait, comme s'il avait pitié de moi. Je lui avait jeté un regard comme pour lui dire « aide-moi » mais il quittait la pièce. Mon visage était encore figé sur la porte, en espérant secrètement qu'il revienne me chercher. Mais il ne le fit pas.

— Evana Hayz, tu ne penses pas que tu me dois des explications ? Dario se redressait et faisait quelques pas vers moi.

J'étais perdue, d'habitude, le déchiffrer n'est qu'une question de temps mais maintenant, je n'arrive plus à le cerner, est-il en colère ? Ou heureux ?
Son sourire s'agrandissait, lorsqu'il se baissait vers mon visage, j'étais petite en taille et il s'en moquait bien.

— Des explications sur..?

— Sur l'endroit où tu as passé la nuit ?

Je me massais la nuque.
— Bah, chez Zack, tu le sais, il te l'as dit. Il te l'as bien dit non ?

Oh merde, j'ai trop répété, il sait que je mens.

Il avait mit un coup sur son bureau en bois et je sursautais en fermant les yeux, il me faisait parfois peur, je ne pouvais le nier.

— Regarde, ça a l'air d'être chez Zack ? Et là, c'est Zack ?

Il me montrait des photos, prises à mon insu. Pourquoi est-ce qu'il y a des images de moi avec lui ?

— Écoute Dario, je sais que tu peux te faire des idées avec ces images mais la vérité est tout autre chose.

Il faisait les milles pas, en se passant les mains dans les cheveux et en soupirant.

— Jette un coup d'œil à la dernière photo, oui, vas-y regarde la dernière photo bordel de merde.

Il avait prit un objet de son bureau et le fracassait contre le sol, j'avais tressailli, qu'est-ce qu'il se passait bordel ? C'est maintenant où jamais, je devais lui dire la vérité.

Je regardais la dernière photo comme il me l'avait précisée. Mon estomac se retournait et ma tête était à présent embrumé, pourquoi je ne me souvenais de rien ?! J'étais en sous-vêtements allongé sur un lit, le lit dans lequel j'ai ouvert mes yeux ce matin.

— Écoute Dario, je te jure que je me souviens seulement que Rayan était venu à l'entreprise, qu'il m'avait menacé et le lendemain je me suis réveillée chez Olivier, apparement je me suis évanouie.

Il s'arrêtait et me regardait.
— Olivier ? Rayan ? Il t'a menacé et tu m'a rien dit mais putain Eva !

Je lui prenais la main et son regard suivait mon geste. Il tenait fermement ma paume et remarquait ma peau brûlée.

— Qui t'as fait ça ?

Je secouais la tête.

— Evana ! Il s'énervait.

— C'est Rayan mais je peux me débrouiller, vraiment.

Il m'avait collé contre son torse et me caressait les cheveux.

— Evana, tu n'as peut-être pas de père ou de frère, mais tu m'as moi, un homme doit te soutenir lorsque tu traverses un moment difficile, alors laisse-moi m'en occuper d'accord ?

Je pleurais, en me blottissant contre lui.

— Je te jure Dario que je ne me souviens de rien, je n'ai rien fais de mal, je ne veux pas être sensible comme ça, je veux être capable de contrer tout ces hommes malveillants.

Il se décalait et m'observait.

— Il s'est passé autre chose ? Quel autre homme ? Evana, dis-moi tout avant que je m'énerve.

Je déglutissais, il me mettait la pression. J'observais le parquet, en évitant de croiser son regard.

— Olivier m'a embrassé.

Il serrait les poings.
—Olivier ? Qui s'est ?

— Mon employé, celui qui m'a transporté chez lui quand je me suis évanouie.

Il s'installait sur sa chaise et regardait les images, son regard était sombre, il frappait des talons à plusieurs reprises.

— Evana, je pense que Olivier travaille avec Rayan, autrement, comment pourrait-il m'envoyer des photos de toi dans l'appartement de ton employé ?

— Tu fais peut-être des conclusions hâtives...

Il brandissait un morceau de papier, je lisais à voix haute,
— Soit ta chère femme quitte son entreprise, soit elle n'a plus d'honneur à Londres, crois-moi je suis capable de publier ces photos.

Il avait raison, ils m'avaient tendu un piège.

Dario s'était rapproché de moi et avait effacé mes larmes de ses pouces. Je me sentais tellement idiote de ne pas avoir voulu de son soutien, il était ma seule famille, je ne devais pas avoir peur de me reposer sur lui...

— Je suis désolée Dario, vraiment, je ne voulais pas t'inquiéter mais j'ai encore semée la pagaille.

— Je n'ai jamais douté de toi Evana, mais ne me ment plus.

Je reniflais en lui promettant d'être sincère.
Il me tendait son poing.

— Que dirait-tu de faire équipe ?

Je collais mon poing contre le sien.

— Oui.

Il déposait un baiser sur mon front.


Avis ? ❤️🔆

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