57
Tanya。
— Tu peux arrêter de tourner en rond ? Tu me donnes la migraine. Tonnait Cynthia tout en coupant une tomate.
— C'est impossible Cynthia, impossible. On a vu autant de médecins ils nous ont tous répondus par la négative. Je n'aurais pas dû me laisser berner par toi.
Elle soupirait et lâchait son couteau des mains.
— Tanya, tu peux avoir tes règles non ?
Je hochais la tête.
— Oui, mais j'ai une maladie au niveau des ovaires, apparement j'ai une chance assez minime... Je précisais en me grattant l'avant bras.
— Mais tu as de la nausée, de la fatigue et ton appétit a complètement changé depuis une semaine.
Je m'installais sur le tabouret, face à elle, je prenais ma tête entre mes mains.
— Tu sais avec toutes les choses que j'ai découverte, ma vie est comme une montagne russe. Bien sûr que c'est normal de se mettre dans tout ses états.
Elle jetait son tablier sur le plan de travail et me prenait les mains.
— Dis-moi, qu'est-ce que tu perds si tu le fait ? Rien du tout, alors écoute-moi tu veux bien ?
Je lançais un dernier regard à Cynthia et attrapait la boîte, je lisais doucement les instructions et me décidais à écouter ma meilleure amie, de toute manière qu'est-ce que je pouvais perdre ? Juste quelques minutes de ma vie c'est tout.
— J'y vais, je lançais en attrapant la boîte.
Elle semblait beaucoup plus emballée que moi, elle m'entraînait carrément dans les toilettes et c'est à cet instant précis que mon coeur tambourinait dans ma poitrine, impatient. J'appliquais à la lettre les consignes et posait le test sur le lavabo. En me lavant les mains j'essayais de me calmer en me repentant que c'était « impossible ». C'était les cinq minutes les plus longues de ma vie.
Une fois que je fus sortie de la salle de bain elle m'accordait un regard du genre « Alors? ».
— Il faut attendre quelques minutes, je lui indiquais.
La boule que j'avais au ventre me compressais l'estomac et me coupait le souffle. J'avais à la fois peur d'espérer pour rien et être finalement déçu mais d'un autre côté, j'étais curieuse de savoir si les affirmations de Cynthia étaient bien-fondées.
~
Il était près de sept heure lorsque je priais au taxi de s'arrêter devant le building. Je me couvrais avec ma longue veste noire et dès que j'ai placé un pied en dehors du véhicule, un vent glacial me giflait de plein fouet. Je fermais les yeux pour ne pas avoir de la poussière dans ceux-ci. Une main soutenant mon sac et l'autre portant le téléphone, je me dirigeais vers l'accueil.
— Bonjour, monsieur Kern est disponible ? Je demandais à la jeune fille se retrouvant derrière le comptoir.
— Bonjour, il est actuellement en réunion au dixième étage, vous voulez que je lui passe un message ? Ou vous préférez un rendez-vous ?
J'avais complètement oublié que Jakob n'avait prévenu personne concernant notre relation, malgré le fait que j'y ai mis les pieds à plusieurs reprises, j'étais une parfaite inconnue dans cette entreprise.
— Non, merci pour votre aide.
Je marchais en direction de l'ascenseur et certaines personnes s'amusaient à me dévisager. Contre toute attente, je leurs accordait un sourire poliment tout en ignorant la raison de tout ceci.
Lorsque je montais dans l'ascenseur, je me regardais dans la glace, j'avais pas un maquillage désastreux, il était indéniable que ma peau était un peu pâle mais rien de bien choquant. Je fronçais les sourcils et commençait à regarder mon accoutrement, j'avais une longue veste mais c'était loin d'être démodé, puis, je m'en fichais.
Au dixième étage, je quittais l'engin et m'installais sur le premier fauteuil que je trouvais dans le couloir. Ma tête tournait légèrement, je m'étais un peu fatiguée aujourd'hui. J'avais prise quelques gorgée de ma bouteille d'eau et m'étais mise à lire mon bouquin pour diminuer l'excitation qui avait envahit mon corps. J'étais pressée de voir Jakob et rien n'arrivais à me calmer, je lisais sans comprendre la signification des mots qui passaient sous mes yeux. Les mains tremblantes je respirais profondément.
Reste calme Tanya, tout va bien se passer.
Pour éviter de faire de mon livre un bouillit, je le rangeais dans mon sac cabas et faisais des exercices de respirations synchronisés. Cela avait un effet immédiat sur moi, je me sentais beaucoup plus apaisée.
Au bout d'une trentaine de minute, des hommes et femmes partaient de la pièce où devait se passer la réunion, de toute manière, c'était la plus grande pièce de cet étage. Les hommes en costards rigolaient en faisant des blagues assez macho alors que des femmes en tailleurs discutaient entre elles de leurs vies familiale. J'attendais cinq minute de plus au cas où d'autre personne serait dans la salle et je marchais lentement vers celle-ci.
Alors que je pensais que la pièce était vide, je fus surprise de remarquer Angie assise près de Jakob.
— Ton père m'a appelé hier soir, pour me faire une demande spéciale.
— Je suis désolé pour ses agissements, il pense qu'il fait quelque chose de bien mais c'est le contraire.
Elle avait posée sa main sur celui de Jakob.
— Il a raison, il pense qu'à ton futur à toi et au sien. Je préférais t'en parler directement, ça ne me dérange pas d'être la mère porteuse tu sais ? Ton père m'a raconté rapidement vos problèmes et il m'a dit que c'était mieux si c'est quelqu'un qu'il connaissait parce qu'il me faisait confiance.
— Oublie ce qu'il a pu te dire, vraiment. Il lui arrive de sortir des sottises de ce genre.
Jakob avait des cernes et semblait être submergés par son travail mais aussi par cette révélation. J'étais probablement pareil car je n'avais pas remarqué que j'avais fais tombé mon sac au sol. Les regards se braquaient sur moi et je me dépêchais de le ramasser.
— Je..je suis désolée de vous interrompre, je murmurais.
Angie m'ignorait complètement ma parole et se retournait vers Jakob.
— Tu sais bien que je suis près à tout pour toi Jake.
Attendez, depuis quand elle l'appelle Jake ?!
— Merci mais je n'ai pas besoin de tout cela, avait dit Jakob en se levant et en venant déposer un baiser sur mes cheveux. Tu veux bien m'attendre ? J'ai quelques documents à récupérer dans la pièce à côté, je reviens dans quelques secondes.
Je hochais la tête en lui souriant.
Il passer derrière la porte coulissante et j'entendais l'imprimante fonctionner.
Angie, elle, s'était redressée et avait fourré des feuilles dans son sac.
— Vous n'avez pas honte d'agir ainsi ? Je lui demandais tout en l'observant.
Elle levait un sourcil, faisant mine d'ignorer.
— Comment ça ?
Je serrais mon sac contre moi.
— Vous savez que vous pouvez foutre une famille en l'air mais ça ne semble pas vous déranger.
Je n'ai pas non plus oublié le père de Jakob qui agit en ma défaveur...
Le bruit de ses talons aiguilles remplissait la pièce et elle me relookait de la tête au pied.
— Disons que je rends juste service, je ne sais même pas comment il a fait pour apprécier une femme peu féminine comme vous.
— Notre vie privée ne vous regarde pas.
— Parce que vous en avez une ? J'ai entendu dire que toute votre histoire n'était qu'un jeu, son frère en parlait souvent. Vous avez mentit à toute la famille, ça prouve à quel point vous avez une relation solide, elle se moquait.
J'en avais assez de l'entendre parler.
— J'aime cet homme que cela vous convienne ou non et rien ne peut me faire changer d'avis. Regardez-vous d'abord, mon mari ne fait que de vous rejeter vous devriez avoir un peu d'estime de vous même et de laisser cet homme fiancé tranquille non ?
Jakob était revenu dans la pièce avec une pile de papier sous les bras alors que Angie lui disait au revoir en ignorant mes remarques, elle s'éloignait en claquant des semelles sur le sol.
— J'ai raté quelques chose ? Il demanda
— Non, rien du tout. Tu ne me demandes pas pourquoi je suis venue ?
Il semblait perplexe.
— Si si... C'est vrai qu'on pouvait se voir directement à la maison, il s'est passé quelque chose ?
— Je sais que tu vas avoir du mal à le croire, tout comme moi, mais...je suis enceinte Jakob.
Son visage est resté figé pendant des minutes puis il s'est reprit en main.
— T'es sûre ?
— Sûre et certaine, j'ai fais deux tests pour confirmer ça.
Il m'avait embrassé le front et versait des larmes de joies. Je me sentais soulevée et il me faisait valser dans les airs alors que je le suppliais de me lâcher tout en riant.
— Je suis l'homme le plus heureux du monde.
Avis ? ⭐️❤️
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