CHAPITRE 2

Il fait nuit. Je vois de la fumée. Du feu. Mes yeux me piquent. Je suis dans une grotte. J'aperçois une ombre devant moi. Elle se retourne et ses yeux d'un rouge flamboyant me fixent. Elle est penchée sur un corps au milieu d'une flaque de sang. Des pleurs, des cris. Un éclair bleu.

Je me réveille en sursaut. J'ai l'impression que mon cœur veut s'enfuir de ma poitrine. Je tousse et mes yeux me piquent. J'ai encore l'impression que  de la fumée m'empêche de respirer. 2h36. Ça fait deux nuits d'affilées. Si ça continue je ne vais plus dormir du tout. Heureusement qu'on n'est pas en période scolaire !

Comme la nuit précédente, je me lève pour me passer de l'eau sur le visage. J'ai les yeux encore plus rouges qu'hier, je me fais peur rien qu'à me regarder. Je me force à me calmer. Au bout d'une dizaine de minutes je sens que je vais mieux : mon cœur à reprit son rythme normal et je sens la fatigue m'envahir de nouveau. Je vais pour sortir de la salle de bain quand j'entends une porte grincer.

C'est celle de la cuisine.

Tonton Marc s'est levé pour manger ? Pourtant ça ne lui arrive jamais !

Je n'ose plus bouger ni respirer.

J'attends

Crriiiiiiiiic

Ok ok. Calme toi. Ne panique pas. Ce n'est rien , juste Tonton Marc , ce n'est que Tonton Marc...ou Sniff ! Voila c'est sûrement Sniff, Tonton Marc à du oublier de le mettre au garage.

Criiiiiiiiiic

C'était les marches de l'escalier qui grinçaient. J'avais un très mauvais présentiment.

J'éteints la lumière de la salle de bain et m'approche de la porte de ma chambre.

Ça ne peut pas être Tonton Marc. Il aurait au moins allumé la lumière

Or il n'y avait pas de lumière. La maison était plongée dans le noire. Mais c'était la pleine lune. Il ne faisait donc pas totalement noir. Seule la lune diffusait une lueur blafarde qui permettait de se repérer et de se déplacer dans la maison.

Je prends mon courage à deux mains et doucement, tout doucement baisse la poignée, puis ouvre la porte. Plus un bruit. Encore plus doucement et sans respirer je passe la tête dans l'entrebâillement de la porte pour regarder dans les escaliers.

Une ombre.

Et ce n'est pas celle de mon oncle. Elle tourne la tête vers moi et ses yeux inquandecsents me fixent. Je ne respire plus, ne bouge plus, ne pense plus. Je paralysée de peur.

Tout à coup un éclair rouge file vers moi, je me protège d'une main et lache un cri sur-aiguë : NOOOOOOOON!!!!!!!!

Le couloir et les escaliers passent du rouge au bleu. Je m'attends à ressentir une énorme brûlure, une douleur atroce, tomber à la renverse...mais non.

Quand je rouvre les yeux, tout est nouveau noir et l'ombre a disparu.

Mon oncle déboula à toute vitesse et tout en allumant la lumière cria :

- Ophélie, qu'est ce qui se passe !!!!???

Il paraissait lui aussi terrifié. Mais par moi.

- Je...je..une ombre...rouge...un éclair...tout s'est passé très vite...qu'est ce qui s'est passé ? Lui répondais-je, tremblante. Sans m'en rendre compte je m'étais mise à pleurer.

Il me prit dans ses bras pour me consoler. Je ne savais pas ce qu'était cette ombre. Mais je savais que je l'avais vraiment vu et qu'elle ressemblait un peu trop à mes cauchemars à mon goût. La scène défilait dans ma tete. L'ombre, les yeux, l'éclair rouge...puis bleu ? Je ne comprenais pas pourquoi rien ne m'avait pas touché ni comment cet éclair bleu était apparu. Etait ce lui qui m'avait protégé ?...mais au faite... Les gens normaux ne lancent pas d'éclairs... Sur ses sombres pensées je m'abandonnais enfin au sommeil dans les bras de mon oncle.

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