Chapter 18

Les jours passaient et je me retrouvais de plus en plus amoureuse de l'homme avec qui je partageais ma vie.
Aujourd'hui, je devais organiser une soirée, pour la fête de fin d'année de l'entreprise, l'automne avait déjà pointé le bout de son nez.
Les feuilles avaient jaunis et décoraient les sols de la ville de Londres. L'automne était ma saison préférée, je me souvenais de mon père m'emmenant à son Café préféré pour m'acheter une boisson à la cannelle. Il se situait pas très loin de Chelsea.

Des bras m'enlaçaient alors que je sirotais mon café en regardant par la baie vitrée qui donnait sur le London Eye.

On est au bureau mon amour.
Je murmurais pour lui faire prendre conscience.

Mais il ne bronchait pas.
Evana, tu es vraiment quelqu'un d'incroyable...Tu fais tellement de chose pour moi...et pour ma fille. Durant ces mois qui sont passés, j'ai vraiment compris cela...tu es la personne qui manquait à ma vie.

Il était reconnaissant mais je ne voulais pas qu'il se sente redevable, j'étais comme ça, c'était naturel, j'aimais aider les personnes.

Et toi, tu manquais à la mienne Dario...Vraiment...
Je me retournais vers lui en déposant ma tasse de café sur mon bureau.

Tu sais au début, je te prenais pour quelqu'un de narcissique, d'hautain, playboy et maniaque.
J'avouais.

Mais...

Mais, je continuais, tu es seulement maniaque, je lui souriais.

Il te ressemble Evana, qui se ressemblent s'assemblent !

Ce n'est pas vrai.

Si! Regarde, tu tri les livres de ta bibliothèque par couleur et noms d'auteurs . Tes dossiers sont triés par rang alphabétique.
Tu n'aimes pas voir quelque chose qui n'est pas rangé à sa place.

Il se grattait l'arrière de la tête.
Ce n'est pas par plaisir que je suis devenu comme ça tu sais..? C'est pour Lola, pour qu'elle ne ressente pas le manque de sa mère, j'ai essayé d'être père et mère pour elle, mais j'ai vu qu'il manquait toujours quelque chose dans son coeur.

Je le prenais dans mes bras, il avait eu la vie dure...
La porte de son bureau toquait.

Je dois y aller, travaille bien.

Il quittait la pièce pour se rendre à un rendez-vous chez un de ses partenaires, il m'avait dit qu'il ne serait pas nécessaires de venir alors j'allais pouvoir passer plus de temps sur ce projet de fête mais aussi avec Lola.

Mon téléphone vibrait dans ma poche je le prenais et décrochais, c'était un numéro inconnu.

Bonjour ? Je murmurais.

Bonjour Evana.
C'était un homme.

On se connait ?

Peut-être.

Qui êtes-vous ? Comment avez-vous eu mon numéro?

Doucement tigresse , une question à la fois.

Dîtes-moi qui vous êtes bordel ! Je criais hors de moi, en commençant à stresser.

Il riait.
Tu le sauras bientôt, en tout cas, cette chemise bleu et ce jean de la même couleur te va à ravir.

Comment savait-il que je m'étais habillée ainsi ?

Je commençais à regarder dans la pièce à la recherche de caméra mais rien, je regardais dehors mais je ne voyais rien à part des immeubles et des gens qui marchaient dans la rue.

Ne me cherche pas au loin, peut-être que je suis plus près.

Sa voix m'effrayait.
Je me dépêchais de récupérer toutes mes affaires, je raccrochais et appelait Dario mais il ne me répondait pas.
Paniquée j'attendais l'ascenseur, mais n'étant pas encore arrivé à mon étage, je devalais tout les escaliers à une vitesse qui me surprenait moi-même.

Arrivée en bas, je me précipitais pour trouver un taxi car Zack avait accompagné Dario.
J'en arrêtais enfin un sur le côté, je lui donnais l'adresse et il suivait l'itinéraire que je lui avais demandé.
Je commençais à expirer, ça m'avait apaisé.
Quelques minutes plus tard, au lieu de prendre la route à gauche, il prenait la route à droite.

Monsieur, monsieur vous vous êtes trompé... Je le reprenais.

Je ne crois pas. Il enlevait sa casquette.

Je l'avais reconnu...
Laisse moi sortir d'ici ! Je criais en forçant les portes, mais elle étaient verrouillées.

Il s'était arrêté sur le bord de l'autoroute. Et se penchait sur moi. Je me débattais de toute mes forces, j'essayais de lui mettre un coup de poing mais il me bloquait les bras.

Dommage, nos cours de Karaté ne t'ont rien appris on dirait.

Il maintenait ma tête et me forçait un tissu contre le nez et la bouche.
Une soudaine envie de dormir me prenait, mais j'essayais de me débattre.
Le noir recouvrais toute ma vision...Je perdais conscience.

~

Une douleur lascinante au poignets me réveillait. J'étais dans une pièce sombre, sans fenêtres, poussiéreuse et sale.
Assise sur une chaise, j'essayais de trouver une solution pour me sortir d'ici.

Ne cherche pas ton téléphone, je l'ai jeté.

Le connard était assis à l'autre bout de la pièce, fumant une clope sur son fauteuil.

J'avalais durement ma salive et murmurais.

Tu vas me le payer.

Il se levait brusquement et venait enface de moi afin de prendre mon visage dans sa main.

Tu n'est pas en mesure de me menacer connasse.

Ce mec m'énervait fortement.

Assise sur une chaise pendant près de 10h a dû te fatiguer. Je t'ai apporté un peu d'eau. Il me tendait un goblet.
Il me le rapprochait du visage, je devais avouer que j'avais vraiment soif, ma gorge sèche me faisait mal lorsque je parlais.

Il me le versait sur le visage sans que j'eu le temps de boire.

Tu es qu'un fils de pute ! Je m'écriais.

Sans que je le vois venir, je recevais un grand coup de poing dans le visage, puis un coup de pied dans le ventre qui faisait tomber la chaise au sol, puis je ne comptais plus les coups, en criant de douleur à chaque fois, j'en pleurais même...Je n'avais jamais été cette fille courageuse et forte que je donnais l'impression d'être...

Tu m'as laissé alors que j'étais en prison ! T'as crû t'en sortir comme ça ?!

Il abattait des coups, encore et encore plus forts.
Et je perdais conscience, pour la deuxième fois...

Dario

Zack, allons directement à l'entreprise, Evana m'a appelé, j'espère juste qu'il n'y a pas de soucis à propos de l'article de presse qui vient d'être publié.

Zack conduisait jusqu'à l'entreprise et lorsque j'entrais tout le monde m'observaient sans oser parler.

Qu'est-ce qu'il se passe ? J'élevais la voix.

Tony, l'homme de la sécurité venait me voir.

Monsieur, le coffre fort dans votre chambre à été défoncé, l'argent qu'il y'avais à l'intérieur à disparu.

L'argent que je gardais pour nos investissements ?

Oui monsieur, il n'y a plus rien.

Je commençais à m'inquiéter, mais Evana, où était-elle ?

Et les caméras de surveillance ? Où est madame Hayz ?

Les caméras étaient en panne toute la journée. J'ai vu madame Hayz sortir en courant de l'entreprise en début d'après-midi.

Je passais mes mains dans les cheveux je commençais à m'inquiéter pour elle.

C'est évident non? Elle n'est plus là, l'argent n'est plus dans le coffre, elle a sûrement volé l'argent. En plus, tu as vu, apparement elle était la cause d'une fuite informationnelle dans son ancienne entreprise. Disait une employée à une autre.

Je m'inquiétais pour la vie d'Evana et je n'arrivais pas à croire que certaines pestes avaient ce genre de réactions.

Toi ! Je pointais la fille du doigt.

Elle braquait son regard sur moi.
Oui?

Vous êtes virée, venez chercher vos affaires dès demain, je ne veux plus vous voir ici.

Elle commençait à s'énerver.
Je savais qu'elle était votre pute de toute manière !

Je me dirigeais vers elle.
Vous avez franchis la limite !

Zack s'interposait entre nous, et me retenait.

Il criait à l'intention de tout le monde :
Il est 20h30 ! Que tout le monde quitte son poste de travail !

Ils obéissaient, lorsque l'entreprise fût totalement vide, je m'installais sur une chaise vers l'accueil, la tête entre mes mains, je pensais.

Autant de coïncidences, c'est impossible...

Vous doutez d'Evana ?

Je ne douterais jamais d'elle ! Mais...

Mais...?

Il se peut que ce soit un complot d'un concurrent, quoi qu'il en soit, je la retrouverais, je te retrouverais Evana...

Avis ? ❤️

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