BONUS ❤️

Je me débattais, je voulais descendre de là où je me trouvais. Personne ne pouvais m'obliger à rien, il y avait quelque chose qui s'appelait « liberté » non ? Pourquoi alors me faisait-il subir cela ? Le pire c'était que tout le monde nous observait, certains se moquant et d'autres curieux. J'avais caché mon visage avec ma main, honteuse.

Dario, descends-moi d'ici tout le monde nous regarde ! Je m'écrirais.

Depuis que nous nous étions mariés cet homme devenait de plus en plus incontrôlable. Il m'imposait ses propres règles et j'avais rarement mon mot à dire.

Arrête de faire ta chochotte tu veux ? Regarde, même Lola est sage.

Je vis du coin de l'œil la petite rire, laissant apparaître ses quelques dents, récemment elle en avait perdue deux.

Mais j'ai peur Dario comprends-moi, tu aimerais que je t'enferme dans un endroit remplis de papillon moi ?

C'était sa phobie.

Je l'entendais passer les passports aux agents de l'aéroport, ils rigolaient entre eux. Je toussais pour leurs montrer que j'étais également là mais ils s'en contre-fichaient. Je soupirais, voyager sur son épaule était un peu inconfortable, ce dernier m'avait prit comme un sac à patate.

J'avais refusé de voyager en avion et il me forçait, je n'aimait pas forcément l'attitude, j'avais voyagé une ou deux fois avec lui car j'en étais contrainte mais je ne vous dit pas tout ce qui se passait dans ma tête :
C'était un parc d'attraction là dedans.

Dario, je te déteste, je croisais les bras en gigotant dans mon siège. Dario s'était installé en face de moi et Lola juste à côté de lui.

Il me fit un clin d'œil.
Je sais à quel point tu me détestes, tu me le prouves toutes les nuits.

Je lui mis un coup de pied contre sa cheville, comment pouvait-il parler ainsi devant la petite et si elle comprenait les sous entendus ? Et si elle réagissait mal ? Et si elle ne m'aimait plus ?

Je voulais être une vraie mère pour elle, je ne lui avais peut-être pas donner naissance mais elle faisait partie de ma vie maintenant. Et mon amour pour elle était indescriptible, j'avais tellement peur qu'il lui arrive malheurs ou qu'elle soit blessé. J'étais très protectrice avec elle, je n'avais jamais été mère et j'en était qu'à mes débuts. Je savais qu'il était possible que je fasse de nombreuses erreurs mais je faisais énormément de recherche documentaire pour éviter d'en faire.

Puis dans septs ou huit mois, son frère allait nous rejoindre, j'étais déjà excitée à l'idée d'avoir une famille au complet mais j'avais également des aprioris, il était fort possible que Lola pense que je l'aimerais moins car une autre personne débarque dans la famille, ou qu'elle fasse des crises de jalousies. Elle n'aimait même pas me partager avec son père mais jamais je ne l'avais entendue m'appeler Maman jusqu'à maintenant, comme si elle était effrayée à l'idée que tout cela soit un rêve, comme si j'allais disparaître lorsqu'elle prononcera ces mots.

Dario, je ne sais pas si c'est une bonne idée d'aller en voyage alors que je suis enceinte en plus j'ai le vertige.

Il me tendait un de ses écouteurs.

Ça devrait t'aider à t'apaiser, respire profondément et ne pense à rien.

Lola lisait son livre pendant que je fermais les yeux. La mélodie émanant du piano m'emmenait tout simplement au pays des rêves. Je laissais ma tête aller contre le dossier. La voix de Dario n'était plus qu'un murmure qui résonnait dans les oreilles.

Je sentais que quelqu'un me secouait, c'était Dario, ses yeux noisettes me fixaient, son regard était doux il saisissait ma main et déposait un baiser à l'intérieur. J'ignorais si j'étais réveillée ou si c'était un rêve. Il me couvrait les jambes d'un plaid, il est vrai qu'il faisait assez froid dans l'avion. Je m'étirais et son sourire s'agrandissait.

— Qu'est-ce qu'il se passe Dario ? Je demandais.

Il levait les mains en l'air.
Il se passe rien, je te jure.

Il était grand mais pas mature pour autant.

Où est Lola ? Je demandais.

— L'avion va bientôt atterrir, elle est allée au toilette.

Mais Dario, tu devrais l'accompagner, et s'il lui arrive quoi que ce soit ?
Paniquée je me levais énervée contre le comportement irresponsable de Dario.

La petite s'approchait de nous, des stewards près d'elle. Elle avait dans ses mains un gâteau, mon nom était écrit en grand. Je ne savais plus quoi dire, elle m'avait faite une surprise.

Joyeux anniversaire, elle souriait.

Dario posait son regard sur moi.

— Joyeux anniversaire mon ange, ses lèvres se déposaient sur mon front.

Comment savait-il ma date de naissance ? Je ne l'avais pas mentionnée sur mon curriculum vitae. Comme s'il lisait en moi, il me chuchotait « Merci les réseaux sociaux professionnels ».

Je déposais un baiser sur la joue de Lola et on coupait le gâteau pour le déguster ensembles, je proposais aux Stewards de couper des petites part pour distribuer aux autres passagers qui auraient envie de goûter, ces dernières m'avaient écoutés et désormais plusieurs personnes mangeaient.

Nous étions arrivés aux îles Caraïbes, Dario avait loué une maison ici pour la semaine où nous allons faire nos vacances. À l'aéroport, une voiture nous attendait déjà, après s'être installé, nous traversons de longs chemins de terres, passant entre les palmiers. La chaleur nous avait tout de suite accueillir à bras ouverts. J'avais rapidement pu voir la couleur de la mer, il était d'un bleu éclatant. J'étais émerveillée par la vue et je sautillais comme une enfant devant la baie vitrée de la maison.

— Je n'arrive pas à croire qu'on est ici !

Lola était allée s'installer dans sa chambre.

C'est moi qui pleurait à l'aéroport pour ne pas voyager ?

Je fermais les yeux et prenais une grande inspiration, il voulait me taquiner. Il adorait me faire ça pour une raison que j'ignore mais j'entrais moi aussi dans son jeu.

Au moins je n'ai pas peur d'un papillon moi comparé à toi, tu es dans un cas plus grave que moi. Le vertige est quelque chose de curable alors que pour toi, c'est un cas désespéré.

Il m'attirait à lui, les mains sur ma taille. Son nez glissait le long de mon cou et des frissons me parcourraient, qu'est-ce qu'il me fait encore ?

— Dario ?

— Hmm ?

Je fronçais les sourcils pour me donner un air paniquée.

— Dario, calme-toi mais... Tu as un papillon sur l'épaule.

Ce dernier n'attendait pas deux minutes qu'il fit directement de grands gestes avec ses bras tentant de chasser un papillon imaginaire. Je le voyais sauter sur le canapé, en redescendre puis courir dans la pièce.
J'étais pliée de rire, lorsqu'il se rendait compte du piège que je lui avais tendu, il s'approchait de moi.

— Ce que tu as fais il y a quelque seconde n'était aucunement masculin.

Il me couvrait le visage de baiser, j'étouffais presque.

Je m'en fout, tant que je te vois sourire comme ça, je pourrais continuer à faire le guignol toute la journée.

— Tu m'aimes à ce point ? Je croisais mes mains derrière son cou.

Hmm, oui.

Et quand je serais grosse à cause de la grossesse, tu m'aimeras quand même ?

Il prenait ma tête entre son visage.

Qu'est-ce que c'est que cette question ? Cela paraît évident non ?

— Réponds moi, oui ou non ? Je détournais le regard.

Je t'aime à en mourrir Evana.

Je lui volais rapidement un baiser et m'enfuyait avant de lui murmurer ces mots :

Ça tombe bien, moi aussi je t'aime à en mourrir Dario.

Dans la chambre, Lola se battait contre sa valise, cette dernière ne s'ouvrait plus, elle avait perdu les clefs de son petit cadenas.

— Je peux pas m'habiller si ça s'ouvre pas ? Elle me demandait, une bouille triste prenait place sur son visage.

Je m'attachais les cheveux et attrapait la barrette noire entre mes doigts.

— On peut peut-être l'ouvrir.

Je pliais un bout de la barrette et le tournait dans tout les sens, au bout de cinq minutes, le cadenas ne céda toujours pas.

Pourtant dans les films ça marche, j'ai fais ma maligne et voilà...

Fatiguée, je tournais à deux reprises puis un clic se fit entendre, le cadenas lâchait.

Elle me sautait au cou.
Merci, t'es la meilleure !

— Mon coeur, viens me voir deux secondes ! Me criait Dario à partir du salon.

Je rendais l'étreinte de Lola et m'en allait voir Dario.
Ce dernier s'était changé, il portait un jean chrono et une chemise blanche à manche courte.

— Tu m'as appelé ?

— Tu as oublié de récupérer ton cadeau d'anniversaire, il me mît quelque chose entre les mains et lorsque j'ouvrais, mon être entier était comme glacé sur place.

Qu'est-ce que c'est que cela Dario ? Tu m'expliques ? Je le grondais presque.

Cette villa t'appartient Evana, elle est à ton nom.

Je prenais ma tête entre mes mains.

Qu'est-ce qu'il se passe tu n'aimes pas ? Si tu veux tu peux faire des changements de décorations etc...

Je déposais les clefs sur la table basse.

Dario, cette maison n'était pas louée ?

Il souriait, fier de ce qu'il venait de faire.

— Non, je t'ai fais la surprise.

Je me massais la nuque, signe que je suis en colère.

Dario, je n'aimes pas ces grands cadeaux, je n'aimes pas avoir l'impression de profiter de toi ou de ta richesse, je fais tout pour gagner mon argent indépendamment et toi, tu m'achète cette demeure ? C'est quoi le but ?

Il semblait perdu.

Je voulais te faire plaisir Evana.

— Tu me fais de la peine Dario, je pensais que tu aurais compris, depuis le temps, que l'argent ne rends pas toujours heureux Dario, certaines filles l'aurait sûrement accepté, mais c'est contre mon éducation ! Je n'ai pas acquis d'ici par mon propre travail. S'il te plaît cesse de vouloir m'acheter avec de l'argent parce que j'ai l'impression que c'est ce qu'il se passe !

Je quittais la villa en claquant la porte, jamais je ne lui avais demandé de m'acheter une maison et lui, il continue de se créer de tels frais alors que tout ce que je veux moi, c'est son amour.
Je ne connaissais même pas ce pays, je finissais par me retrouver dans une bande de touriste qui visitaient les environs. Sous l'emprise de la colère, j'avais oublié de prendre mon téléphone et mon porte monnaie.

Je soupirais et marchais accompagnée des autres. Sur cette île, les activités étaient notamment concentrés sur le « out-door ». Le guide touristique nous disait qu'il y avait souvent des concerts et des feux de camps la nuit, ou encore des soirées à thème dans le plus grand hôtel.

On nous servait des boissons exotiques « cadeaux de la maison » nous avait précisé le guide. Ma boisson préférée était la combinaison du noix de coco et de la papaye.

Vous êtes seule mademoiselle ? Me demandait un homme au teint basané.

Ses yeux vers me fixaient, il était charmant et avait l'air d'être extravertie.

— Comme vous pouvez le voir.

Il me tendait sa main.

— Tony.

Je l'a prenais.

— Evana. Enchantée.

— J'ai vu que tu étais intéressé par les activités en plein air, je donne un concert dans un des feux de camps de la ville. Tu peux venir si tu veux ? C'est juste celui en face du bar Hol.

Je lui assurais que je viendrais assister à son concert, j'avais récupéré sa carte et peu à peu, je sentais le sommeil prendre le dessus sur mon corps.
Pour ne pas m'endormir, je me baladais pied nus sur la plage. J'étais encore énervée contre Dario, ça ne voulait pas se calmer.

— Espèce de connard ! Je criais à la mer.

La mer s'éloignait prenant peur, puis se rapprochait.

Espèce de macho irrespectueux !

Je m'allongeais sur le sable, tant que j'étais ici, je pouvais en profiter pour bronzer non ?

Un groupe de filles s'installait non très loin de moi et me demandaient de pique-niquer avec elles. Grâce à elles j'avais pu comprendre pourquoi la population ici était si jeune. La plus part des personnes habitant ici étudiaient et travaillaient à l'étranger puis revenaient pour investir ici. C'était en effet une très bonne idée.

Dans une heure, il allait faire nuit, et j'attendais toujours l'arrivé de Tony au feu de camp. Je voulais l'écouter chanter puis rentrer chez moi pour dormir.
J'apercevais un garçon avec un sac à guitar dans le dos. C'était sûrement lui.

Lorsqu'il relevait la tête et que ses mèches retombaient sur ses yeux, il me souriait.

La plage était assez silencieuse et de nombreux couples s'étaient réunis autour du feu de camp.

Je voudrais chanter cette chanson pour une personne que j'ai rencontré aujourd'hui.

Il commençait à changer la chanson qu'il avait probablement composé lui même. Sa voix était très apaisante et assez douce pour une voix d'homme. Si je ne l'avais pas vu mais seulement écouté, j'aurais dit que c'était un homme.

Lorsque la chanson fut terminée, son ami prenait la relève et il venait près de moi, un gobelet de jus d'orange dans les mains.

Alors comment tu as trouvé ma performance ?

— Tu as assuré ! Je levais mon pouce.

Je buvais mon jus d'orange d'une traite et il me prenait ma main, qu'est-ce qu'il cherchait à faire ?

— Tu peux m'accorder une seule danse ?

Je hochais simplement la tête, qu'est ce qu'il pouvait arriver ? On se déhanchait sur les chansons locales que son ami chantait, j'avais du mal à comprendre certains mots mais il m'expliquait à chaque fois.

Je fermais les yeux fatiguée de ma journée.
Je sentais Tony se coller de plus en plus à mon dos, cela ne m'inspirais rien de bon.

Evana ? Qu'est-ce que tu fais bordel ?

Dario s'approchait de nous et me prenait par le bras pour m'attirer près de lui.

— Laisse-moi m'amuser Dario.

— Vous devriez la laisser, intervenait Tony.

Il agrippait le garçon par le col de son t-shirt.

Mêle-toi de ce qui te regarde, c'est entre moi et ma femme, pigé ?

Dario me prenait par le poignet et m'installait à la voiture.

— Tu n'es pas avec Lola ? Je demandais.

— Elle dort à la maison, son ton était froid.

Après des minutes de conduite, j'entrais de la maison. Puis je sortais au balcon un banc, un hamac puis différents objets de déco étaient disposés pour bronzer.

Dario me rejoignait, une main sur mon poignet.

— N'oublie pas que tu es ma femme Evana, c'est quoi cette connerie de danser avec des inconnus ?

— Ce n'était pas un inconnu, c'était Tony.

— Tony ? Tu fais vite connaissances avec les autres à ce que je vois.

— Depuis quand tu me considères comme un humain ? Tu essayes de me payer des choses à la moindre occasion qui se présente à toi.

Il soupirait.

— J'ai juste voulu te faire plaisir Evana, je ne savais pas que tu n'allais pas aimer ce cadeau.

— Laisse-moi partir, je geulais à moitié endormie.

— Pour que tu ailles voir Tony ? Hors de question.

Les yeux mi-clos, je ne me rendais pas compte de ce qu'il se passait. Je sentais seulement ses lèvres venir se plaquer durement contre les miennes et une danse endiablée commencer. Ses mains descendaient le long de mon corps et passaient sous mon t-shirt. Il emprisonnait ma lèvre inférieur entre ses dents ce qui me fit fondre d'avantage. Il s'était assis sur le banc et j'étais à présent à califourchon sur lui, sa langue avait exploré toute la bouche, mon cœur battait tellement vite. Ses baisers descendaient le long de mon cou puis il s'aventurait dans mon torse. Alors qu'il fit valser mon t-shirt à l'autre bout, je reprenais peu à peu mon souffle.

Mes joues étaient en feu et j'étais dans tout mes états.

— Papa ! J'entendais une voix crier et la panique m'envahit à nouveau.

Je me dépêchais de récupérer mon t-shirt et de l'enfiler. Dario se retenait de rire et la petite poussait la baie vitrée pour nous rejoindre.

Papa, je n'arrives plus à dormir tu peux me lire une histoire ?

— Bien sûr ma belle, choisit un livre et attends moi dans la chambre d'accord ?

Cette dernière hochait la tête et portait son regard sur moi.

— Papa, regarde Eva est toute rouge !

Elle l'avait remarquée ?!

C'est qu'il fait un peu chaud ici et je ne suis pas habituée, je lui mentais en utilisant mes mains pour me donner de l'air.

Dario me souriait alors que Lola avait déjà disparue.

— Je devrais te rendre jaloux plus souvent, je lui glissais à l'oreille.

— Je ne veux plus te voir communiquer avec un autre mec que moi, il prenait ma main et me mettait ma bague, je l'ai trouvé près de l'évier, ne l'enlève jamais.

Et toi, cesse de me faire des cadeaux chers.

Marché conclu.

Le lendemain matin, je me réveillais de bonne humeur. Dario avait préparé le déjeuner et m'avait chargé de réveiller Lola. Je marchais silencieusement, la couette était remontée jusqu'à la tête du lit, serait-elle déjà réveillée ?

— Lola, devines ce que ton père t'as préparé ? Des crêpes ! Ce sont très préférés non ?

Je retirais la couette mais je découvrais avec effroi une simple peluche, allongé sur le lit, à la place de Lola. Je courrais vers la cuisine.

— Elle arrive ?

Dario, calme-toi, je suis allée voir dans sa chambre et elle... elle est pas là.

— Comment ça elle est pas là ?!

— Elle n'est pas dans sa chambre Dario.

Il faisait les cents pas.

— Et si elle s'était fait kidnapper ? Et si il lui arrive quelque chose ?

Je posais une main sur son épaule.

On l'a retrouvera, l'île n'est pas si grande que ça, elle n'a pas pu aller bien loin, séparons-nous pour la chercher, le premier qui l'a trouve préviens l'autre d'accord ?

Il récupérait les clefs de la voiture et on se mettait en chemin. Je regardais sans cesse à droite, puis à gauche mais aucune trace d'elle, on ne savait même pas comment elle était habillée, on ne pouvait la décrire à personne.

On arrêtait la voiture sur le bord de la route.

— Je vais regarder près des plages et des piscines, tu peux regarder près des zoos et des magasins ? Il me demandait.

— Ça marche !

J'entendais au loin quelqu'un m'appeler, je me retournais et vit Tony avec son ami.

— Il ne manquait plus que lui, Dario faisait une remarque.

Tony, comment tu vas ?

— Bien et toi ? Tu as pu te reposer hier ?

— Ça va, dis-moi, nous cherchons une petite fille d'environ cinq- six ans, blonde aux yeux noisettes, tu ne l'aurais pas vu par hasard ?

Il regardait son ami et secouait la tête.
— On ne l'a pas vu mais si vous avez une photo on peut vous aider.

Dario sortait sans attendre une photo de son portefeuille.
— Si tu as des nouvelles préviens moi s'il te plaît, on doit trouver ma fille, je murmurais en gribouillant mon numéro de téléphone sur un papier.

On se dispersait pour la chercher. Après presque deux heures de dur labeur, j'entendais des cris provenant de la forêt. Je traversais les nombreux arbres et criait le nom de Lola à plusieurs reprise en espérant qu'elle me réponde mais elle ne le fit pas. Je m'approchais un peu plus et j'entendais des pleurs.

— Lola !

Recroquevillée sur elle même, au fond d'un trou elle pleurait.

— Maman, maman....

— Lola ? Arrête de pleurer, je suis là.

Je m'empressais d'appeler Dario et le prévenait en lui indiquant où je me trouvais. La petite se détendait lorsqu'elle me voyait.

Qui a bien pu creuser ces trous ?

Alors maintenant écoute-moi Lola, je vais te donner ma main et tu vas essayer de sauter et de l'attraper d'accord ?

Le trou était assez profond et j'ignorais si elle allait pouvoir sortir de là, j'espérais juste que mon bras sera assez long pour l'atteindre.

Elle essayait une fois puis deux mais rien n'y faisait. Je cherchait un long bout de bois dans la forêt, que je trouvais au bout d'une dizaine de minutes.

— Attrape ça, je vais te tirer d'accord ?

Je m'allongeais sur le sol et lui tendait le bâton.

— Allez, un, deux...trois.

Je l'a tirais mais à mi-chemin le bois commençait à craquer, il allait casser. Je plaçais ma main où le bois était endommagé en serrant les dents et l'a tirait d'un coup près de moi.
Lola se retrouvait dans mes bras en pleurs.
Au même moment, Dario revenait accompagné de Tony.

Qu'est-ce que c'est que ce comportement Lola ? Tu sais à quel point tu nous a inquiété, l'engeulait Dario.

Ses sanglots montaient en volume alors je fis signe à Dario d'être silencieux.

Certains ONG creusent ces trous pour implanter des arbres, je ne pensais pas que quelqu'un serait tomber dedans, ajoutait Tony.

— J'ai vu un chien dans le jardin, je voulais juste jouer avec lui...

Les petites mains de Lola me caressaient les cheveux, puis elle murmura doucement :

— Merci de m'avoir sauvé, maman.

Pour la première fois de ma vie, un enfant m'appelait  maman et cet enfant été nul autre que ma fille.

Avis ? ❤️
TOME 2 publié, Allez checker 🤍

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