Chapitre 2: Seconde rencontre

Bon, cette fois, ce seras à la première personne du singulier. Je pense que cela vous aidera à mieux vous impliquer dans l'histoire et cela me facilité grandement la chose ^^.

~Aisha

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Le lendemain, je ne fus pas surprise de découvrir que le C.C.G venait à ma porte afin de faire un interrogatoire. Je m'y attendais à vrai dire, après tout, il y avait des caméras de surveillance devant le magasin. Ils me demandaient comment j'ai pu m'en sortir face à ce glouton. J'ai simplement menti en disant que je ne m'en rappelle plus. Ils m'ont crût. À l'université, j'ai simplement dit qu'un membre du C.C.G était venu à mon secours. Même si je sais que mentir c'est mal, je n'allais simplement pas dire « Oh ce n'est rien, une ghoul est venu à ma rescousse ». Pour être sincère, j'ai maintenant peur de revenir le soir dans cette fameuse ruelle... Même si le magasin fait des promotions, je n'ose pas. Parfois, j'avoue être inconsciente du danger mais n'étant pas sûr qu'aucune ghoul ne traine, mon corps ne retournera pas dans ce lieu maudit.

À la pause déjeuné, mes amis viennent rapidement me voir. Les bras d'Hanaé entoure mon corps, on a tous eu le droit à la minute de silence et les répercussions ne se sont pas fait attendre. Les amis de mon anciennes camarades de classes sont venus en larme, empli de tristesse et de rage pour me demander pourquoi c'était elle qui est tombé au sol et pas moi. On m'a aussi reproché de ne pas être intervenu. Afin d'apaiser un peu leur âme, je leur ai certifié, le visage grave, que l'attaque a été rapide et qu'elle n'avait surement pas du souffrir. Même cela ne leur pas suffit puisque j'ai reçu des menaces de mort.

- [__] heureusement que tu n'as rien, se rassure Hanaé.

- Ça ne va pas tarder au vu des menaces de mort que j'ai reçu, dis-je sans grande conviction.

- Va voir le directeur [__], me conseilles Shin inquiet.

- À quoi bon, dis-je. C'est déjà assez dur comme ça, je ne souhaite pas me faire passer pour une victime auprès du directeur qui va surement me dire que ce n'est rien.

- Tu parles, proteste Hanaé. Je suis sûr qu'il comprendra.

Afin de mettre fin à leur discussion, je leur demande s'ils connaissent un kombini près de l'université. Shin me donne un itinéraire pour rejoindre un magasin non loin de là. En le remerciant, j'espère pouvoir rentrer chez moi en toute quiétude.

Le soir, après avoir effectué mes achats. Je regarde autour de moi, la neige tombe peu à peu, étouffant peu à peu les bruits de la ville. Même si mon corps a du mal à supporter le froid, je dois avouer aimer ce silence... Commençant à marcher vers mon appartement, le sentiment d'être observé reviens au galop. Déglutissant, je serre les lanières de mon sac de courses tout en entendant quelque chose tomber. Ce sont des pas un peu lourd, lent et prenant soin de faire le moins de bruit possible. Mon cœur bat rapidement, sortant presque de ma poitrine. Dans un élan de courage, je fini par me tourner rapidement afin d'apercevoir mon stalker : l'homme au cheveux blanc. Un petit soulagement nait en moi tandis que d'un autre côté, j'attend patiemment ma mort. Mais rien. Il me regarde indifférent, n'a-t-il rien à me dire ? Alors que j'allais reprendre ma route afin de fuir, j'entends sa voix.

- On peut parler, demande-t-il.

- Ai-je le choix, demande-ai-je.

- Non.

Bon... Je prépare à dégainer mon téléphone et appeler le C.C.G pour obtenir de l'aide. Je le suis, méfiante. Je ne suis pas en mesure de discuter, surtout qu'il y a des enfants. Et les enfants, ça ne peut pas appeler de l'aide à temps.

Une fois assez isolé, il se tourne vers moi et me fixe, cherchant surement un point faible, une faille.

- Pourquoi n'avoir rien dit auprès du C.C.G, me demande-t-il un peu sévèrement.

- Eh bien... Personne ne m'aurait cru de toute manière.

- Tu es bien étrange. Et puis, tu as failli être manger hier sans mon intervention.

- D'ailleurs, vous me faites des reproches mais pourquoi ne pas m'avoir mangé ?

- Dois-je vraiment y répondre ?

S'approchant de moi, je me recule mais mon dos rencontre le mur froid ne m'offrant aucune échappatoire. Me faisant un kabedon digne d'un shojo, ses bras forment indirectement une prison à mes yeux. La peur me rongeant le ventre, mes membres n'arrivent pas à bouger et mon cerveau décide de ne pas bouger pour survivre. Son visage s'approche de mon cou et me renifle lentement en poussant un soupire de satisfaction, comme s'il venait de sentir une odeur agréable.

- Ta chair à l'air délicieuse, annonce-t-il. Dommage que ton parfum camoufle un peu le tout.

- Merci, dis-je la voix tremblotante. Mais si je devais recevoir le compliment d'un garçon, je préfère que ce ne soit pas à propos de ma chair.

- Quel fleur bleu, accuse-t-il. Estime toi heureuse que je me retiens.

- Pourquoi tu ne...

Alors que j'allais lui demander la raison de sa résistance, un sifflement d'admiration se fait entendre. Le blanc le regarde et son œil de ghoul ressort tandis qu'une lueur rouge fais apparaitre un (ou blindé) autour de son bras gauche. Moi qui ne voulais pas croiser de ghoul, c'est peine perdu... Le jeune homme sort alors son kaguna rinkaku (ou écailleuse), je m'éloigne rapidement mais le blanc se fais projeter proche de moi, me frôlant de justesse. Mes pas s'arrêtent et une ombre recouvre la mienne, celle de la seconde ghoul. Il me colle à lui et mes muscles finissent enfin par agir en me débattant. Mes pieds quittent le sol et le blanc, me regard tentant de se remettre sur pied. Une main lève mon haut, crispant ma peau sous le froid. Son kōkaku appuie sur mon ventre avant de légèrement l'entailler ce qui me fais pousser un gémissement plaintif entre mes lèvres. Satisfait, mon agresseur passe sa langue sur sa griffe et pousse un léger cri d'extase. Ne comprenant pas, des larmes coulent sur mes joues. J'ai vraiment peur face à cette situation.

- Tu comptais la garder pour toi cache-œil, demande la ghoul.

- La ferme, répond le garçon le visage déformé par la douleur.

- Tu n'as rien chassé, tu es faible. Pourquoi résister face à une chair aussi démentielle ? Tu aurais dû la manger et te défendre, je vais la manger devant toi pour montrer ton erreur.

En dernier espoir, je donne un coup de pied dans les parties intimes de mon ennemi qui le déstabilise. J'en profite alors pour m'échapper, espérant fuir cette histoire. La seconde ghoul pousse un juron avant d'être interrompu par le kaguna de Cache-œil qui lui traverse le torse. Une seconde tentacule me ramène à son propriétaire, la salive sortant de sa bouche et la respiration saccadée tel un bruit de bête. Son regard est étrange, je me débats de nouveau mais la fatigue commence à se faire sentir. Dans une ultime conviction, je le regarde et lui hurle de me lâcher tout en me brisant la voix pour qu'il m'entende. Ses dents rencontrent mon cou aspirant un peu de mon sang tandis que mes pieds frappent sa poitrine. Le suppliant de m'épargner, il reprend conscience et me pose lourdement au sol, réalisant ce qu'il venait de faire. Afin de couvrir ma plaie, je mets mon écharpe et l'appuie avec ma main en hoquetant sous la peur. Il s'éloigne de moi en se posant des questions sur son acte. Cache-œil fini par partir à la hâte en entendant des membres du C.C.G arriver. Devant eux, une jeune fille blessé ainsi que le cadavre d'une ghoul.

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Piouf... J'y ai mis toute mon âme !

Il vous a plût ? Vous voulez la suite ?

~Aisha

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