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JAKOB。

Ses cheveux étaient éparpillés sur l'oreiller, elle semblait endormie, rêverait-elle de moi ? De nous ?
Était-elle plus apaisée ? Avait-elle mise des pansements sur ses cicatrices ?

Pour la première fois depuis longtemps, j'avais saisis que quelqu'un me faisait confiance. Elle m'avait ouvert son cœur, m'avait partagé ses secrets. Elle m'avait avoué qu'elle m'aimait et j'avais fais de même. Nous étions enfin ce que je désirais depuis le début, un couple. Il était inévitable que nous allions être confrontés à des problèmes mais je comptais les surmonter, elle me donnait la force et je m'en sentais capable. Le plus important c'est qu'elle reste ainsi, près de moi. Elle m'avait entouré de ses bras maigres et fébriles, son visage était à peine visible et lorsque je dégageais quelques mèches de cheveux pour voir son beau visage, je tombais nez à nez avec un suçon.

J'essayais de fouiller dans ma mémoire mais il était hors de question que je fasse ce genre de chose, surtout à Tanya. Je me devais d'être compréhensif alors qui avait bien pu le lui faire ? Était-ce pour cela qu'elle se sentait si mal ? Qu'elle s'était rendue malade ?

Un sentiment de colère naissait en moi, jusqu'à que je me souvienne que j'avais laissé Aston et Tanya seuls ce matin. Elle n'avait aucune marque à son réveil, cela s'était sûrement produit durant le lapse de temps où je m'étais éclipsé. Et je m'en voulais tellement, la gorge sèche et les lèvres pincées, je me redressais et passais un coup de fil. Une clope entre les doigts j'attendais qu'il me réponde, il décrochait à la dernière seconde.

— Oui ?

— Je ne veux plus te voir auprès de Tanya t'as compris ? S'il lui arrive malheur, gare à toi. Tu seras le seul tenu responsable, je sais quel genre de bâtard tu es.

Il y a eu un moment de silence.

— Cela me surprends qu'elle t'ait dit que j'étais son ex, d'habitude elle ne se dévoile pas autant.

Son ex ? Aston était ce lycéen dont elle parlait ?

— Aston, tu sais très bien ce qu'il arrive quand je m'énerve, il y a toujours du sang qui coule, à la fin. Alors tu ferais mieux de ne pas nous approcher, tu sais, je n'aurais aucune pitié, tu n'es pas un membre de ma famille même si tu prétends l'être. Ma mère t'accepte à cause de mon père, ne te méprends pas.

Je l'entendais rire.

— Monsieur Jakob nous fait son discours habituel, tu devrais arrêter avec ces disquettes. Tu prends la grosse tête.

— Prends le comme tu veux, mais s'il arrive quoi que ce soit à Tanya, tu peux commencer à creuser ta tombe.

J'avais raccroché, il avait mérité tout ce que je lui avais balancé. L'écran du téléphone s'était allumé et Ryu m'avait appelé, il m'annonçait qu'il avait fini de restaurer la maison de Tanya et que l'on pouvait passer quand on le voulait.

Je décidais de passer voir l'état du souvenir de son père avant elle, j'avais sauté dans ma voiture sans attendre davantage. Jasmin était là et allait prendre soin de Tanya jusqu'à mon retour, et elle faisait tout ce qu'elle promettait, j'aimais ça chez elle.

À mon arrivé, Ryu m'attendait vers le portillon.
Je le saluais rapidement et on entrait dans la demeure, elle sentait fraîchement de la peinture, les meubles étaient renouvelés.

Merci Ryu, tu as fais un excellent travail, je savais que je pouvais avoir confiance en toi.

— Toujours chef, je vous dois ma vie, c'est le moins que je puisse faire.

Un carton se trouvait près de la porte et je lui demandais ce que s'était.

— Des photos et d'autres objets , je ne savais plus quoi en faire.

Je fouillais un peu et trouvais un cadre photo, je reconnaissais le père de Tanya. Il était accompagné d'une femme blonde et entre eux, une fille souriait.
Je devinais que c'était Tanya et sa mère. Je prenais le cadre et le déposais sur la table du salon.

— Les anciennes propriétaires avaient mises la misère, tout était dans le désordre alors j'ai tout arrangé. Au fait, comment les avez-vous convaincu de vendre la maison ?

*Quelques jours auparavant*

— Signez s'il vous plaît. Répétait le notaire pour une énième fois.

La mère de Lily me dévisageait et jetait ses cheveux en arrière. Lily, elle me fuyait du regard. Je l'intimidais, elle qui d'ordinaire était plein de courage se taisait désormais, cela m'avais l'air comique.

— Que comptez-vous faire avec cette maison ? Me questionnais la femme, ses lèvres s'étiraient et ses rides du sourire apparaissaient.

— Ça ne regarde que moi, faites ce que dis le notaire.

Elle regardait rapidement sa file et se retournait vers moi.

— Vous nous sous-estimer monsieur.

— J'ai vu que vous avez déjà fais de précédents mariages, deux de vos ex époux sont décédés, je ne voudrais pas faire de constations hâtives mais certaines choses parle d'elles-mêmes. Le père de Tanya ne vous a peut-être pas laisser une grande fortune mais vous l'avez convaincu de vous léguer la maison, n'est-ce pas ?

Elle roulait des yeux.

— Mes époux sont décédés dans des accidents , je n'ai rien à avoir dans ces horizons là.

J'ôtais mes lunettes de soleil, et les femmes me regardaient attentivement.

— Peut-être que oui, peut-être que non mais au final, j'ai su cerner votre personnalité et je me trompe rarement. Vous aimez l'argent n'est-ce pas ?

Je sortais de la poche de ma veste mon chéquier et commençais à indiquer un montant, j'avais écrit un montant à sept chiffres et leur avaient montré le chèque.
La femme comptait les zéros alors que la première réaction de Lily fit face, elle prenait vivement le bras de sa mère et la secouait.

— Je n'y crois pas ! Elle laissait échapper de sa bouche.

— Vous savez très bien que cette maison ne vaux pas plus de cent milles euros, je vous propose plus de dix fois son prix de base. Soit vous accepter, soit je déchire ce chèque.

Je démarrais le minuteur sur mon téléphone et le mettais à deux minutes.

— Je vous laisse 120 secondes pour penser et décider, au delà de ce temps, je déchire le chèque.

Au bout d'une minute, la belle-mère de Tanya signait tout les documents. Et récupérait son chèque.

— Je vous laisse vider la maison au plus vide, demain, j'enverrai quelqu'un pour m'assurer de votre départ.

Je me levais, suivis du notaire. J'étais prêt à partir mais Lily m'avait saisit le bras.

— Qu'est-ce que tu fais ? Couinait sa mère derrière, n'arrivant pas à croire à sa fille.

— Écoute Jakob, donne moi une chance, on peut tout recommencer. Pardonne-moi pour le passé, j'étais vraiment téméraire et j'agissais mal mais j'ai tout fais par amour, crois-moi.

Je saluais sa mère et murmurais une dernière phrase avant de quitter la maison.

— Votre fille doit sérieusement aller se faire soigner.

Je me baladais dans la maison avec Ryu.

— Tu me demandais comment je les avais convaincu n'est-ce pas ? Je demandais à Ryu alors qu'on sortait au balcon.

Il hochait la tête.

— Quand tu as l'argent, tu as le pouvoir.

Avis ? ✨💰🔫

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