Chapitre 38

— Tout va bien ? demanda Clive, bloqué contre la jeune femme.

Il sentait son souffle dans son cou. Elle passa les mains dans son dos.

— Ça va, admit-elle. Mais j'ai hâte de sortir d'ici...

— Le bouton d'ouverture doit être derrière moi, admit-il.

Cindy le cherchait des mains, qui passèrent le long de ses fesses. Rougissante et honteuse, elle se pinça les lèvres avant de réussir à tirer le petit levier. La porte de la capsule se décrocha et laissa entrer l'air frais de la planète. Clive se redressa pour la pousser avec son dos. Il banda les muscles de ses bras et la bousculer sur le côté.

Une fois assis l'un en face de l'autre, ils observèrent les alentours. Ils se trouvaient dans un immense lac, non loin d'une ville qui s'étendait de part et d'autre. Une grande tour s'élevait aux abords, dominant toute la cité de sa hauteur. Un ciel noir obscurcissait le monde, et la pluie tombait à flots. Cindy se frotta les bras, alors que le froid mordant agressait les deux coéquipiers. Elle balaya les environs du regard, puis observa Clive avec les yeux écarquillés.

— Merde, Clive ! s'exclama-t-elle, affolée.

— Quoi ?

Elle se mit à ramer avec la main le plus rapidement possible.

— Il faut vite atteindre la rive ! La nuit est en train de tomber !

Clive ne chercha pas à comprendre. Il se mit à l'œuvre pour l'aider à s'approcher le plus vite possible de la terre ferme. Leur bateau de fortune se rapprochait de la berge, quand Clive entendit quelque chose nager sous les flots. L'eau s'agitait dans la rivière. Quelque chose s'approchait de leur position, et d'après les estimations du mercenaire, cela semblait énorme.

— Clive, ne t'arrête pas ! hurla Cindy.

Il ne savait pas ce qui la terrorisait à ce point, mais cela ne présageait rien de bon. Leur capsule fut heurtée violemment. Jetés par-dessus bord, Clive et Cindy se retrouvèrent à l'eau. Clive se débattit pour remonter, alors que Cindy nageait déjà vers la rive. Il l'imita pour sortir de l'eau avant d'être dévoré par ce qui venait de les percuter.

Une fois près de la berge, Cindy remonta dans un cri de désespoir. Une fois hors de l'eau, elle tendit la main à Clive.

— Dépêche-toi !

Le mercenaire accéléra sa nage, ne sachant pas quelle horreur le pourchassait. Il attrapa la main de Cindy et remonta en vitesse. Ils s'éloignèrent, les yeux rués vers le lac.

— C'était quoi ? demanda Clive.

Un énorme poisson émergea de l'eau. Aussi grand qu'une maison, il dévora la capsule d'une traite. De longues dents acérées n'attendaient qu'une proie à déchiqueter, tandis que plusieurs lanternes émettaient de la lumière devant lui. Ses nageoires ressemblaient à des lames de rasoir, tant elles étaient fines et semblaient coupantes. Une fois gobée la capsule, il replongea dans les eaux dans un fracas à la recherche de nourriture.

— Un Darcofreg, expliqua Cindy. Un poisson carnivore qui sort uniquement la nuit.

Clive se tourna vers la jeune femme. Trempée de la tête au pied, elle tremblait face au froid.

— Comment tu sais ça ? demanda Clive.

— Nous sommes sur Yuchtar III, ma planète d'origine.

Clive hoqueta de surprise. Comment se fait-il que Ienzo les avait emmenés là ? Les pirates étaient-ce ceux qui l'avaient enlevé ? Cindy ouvrit la marche à travers la jungle. Un vent frais soufflait en plus de cette pluie diluvienne. Dans les cieux, des grondements sourds survinrent après chaque éclair qui déchirait le ciel.

— Dis Cindy, appela Clive. Où nous emmènes-tu ?

Elle attendit que le mercenaire soit à ses côtés pour continuer sa progression.

— En ville. Si on continue dans cette direction, on devrait trouver la route qui y mène. Ce sera moins dangereux de la longer.

Clive observa les alentours. L'épaisse végétation l'empêchait de voir à quelques mètres de lui. Quelques cris inconnus percèrent la pluie battante, signe que des animaux trainaient dans le coin.

— Il y a d'autres créatures aussi gigantesques que ce poisson ? demanda-t-il.

— Pas si près de la ville, normalement.

Clive décela une once de peur dans sa voix. Cindy ne semblait pas aussi enthousiaste à l'idée de rejoindre sa ville natale. Après quelques mètres, ils dénichèrent la route de béton qui traversait la forêt. Cindy s'arrêta, tremblante comme une feuille. Clive voyait l'entrée de la ville sur sa gauche.

— On y va ? proposa-t-il.

Cindy ne bougeait plus. La tête penchée vers le bas, elle fixait ses pieds. Ses cheveux trempés tombaient le long de son visage fin.

— Cindy ? appela Clive.

Elle se redressa et observa le mercenaire d'un air désespéré.

— Nous sommes vraiment obligés d'y aller ? demanda-t-elle.

Des larmes longèrent ses joues, se mêlant aux gouttes de pluie.

— N'importe qui va me reconnaître, signala la médecin. Et ils vont me vendre aux pirates pour que je sois de nouveau enlevée...

Clive retira sa veste et la plaça soigneusement sur sa tête.

— N'oublie pas que je suis suffisamment doué pour me fondre dans l'ombre. Viens avec moi, je te promets que tout se passera bien, promit-il en lui tendant la main.

Cindy hésita quelques instants, puis décida de lui serrer. Main dans la main, ils avancèrent le long de la route, tandis que des voitures à trois roues et des jeeps tout terrain passaient de temps à autre. Des véhicules capables de se déplacer dans une forêt si besoin. Personne ne s'arrêta pour les récupérer.

L'entrée de la ville se faisait par une grande arche en bois avec son nom écrit sur les hauteurs : Camogde. Une fois passés, ils montèrent sur un trottoir. Les premières maisons apparurent, et Clive découvrit une architecture à la fois archaïque et moderne. Les bâtiments utilisaient beaucoup de bois pour les constructions. Mais à l'extérieur, les routes de bétons et les lampadaires dévoilaient une civilisation avancée malgré tout.

— Pourquoi vous construisez tout avec du bois ? demanda-t-il.

Cindy restait bien cachée sous la veste de Clive.

— Il s'agit du bois de Vaccacia, un arbre qui pousse en abondance dans la région. Il est souple et peut devenir suffisamment dur pour faire des bâtiments. En plus de ça, ses propriétés protègent les habitations de toute humidité. C'est vraiment un excellent matériau de construction.

Une enseigne lumineuse attira l'attention de Clive. Le mot « auberge » clignotait en plusieurs couleurs. Il s'en approcha en tenant toujours la main de Cindy.

— Le gérant me connait, signala-t-elle.

Clive soupira.

— Il est du côté des pirates ?

— Difficile à dire... Tout le monde est acheté dans cette ville.

De toute manière, ils n'avaient pas vraiment le choix. Clive s'en approcha, décidé d'offrir un endroit chaud à sa coéquipière. Ils ne pouvaient pas rester sous cette pluie toute la nuit. Il ouvrit la porte et se retrouva dans un intérieur boisé, dont le doux parfum végétal rappelait celui de la jungle. La cheminée crépitante dans la salle à manger d'à côté déversait une chaleur réconfortante.

Ils s'approchèrent du gérant, un quarantenaire aux cheveux noirs courts et une barbe proéminente. Installé derrière son comptoir, il tapotait sur le clavier de son ordinateur. Il observa les inconnus arriver jusqu'à lui.

— Bonsoir, je peux vous aider ? demanda-t-il d'un ton grave.

Clive fouilla ses poches et en sortit sa Clavem.

— Nous voudrions une chambre, s'il vous plait.

— On n'accepte pas l'argent de la Fédération Galactique, nous avons notre propre monnaie, expliqua-t-il.

Clive se retrouva idiot devant cet homme. D'ailleurs, celui-ci fixait de plus en plus Cindy d'un air perplexe. Malgré ses efforts pour rester cacher, il ne lui en fallut que peu de temps pour la reconnaître.

— Cin... commença-t-il.

Clive l'attrapa par le col et le tira brusquement vers lui. Médusé par l'agressivité du mercenaire, le gérant hoqueta de surprise et s'agrippa à son comptoir.

— Je crois que tu fais erreur, non ? menaça Clive.

L'homme hocha plusieurs fois la tête, terrifié.

— C'est sûr ! Elle a été enlevée par Arkvald il y a pas mal de temps. Impossible qu'elle soit ici, n'est-ce pas ?

Clive hocha la tête.

— Et je suppose que tu es du côté d'Arkvald ?

Le gérant scruta les alentours, effrayé. La respiration saccadée, son regard se porta sur Cindy avant de répondre au mercenaire.

— Non, chuchota-t-il. Mon hébergement propose une cachette pour les gens recherchés. Passez derrière le comptoir, porte de droite. Il y a un escalier jusqu'à une chambre cachée derrière une armoire.

Clive hésita. S'il disait vrai, cela leur permettrait de se reposer sans se soucier d'une attaque. Mais si c'était faux, ils seraient dans un coupe-gorge sans sortie possible, car en sous-sol, pas de fenêtre.

— Non, merci, signala le mercenaire. Une chambre nous suffira.

D'abord surpris, le gérant leva les mains en signe de résignation. Clive le relâcha. L'homme se retourna vers son tableau de clé et en récupéra une pour la donner au mercenaire.

— Celle-ci est spéciale, déclara-t-il. Il y a de nombreux verrous, et le balcon donne sur le toit. Il y a une échelle pas loin, c'est la meilleure chambre pour fuir en cas de désagrément.

Clive soutint son regard. Son ton ne montrait aucun signe de mensonge. Il récupéra finalement la clé et acquiesça d'un hochement de tête. Ils montèrent par l'escalier grinçant jusqu'au deuxième étage. D'ici, ils prirent la chambre au fond à droite. Une coquette pièce de ce fameux bois. Le parfum doux et agréable s'accompagnait des crépitements de la cheminée déjà allumée. La chaleur calmait les tremblements de Cindy qui s'empressa de se mettre devant le feu.

Pour le mercenaire, cela passait d'abord sur la sécurisation de la chambre. Il ouvrit l'armoire pour voir s'il y avait des micros, et vérifia le miroir de la coiffeuse. Après avoir fouillé chaque recoin, Clive se détendit malgré l'absence de salle de bain pour faire un brin de toilette.

Il s'approcha du feu et retira son tee-shirt. Surprise, Cindy écarquilla les yeux en dévorant ses muscles des yeux. Elle détourna le regard quand il retira son pantalon.

— Mais, qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle.

Clive, abasourdi, posa les mains sur les hanches.

— Bah je sèche mes vêtements, répondit-il d'un ton nonchalant. Ça ne sert à rien de les garder.

Cindy, les joues rouges, savait qu'il avait raison. Elle observa le mercenaire et lui fit signe de se retourner.

— Tourne-toi ! gronda Cindy.

Le mercenaire haussa les épaules, puis obéit. Il s'assit par terre, tourné vers la baie vitrée qui donnait sur la pluie torrentielle qui s'abattait sur la ville. La cheminée aux flammes dansantes crépitait, bravant à elle seule le silence dans la chambre. Pendant ce temps, Cindy enleva sa veste et l'étendit sur une chaise trouvée contre un bureau. Clive l'entendit retirer le reste et étaler son pantalon non loin du feu.

Quand elle lâcha un soupire d'aise, il ne put se retenir de s'inquiéter pour elle. Machinalement, il se tourna légèrement, alors qu'elle se baissait pour déposer son haut. Sa culotte rose en dentelle mettait parfaitement en avant ses fesses rebondies et galbées. Clive sentit son cœur s'accélérer face à ses courbes élégantes. Elle se redressa sur ses fines jambes, puis quand elle se retourna, il fit volte-face rapidement, espérant ne pas avoir été pris pour un pervers en train de la regarder. Il se trouvait honteux de ne pas avoir respecté son ordre par une curiosité mal placé.

Il sentit la jeune femme s'assoir contre lui. Dos à dos, ils restèrent en silence au coin du feu, laissant la chaleur les sécher petit à petit.

— Je suis désolée pour tout ça, avoua Cindy.

Clive, surpris, tourna la tête sur le côté. Impossible de la voir, mais il sentit sa sincérité.

— Pourquoi ? demanda le mercenaire.

— C'est à cause de moi si on est dans cette situation. Ienzo m'avait acheté aux pirates d'Arkvald. Ils se connaissent et ils ont dû profiter de la poursuite pour nous tendre un piège. En plus, en orbite de ma planète, grogna-t-elle.

Clive lâcha un soupire.

— Ce n'est pas de ta faute, arrête de t'en faire. Le seul fautif est Ienzo, déclara Clive. Personne ne t'en veut, alors cesse de te prendre la tête.

Un silence. Cindy se tourna pour se mettre de côté. Clive l'accompagna, le cœur tambourinant, puis observa les flammes danser dans l'âtre.

— Merci de m'avoir encore sauvé la vie, déclara Cindy. C'est déjà la deuxième fois que tu me sors de là.

Elle posa sa tête sur son épaule. Clive passa son bras autour de ses épaules et caressa sa peau douce.

— C'est normal, je ne vais pas te laisser tomber, dit-il.

— Tu as bien changé depuis quelque temps, avoua Cindy. Qu'est-ce qui te pousse à nous aider ?

Clive se posait toujours cette question. Au final, il appréciait leur compagnie et, petit à petit, il se faisait à l'idée de rester avec ses amies. Peut-être même qu'il parviendrait à s'en faire des coéquipières à plein temps pour continuer son boulot de mercenariat.

—Pour être honnête avec toi, j'en ai aucune idée. Je crois que j'aime bien votre compagnie. Et... Cela faisait bien longtemps que je n'en avais pas eu d'amies.

— D'amies ?

Cindy releva la tête et le fixa de ses beaux yeux bleus rutilants. Clive ouvrit la bouche pour répondre, mais il resta abasourdi par sa beauté.

— Oui, je crois que je peux vous appeler comme ça... finit-il par avouer.

Cindy sourit, le faisant fondre sur place. Son cœur continuait de battre de plus belle. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais il sentait le désir grimper en flèche. Son regard se concentra de nouveau sur la cheminée, tandis que Cindy redressa la tête et se tourna vers l'arrière.

— Comment vas-t-on faire pour dormir ? Il n'y a qu'un lit, signala la jeune femme.

Clive haussa les épaules.

— Je te le laisse le lit, je vais dormir par terre. J'ai l'habitude.

— L'habitude ? demanda-t-elle en observant le jeune homme.

— Oui, à l'armée j'ai souvent dormi dehors à même la terre.

Cindy grimaça.

— Ce ne devait pas être une partie de rigolade... Tu me raconteras ce que tu as vécu là-bas ?

Clive baissa les yeux. Les souvenirs de son ancienne vie refirent surface pour son plus grand désarroi. C'était justement ces années passées dans son unité qui avait détruit la plupart de ses sentiments, et qui aujourd'hui, le laissait troubler face à quatre filles qui s'infiltraient dans sa vie.

— Désolée, répondit Cindy avant même une réponse.

Elle s'enroula dans les draps. De nouveau seul, Clive se laissa hypnotiser par les flammes. Il devait trouver une solution pour sortir d'ici au plus vite. Pour l'instant, Rika et les autres étaient absentes et il devait attendre leur retour. Sans ça, pas moyen de quitter l'astre. À moins qu'il déniche un vaisseau quelque part.

Des sanglots percèrent le silence. Alerté par les pleurs, il fit volte-face vers Cindy. Allongée dans le lit, elle s'était engouffrée dans les couvertures, comme si elle désirait se protéger. Mais il savait qu'elle était en train de pleurer, seule.

— Cindy ? Tout va bien ? demanda Clive.

Elle ne répondit pas, serrant les couvertures davantage sur elle. Il se leva et s'approcha d'elle. Il se glissa lui aussi sous les draps et, voyant qu'elle était tournée sur le côté, il se colla contre son dos. Il passa les mains le long de ses bras tremblants.

— Cindy ? l'appela de nouveau.

Elle se tourna brutalement et l'enlaça de toutes ses forces. La tête enfouie dans son torse, elle se laissa aller quelques instants.

— Je ne veux pas rester dans cette ville, avoua-t-elle d'une voix tremblante. Tu n'imagines pas tout ce que j'ai vécu ici...

Clive lui caressa le dos, dans l'espoir de calmer ses angoisses. De toute manière, il ne comptait pas rester longtemps. Il allait la rassurer, mais elle continua de lui raconter le passé qu'elle vécut ici.

— J'ai été enlevé par un des hommes d'Arkvald il y a deux ans, raconta-t-elle. Je me suis réveillée dans un laboratoire, sanglée sur une chaise d'opération, et ils m'ont injecté des nanorobots...

Ses mains agrippèrent les muscles de Clive.

— Les machines m'ont rendu stérile à jamais, pleura-t-elle. J'aspirais à fonder une famille avec le temps, et maintenant, je ne pourrais jamais. Après ça, j'ai travaillée dans leur club exotique, à me déhancher devant des pervers tous les soirs. Une fois, un homme et une femme ont payé pour m'avoir avec eux une nuit...

Elle secoua la tête, chamboulée par tout ce qu'elle racontait. Clive comprenait pourquoi elle avait peur de rester ici, de se retrouver à nouveau entre les griffes d'Arkvald. Mais en sachant tout le mal qu'ils avaient osé faire à une femme aussi gentille, Clive sentit une haine incontrôlable l'envahir. Une colère si noire qu'elle se déversait en lui comme un torrent. Il n'avait pas envie de laisser ce crime impuni, et de laisser d'autres personnes subir le même sort.

— Cindy, dit-il en passant les mains sur ses joues.

Il lui redressa la tête vers lui.

— Je ne vais pas t'abandonner à leurs griffes, je te le promets, rassura Clive. On va attendre le retour de Rika, et ensuite, on partira définitivement d'ici, d'accord ?

Elle hocha plusieurs fois la tête, les joues ruisselantes de larmes.

— Ne bouge pas, je reviens.

Clive se leva et descendit voir le gérant. Il lui demanda s'il avait un SRIDsom dans un coin. Il lui ramena d'une trousse de soins. Clive le remercia et remonta rejoindre Cindy. Il s'assit au bord du lit, tandis que la jeune femme restait allongée.

— Ça va t'aider à dormir, expliqua-t-il.

Affolée, Cindy se redressa et prit Clive dans les bras.

— Tu ne me laisses pas, hein ? demanda-t-elle.

— Je te le jure, ne t'en fais pas.

Il lui injecta le produit dans le cou. Elle ferma les yeux petit à petit et s'endormit dans ses bras. Cindy s'assoupit, et Clive l'allongea doucement. Maintenant endormie, Cindy pouvait se reposer sans penser à tout ce qu'elle avait vécu. Clive se releva, et, maintenant seul pour la nuit, il était décidé de mettre fin aux agissements de la pègre.


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