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TANYA。

3 mois plus tard,

Assise sur le fauteuil en velours, une main soutenant mon livre et de l'autre, ma tasse tout en observant le spectacle qui se jouait sous mes yeux, je me perdais dans mes pensées. Tandis que le vent faisait valser les feuilles jaunies de l'automne, la pluie, elle, redonnait vie aux plantes abimées par la chaleur de l'été dernier. Le ciel était d'une couleur grisâtre, certains trouvaient cette météo déprimante, mais ce n'était pas mon cas, j'avais toujours eu cette manie d'aimer le froid, sans doute parce que j'étais née en plein milieu de l'hiver. Un chat passait par là, puis s'arrêtait en dessous de l'arbre qui semblait être un sapin. Il y trouvait refuge, craignant sans doute la pluie, il se secouait afin de se débarrasser des gouttes de pluie qui l'avaient arrosés. Son pelage était d'un noir éclatant alors que ses yeux vert émeraude me fixaient.

Je me re - mémorais mon passé qui me désolait tant, j'avais perdu ma famille, je commençais à croire que la malchance ne me quitterait pas. Si ce n'était pas cela, qu'est-ce que s'était ? Pourquoi la vie m'avait-elle fait subir autant d'épreuves ? Il y avait un proverbe qui disait que, " Dieu donne ses plus durs combats, a ses plus fort soldats " mais la force n'est-elle pas éphémère ? Jusqu'où une personne peut-elle endurer des peines qui lui sont affligées ?

Je buvais une gorgée de mon café colombien, je prenais une grande inspiration. L'odeur qui émanait de la pluie m'apaisait l'esprit et le coeur, ces derniers temps j'en avais eu bien besoin.

Tanya, quelqu'un veut te voir.

Jasmin, portait encore son tablier, je me levais et lorsque nos yeux se croisaient, ma surprise pouvait clairement se lire sur mon visage.

Merci, Jasmin.

Elle prenait congé, l'individu en face de moi inspectait la maison, les mains dans les poches.

Comment tu as su que j'habitais ici ? Je le questionnais.

Ce connard est assez connu, de simples recherches internet m'ont suffises.

Je l'invitais à s'asseoir.

Tu veux boire quelque chose ?

Il grimaçait.

Je suis simplement venu te parler. Je ne veux pas te perdre Tanya.

Je m'installais près de lui.

Je ne peux pas répondre à tes sentiments Michael.

Il me tendait une photo, nous l'avions prises ensemble à l'école. On semblait tellement heureux, je me souviens de ce jour, où le lycée avait organisé une fête de fin d'année. Nous nous étions amusés à organiser un concours du meilleur butteur, nous étions doués au football.

Revenons à ce moment, notre amitié ne devrait pas se briser pour ce genre de chose. Il me rassurait.

— J'avais tellement peur de te perdre aussi, je lui avouais.

Il me prenait dans ses bras.

Je serais toujours près de toi, tu peux compter sur moi.

Mon dieu, merci...

Il s'éloignait de moi et m'observait.

Ne me dit pas que tu vas pleurer ! Il se moquait de moi pour me remonter le moral.

Je lui mettais un léger coup de poing sur l'épaule.

Bien sur que non, idiot.

Il sortait son téléphone de la poche et le déverrouillait.

Qu'est-ce que s'est ? Je demandais alors qu'il appuyait sur le bouton play de la vidéo.

Mes élèves de la salle de sport me disaient en chœur à quel point je leurs manquaient et qu'ils m'attendaient pour les prochains cours.

Tu nous manque Tanya, reviens au club.

Je mettais mes cheveux sur le côté pour voir au mieux la vidéo.

En faite, je me suis faite virée de mon travail, j'ai beaucoup plus de temps maintenant mais,

Il me coupait.

Travaille à temps pleins au club, comme moi.

Je me sentais déjà impatiente !

Tu me propose un emploi ? Je m'emballais.

Il hochait la tête, j'allais être une salariée à temps plein dans le club ! Je lui sautais au cou et le remerciais.

Si tu savais à quel point ça me rends heureuse !

Quelques secondes passaient à peine et j'entendis une voix près de nous.

Qu'est-ce qu'il fait là ?

Ce ton désagréable, je le connaissais malheureusement très bien.
Je me détachais de Michael et ce dernier quittait la maison en me disant qu'il m'enverrait un message.

Qu'est-ce qu'il fait là ? Il répéta d'un ton autoritaire.

Mon ami est venu me rendre visite, il n'a pas le droit ?

Il eu un rire moqueur et m'agrippai par le bras.

On sait très bien qu'il ne te considère pas comme son amie. Arrête de mijoter quelque chose à chaque fois que j'ai le dos tourné tu veux bien ?

— Je ne fais rien derrière ton dos, arrête de me faire la morale, tu n'est pas mon père !

Son visage était crispé de colère avec l'arrivé de Jasmin qui nous annonçait que le dîner est prêt, il me lâchait.

Il est jaloux ?

À table, il avait arrêté de me casser les pieds. Je n'avais pas envie de lui parler de la proposition de Michael car l'atmosphère venait tout juste de calmer.

Demain, tu dois venir avec moi.

Pourquoi ?

— Tu verras demain.

À chaque fois il parle comme si je devais résoudre son énigme par moi même, c'était à la fois fatiguant et lourds à la longue !

Dans combien de temps pourrais-je récupérer ma maison ?

Il s'étouffait presque avec sa salade.

J'y travaille, ce n'est pas simple étant donné que ta belle-mère en a la garde. Il m'expliquait sans oser me regarder.

— Si seulement on avait un moyen d'accélérer la procédure.

— Tu en as marre à ce point ?

Je hochais la tête.

Ce jeu dure depuis bientôt trois mois, je suis fatiguée de vivre dans un mensonge.

Il laissait les couverts et s'essuyait la bouche avec une serviette.

Et si on transformait ce mensonge en réalité ?

Je commençais à bégayer.
Co, comment ça ? Je ne, ne vois pas ce que tu veux dire.

J'étais droite comme un I, en attendant ce qu'il avait à me dire.

Épouse-moi Tanya.

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