Chapitre 32

«-"Araba, j'aime bien tes mouvements sur la vidéo. Je l'inclurais entre le premier couplet et le refrain. Ça donne vraiment bien" avait dit le réalisateur en montrant à la jeune fille sa caméra.
-"Oh oui ! Merci Marx, je pense qu'on pourrait également ajouter la partie où Hunter monte sur la voiture."»
Araba sentit le regard mauvais de sa collègue. Le fait qu'elles n'avaient pas le même temps d'apparition dans la vidéo était très injuste selon la blonde. Pour elle, cette injustice était du à la proximité de l'africaine avec les frères Andreo. Elle se doutait qu'il y avait quelque chose qui se passait entre elle et un des frères. Elle n'était pas aveugle. Elle voyait les cachoteries que Brenda et Araba faisaient. Elle savait que ce n'était pas clair. Araba était toujours celle qui chantait le plus et celle qui avait le plus de temps d'apparition à l'antenne. Les gens parlaient de comment elle était la plus charismatique, qu'elle avait la voix la plus puissante. Elle avait l'impression que la fille était fausse. Elle essayait tout le temps de faire la "gentille". Elle avait l'impression qu'Araba jouait la comédie et qu'elle n'était pas elle même. Elle jouait le rôle de cette parfaite personne qui aime tout le monde. Hunter n'en pouvait décidément plus.
«-"Non, je penses vraiment que c'est bon comme ça. Le clip est parfait ma belle dame." déclara le vieil homme."»
Araba se racla la gorge. Hunter allait la détester encore plus maintenant. Elle savait bien qu'Hunter ne la détestait pas, elle était juste assez froide de nature.
Le producteur se leva et demanda l'attention de tous les membres présent sur le tournage du clip vidéo.
«-"Alors, vous savez que je ne suis pas doué en rhétorique et toute cette merde. J'aimerais quand même remercier toutes les personnes ici. Grâce à vous tous, nous avons pu réaliser un visuel époustouflant pour les jeunes filles ici présentes." Il s'adressa aux trois filles "Araba, Brenda et Hunter, j'ai une place spéciale pour vous dans mon cœur. Vous êtes toutes des personnes adorables. En deux semaines seulement nous avons pu effectuer un travail de trois mois parce que chaque fois que vous venez ici. Que ce soit pour la chorégraphie ou pour le chant, vous vous donnez à 100%. Je sais que vous allez marquer l'industrie de la musique. Vous êtes toutes des artistes. Quand je dis ça, je le penses vraiment. Vous vivez tout ce que vous faites. Je vous souhaite tout ce que vous voulez et une carrière longue et pleine de succès. J'aimerais aussi remercier Jun Andreo, cet homme sait ce qu'il fait, je ne trouverais pas de personne plus compétente pour vous manager." finit-il en levant se tournant face au jeune-homme qui lui répondit par un sourire hypocrite.
-"Comment avez-vous décider de nommer votre album ?"
-"Après toutes les chansons, on a voulu qui refléterais toute la dimension de l'album. Nous sommes trois jeunes femmes d'origine ethnique et culturelle différente avec un même coeur et un même corps." précisa Brenda "On a décider de nommer l'album Nguvu, ça veut dire puissance en swahili. C'est Oun-Gou-Vou."
-"Ah c'est quoi le swahili ?"
-"C'est une langue parlée en Afrique de l'Est et du Sud." répondit Hunter avec un regard mauvais sur le producteur.
-"Je paries que c'est Araba qui est venue avec ça."
-"Non actuellement c'est moi, la culture africaine m'a toujours fasciné. Ça vous surprend ?" ajouta la blonde.
-"Ah- non—c'est bien. À Nguvu alors !"
Les applaudissements de l'équipe de tournage se firent entendre. Ils riaient de bon cœur. Heureux que leur longue journée de travail prennent fin. Araba parlait un peu avec Brenda et Hunter et par la suite, regagna ses appartements pour se démaquiller. Elle était exténuée d'avoir danser toute la journée sans vrai repos.
Elle ouvrit la porte en soupirant. Elle ne sentait plus ses jambes. À peine, était-elle rentrée dans la pièce elle se sentit poussée violemment contre le mur. Son premier réflexe était de de pousser un cri mais elle s'en garda quand elle vit une lame en dessous de cou. La personne en face d'elle était une femme beaucoup plus grande qu'elle, sûrement plus forte vu la pression qu'elle exerçait sur le haut du crâne de la jeune fille. Sa main gauche plaquait la tête d'Araba contre le mur et sa lame était juste en dessous de la gorge de la jeune-fille.
«-"Salut" avait dit la femme le plus normalement possible.
-"Ce n'est pas poli —de mettre —une arme contre le cou d'une inconnue, donc j'apprécierais que vous éloignez cette lame de mon cou" héla sarcastiquement Araba.
-"Fermes ta gueule ou je te bute, je ne veux entendre même pas un mot."
-"Je-"»
La jeune fit fut coupée par un violent coup de poing contre sa tempe qui lui fit perdre conscience immédiatement. La brune soupira, elle détestait les personnes trop bavarde. Elle n'avait pas le temps d'argumenter avec la chanteuse. Elle devait faire son travail. La chanteuse était allongée sur le sol inconsciente. La femme soupira et sortit don téléphone pour appeler son collègue. Le téléphone sonna deux fois avant qu'elle n'entende la loi de l'homme de l'autre coté de la ligne.
«- "Tu as posé la bombe ?"
-"Oui. Je penses qu'ils sont tous entrain de faire la fête, c'est le moment idéal pour tuer le frère Andreo."
-"Il voulait qu'il soit mort, mais ce serait trop dangereux d'aller le chercher. Peut-être qu'ils nous ont découvert. Juste, attends moi à la porte arrière j'ai la fille."
-"Elle est bo-"»
La jeune femme raccrocha le téléphone ne voulant pas écouter les propos crus de l'homme. Elle prit la jeune femme avec un peu de difficulté. Elle avait soulever des charges plus lourdes mais c'était toujours un peu difficile. Elle sortit de la pièce et se précipita vers la porte arrière. Il fallait qu'elle se dépêche il ne fallait pas quelle se fasse remarquer. Lorsqu'elle arriva finalement à la porte. Elle aperçut leur voiture et y accouru, ralentie par le poids qu'elle avait dans la main.
«-"Viens m'aider idiot."
-"Pas le temps, dépêche.Mets la juste derrière. Il y'a des baillons et des cordes."»
La jeune femme hocha la tête et balança le corps de la jeune-fille comme un vulgaire sac.
«-"Accélère Ducon, la bombe va bientôt exploser."
-"Je fais de mon mieux—Prissy."»
Prissy noua les mains et les pieds de la chanteuse. Elle lui mis pas la suite un baillons. Quelques minutes après une explosion se fit entendre. Les deux jeunes gens se regardaient avec le sourire: Ils espèraient avoir réussit.
•

«-"Ne me prends pas pour un con Sonequa."
-"Je ne vois pas de quoi tu parles Ricardo."
-"Je ne te comprends pas, tu nous évites depuis ce qui s'est passé. N'essaie pas de mettre la faute sur nous. Tu sais que nous n'avions pas le choix, elle allait tout ruiner."
-"Depuis quand ma vie t'intéresse ? Votre famille est la seule à blâmer dans tout ce qui se passe— Vous êtes des monstres et vous voulez m'accuser d'avoir tué mon propre sang. Tout ça est de ta faute. Layla était la seule chose qui me restait, vous m'avez contraint à le faire.— Vous avez tué mes parents, ma soeur. Vous avez fait emprisonné mon frère. Je n'en peux plus."
-"Tu as décidé de le faire, personne n'a appuyé sur la gâchette pour toi."
-"Laisses-moi deviner, j'aurais dit non et ta sociophate de soeur m'aurait tué moi, Patrick et sa fille."
-"Arrête de dramatiser, Adelma n'est pas—"
-"Une malade mentale ? Une femme qui a tué le premier enfant de Patrick parce qu'elle était jalouse de l'attention qu'il lui portait ?!"
-"Elle n'a pas—"
-"Oh non, non, non ! J'étais là, je sais exactement comment elle a roulé sur le petit corps de ma nièce. Elle était à l'enterrement en essayant hypocritement de réconforter mon frère. Je me souviens de tout."»
Le blond regardait la femme surpris par son discours. Il savait que Adelma n'était pas une sainte mais comment avait elle pu tuer un enfant de 6 ans. Cette famille était vraiment effroyable.
«-"Je ne fais pas partie de votre famille, Layla non plus. C'est pour ça que je sais que vous n'aurez aucune hésitation à nous tuer, mais Ci ? Mais qu'est-ce qu'il y'a de plus dégoûtant que de me pousser à tuer ma propre soeur ? Elle— elle était enceinte."
-"Quoi ?"
-"Elle était enceinte. Elle était enceinte de Jun mais elle a avorté. Adelma voulait la tuer pas parce qu'elle allait vous balancer ou à cause d'Araba. Elle l'a–"
-"Ce n'est pas elle qui a appuyé sur la gâchette c'est toi. Tu peux essayer de polémiquer tant que tu veux mais tu es celle qui a tué ta soeur parce que tu avais peur pour ta propre vie. Je n'ai rien à voir dans cette histoire. Je ne sais pas ce que tu es partie raconter à Dante."
-"J'aurais tellement—aimé que vous n'existez pas." sa voix se brisa à la fin de la phrase.
La culpabilité rognait son cœur. Elle était un assassin, elle avait tué sa propre soeur. Elle ne s'était même pas battue pour la défendre et même si elle essayait chaque fois de se convaincre qu'elle n'avait pas eu le choix. C'était faux. Elle avait eu le choix. Elle pouvait s'enfuit mais elle avait avait peur. Pour elle, cela prouvait à quelle point elle était lâche, c'était une trouillarde.
Elle ne voulait pas continuer cette conversation. Elle ne voulait pas pleurer devant cet homme. Elle ne voulait pas se montrer vulnérable face a ce monstre.
«-"Sors."
-"Sonequa– Je suis déso-"
-"Sors de ma putain de maison ! Je te déteste toi et tout ce groupe de personne dénué de toute morale que tu appelles ta famille. J'espère que vous crèverez tous." déclara la jeune fille en le poussant dans le couloir.
-"Je t'aime aussi Sonequa." se moquait l'aîné de la famille Andreo.»
•
«-"Si nous obtenons 65 % des marchandises, nous sommes prêts à ne rien vous faire. Vous êtes encerclés. Je ne penses pas que vous ayez d'autres choix. Personne n'a à être blessé."»
Dante avait toujours son air impénétrable et son sourire en coin. Il se moquait intérieurement de l'Avance que des hommes qui pensaient avoir sur eux. Sean quant à lui était énervé, il ne comprenait pas à quoi ça servait pour les hommes de ne jamais tenir leur paroles.Si lui, devait se dérober pour une chose ce ne serait jamais pour l'argent ou le matériel. Ce papier futile qui poussait les hommes à commettre des actes dignes de lui. Personnellement, il ne tuait que par amour. Par amour, pour protéger sa femme et sa famille. Il tuait par amour de tuer. Il ne tuait pas pour les choses matérielles. Le monde serait si beau, si tout était amour.
Dante avait remarqué les différents snipers qui s'étaient déjà positionner de façon stratégique. Aucun des deux frères ne ressentait quelque chose que l'on pouvait appeler de la peur. Sean était quelque peu surpris de la tournure des évènements mais il s'attendait toujours à cela de la part des hommes. Ils tuent pour des raisons minables. Gilles et Guy souriait fiers du coup qu'ils pensaient avoir réussi à faire aux frères Andreo. La fratrie considéré comme intouchable. Ils avaient réussit à les prendre à leur propre jeux.
«-"Ah c'est une douce mélodie Gilles, j'ai un peu faim. Avant que tu ne parles si courtoisement de me tuer, servez-moi à manger." avait dit-il dit à haute voix en faisant signe au majordome.»
Sans aucune hésitation, il s'avança vers l'italien et lui présenta un plat avec un couvercle en argent. Sans un mot l'homme s'avança vers Dante. Il eut un bref échange de regard. Lorsqu'il souleva son couvercle, au lieu d'un plat un Desert Eagle en or. ante saisit le pistolet non-chalement. Sans hésiter, il visa la tête de Guy qui tomba à terre. Le coup de feu avait résonner dans toute la pièce. Son associé Gille qui parlait plus tôt compris alors que ses propres hommes l'avait trahit. La trahison venait des siens parce que l'homme n'aurait pas pu apporter le revolver. Tout le monde était dans le coup. Le pistolet était dégainé contre lui.
«-"J'ai toujours dit qu'il y'avait deux sortes de figlio di une cagna. Ceux qui ne respecte pas leur Mamma et ceux qui pensent qu'ils ont une longueur d'avance sur Dante Vittorio Andreo. Quelque chose à dire avant ta mort ?"
-"Petite salope, suce ma-"»
Le coup de feu retentit, le sang giclait sur le sol. Sean était toujours impressionné de la grâce de son frère et sa dextérité. Il pouvait se sortir de toutes les situations. D'un côté il l'admirait et de l'autre l'en voulait d'avoir toujours cette avance. Il anticipait presque tout. Dante était ce qu'on pouvait appeler un maniaque du contrôle.
«-"Frero, on y va. Je dois passer voir Patrick aujourd'hui."
-"Je pensais qu'il te détestait."
-"C'est ça que vous dites tous."»
Sean ne répondit pas à la phrase de son frère aîné. Il était vrai que tous les frères à un moment de leur vie avait déclaré qu'Il détestait Dante à part peut-être Jun. Mais c'était juste pour masquer la profonde admiration qu'il avait pour lui.
Les deux hommes se levèrent et se dirigeaient vers leur voiture. À peine était-il arrivé, un de leur bras-droit avait l'air très inconfortable.
«-"Boss, il s'agit de Jun et le groupe de filles."
-"Parles."
-"Il y'a eu une explosion, nous ne savons pas si il y'a des survivants."»
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Nda: Coucou, ça faisait longtemps hein. Alors ce chapitre est un peu meurtrier. Une explosion et deux morts.
Qui a kidnapper Araba ? (J'ai laissé des indices dans tout le livre)
Jun et les filles était-ils dans l'explosion ?
Que pensez-vous de Dante et de Sean ?
Que pensez-vous de Sonequa ? Quelque chose peut-il justifier le fait de tuer sa propre soeur ?(Pour moi, rien mais bon 🤷🏿♀️)
Ne soyez pas des lecteurs silencieux 😭
Quelles sont vos chanson préférées dans Anti ? (Les miennes sont Kiss It Better, Pose et James Joint.)
(Si quelqu'un dit Work, on va se battre 😒)
Love y'all
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