🚫🖖🏾

-Mboté
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RAMADAN MURABAK
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Avec le temps, Rafah retrouva l'usage du haut de son corps. Mais ses jambes elles semblaient déconnecter, morte.

et même si les médecins avaient affirmé que ce n'était que temporaire, sa mémoire semblait perdu à jamais.

Dès que le nombre de visites spycologiques obligatoires fut atteint, elle eut la permission de quitter l'hôpital et rentra au côté de Mars dans son appartement.

Pendant des semaines, il réussit à faire durée cette mascarade. Ils vivaient une vie de couple normal et sans histoire. Mais sans doute par culpabilité, il n'osa jamais la toucher ne serait-ce qu'un baiser où lui tenir la main.
Ce qui arrangea Rafah qui, faisait tout son possible afin de se souvenir de l'homme de sa vie et de sa soi-disant fille.

Et de jour en jour ses mensonges s'accumulaient.
Lui-même ne savait pas à quoi il jouait.

Il aimait cette vie quoique ce n'était qu'un heureux mensonge, un rêve, qui pouvait prendre fin d'un moment à l'autre.


Puis un jour, ses cauchemars repris. Lorsqu'il se m'était à se souvenir de ses rêves, ça n'annonçait rien de bon. Ils étaient comme des rêves prémonitoires malgré qu'ils n'avaient aucun sens.

Alors, à cause d'un simple rêve, il voulut laisser son bonheur s'en allée, il voulait tout révéler.
C'était peu être son dernier dîné à ses côtés, la dernière fois qu'il voyait se doux sourire, la dernière fois qu'il pourrait sentir son parfum enivrant, la dernière fois qu'il pourrait admirer, sa reine africaine.

La dernière fois, c'était sûrement la dernière fois...

Il prépara donc un fabuleux dîné aux chandelles sur la terrasse digne d'un restaurant étoilée. Un dîner empoisonné, au goût de pomme.Mais parfois, le hasard fait bien les choses. Et il semblait que Rafah avait tout compris avant même qu'il n'ait eu à ouvrir la bouche.


- Mars, comment on s'est rencontrés ? Demanda-t-elle en posant ses couverts.

Aucune réponse ne sortie de sa bouche, il ne voulait plus mentir.

- tu devrais savoir tout sa puisqu'on est ensemble depuis deux ans

- Oui mais je n'ai pas une bonne mémoire répondit-il d'une voix basse

- Menteur

- tu ne vas pas me prendre la tête pour sa répliqua-t-il en sortant son paquet de cigarettes.

- À l'hôpital tu m'as dit qu'on était ensemble depuis quatre ans, j'ai fait exprès de me tromper et tu m'as pas corrigé.

Mars ne répondit pas de nouveau, honteux.

- Tu ne me connais même pas, à part mon nom, et ne tu ne pensais vraiment que...elle se stoppa dans son récit, sûrement car les larmes lui montaient aux yeux.

- Pardonne-moi, c'était le seul moyen pour que tu restes à mes côtés, je pensais pouvoir t'aider mais j'étais juste égoïste, c'est toi qui m'aidais au final.

- parce que sa aide de vivre dans le mensonge tu penses? Demanda-t-elle en criant

- maintenant tu peux rentrer chez toi si tu le souhaites je te ramène. Dit-il calmement en se levant de sa chaise

- Et c'est tout .! Tu as osé me laisser croire que Zara était ma fille, tu sais pas à quel point je me suis haï de ne pas pouvoir me souvenir de vous, tu sais pas à quel point je me hais d'être dans ce fauteuil roulant hurlait-elle tout le long du chemin à son appartement en griffant Mars.

Mars sorti de sa poche les clés de l'appartement de Rafah qui lui avait été remit à l'hôpital et les lui remit avant de faire demi-tour.

- Attends ! Finalement tu es qui pour moi ? Demanda-t-elle en le retenant par le bras.

- Oublie-moi, dit toi que je n'étais qu'un mauvais rêve ou un étranger répondit-il une dernière fois avant de rentrer chez lui.

- Tu es parti avant que je te dise à quel point je me hais d'aimer un étranger. Se murmurait- elle en pleurant.

Cette nuit-là fut tellement sombre.
Deux âmes soeur venaient d'être séparé, et leur flamme luttaient pour ne pas s'éteindre asphyxié par les ténèbres.

Rafah avait pleuré toute la nuit en fessant le tour de cet appartement qui lui était inconnu. Il y fessait tellement froid,  elle s'y sentait tellement seule qu'elle ne pouvait trouver le sommeil. Elle ne tenta même pas de rejoindre son lit, elle restait là, dans son fauteuil roulant fixant un point dans le vide.

Mars lui après avoir cogité pendant des heures, s'endormit dans les bras de sa fille. Il fit le pire des rêves, il était tellement réaliste qu'il se réveilla en sursaut recouvert de sueur.

Après s'être rincé le visage, il s'en alla sur la terrasse pour fumer une, deux, puis trois cigarettes.

Lui qui d'ordinaire n'avait peur de rien, désormais frémissait à la vue de son propre reflet dans un miroir.

Et les larmes lui montaient aux yeux lorsque l'idée qu'il pouvait la perdre elle aussi traversait son esprit. Et c'est après ce dernier rêve qu'il comprit enfin.

Qu'il aurait eu beau se cacher, tenter de tout effacer en recommençant à zéro.

Son passé, son présent ainsi que son futur étaient liés à jamais.Il ne pourrait jamais fuir. Il se devait donc de prendre les armes, et de se battre.

Mars c'était son nom, tels le dieu de la guerre, celui qu'il avait choisi.

-Mars-

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