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Le studio de répétition vibrait sous le poids des basses. Les musiciens accordaient leurs instruments, les danseurs s'étiraient, le staff courait dans tous les sens pour s'assurer que tout était parfait.

C'était la répétition générale.

Le dernier test avant le grand concert.

Et Atsumu n'avait pas toute sa tête.

Il était censé se concentrer, mémoriser chaque pas, chaque note, chaque transition. Mais son regard déviait sans cesse vers Shoyo et Kageyama, juste à côté de lui.

Shoyo souriait.

Comme toujours. Éclatant, solaire, insouciant.

Mais... ce sourire n'était pas pour lui.

Chaque éclat de rire, chaque regard échangé, chaque geste instinctif entre Shoyo et Kageyama lui enfonçait un peu plus un poignard invisible dans le cœur.

Son chant flottait, sa danse manquait de précision.

— Atsumu, ça va pas, lança Suna en demandant aux musiciens d'arrêter la musique. T'es ailleurs.

Atsumu serra la mâchoire et se passa une main dans les cheveux.

— C'est rien, marmonna-t-il. J'vais me reprendre.

Suna le fixa, sceptique.

Parce qu'il savait.

Il savait pourquoi Atsumu était comme ça. Il savait depuis combien de temps il portait cet amour à sens unique.

Il soupira.

— Tu ne devrais pas te forcer.

Atsumu lui lança un regard noir.

— J'suis un professionnel. Je vais assurer.

Suna le regarda encore quelques secondes avant de hausser les épaules.

— T'as intérêt.

La répétition reprit, mais Atsumu sentait toujours cette tension dans sa poitrine.

Jusqu'à ce que Shoyo s'approche de lui juste avant de monter sur scène.

— Atsumu.

Il releva la tête et rencontra ces yeux bruns brillants.

Shoyo lui offrit un sourire radieux et leva le poing vers lui.

— T'es le meilleur, alors donne tout, d'accord ?

Atsumu sentit son cœur se tordre.

Il l'aimait tellement.

Tellement que ça faisait mal.

Mais c'était aussi pour ça qu'il allait tout donner.

Alors, il sourit à son tour.

Il frappa son poing contre celui de Shoyo et prit une grande inspiration.

— Compte sur moi.

Et quand il monta sur scène, il était prêt à brûler entièrement pour ce concert.


*


Tokyo Dome.

Un nom chargé de légendes. Une cathédrale de sons et de lumières, capable d'engloutir plus de 55 000 spectateurs sous son dôme géant. Ce soir, pas un seul siège n'était vide.

La foule formait un océan dense, incandescent, une masse vibrante d'attentes et d'émotions comprimées dans l'instant avant l'explosion. Des milliers de bâtons lumineux créaient un ciel artificiel au ras du sol, ondulant comme une marée contrôlée par le rythme cardiaque collectif.

Dans les coulisses, Miya Atsumu se tenait immobile.

Il inspirait lentement, profondément. Pas pour calmer un trac — il n'en avait plus. Mais pour ressentir. Ce grondement sourd qui montait, cette tension dans l'air, cette énergie brute qui frappait sa poitrine avant même que la première note ne résonne.

Il ferma les yeux une seconde.

Son groupe était en place. Les danseurs, parfaitement alignés. Le staff, prêt à appuyer sur le moindre bouton.

C'était ce moment suspendu. L'instant juste avant l'impact.

Tout s'éteignit.

Le noir, absolu.

Le silence, brutal.

Puis, un accord de guitare. Pur. Nu. Tranchant.

Un unique spot déchira l'obscurité.

Et Atsumu était là. Seul. Assis sur un tabouret au centre de la scène. Une guitare acoustique sur les genoux, la tête légèrement baissée.

Et quand il leva les yeux... il chanta.

Sa voix, nue et vibrante, se propagea dans l'arène comme une onde.

Pas un cri. Pas un bruit. L'immensité entière se tut, happée par la première note.

C'était une ballade. Douce. Écorchée. Presque fragile.

Et pourtant, sa voix ne tremblait pas. Elle vibrait d'émotion maîtrisée. Chaque mot semblait pesé, ciselé, destiné à se planter droit dans la poitrine de ceux qui l'écoutaient.

Ses doigts glissaient sur les cordes avec grâce, sa respiration parfaitement calée, son regard perdu dans l'ombre des projecteurs.

Puis, lentement, la chanson enfla.

Les basses entrèrent. Subtiles d'abord. Puis les percussions, profondes, sourdes, comme un battement de cœur mécanique.

Et au moment où tout atteignit un point de bascule — les lumières explosèrent.

Le Tokyo Dome devint une galaxie. Les écrans géants s'animèrent, les néons dansèrent, les faisceaux lumineux découpèrent l'air comme des lames.

Le concert démarra.

Pour de bon.

Atsumu bondit sur ses pieds. La guitare disparut entre deux temps. Le micro était déjà dans sa main. Il fonçait sur scène comme une tempête calculée, chaque geste claquant dans l'air avec précision.

Il chantait comme on frappe. Il dansait comme on respire.

Et le public, lui, hurlait. Vivait. Reflétait chaque éclat, chaque silence, chaque tempo.

Les basses faisaient vibrer le sol. La batterie cognait dans les os. Les guitares électriques hurlaient avec lui.

Et lui, il tenait le stade entier à bout de voix.

Il alternait les registres comme un funambule enragé. Une chanson féroce, un pont parlé, un moment suspendu.

Puis, il attrapa une guitare, électrique cette fois. Fit signe au groupe. Un simple regard. Et tout s'arrêta.

Le silence s'épaissit.

Et il joua.

Un solo.

Brutal. Fiévreux. D'une technicité insolente. Et pourtant, tout en lui vibrait de sincérité. Rien n'était décoratif. Chaque note tombait juste. Et les cris montèrent à mesure que les cordes chauffaient sous ses doigts.

Il ferma les yeux. Sourit.

C'était son moment.

Puis le tempo changea brutalement.

Le public sut immédiatement ce que cela annonçait.

Hinata Shoyo et Kageyama Tobio s'élancèrent sur scène.

Et d'un coup, la musique prit un autre sens.

Les trois se rejoignirent au centre. Et la chorégraphie commença.

Pas une danse. Un assaut visuel.

Shoyo, solaire, bondissait avec la grâce d'un athlète. Kageyama, droit, intense, précis au millimètre. Et Atsumu, au centre, liant les deux par une aisance féline.

Chaque pas frappait le sol avec intention. Chaque rotation, chaque arrêt, chaque synchronisation faisait rugir la foule.

Leurs corps parlaient. Leur amitié explosait dans chaque mouvement. C'était fluide, parfait, incarné.

Et Atsumu, au milieu de cette tornade maîtrisée, ne pensait plus à rien.

Juste à ça.

À la scène. À la lumière. À la chaleur des projecteurs. À la sueur qui coulait dans son dos. À ses poumons en feu. À la musique qui hurlait à travers lui.

Il ne performait pas.

Il brûlait.

Et il n'aurait voulu être nulle part ailleurs.

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🎤

NDA :

Le concert d'Atsumu n'est pas encore fini, il réserve une petite surprise qui va tout changer dans le prochain chapitre que je vais poster aujourd'hui même parce que j'ai hâte que vous voyez ça !

À tout de suite !

Hoshi_Steph

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