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JAKOB。
Je klaxonnais à plusieurs reprises, impatient de revoir Tanya. Cette fois-ci, elle ne m'avait pas refusé. Comptait-elle m'écouter ? Probablement.
J'ouvrais ma fenêtre et lançais aux personnes qui causaient des problèmes routiers.
— Monsieur vous pouvez pas vous dépêcher ?
Pourquoi occupez-vous l'autre partie de la route ? Vous savez que c'est interdit ?
Le jeune en capuche venait me répondre, d'un air détaché.
— La route vous appartient peut-être ? Vous voyez pas qu'on a mit les feux de détresse ?
— Quel idée de déménager par un temps pareil.
Le jeune ignorait mon commentaire et me fit signe de passer, il contrôlait la route d'en face pour m'éviter un accident. À cause de leur camion de je ne sais combien de mètre, la circulation était difficile.
J'arrivais devant sa maison et toutes les lumières étaient éteintes, dormait-elle ? ou peut-être elle n'était pas chez elle ? Pourtant elle m'a donné rendez-vous ici.
Je toquais à la porte mais celle-ci était déjà entre-ouverte.
— Tanya ? Je suis là.
Aucune réponse de sa part.
J'appuyais sur l'interrupteur mais il ne fonctionnait pas. Je me dirigeais vers la borne d'électricité pour vérifier, elle était simplement éteinte, pourquoi Tanya ferait-elle ça ? Je l'activais et la maison retrouvait sa luminosité.
Je me dirigeais vers la cuisine et il n'y avait aucune trace d'elle, je comptais aller dans sa chambre mais je m'arrêtais en passant devant le salon.
La pièce était sens dessus dessous; d'une part les coussins sur le canapé avaient voltigés dans les quatre coins de la pièce, le canapé s'était décalé. La table basse en verre était en mille morceaux et d'autres objets comme des vases, des cadres photos, étaient cassés. Au dessus de la télé à l'écran fendue, se trouvait un mot « Tu l'as cherché ».
Je me précipitais à la recherche de Tanya mais elle était introuvable, j'avais cherché dans toutes les pièces de la maison, j'étais allé au club. Mais rien n'y faisait, elle s'était comme volatilisée.
Adossé sur le mur en béton du club, une main dans les cheveux, j'appelais Ryu et lui demandait de me la trouver.
— S'il faut, j'embaucherais d'autres personnes qui pourront t'aider, mais trouve-la moi au plus vite.
— C'est compris.
Alors que je faisais les cents pas, Ryu avait raccroché et Michael était venu auprès de moi. Il m'avait tendu le téléphone alors que je le questionnais du regard, il me répondait seulement :
— C'est Cynthia, elle veut te parler.
Je lui prenais le téléphone des mains.
— Oui ?
— Je suis l'amie de Tanya, elle était avec moi quelques heures avant, elle annonçait.
— Vous savez où elle a bien pu aller ?
— Elle devait se rendre au club après t'avoir parlé.
— Comment vous savez qu'on devait se parler ? Je la questionnais.
— Elle voulait t'avouer que ton père l'a menacé et moi je lui ai dis qu'elle devrait dire la vérité. Elle comptait mettre les choses au clair avec toi parce qu'elle t'aimait.
Mon père ? J'étais sûr qu'il était impliqué.
— Apparemment, il lui a dit, « soit tu quittes mon fils, soit je ferais du mal à tes proches », et elle, elle a prit la décision de protéger la seule famille qui lui restait...
Je raccrochais et tendais le téléphone à Michael. Ce dernier semblait particulièrement énervé et je comprenais la raison, je l'avais arraché la femme qu'il aimait et comme si cela ne suffisait pas, je l'avais impliqué dans mes histoires. Sans que je m'en aperçoive, j'avais reçu un coup de poings sur la mâchoire. Il m'avait déstabilisé et j'allais faillis tomber mais je me redressais au dernier moment.
Il me crachait des injures à la figure et je l'avais mérité, alors je n'avais pas osé riposter.
Mais cela m'incommodait extrêmement, j'avais une terrible envie de lui rendre la monnaie de sa pièce.
— Elle est allée vivre avec toi, elle t'a choisit toi. Tout ce que tu avais à faire c'était l'aimer et faire en sorte qu'elle soit en sécurité, mais même ces trucs basiques, tu n'en est pas capable.
Je le fusillais du regard et il faisait de même.
— Elle ne m'a pas dit pourquoi elle avait prit une telle décision mais j'étais certain d'une chose, tu allais être une nuisance pour elle. Si seulement elle m'avait écouté et elle avait garder ses distances, rien de tout cela ne serait arrivé.
Je l'avais saisis par le pull et le poing en l'air, je m'apprêtais à lui donner un coup mais je me retenais, je ne comptais pas me mettre au même niveau que lui. Alors je le poussais légèrement pour l'éloigner de moi.
— Je sais que tu as des remords parce que tu n'as pas su être un bon petit-ami pour elle et parce qu'elle t'as rejeté mais il faudrait baisser les armes un moment, tu penses pas ? Le plus important maintenant, c'est de la retrouver. Je le réveillais.
— Tu as dis une bonne chose pour une fois, il sera mieux de collaborer.
Je mime le sourd face à sa critique et on commence à élaborer un plan. Michael va chercher dans tout les recoins sud de la ville alors que moi, je vais prendre le nord.
— Et si elle était dans des villes voisines ?
— C'est possible, mais on ferait mieux de chercher d'abord ici et si on a toujours aucune trace d'elle, on ira ensemble.
Il montait dans sa bagnole jaune et disparaissait dans la rue après avoir prévenus ses collègues de travail.
~
J'avais claqué la porte et j'entendais les femmes de ménages prévenir ma mère de mon arrivé, mais je les ignorais totalement et me dirigeais directement au bureau de mon père, se trouvant tout près du salon. J'avais poussé la porte en verre et il semblait surpris de mon arrivé.
— Tu n'étais pas passé depuis l'anniversaire, ta mère t'as manqué ?
— Ferme-la.
Son visage se décomposait avec l'entente de mes paroles, je l'avais prévenu à plusieurs reprises, cette fois-ci, je ne n'allais pas mâcher mes mots.
— Je connais toute la vérité, tu as menacé Tanya, sérieusement ? Tu as pas passé l'âge de faire de tels conneries ?
— Je l'ai fais pour ton bien, il répondait un cigare entre les lèvres.
Je rigolais tellement ce qu'il m'avouait me paraissait illogique.
— Tu te fout de moi ? Tu as fais du chantage à la femme que j'aime, tu as joué avec ses sentiments, tu as trouvé son point faible pour la manipuler !
J'avais fais plusieurs pas vers lui.
— Et ?
— Tanya s'est faite kidnappée, elle a soudainement disparue ! Mais tu t'en fiche n'est-ce pas ? Il y a que l'argent qui t'intéresse de toute manière.
Il soufflait la fumée sur mon visage et malgré le picotement dans ma gorge, je m'empêchais de tousser.
— Kidnappée ? Soit disant l'argent ne t'intéresse pas, tu crois vraiment que cette pute serais venue près de toi si tu n'avais pas d'argent ? Je sais très bien que tu as acheté une maison, sa maison. Tu pensais réellement pouvoir me cacher ça ?
Je n'avais pas bien fais de me contenir avec Michael, c'est mon père qui en subissait les conséquences, je l'avais assené une droite. Même moi, j'étais choqué de ma force, cette homme qui m'écrasait depuis mon enfance, désormais je ne comptais plus être ce Jakob....
— Tu l'insulte de quoi ? Répète !
Je faisais deux têtes de plus que lui et il osait me parler comme ça, était-il suicidaire ? Il avait poussé un cris de douleur en se relevant du sol.
— Tu penses que tu es mieux que moi ? N'oublie pas que tu es mon fils Jakob.
— J'ai honte, j'ai honte d'avoir un père comme toi. Depuis que je sais les nombreuses maîtresses que tu as, je suis répugné à l'idée d'être ton fils. J'aurais aimé que tu meurs, tu comprends ? Que tu quittes nos vies. Tu ne fais que nous emmerder ! Tu nous a salit !
Ma voix s'était cassé, j'avais difficilement finit ma phrase. Je lui avais dis ce que j'avais sur le coeur, une bonne fois pour toute.
— Jakob...?
Les mains de maman me cherchaient, sur son fauteuil, elle essayait de me saisir. Des larmes glissaient sur ses joues et ses rides s'étiraient.
Elle avait tout entendu, ma mère était de nature très sensible et maintenant, tout son petit monde s'était écroulé.
Je courrais vers elle alors qu'elle tombait. Papa avait aussi soutenu maman mais cette dernière l'avait repoussé et s'était réfugié dans mes bras.
— Écoute chérie, il......
— J'étais idiote, j'ai eu le malheur de croire à tes mensonges...Tromper une aveugle était plus facile, n'est-ce pas ?
Papa lui avait saisit les mains et l'a forçait à rester au près de lui.
— Jakob, je veux partir d'ici, tout de suite.
Je prévenais la femme de ménage pour qu'elle prépare rapidement sa valise.
— Jakob, je n'ai vraiment rien fais à propos de ta copine, c'est vrai que j'ai fais du chantage mais c'était uniquement pour ton bien. Dis-moi, tu peux convaincre ta mère de rester ici ? Tu es la seule personne qu'elle écoute.
Il continuait de prononcer des phrases interminables et divaguant d'un sujet à l'autre. On se dépêchait de quitter le cocon familiale. Désormais, maman devait prendre nouveau départ. Installée sur le siège arrière je m'excusais auprès d'elle, elle n'aurait pas dû l'apprendre dans de telles circonstances...
— Je me doutais déjà mais je n'avais aucune preuve de son infidélité puis...j'avais peur de franchir le pas, t'avoir près de moi m'a donné du courage.
Je lui embrassais le front.
— Je serais toujours là pour toi maman.
Elle avait posé une main sur ma joue.
— J'ai cru comprendre que Tanya a disparue, retrouve-la Jakob, fait en sorte de ramener ma belle-fille, sauve la !
Avis ? ❤️🥺
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