CHAPITRE 29

- D'accord, je comprends, je soupire en passant ma main dans mes cheveux. Tenez-moi au courant. Bonne journée à vous aussi.

Je raccroche et pose mon portable sur l'accoudoir du canapé.

- C'était ta banque ? demande Harry en me rejoignant avec nos thés. Il y a un problème ?

- Je n'ai pas reçu la somme que j'attendais, c'est tout. Mais ça suffira le temps que je rentre et que je vois mon banquier. Merci, je souffle en récupérant la tasse qu'il me tend.

- Tu sais que ma proposition est toujours valable.

- Je sais, je souris en le regardant. Et c'est toujours non.

- Mmh, et tu sais aussi qu'on va se marier ? Que ce qui est à moi sera à toi et ce qui est à toi sera à moi. A moins que... tu ais prévu de faire un contrat de mariage ?

Il prend une gorgée de son thé, évitant mon regard.

- Et toi ? Tu veux qu'on en fasse un ?

- A quoi ça servirait puisqu'on n'a pas l'intention de se séparer ?

Je souris en le regardant.

- Non, c'est vrai.

J'embrasse sa joue, puis le bas de sa mâchoire.

- Tout ce qui est à moi sera à toi... et tout ce qui est à toi restera à toi.

- Louis, il soupire en levant les yeux au ciel.

Je souris parce que ça m'amuse de le faire râler et me penche un peu plus pour déposer de légers baisers dans son cou.

- Avant le mariage, j'aimerais quand même qu'on fasse quelque chose.

- Mmh, quoi ?

- Ça prend du temps d'organiser une cérémonie, et étant donné qu'on n'a vraiment rien commencé je pense qu'on ne sera pas mariés avant un moment... je ne veux pas prendre de risque.

- De risque ?

Il fronce les sourcils, ne comprend pas. Je continue d'embrasser sa peau, espérant que ça fasse passer la pilule.

- Je voudrais qu'on fasse ce qu'il faut, les papiers et toutes les démarches, pour que s'il m'arrive quelque chose... tout te revienne. Legends, mes propriétés, les parts de l'entreprise de mon père. T'auras tout. Et tu en feras ce que tu voudras.

- Louis...

- C'est juste une précaution.

Il avale difficilement sa salive et se redresse pour échapper à mes baisers.

- On n'en a pas besoin.

- On sait tous les deux que si. J'ai fait deux crises cardiaques, j'en ferais certainement une troisième... et si ça arrive je ne veux pas que mon père récupère tout, il a déjà eu largement sa part. Et Legends... je sais pertinemment qu'il n'en a rien à faire. Il ne comprend pas comme toi et moi pourquoi c'est important.

Son regard est perdu dans le vide. Je glisse mes doigts dans ses cheveux mais il esquive en se reculant, et prend une gorgée de son thé.

- Tu ne voulais pas avoir tes parts dans Legends il y a quelques semaines ?

- Pas comme ça.

- Te braques pas, s'il te plaît.

- Comment tu veux que je réagisse, Louis ? Tu veux qu'on sorte le Champagne ?

- Non, mais...

- C'est pas le fait que tu me lègues tout, c'est...

Je sais très bien pourquoi il se braque, parce-que j'ai la même peur. Qu'il lui arrive quelque chose trop tôt, alors qu'on a encore l'impression que l'on vient de se retrouver.

Je me colle contre mon homme, réclamant un câlin qu'il me donne finalement. Le sujet est abordé, et même si il ne veut pas en parler maintenant ça ne m'empêchera pas de lancer cette procédure.

* * *

Accompagné d'Owen, je traverse le couloir sur le côté de la fosse pour rejoindre la régie. J'entends des « c'est Louis », et aussitôt elles répètent toutes mon prénom pour m'appeler. Je lève les yeux de mon portable et leur sourit poliment. Une jeune fille tend la main pour attraper gentiment ma manche mais Owen s'interpose aussitôt. Il me jette un regard, me demandant mon accord.

- C'est bon.

Un petit groupe se colle contre les barrières et la sécurité se rapproche au cas où.

Owen recule un peu et me laisse discuter avec le groupe, tout en signant ce qu'elles me tendent. Une place du concert d'Harry de ce soir, un ticket de caisse, leur gobelet, une coque de portable... elles ont l'air ravies, et moi ça me fait toujours bizarre. Quelques selfies, puis je m'éloigne après les avoir saluées.

A peine deux pas plus tard, je me fait encore accoster. Je pose pour plusieurs selfies, ça va tellement vite que je n'ai pas le temps de regarder le retour ni de me recoiffer. Owen reste à proximité, prêt à intervenir et leur rappelle gentiment de ne pas trop se coller aux barrières.

- Donc tu ne vas pas chanter ce soir ?

- Non, je souris. Je ne vais quand même pas envahir sa scène tous les soirs.

- Et quand est-ce-que tu nous sortiras quelque chose ?

- Bientôt, je souris simplement en recommençant à m'éloigner.

Elles crient, ravies de ce scoop et font passer le message dans la fosse. J'ai à peine le temps de rejoindre la régie que c'est sur Twitter. C'est rapide.

Je reçois un texto du numéro professionnel de mon homme et j'éclate de rire.

De : H 💖 pro

Comment ça tu vas sortir une chanson et je l'apprends sur Twitter ?

A : H 💖 pro

Tu l'as entendu en avant première...

De : H 💖 pro

MAIS T'ES SÉRIEUX. TU BALANCES ÇA COMME ÇA ALORS QUE JE VAIS MONTER SUR SCÈNE.

De : H 💖 pro

En temps que fiancé j'aurais dû être au courant avant tout le monde

A : H  💖  pro

T'inquiète pas, dès que tu monteras sur scène ils n'auront d'yeux que pour toi

De : H 💖 pro

Il n'y a que tes yeux qui comptent ce soir 💙

Oula. Je les lève justement au ciel et me mords la lèvre pour ne pas trop sourire... puis je craque et l'appelle sur son portable pro. Lorsque je suis là, c'est moi qui garde le perso avant et durant le concert. Sinon c'est Sophia et en général l'autre est planqué dans son sac à dos.

- Quel charmeur...

- J'écris des chansons je te rappelle. Avec un peu d'aide oui, mais bon... alors, dis m'en plus.

- On en reparle tout à l'heure... essaye de te concentrer un peu et ne sois pas en retard.

Je remarque que je suis carrément filmé... par un des caméraman d'Harry. Je lui montre mon majeur en riant et change mon portable d'oreille.

- Je te vois dès que c'est fini... déchire tout, fais les hurler.

- C'est prévu. Je t'aime.

- Je t'aime aussi.

Je laisse quelques secondes avant de raccrocher et glisse mon portable dans ma poche.

* * *

Edvin est nettement plus à l'aise avec nous. Il s'est bien intégré au staff et au reste de l'équipe.

On marche tranquillement jusqu'aux bus au fond du parking. Omar et Edvin chahutent un peu devant nous, se taquinant sans arrêter de se toucher. Une caresse sur le bras, un effleurement de doigt...

- Et dire qu'on était comme ça au début, soupire Harry.

Je ris en enlaçant sa taille pour l'attirer contre moi.

- Plus besoin d'effleurements maintenant, je te touche autant que je veux.

Il rit aussi et pose son bras sur mes épaules, me maintenant contre lui alors qu'on continue de marcher.

- Alors, cette chanson... tu comptes m'en parler ?

- Tu l'as déjà entendue. Je pensais sortir "Home". Juste comme ça, je ne reprends pas ma carrière, mais... elle est écrite, enregistrée... il y a encore quelques arrangements à faire mais ça serait bête qu'elle reste sur mon iCloud. Qu'est-ce-que tu en penses ?

Mon fiancé pousse un petit son adorable et m'embrasse dans le cou.

- Je suis tellement fier de toi... en plus d'être carrément flatté que la première chanson que tu sortes depuis des années soit une que tu as écrite pour moi.

- Ne fangirl pas trop.

- Tu ne peux pas m'en empêcher.

Ses lèvres effleurent ma joue et on manque de se casser la figure lorsqu'on loupe le trottoir en même temps. Je ris en le retenant

- Hé, on fait la course ? lance Omar alors qu'on est à une centaine de mètres des bus. Celui qui gagne... aura un rancard avec Harry ! il lance en se tournant vers nous.

- C'est ça, bien sûr, je me moque en serrant plus fort mon homme contre moi. Je ne vais peut-être plus vous laisser tous les deux maintenant ? Ça gêne quelqu'un si je reste jusqu'à la fin de la tournée ?

- Moi pas du tout, rit Harry en embrassant ma mâchoire.

- Allez, une petite course, rigole Omar.

Le jeune chanteur me défie du regard, son gobelet encore à la main. Harry me retient lorsque j'esquisse un mouvement pour avancer.

- Non mais ça va pas ?

- C'est bon, je peux courir 100 mètres, ça va pas me tuer.

- Je ne suis pas sûr de vouloir prendre le risque de vérifier. Et toi ?

Ma foutue fierté prend le dessus. Ça ne me plaît pas du tout qu'il me retienne.

- Bah moi je suis pas certain que t'ai le droit de m'interdire quoi que ce soit, je chuchote.

- T'es pas sérieux là ? il soupire alors que je me recule pour suivre Omar. Louis !

- T'es sûr que t'as assez d'endurance ? je lance à mon chanteur.

Omar est brusquement moins enthousiaste, son regard rivé sur Harry.

- Désolé, j'y pensais plus. Je...

- T'as peur de perdre ?

- Louis, arrête. On va...

- Ok, donc jusqu'aux bus ?

- Non, mais...

- Omar, tu cours, ou t'es viré.

Il lâche un rire nerveux et secoue la tête.

- Je te crois pas.

- T'es prêt à prendre le risque ?

J'essaye de rester sérieux, et c'est très difficile. Bien sûr que je ne suis pas sérieux, mais ça m'amuse un peu de voir qu'il doute.

- Je ne veux pas voir ça, soupire Harry en se tournant.

- Bon, on y va ? j'encourage Omar.

* * *

- Tu vois, je peux courir 100 mètres et continuer à respirer.

- Tu t'es fracturé le coude Louis ! s'énerve mon fiancé.

- Mais je suis vivant. Et surtout, et c'est vraiment le plus important... j'ai gagné ! Tu me dois un rencard d'ailleurs.

Harry me fixe d'un air mi-blasé, mi-inquiet. Le médecin m'aide à mettre mon bras dans l'écharpe et je grimace un peu.

- C'est vraiment le plus important là ?

- Calme-toi, c'est rien de grave.

- Une fracture, Louis !

- T'arrêtes de me crier dessus ? Tu vois bien que je suis blessé.

Il ouvre la bouche, mais la referme en soufflant, un léger sourire au coin des lèvres.

- T'es vraiment chiant.

- Mais tu m'aimes quand même.

Harry me fixe en secouant doucement la tête, puis se penche pour m'embrasser furtivement.

- Tu m'énerves... mais je t'aime quand même.

- Y a intérêt, je chuchote contre ses lèvres.

- T'as pas trop mal ?

- C'est pas une partie de plaisir, j'avoue en grimaçant un peu.

- C'est pour ça que t'arrêtes pas de dire n'importe quoi ?

Délicatement, il prend ma main libre et entrelace nos doigts.

- Y a des anti-douleurs que tu peux prendre, t'es pas obligé de...

- Ça va, je gère.

Je serre les dents plutôt. Honnêtement ? Ça fait un mal de chien.

- Quelle tête de mule.

- Je sais.

- Vous pouvez y aller, me dit le médecin. Je vous fait une prescription d'anti-douleurs adaptés à votre situation. Prenez-les, il insiste. C'est inutile de souffrir inutilement comme ça.

Harry me jette un regard bien insistant aussi. Ouais, j'ai compris le message.

* * *

Je me réveille en sursaut, tremblant comme une feuille, les larmes aux yeux. Oh putain. Putain. Putain.

Harry se redresse aussitôt et prend mon visage entre ses mains.

- Respire. Qu'est-ce-qu'il y a ? Louis, regarde moi.

Il essaye de rester calme, de ne pas paniquer. Moi j'essaye de respirer, de revenir à la réalité.

Je suis avec Harry. Je me suis blessé tout seul comme un con, Simon ne m'a pas touché.

Je craque et laisse les larmes couler. Mon fiancé comprend que j'ai fait un cauchemar et m'enlace avec toute la douceur du monde. Je sens ses lèvres effleurer mon oreille, mes cheveux, ma joue. Il me murmure des paroles réconfortantes que je ne comprends qu'à moitié.

Je suis avec Harry. Tout va bien. C'était juste un cauchemar.

Je me rends compte que je me tiens le bras tellement j'ai mal. Harry doit le comprendre car il pousse un peu la couverture pour se lever.

- Je vais chercher les anti-douleurs.

Il s'éloigne, et je me sens si vide. Je ramène mes jambes contre moi et pose mon front sur un genou.

Putain, ça fait tellement mal.

Je sens le fantôme de ses mains horribles sur moi, et c'est pas agréable du tout.

J'étouffe. Je tire sur l'attache de mon écharpe, paniquant un peu plus. Il faut que je l'enlève. Les doigts d'Harry remplacent les miens et il détache calmement les scratchs.

- Ne bouge pas, laisse-moi faire.

Tout en douceur il retire l'attelle, en évitant de trop bouger mon bras.

J'ai l'impression de respirer un peu mieux déjà.

- Tiens.

Harry pose mon attelle sur la table de nuit et s'assoit au bord du lit, me tendant un verre d'eau avec mes cachets. J'avale directement le tout, et le remercie.

- Ça va mieux ?

- Un peu... Merci. Désolé de t'avoir réveillé.

- T'as pas à t'excuser pour ça.

Il remonte dans le lit et se rallonge contre les oreillers. Je l'observe faire avant de prendre sa main pour la poser contre mon cou. Je sens mon corps se détendre petit à petit alors que la chaleur et la douceur de ses doigts se propage sur mon épiderme.

Harry me laisse faire sans rien dire. Je pense qu'il a compris car il déplace lentement ses phalanges sur ma peau. Un contact si léger que je le ressens à peine, mais c'est suffisant pour me calmer.

Au bout de quelques minutes je sens le sommeil me rattraper. Harry ne s'arrête pas, même si ses yeux se ferment aussi il continue d'effleurer chaque zone de peau qu'il peut atteindre. Je me laisse bercer par ses caresses, et fini par me rendormir.

* * *

J'ouvre difficilement les yeux et souris aussitôt en voyant Harry collé contre moi. Il dépose de légers baisers sur ma tempe, et descend sur ma joue.

- Il faut que j'aille à l'intérieur, il murmure. Tu restes dormir encore un peu ?

- Mmh, je chuchote. Ouais, je serais pas contre.

- Je voulais juste te prévenir au cas où tu te réveillerais avant que je ne revienne. Appelle Owen quand tu voudras venir, il viendra te chercher.

J'avoue que me réveiller solo sans être prévenu ça n'aurait pas été super agréable. Il m'embrasse, picorant mes lèvres et le bas de mon visage.

- Je t'aime, il chuchote avant de se redresser.

- Je t'aime aussi, je lui réponds de la même manière avant de me rendormir.

* * *

J'ai vraiment émergé une bonne heure plus tard. Je me suis difficilement douché, habillé et coiffé avant d'envoyer un message à Owen. Le garde du corps me répond aussitôt, disant qu'il arrive.

J'essaye de remettre mon attelle correctement, mais c'est vraiment chiant de la main gauche.

Je prends mes affaires et descends du bus lorsqu'Owen frappe à la porte.

- Est-ce-que ça va ? il demande en refermant la porte.

- Ouais, ça va aller. Merci.

Il m'accompagne, me guidant un peu vers la loge où Harry est avec Omar, Edvin, et leurs musiciens.

- Et voilà le champion !

- L'encouragez pas, soupire mon petit-ami en se levant pour m'embrasser.

- Faut le faire quand même pour se péter le coude en faisant une course à pied.

- Mitch ? Ta gueule, je souris en prenant une bouteille d'eau dans le mini frigo. Tu veux bien la resserrer un peu ? je demande à mon homme en lui désignant l'attelle. Je sens que je bouge trop.

Harry arrange un peu les scratchs, et je serre les dents lorsqu'il me secoue un peu trop sans faire exprès.

- Ça va comme ça ?

- Oui, merci.

Il récupère ma bouteille et me l'ouvre avant de presser un autre baiser sur mes lèvres, puis retourne s'asseoir sur le canapé de la loge.

- Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolé, me dit Omar en s'approchant. Je peux faire quelque chose ? Ou...

- C'est bon, tu m'as pas poussé contre le mur, je ris en secouant la tête. Mais tu peux faire quelque chose pour moi.

- Tout ce que tu veux, je...

- Ne dis à personne que tu m'as laissé gagner, je chuchote.

- Quoi ? Mais...

- T'as ralenti juste avant, je l'ai vu. Me prends pas pour un idiot en plus.

Il grimace et baisse la tête, visiblement mal à l'aise.

- La prochaine fois donne tout ce que t'as.

* * *

- Reste encore un peu, chuchote Harry en pliant bien trop lentement mon sweat. Ça ne me rassure pas de savoir que tu seras tout seul alors que t'as le bras bloqué. Et si il t'arrive quelque chose ?

Je vois bien qu'il est vraiment inquiet.

- J'ai l'habitude, faut juste que ça revienne, je réponds sans vraiment réfléchir.

Ses doigts se figent sur le tissu et je serre les dents. Ouais, j'aurais mieux fait de me taire.

C'est fini, Simon et son ombre ne planent plus au dessus de moi. Il faut que j'arrête ça.

Je prends mon sweat et le pose au bord du lit avant de me rapprocher d'Harry. J'avoue que rentrer à Londres ne m'enchante pas du tout... et surtout, pour le moment il n'y a rien qui requiert ma présence. J'ai mon ordinateur et mon portable, je peux parfaitement bosser tout en suivant Harry sur ces dernières dates. Ce n'est que 13 jours, et on reste en Europe. Si jamais il y a une urgence je peux toujours prendre un avion et rentrer.

- D'accord... je reste avec toi. Je ne veux pas te laisser derrière, sans savoir où tu attireras lorsque tu voleras.

Il rit doucement, captant ma référence à sa dernière chanson/déclaration d'amour, et enlace tendrement ma taille.

- Comme ça je ne serais plus jamais seul, tu me feras me sentir comme à la maison.

Je ris aussi avant de l'embrasser.

- Tu restes vraiment ? il murmure entre deux baisers.

J'acquiesce, mon nez frôlant le sien alors que mes doigts caressent son cou.

- Je ne te laisse pas. On reste ensemble.

***

Bonsoir ! J'espère que ce chapitre vous a plu ! 🥰

Bon, évidemment que Louis allait se fracturer le coude 😂 j'attends depuis avril de le placer !

On approche de la fin... il ne reste que 4/5 chapitres. J'espère que tout ça vous plaira 💜

A bientôt !

#LEGENDSfic

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