Dilemme

Et voilà, il commence à me parler comme s'il voulait qu'il se passe quelque chose entre nous, je devrais être contente sans doute me direz-vous, mais ce n'est pas le cas, j'ai peur... peur en permanence d'ailleurs, peur de ne pas réussir à tenir ma promesse de ne plus me faire de mal, c'est horrible.

Je suis dans son cours, seul cours où je sais que rien ne pourra m'arriver désormais et c'est la seule chose qui me rassure. Sa voix me sort de mes pensées.

​ - Sarah, je dois vous appelez combien de fois pour que vous me répondiez ! Soupire-t-il.

À ce moment précis les trois quarts de la classe se mettent à pouffer.

- Elle est vraiment pathétique à faire sa fausse dépressive celle-là, lance une personne.

- Fichez-lui la paix ! ordonne Ilan, un élève.

- Oh bah tiens, le délégué veut faire l'élève modèle, ricane un autre élève.

- Taisez-vous ! crie Quentin. 

Ce n'est pas possible, mes larmes recommencent à couler, je baisse la tête et continue d'écrire ce que Quentin nous dicte. Il explique la Guerre Froide, L'URSS et les États-Unis, les dates importantes comme le début en 1947, la fin en 1991, les principales raisons etc. Le cours se termine, je prends mon temps afin de lui parler de tout, mon mal-être, mes sentiments envers lui, ma mutilation, l'anorexie...

- Sarah ? Si tu veux me parler autour d'un café on peut se voir après les cours tu le sais je suis là dès que tu as besoin, me rassure-t-il.

- Oui... mais ce n'est pas très important..., juste un petit ras-le-bol en fin de compte et je veux pas t'embêter avec ça, je réponds en reniflant.

- Sarah, je t'ai dit plus de mensonge, me dit-il d'une voix douce, et ne pense pas que tu m'embêtes, ce n'est absolument pas le cas...

- Mais...

Et à cet instant précis, il s'approche délicatement de moi, automatiquement je fais un pas en arrière et me mis à sangloter de nouveau.

- je ne peux pas, c'est interdit. Si on le fait on aura des problèmes.

- Je veux juste vous serrer contre moi et vous guérir de votre dépression.

Je me mets alors à pleurer de plus belle, je ne peux pas, c'est interdit si on le fait il perdra son travail et moi je serai renvoyée du lycée. Il parvient à m'attirer contre lui, heureusement que la porte de la classe ne comporte pas de fenêtre.

Tout à coup, je sens que lui aussi souffre car des larmes coulent sur ses joues.

- Je suis désolée... Je ne vous mérite absolument pas.

- Si, évidemment que vous me méritez, bien plus que vous ne le pensez. Séchez-moi ces larmes, vous êtes bien plus belle quand vous souriez.

Je trouve sa remarque presque rigolote, le voyant aussi les larmes aux yeux, mais je ne fais que rougir à la place, il y a bien longtemps que personne ne m'avait dit ça, excepté mon père...

À ce moment-là la porte s'ouvre d'un coup.

Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top