35.Putain d'exploit
AKSIL
Je ne le lâche pas du regard, alors même qu'il a fini son discours depuis plusieurs minutes, je continue de l'observer sans ciller. J'ai l'impression que tout se bouscule dans ma tête, comme à chaque fois que je suis avec lui, je n'ai aucun contrôle, sur absolument rien du tout. Ce petit bonbon roux me retourne complètement le cerveau.
- Je... Tu... Tu peux dire quelque chose ? s'impatiente la boule à facette rouge en se dandinant sur place. Ou tu... tu préfères que je m'en aille ?
- Non. Reste.
Mon ventre se noue, je me racle la gorge dans le but vain de retrouver ma voix, sans succès. J'ai été tellement en colère qu'il m'envoie chier aujourd'hui, comme ça, aussi facilement, sans même prendre en compte les semaines que nous avons passées ensemble. Mais j'étais surtout furieux contre moi-même, parce que c'était exactement ce que je comptais faire quelques jours plus tôt, juste avant que nous fassions l'amour.
Et ça me rend fou, bordel ! Ça me rend dingue d'être dans cet état alors qu'il a été le plus raisonnable de nous deux, alors qu'il a compris qu'il fallait mettre un terme à cette histoire bizarre avant que l'un de nous n'y laisse des plumes. Le seul souci, c'est que je n'ai déjà plus aucune foutue plume sur moi, et que ça, je ne l'avais absolument pas prévu. Que ce soit moi, plutôt que lui, qui en souffrirais le plus.
- Parle-moi, s'il te plait...
Sa supplique me ramène les pieds sur Terre, face à ce petit gars qui ne sait plus où se mettre tant il est embarrassé. J'imagine que ce n'est pas facile pour lui non plus, ressentir des sentiments à mon égard doit le chambouler, lui qui ne me supportait clairement pas au tout début. Merde... Il est vraiment amoureux de moi ?
- Attends ! je m'exclame vivement alors que je le vois esquisser un geste vers la porte. Attends, ne bouge pas, laisse-moi quelques instants pour... pour tout mettre au clair.
Je le vois hocher imperceptiblement la tête tout en triturant ses doigts, signe évident de sa nervosité croissante. Quant à moi, je n'en mène pas large non plus, à vrai dire je ne m'attendais pas à ce qu'il débarque ainsi, j'en ai marre d'être continuellement surpris par lui. Mais le pire, c'est que j'ai envie de me coller des pains dans la gueule, parce que maintenant que je le vois debout devant moi, dans sa doudoune trop grande, avec ses cheveux qui partent dans tous les sens, tout ce que je veux c'est me jeter sur lui et l'embrasser comme un damné.
Génial... Je suis vraiment foutu.
- Je te propose de faire l'amour, tu fous le camp en te moquant de moi, je commence lentement, bataillant contre mes propres sentiments pour garder un ton sévère et ferme. Tu décides de me faire confiance, on fait l'amour et tu fuis direct après. Je reviens vers toi et tu me lâches tranquillement que c'est terminé.
Il se décompose sous mes yeux, évidemment dit comme ça, je le fais passer pour un connard alors que c'est moi qui en suis un. Je l'ai jugé, raillé, asticoté avant de lui faire du rentre-dedans sans jamais rien lui promettre de plus. J'ai pensé tout arrêter de peur de devenir dépendant pour finalement mal vivre le fait que ce soit lui qui soit parti en premier. Je suis juste un putain d'hypocrite qui ne sait pas ce qu'il veut. Enfin... Qui ne savait pas ce qu'il voulait, avant son absence.
- Et maintenant tu es là, avec ta petite voix fluette, ta doudoune immonde, ta tignasse rebelle, tes grands yeux larmoyants, tes minuscules mains crispées, tes joues écarlates et ton putain de nez retroussé.
Je me racle à nouveau la gorge, mes doigts me démangent tant je crève d'envie de fondre sur lui pour le prendre dans mes bras.
- Tu te tiens devant moi et tu me sors tout ça, après des jours et des jours de silence radio. Et tu attends une réponse de ma part ?
- Je... Je suis désolé..., marmonne-t-il, la tête baissée, les lèvres tremblantes.
- Et en plus de ça il s'excuse, je ricane en me passant les mains sur le visage, mon cœur tambourinant avec force dans ma poitrine, au point que je n'entende que lui.
Incapable de garder cette posture stoïque, je m'affale contre le dossier du canapé, la tête penchée en arrière, mes yeux rivés sur le plafond à la peinture écaillée.
- Tu t'excuses alors que tu n'as rien fait de mal, je reprends placidement. Je me suis mal comporté avec toi dès le départ, je ne sais même pas pourquoi en plus, en tant normal je n'agis jamais et préfère ignorer les gens. Mais avec toi, bordel, j'ai fait n'importe quoi. Te moquer sur ton apparence, c'était merdique, j'en avais conscience, mais j'aimais trop ça, te voir rougir de colère et t'entendre m'envoyer des piques.
Je pose une main sur mon ventre, sous mon pull, pile à l'endroit où j'ai l'impression de m'embraser.
- Je suis un connard, je le sais, égocentrique et orgueilleux... Et franchement ça me va très bien d'être ainsi. Tant que les personne que j'aime, aussi rares soient-elles, savent qu'elles peuvent compter sur moi, le reste m'importe peu.
- J'ai pu compter sur toi.
Sa voix n'était qu'un murmure, pourtant elle m'a transpercé avec une telle force que j'ai senti ses mots s'insinuer jusque dans mes entrailles.
- Quand j'ai reçu ce message et que je n'ai pas pu le lire en entier, je suis devenu fou et j'ai cavalé comme un dératé jusqu'à ce bar à la con, je lui avoue en souriant malgré moi. J'aurais dû capter à ce moment-là que je commençais déjà à dérailler sévère, mais j'ai préféré jouer la carte du déni.
Je braque à nouveau le regard sur lui et m'aperçois qu'il me fixe avec attention, la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Il ne devait pas s'attendre à ce type d'aveux, le pauvre, il n'a encore rien entendu.
- Tu veux savoir ce qu'il y a de drôle dans cette histoire ? C'est qu'il y a encore une dizaine d'années, j'étais en surpoids. Et quand je parle de surpoids, ce ne sont pas les quelques kilos en trop que tu as et qui ne te rendent que plus craquant. Moi c'était un autre niveau, ma santé était en jeu, j'allais vraiment mal tant physiquement que mentalement, toujours seul, toujours recroquevillé sur moi-même à devoir subir les brimades et les insultes dans la cour de l'école.
Quand je repense à cette période de ma vie, j'ai envie de vomir, non pas parce que j'étais un gamin faible et apeuré face à autrui, mais parce qu'aujourd'hui, je ne vaux pas mieux que ceux qui se sont moqués de moi gosse.
- J'ai été suivi par des médecins, des nutritionnistes et même par une putain de psychologue jusqu'à le rencontrer, lui. Il était plus âgé que moi de quelques années et m'avait pris sous son aile, m'incitant à faire des efforts, plus, toujours plus, jusqu'à devenir celui que je suis aujourd'hui.
Penser à ce connard n'arrange rien à mon état de plus en plus fébrile, j'ai le sentiment d'être passé à côté de tout. De mon enfance, de mon adolescence et par sa faute, de ma vie de jeune adulte.
Restriction, efforts, toujours plus de contraintes, toujours moins de plaisirs.
Encore. Encore. Encore.
- Là où ma famille ne savait plus quoi faire, il a su m'aider même si j'ignore encore pourquoi ça a été lui plus qu'un autre, je souffle tout bas, plus pour moi-même que pour Elouan. Il avait cette énergie, ce charisme, j'avais tellement envie de l'impressionner, de le rendre fier de moi. Mais plus le temps passait et plus il m'ensevelissait sous les critiques, sur ma condition physique, sur ma façon d'être et de me comporter. Je devais être plus viril, plus sûr de moi, plus implacable. Être un homme, comme il le disait si bien.
Je me redresse et pose à nouveau mes coudes sur les genoux, les poings serrés et la mâchoire crispée.
- Il m'a rendu dépendant à sa présence, alors qu'elle était plus nocive qu'autre chose, une amitié malsaine où il avait un ascendant total. Et j'ai fini par lui ressembler, par devenir l'homme dur et cynique que lui-même était, ça a pris presque dix ans mais il a réussi à me façonner à son image.
Sois un homme. N'agis pas comme une gonzesse. Déjà qu'être pédé c'est chaud, ne joue pas à la tafiole. Je suis fier de toi. Tu vas en lever des mecs maintenant. Reste près de moi. Pas maintenant, j'ai une copine. Appelle-moi. Va-t'en, je veux être seul avec elle. Tu es devenu une putain de force de la nature. Traine avec des gens comme toi, à ton image, qui te ressemblent. Écoute-moi.
Écoute-moi. Tout le temps. N'écoute que moi, je sais ce qu'il y a de mieux pour toi. Écoute-moi. Moi. Moi. Moi.
- Mais je n'en pouvais plus, il soufflait le chaud et le froid, me rabaissait pour mieux m'élever, c'est ce qui m'a poussé à partir et j'ai atterri ici. J'ai fait la rencontre de Tanja et pour la première fois en trente ans, j'ai eu un ami qui ne me descendait pas, ne me fracassait pas. Puis j'ai connu Zee et son obscurité à peine cachée m'a plu, elle me rappelait la mienne, et comme je ne devais fréquenter que des gens comme moi...
Je m'interromps, ne parviens plus à soutenir ce regard empli d'empathie qu'il me renvoie, m'obligeant à baisser les yeux, la gorge sèche et la bouche pâteuse.
- Et là, tu as débarqué. Tu représentais tout ce que je n'avais jamais eu la chance d'être, un mec jovial, bien dans sa peau, drôle et chaleureux. Tu étais mon exact opposé, alors j'ai suivi les règles de ce connard sans même m'en apercevoir et j'ai tout fait pour te repousser. Mais je n'arrêtais pas de te regarder, putain, je ne m'en rendais même pas compte. Au salon de thé, dans ma salle de sport, dans ce labyrinthe à la con... Je t'ai parlé de ma famille sur ce parking à peine éclairé, je t'ai parlé de moi lorsque je t'ai trainé de force au bar, je t'ai emmené dans ma propre maison.
Je me lève brusquement, le feu dans mon ventre menaçant de se propager jusque dans ma poitrine déjà à l'agonie tant mon palpitant pulse frénétiquement.
- Je n'étais pas... Non..., je me reprends en secouant la tête tout en avançant lentement vers lui. Je ne suis pas censé être intéressé par toi parce que je suis censé détester les mecs comme toi, c'est ce qu'il m'a appris. Pour ne pas être faible, ne t'entoure pas de gens faibles. Quelle connerie putain ! Parce que toi, du haut de tes un mètre cinquante, tu es dix fois plus fort que moi.
- Je ne fais pas un mètre cinquante, souligne-t-il faiblement en esquissant un léger sourire.
Sourire que je lui rends alors que je me poste devant lui, mes doigts sur la fermeture éclair de sa doudoune que j'ouvre délicatement.
- Tu ne t'es jamais démonté lorsque je t'attaquais gratuitement, tu m'as porté de l'intérêt, tu m'as fait rire et tu m'as donné un peu de ta bonne humeur.
Ma voix est si cassée que je me demande comment je fais pour réussir à m'exprimer correctement.
- J'en ai rien à foutre qu'on soit différents l'un de l'autre, dans notre façon d'être, de penser ou même de vivre, je susurre le timbre rauque en envoyant valser sa veste sur mon lit avant de me mettre à genoux pour dénouer les lacets de ses converses. Je ne sais pas comment ça va se finir, si ça peut fonctionner ou non, et peu importe au final. Tout ce qui compte, c'est que j'ai toujours ces putain de guirlandes accrochées au mur, que j'ai collé un putain d'adhésif à la con sur les chaussettes avec nos noms inscrits dessus et que je crève d'envie de voir le dernier opus d'Harry Potter, bien au chaud sous ma couette, avec toi lové contre moi.
Je lui retire ses baskets avec douceur avant de me remettre debout, mes mains sur ses épaules qui glissent lentement jusqu'à ses cheveux que je caresse avec un plaisir évident.
- Je suis un enfoiré Elouan, ni aimable, ni empathique, ni altruiste. J'ai un ego démesuré et me moque facilement d'autrui.
Ma paume descend jusqu'à sa nuque que je presse doucement, mon pouce caressant sa joue avec une tendresse qui ne me ressemble pas. Qui ne me ressemblait pas, avant Elouan.
- Je ne vais pas me transformer en un putain de prince charmant comme dans tes téléfilms de Noël à la con. Mais avec toi... non... pour toi, pour toi je peux essayer d'être moi-même.
- Et qui es tu ? demande-t-il dans un chuchotement qui me colle la chair de poule.
- Je suis un enfoiré qui a des sentiments pour toi, j'admets enfin en prenant son visage en coupe.
Ses oreilles prennent aussitôt la teinte écarlate de ses joues, ce qui me fait rire tout bas. Déraisonnablement trop adorable.
- Et... Et qu'est-ce que tu attends de moi ?
Si tu savais... Mais je ferais mieux de la fermer avant que tu ne prennes peur et fuis à nouveau.
- Commence par arrêter d'aller sur ces foutues applications de rencontre, non mieux, supprime toutes ces merdes parce que tu n'en a plus besoin dorénavant.
- Parce que... Parce qu'on est ensemble ? me demande-t-il timidement, ses prunelles aussi lumineuses que ses guirlandes.
- Parce que tu es à moi.
Le sourire qui tend ses lèvres mutines est si grand, si doux, si euphorique qu'il gonfle mon cœur de contentement. Cette fois-ci je ne résiste pas et fonds sur cette bouche aux lippes tentatrices, goûtant à son souffle qui m'a tant manqué ces derniers jours. Ses petites mains s'agrippent à ma taille tandis que ma paume se plaque contre sa nuque, l'attirant plus fermement contre moi.
Que c'est bon, merde, trop bon. Sa façon de m'embrasser, de goûter à ma langue, de confondre son souffle au mien sans retenue aucune et avec un lâcher prise total. J'aime ça, j'aime tellement ça, j'aime tout chez lui. Sans crier gare, je l'attrape et le porte dans mes bras alors qu'il noue ses jambes dans mon dos et éclate d'un rire sonore qui me met en émoi. Quelle délicieuse mélodie.
- Je vais finir par me casser le dos à force de me baisser pour t'embrasser, je râle en riant à mon tour avant de m'écrouler sur le canapé, lui assis à califourchon sur mes jambes.
- Après tout ce que tu viens de me dire, tu peux seulement avouer que tu adores me porter, je te promets que je ne me moquerai pas.
- Bien sûr, espèce de mytho va !
Il glousse à nouveau et s'apprête à rétorquer je ne sais quoi, mais je le prends de vitesse et happe ses lèvres dans un grognement sourd, trop avide de m'en repaitre encore et encore, des heures durant. Notre baiser devient charnel, passionné, mes doigts trouvent ses cheveux dans lesquels je fourrage avec force alors que ses mains se cramponnent à mes épaules solides. Le discret va et vient qu'il fait sur moi me rend fou, je peux sentir sa verge enfler à l'image de la mienne, provoquant une coulée de lave directement entre mes cuisses.
- Tu as raison Elouan..., je gémis contre sa bouche sans cesser de l'embrasser avidement. J'aime te porter et je compte bien en profiter dans la prochaine heure.
- En... En profiter de quelle façon..., halète-t-il en me suçant le lobe de l'oreille, provoquant mes feulements.
- Tu vois le mur là-bas ? Je vais te soulever, te plaquer contre lui, m'insinuer en toi et te baiser comme un dingue jusqu'à ce que mes jambes ne supportent plus ni ton poids, ni le mien.
Un gémissement grave en guise de réponse, je prends le temps de dévorer ses lèvres encore une fois avant d'embrasser l'ensemble de son visage à présent totalement brûlant. Le voir rougir, marquer sa peau, humer son odeur, sentir son corps se presser contre le mien, me délecter de sa peau si douce et diaphane... Comment ai-je pu croire que je serais un jour capable de me passer de ça ? De lui ? D'Elouan ?
- Tu es prêt ? je lui murmure à l'oreille tout en la léchant avec gourmandise. Tu es prêt à te donner à moi jusqu'à ne plus ressentir que mon corps en toi ?
Il se fige soudainement, pose ses paumes sur mon visage pour river son regard au mien, ses délicieuses lèvres gonflées et humides légèrement entrouvertes.
- Je suis prêt à commencer une vraie relation de couple avec toi, déclare-t-il gravement avant de déposer un chaste baiser aérien sur le bout de mon nez.
- Bonne réponse petit bonbon... Très bonne réponse.
Aksil en couple et monogame. Il n'y avait que lui pour accomplir ce putain d'exploit.
***
- Putain... de... merde...
Ma poigne solidement accrochée à ses cheveux enflammés, affalé sur le matelas, le dos contre la tête de lit, les cuisses écartées, je contemple le visage en feu d'Elouan, ses lèvres fermées sur mon gland.
- Merde... C'est trop...
Trop bon bordel de putain de merde. Sa langue glisse le long de ma verge avant de laper son extrémité, titillant sa fente dégoulinante de mon plaisir prêt à jaillir à tout moment. Sa petite main posée tranquillement sur ma jambe, l'autre enroulée autour de ma queue qu'il pompe allégrement en même temps que sa bouche, il m'offre une image d'un érotisme insensé et d'une décadence folle.
Elouan c'est la naïveté, presque l'innocence avec son visage poupon et ses grands yeux verts. Le voir me sucer, me lécher, me manger comme si j'étais une foutue friandise, c'est juste carrément dingue. Je retiens un feulement alors qu'il se met à embrasser généreusement mes bourses, les pinçant de ses lèvres avant de les avaler, sans jamais cesser de faire de longs et langoureux va et vient de mon gland jusqu'à la base de mon sexe de ses doigts graciles.
Il est parfois maladroit, à trop réfléchir tant il veut bien faire, il hésite et y va même trop fort par moment... Mais bon sang que c'est délicieux ! J'ai l'impression qu'il me savoure réellement, qu'il y prend du plaisir et sérieusement, il n'y a rien de plus excitant que de voir son mec en train de kiffer pendant qu'il te taille une pipe.
Mes yeux se perdent sur ses joues écarlates perlées de quelques gouttes de transpiration, sur ses cheveux qui me caressent l'intérieur des cuisses avec onctuosité, sur sa petite bouche qui salive sur chacune de mes veines qui strient ma queue tout en les léchant amoureusement, sur ses petits doigts qui s'activent sur ma hampe avec tendresse et passion.
Me dire que ce petit bonbon roux est à moi, rien qu'à moi, et qu'on va pouvoir faire ça tous les jours si on le veut, me contracte le bas-ventre si fort que je sens monter la jouissance.
- Elouan... Merde...
Mes yeux se ferment, mon poing tire sur ses cheveux avec plus de force, mon dos se arque et mes muscles se tendent alors que je sens la déflagration grimper inexorablement jusqu'à exploser dans tout mon corps. Mes soupirs se transforment en gémissements alors que sa main continue à me caresser lentement, pour m'accompagner jusqu'au bout de l'extase.
Je me laisse alors tranquillement porter par les remous de cette vague de bien-être tout en sentant vaguement ses mains me retirer la capote, avant de percevoir le bruit de ses petits pas s'éloigner, puis revenir vers moi. Je souris lorsque je sens son corps se glisser contre moi sous la couette, une de ses jambes entre les miennes, sa main posée sur ma poitrine et sa tête dans le creux de mon épaule. Mes doigts trouvent aussitôt sa chevelure humide que je caresse mollement, les muscles complètement détendus et le cœur se calmant peu à peu.
- Je veux une pipe tous les jours, je grogne en continuant de sourire, ravi de sentir ses doigts pianoter sur mon torse avant de glisser jusqu'à mes abdos.
Il ne me le dira jamais, mais je suis certain qu'il voue une fascination presque érotique à cette partie de mon corps, qu'il ne cesse de toucher encore et encore, se délectant en silence des courbes qui se dessinent sous ses doigts joueurs.
- Toujours en train d'abuser toi, glousse-t-il en mordillant mon téton, m'électrisant de part en part.
Je vais vraiment me délecter de tous ces moments que je vais passer avec lui, avoir un partenaire régulier, quelqu'un avec qui déconner et s'envoyer en l'air comme bon nous semble, ça va vraiment être le pied.
- Je pourrais te payer ce que tu veux, je le taquine en le serrant plus fermement contre moi. De la bouffe, des décos kitch et même des téléfilms de Noël. Mais attention, offre valable uniquement durant le mois de décembre.
Je l'entends pouffer de rire, pour mon plus grand bonheur vu que je suis devenu un enfoiré de romantique guimauve dès que ça le concerne, et me laisse aller à la douce caresse de sa paume sur mon flanc.
- Tu es en train de me proposer une rémunération contre une prestation sexuelle tarifée là ? s'insurge-t-il faussement.
- Carrément ouais.
- Dans ce cas-là, je veux au moins des pâtisseries de Chez Christian !
- N'abuse pas, tu n'es pas si doué que ça, je ricane alors qu'il me repousse brutalement avant de se mettre à califourchon sur moi, ses doigts enroulés autour de mes poignets qu'il plaque contre le matelas.
Oh merde. Il est trop craquant. Ses cheveux en bataille, ses lèvres humides et gonflées, ses orbes étincelants et cette nudité décomplexée dévoilant une peau glabre d'une blancheur sans défaut.
- Étant donné que je ne suis pas doué, je pense que t'en faire une par semaine sera laaaaaargement suffisante, persifle-t-il en retroussant son adorable nez.
- Tu commences déjà à vouloir me priver de sexe, qu'est-ce que ça va être dans trois ans ?
Je le vois se figer quelques secondes avant de sourire de toutes ses dents, une pure expression de joie peinte sur son beau visage encore marqué de nos précédents ébats. Et c'est là que je réalise, je viens de faire allusion à un futur en commun le plus naturellement du monde et sans même me poser de questions. Je devrais être nerveux à cette idée, prendre peur ou balancer une blague pour atténuer son aspect trop solennel, mais pour rien au monde je ne voudrais voir disparaitre cette lueur de bonheur qui brille dans ses prunelles.
- J'aime vraiment faire l'amour avec toi, reprend-il après un court silence empreint de promesse. Je ne pense pas pouvoir mettre cette menace à exécution.
- J'espère bien bordel !
Et c'est sans effort aucun que je le renverse sur le dos et viens m'allonger partiellement sur lui, la moitié de mon corps l'écrasant pour qu'il ne puisse pas se défaire de l'étau de mes bras. Mon nez niché dans son cou que je mordille avec un plaisir évident, je le laisse se plaindre de mon poids bien trop lourd sans même qu'il ne cherche à se dégager réellement.
- J'aime tellement sentir ton corps pressé contre moi, je susurre à son oreille que j'embrasse affectueusement. Tu as intérêt à dormir ici, hors de question que je me passe de ma bouillotte humaine et toute moelleuse.
- Moelleuse ? Vraiment ? Douce aurait été plus appropriée, hein !
Je m'esclaffe contre son épaule que le mords tendrement, à chaque fois étrangement heureux de voir sa peau diaphane rougir sous mes dents, sous mes lèvres.
- Tu es très bien tel que tu es Elouan, alors certes je pourrais t'encourager à un peu moins grignoter, mais ce n'est certainement pas pour ton apparence, juste pour ta santé. Tu fais du vélo, tu marches énormément, tu ne fumes pas, bois peu, prends soin de toi... Je peux t'assurer que ton rythme de vie est sain et que ton corps, malgré tes complexes, est parfaitement craquant.
- Tellement craquant que tu veux me croquer dès que j'ai le dos tourné, glousse-t-il en massant délicatement mes épaules.
- Tu es un véritable bonbon, je n'y peux rien, impossible de ne pas craquer.
Encore une fois, nous rions de concert alors qu'il m'enlace tendrement, sa jambe tranquillement posée sur mes fesses.
- Tu es tellement beau..., souffle-t-il gravement. Ce que j'aime le plus, c'est quand tu me prends la main quand on... quand on fait l'amour. J'adore voir nos peaux se mélanger, les différentes couleurs se confondre, je trouve ça sublime.
La gorge nouée, je prends sa main et entrelace nos doigts, bizarrement bouleversé de l'entendre dire à voix haute ce que je lui ai avoué une fois, lors de notre première fois.
- Est-ce... Est-ce qu'on pourra se tenir la main, dehors, quand on se promènera ? me demande-t-il timidement, ce qui signe le retour de sa voix fluette.
- Si tu arrives à l'atteindre, ce sera avec plaisir.
- Idiot !
Nous rigolons comme des gosses un long moment avant que le calme de la nuit ne nous berce dans une sérénité que j'adore. J'ai toujours pensé que pour être apaisé, il fallait que je sois seul, mais la présence d'Elouan me prouve le contraire. Je peux être paisible, serein et avec lui, c'est même encore mieux lorsqu'il est à mes côtés.
-Aksil... Je peux te poser une question ?
- Comme si je pouvais t'en empêcher, je rétorque en titillant sa mâchoire avec amusement.
- Tu... tu es toujours en contact avec le... l'homme dont tu m'as parlé ?
Mes doigts se paralysent avant de reprendre leur chemin le long de son cou, jusqu'à ses omoplates.
- Je ne répondais déjà plus à ses messages ou appels depuis mon emménagement à Strasbourg, je lui confie sans que ce poids que j'ai toujours senti peser dans mon ventre à sa simple mention n'apparaisse. Lorsque tu es parti la dernière fois, je l'ai définitivement bloqué de partout.
- Pourquoi ?
- Parce qu'il symbolisait un passé qui ne m'intéressait plus, parce que je t'ai connu toi avec ta bonne humeur et ta positivité, parce que je voulais être heureux.
- J'espère que tu l'es, en ce moment, heureux, chuchote-t-il en m'embrassant le crâne.
- J'avoue que depuis quelques temps, ma vie est loin d'être dégueulasse, je souris en pétrissant ses côtes avant de caresser son ventre.
Et quel plaisir de constater qu'il ne retire pas ma main cette fois-ci, je crois que j'ai enfin réussi à gagner sa confiance.
- Aksil...
- Quoi encore ?
- Tu as une photo de toi enfant, par hasard ?
Surpris par cette requête, je me redresse sur les coudes pour observer son expression trop mignonne, un savant mélange de confusion, de gêne et d'espoir.
- Tu es curieux ? je minaude, le sourire en coin.
- Terriblement.
Je dépose un rapide baiser sur son front et me lève pour aller fouiller dans un de mes tiroirs, là où il y a mes photos de classe datant de mes années primaire et collège. Je pensais ressentir de la honte ou un certain malaise à l'idée de montrer tout ça à quelqu'un. D'ailleurs, peut-être que ça aurait été le cas si un autre qu'Elouan me l'avait demandé.
Mais si c'est lui, quand c'est lui, je me sens serein. Définitivement serein.
Je me retourne pour le rejoindre dans le lit et surprends son regard qui glisse sur moi, sa lèvre coincée entre ses dents, ses yeux légèrement plissés dans une moue d'une lubricité totale.
- Tu es vraiment canon, encore plus tout nu, marmotte-t-il en s'attardant sur mon ventre.
Je sens que je vais vraiment m'amuser à le taquiner sur l'amour qu'il voue à mes abdos, même si lui pourra faire de même concernant mon allégeance à son incroyable fessier.
- Tu auras tout le loisir de me mater quand le chauffage sera allumé, mais pour le moment je me gèle trop les couilles, je ricane en me glissant sous la couette dans un soupir d'aise.
- Tu es un vrai rapiat aussi !
- Allumer les radiateurs la nuit ça coûte une blinde et ce n'est pas écologique.
- Et il a réponse à tout en plus, soupire-t-il excédé en s'emparant des photos avec avidité.
Curieux par sa réaction, je le laisse parcourir les clichés, son index frôlant légèrement ma silhouette, un doux sourire peint sur ses lèvres mutines. Je pourrais le contempler en train de m'observer des heures entières, d'autant plus si c'est pour voir ce genre d'expression sur son visage, empreinte de tendresse et... d'amour. Enfin je crois. Merde. De l'amour.
- J'adore tes cheveux, tu devrais les laisser pousser comme Inaya, ça t'allait trop bien.
- Je n'ai pas une heure à perdre en sortant de la douche pour m'en occuper, je grommelle en laissant trainer mes doigts le long de sa colonne vertébrale jusqu'à sa chute de reins affolante.
- Tu étais trop mignon, et ton sourire trop adorable, il prenait presque la moitié de ton visage.
- Un peu à ton image, je pouffe en m'allongeant sans jamais rompre le contact de ma paume sur son dos.
Lui reste assis, trop occupé à regarder sous toutes les coutures les photos de moi gosse.
- Tu sais Aksil... Manger un petit gâteau de temps en temps sera moins néfaste pour ta santé que de fumer, glisse-t-il tout bas en délaissant enfin les photos pour s'allonger sur moi, sa main sur ma joue, ses ongles griffant sans douleur mon chaume qui repousse.
- Je sais, je vais faire des efforts de ce côté-là.
Il ne répond rien, un bâillement franchit ses lèvres m'incitant à me contorsionner pour éteindre la lumière. La nuit est déjà bien entamée et j'ai dû l'épuiser, c'est dingue comme je ne suis jamais rassasié de lui, de son corps, de tout ce qu'il est. C'est un peu flippant, mais vraiment excitant.
- Aksil... ? baille-t-il en me serrant doucement dans ses bras.
- Oui ?
- Si je t'avais rencontré au collège, je serais tombé amoureux de toi, comme maintenant.
Putain... Je crois que moi aussi, j'aurais surement été moins con aussi, à vouloir jouer un rôle juste pour me donner une image qui n'est pas la mienne. Enfin, pas totalement, et certainement pas avec Elouan.
- C'est évident que tu aurais craqué sur moi.
Ouais... Parfois on ne se refait pas.
ZEE
La tête basse, le corps gelé par la bruine qui tombe sur Lyon, je me dépêche de regagner l'hôtel que j'occupe depuis deux jours. Putain seulement deux petites journées et il me manque déjà à en crever. Participer à ce salon était une occasion folle d'en apprendre davantage sur mon métier et même de me faire connaitre, mais venir ici sans Saint me tue littéralement tant j'ai le sentiment de ne pas être complet.
J'aurais adoré arpenter les différents stands avec lui, le voir s'extasier, trépigner, sautiller et se goinfrer. La dernière fois que nous nous sommes rendus à ce type d'évènement, j'avais cru mourir d'envie de le toucher, de l'enlacer, de l'embrasser sans m'autoriser à le faire. Et maintenant que nous sommes enfin ensemble, j'ai dû le laisser à Strasbourg pour qu'il tienne le salon en mon absence. Impossible de fermer un samedi durant le mois de décembre, la perte serait bien trop grande, à mon grand dam.
J'aperçois au loin l'enseigne de mon hôtel ce qui me pousse à accélérer l'allure, la nuit est déjà tombée depuis longtemps et je ne suis pas d'humeur à aller me promener en ville, d'autant plus que je me caille les miches comme ce n'est pas permis. Je traverse la route et m'approche du bâtiment lorsqu'une silhouette attire mon attention. Tranquillement adossée contre le mur, ses mains dans les poches et ses beaux cheveux dorés scintillants d'humidité... Saint.
Ma respiration se coupe, je me mets à courir sans pouvoir me contrôler, je sens mon cœur rater un battement lorsque je le vois lever la tête, croiser mon regard et sourire de la façon la plus chaleureuse et aimante qui soit. Il accourt à ma rencontre et nous fondons dans les bras l'un de l'autre, fermement enlacés, comme si la simple idée de nous séparer était inconcevable.
- Qu'est-ce que tu fiches ici ? je souffle dans ses cheveux que je hume avec délice. Il est super tard et je rentre demain, pourquoi tu es venu ?
- Je n'en pouvais plus de t'attendre, marmotte-t-il son nez niché dans mon cou. J'ai laissé Elouan gérer la fermeture et j'ai chopé une place dans un covoiturage de dernière minute.
Mon cœur se gonfle d'amour et de contentement, quelle idée folle de faire autant de route alors qu'on allait se retrouver le lendemain. Il est dingue, mais putain, qu'est-ce que je l'aime !
- Viens, rentrons, on va se réchauffer à l'intérieur et...
- Hey Saint ! Tu as fait tomber ton téléphone dans la voiture !!
Je m'interromps et vois un jeune homme courir vers nous, un portable à la main, tout sourire. Saint se détache de moi et l'accueille avec amabilité, riant allégrement à je ne sais quelle blague alors que le mec lui tapote l'épaule. Lui tapote l'épaule. Le nœud dans mon ventre apparait aussitôt, rapidement suivi de la boule dans la gorge et de la chair de poule désagréable. Je n'écoute même pas ce qu'ils sont en train de se dire, tout ce que je constate c'est qu'ils rient tous les deux, qu'ils ont passé plusieurs heures en tête à tête dans une voiture et qu'il a sa putain de main sur l'épaule de mon homme.
- Bon ben porte toi bien ! s'écrie joyeusement l'inconnu qui m'adresse un hochement de tête enthousiaste en guise de salut, auquel je ne réponds pas, avant de regagner sa bagnole.
Saint le regarde partir en agitant la main, tout sourire, comme si je n'existais pas. Dépité, je me colle à son dos et pose doucement ma paume sur ses yeux, lui cachant ainsi la vue.
- Qu'est-ce...
- Pourquoi tu le regardes encore ? je susurre à son oreille, mon autre main plaquée sur son ventre pour le garder contre moi. Je suis le seul que tu dois contempler, tu le sais pourtant.
Je sens son corps se tendre, mais je devine facilement que c'est d'excitation, je sais qu'il adore m'entendre adopter cette voix rauque pleine d'autorité et de possessivité.
- Tu es jaloux ? argue-t-il, visiblement d'humeur taquine.
- Est-ce que ça me plait de savoir que tu as passé plusieurs heures avec un inconnu ?
- La Terre entière n'est pas homosexuelle ou intéressée par moi, contre-t-il en se retenant de rire.
- Je préfère ne prendre aucun risque..., je grogne en mordant son cou avec avidité, provoquant un doux gémissement chez ma victime.
Je décide de laisser tomber ma main pour le retourner et prendre son visage en coupe, mon regard ancré au sien, peu soucieux du fait qu'on se trouve en plein milieu du trottoir entourés d'autres passants.
- Tu n'es qu'à moi, Saint, ne l'oublies pas.
- Je viens de faire des heures de route parce que je ne peux plus me passer de toi, parce que là où tu vas, je vais aussi.
Ses doigts trouvent ma nuque, collant mon front au sien, nos lèvres s'effleurant presque.
- Je ne vois que toi depuis toujours, murmure-t-il avec tant d'intensité que mon bas-ventre se contracte d'anticipation. Et je suis prêt à traverser la Terre entière pour être à tes côtés.
- On ne se sépare plus.
- Plus jamais, Zee. Plus jamais.
Un doux sourire vient fleurir sur son visage alors que le mien étire déjà mes lèvres. Rasséréné, j'attrape sa main et l'entraine à ma suite jusque dans la chambre que j'occupe, claquant violemment la porte derrière nous avant de nous débarrasser de nos manteaux pour le prendre dans mes bras et le plaquer dos contre la porte. Ses jambes se nouent dans mon dos tandis que ses bras s'enroulent autour de mon cou.
- Tu sais que je suis parfaitement incapable de dormir seul maintenant ? s'esclaffe-t-il alors que mes lèvres chatouillent sa mâchoire.
- J'imagine assez bien, étant donné que tu adores te peloter contre moi toute la nuit.
Son rire si spontané m'arrache un gloussement qu'il se dépêche de taire par un baiser brûlant et langoureux. Nous nous embrassons comme la première fois et comme la dernière, dans une union complète et parfaite. Je retrouve son goût, son parfum, ses lippes charnues, ses halètements, tout ce qu'il est et tout ce qui m'apparient à présent.
- Le programme du soir ? souffle-t-il entre deux baisers avides, ses fesses maintenues par mes mains qui se repaissent de ce contact hautement sensuel.
- Se doucher, se goinfrer et baiser tout le reste de la nuit.
- Je valide ce programme..., gémit-t-il tandis que je suçote son épaule dénudée avec passion. Et... et demain ?
Je me perds à nouveau dans un baiser à la fois d'une tendresse absolue et définitivement chaotique, affamé de tout ce qu'il m'offre, de tout ce qu'il me laisse lui prendre.
- On se réveille, on fait l'amour, on se douche et on va à l'exposition avant de rentrer à la maison.
- Et cette fois-ci ce sera juste nous, seuls, dans ta voiture, souligne-t-il la voix pleine de promesse lubrique.
- Il faudra alors compter quelques arrêts en urgence sur des aires de repos, je pouffe en embrassant l'ensemble de son visage avec gourmandise.
- Vous avez tant de bonnes idées Monsieur Pruk Panich !
Nous rions en chœur, nos gloussements entrecoupés de plaintes lascives et de chuchotements empreints d'amour.
Il a raison, nous sommes indissociables maintenant. Si l'un s'en va, l'autre l'accompagne. C'est ainsi que ça doit être. A jamais.
***
- J'ai tellement de chocolats dans mon sac que je pourrais tenir jusqu'à Noël ! s'écrie joyeusement Saint alors que je m'apprête à ouvrir la porte de notre maison.
- Noël est dans une semaine, je le raille en levant les yeux au ciel. Encore heureux que tu ne manges pas tout d'ici là.
- Je te ferais dire qu'on vit avec un estomac sur pattes, s'il voit ce que je ramène de l'expo, il va tout finir en une soirée.
- Vous n'êtes pas frères pour rien, je rigole pleinement en pénétrant dans notre appartement, m'allégeant de ma valise et de son sac avant de fermer dernière nous.
Quelque chose attire aussitôt mon regard, deux paires de chaussures tranquillement posées à l'entrée. Je me dis que Tanja a invité des amis, mais un pressentiment soudain nait dans mon ventre et me tord les tripes de nervosité. C'est alors que je vois Titan débouler en trombe, essoufflé et au bord de la syncope. Sans un mot, il se jette sur Saint et arrache sa main qui était pendue à mon bras avant de se mettre entre nous pour nous attraper par les épaules, un sourire crispé peint sur ses traits fatigués.
Et c'est là que je les vois arriver, la mine réjouie, les yeux brillants de plaisir.
- Surprise les jeunes ! On vient passer Noël avec vous !
- Je suis tellement contente de voir mes trois petits gars enfin réunis comme à l'époque.
Narawit. Sumalee.
Putain de merde.
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C'te fin mes aïeux ! Il en fallait bien une dernière pour la route, depuis le temps que je parle d'eux !
L'histoire d'Elouan et Aksil a sa conclusion, normalement, point de frustration pour vous, enfin j'espère haha Bien sûr, ils feront une dernière apparition pour le prochain chapitre, qui sera le dernier. Eh oui... Le chapitre 36 sera le dernier, mais il y a aura un épilogue donc la fin n'est pas encore pour tout de suite !
Merci d'être là, comme toujours, je vous aime !! ❤❤
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