Chapitre 22
L'arène n'avait pas changé depuis mon dernier passage, à part quelques gouttes de sang ça et là ... Une arène parfaitement normale où se déroule des combats à mort !
Je détaillai mon adversaire et constatai avec plaisir que cette fois, je ne le connaissais pas du tout. L'homme en face de moi était bâti comme une armoire à glace et se dressait, une énorme hache à la main. Des cicatrices barraient tout son corps musculeux, aillant l'air d'avoir à de nombreuses reprises combattu dans cette arène. Un visage dur et balafré complétait le tableau et lui donnait une allure de boxeur.
Je me souvins des paroles des deux scientifiques : éviter de faire remarquer ma puissance. Une idée germa dans mon esprit, et je me mis à lui sourire de façon narquoise et provocante, tout en commençant à me moquer de lui :
- Alors ? On s'est prit une porte en arrivant ? On a essayé de se battre contre un mur ?
Ces mots eurent l'effet escompté, quand je vis ses yeux jaillirent de leurs orbites et son visage s'empourprer.
- Ta gueule !
Sur ses mots, il courut à toute vitesse vers moi, tel un taureau lancé sur sa cible.
J'esquivai sa charge en sautant sur le côté, continuant à rire de son visage déformé et de ses vêtements déchirés.
Il se retourna vers moi et continua de me foncer dessus, brandissant sa hache et m'insultant de mots dont je ne saisissais pas toujours le sens.
Il continua de me pourchasser ainsi pendant plusieurs minutes, et moi à l'éviter tout en riant. De temps en temps, je lui entaillais le corps à l'aide de mes deux poignards pour l'affaiblir peu à peu, et l'énerver de plus en plus.
Je voyais ses veines palpiter sur son cou, tandis qu'il me sortait tout son répertoire d'injures en tout genres.
Je virvoltais autour de lui, tel un moustique le piquant de toutes parts, et lui tentait vainement de m'avoir avec sa hache aussi grosse que mon corps ...
Cependant, un coup plus traître que les autres m'atteignit. Le plat de son arme fondit sur moi et je me le pris de plein fouet, comme le mur derrière moi.
- Alors mon petit, on s'essouffle ? lança l'homme, rouge de rage mais un sourire satisfait sur le visage, s'approchant en serrant le manche de sa hache. Dans quelques instants, tu n'auras plus à t'en soucier ...
Je fermai les yeux quelques secondes pour calmer la douleur dans mon dos et me reconcentrer. Sa technique de balancer sa hache le rendait très lent.
Il avait déjà perdu.
Ce dernier se pencha au dessus de moi, souriant de toutes les dents qui lui restait.
- Prêt à mourir ?
- Toi d'abord, je t'en prie.
Mon poing se leva droit vers sa cage thoracique, et avant que ses mains ne lâchent sa hache et me bloquent, la mienne toucha son ventre et je sentis ses côtes craquer et se briser sous l'impact. Mon autre main se dirigea rapidement vers sa bouche pour étouffer le cri qui commençait à en émerger, et par conséquent épargner mes oreilles.
- Alors ? On ne fanfaronne plus ? lui glissai-je à l'oreille. T'inquiète, c'est bientôt fini ...
Je le fis rouler sur le côté pour ne pas qu'il m'écrase et me releva. Mon adversaire se tint le torse à l'endroit où je l'avais frappé, comme s'il avait peur de voir ses entrailles en sortir.
Je le pris et le soulevai en utilisant beaucoup de force. C'est qu'il pesait un âne mort en plus ! Je fis quelques pas et commençai à accélérer en direction du mur opposé. Il parut comprendre mes intentions et se débattit pour échapper à mon étreinte, mais c'était déjà trop tard.
En courant le plus vite possible, je regardai un dernier instant ses yeux, et vis une peur incontrôlée. Je balançai son corps de toutes mes forces contre le mur qui se rapprochait dangereusement de nous et arrêtai net ma course. Il n'eut pas cette chance. Avec la vitesse, son crâne percuta le mur et explosa littéralement sous le choc. Je vis des bouts de sa tête voler sur le côté, tandis que son désormais cadavre tombait lourdement sur le sol. Son sang se mélangea lentement au sable de l'arène.
Mon regard balaya la salle, cherchant la porte qui devait s'ouvrir pour me faire sortir. Mais c'est celle de l'armurerie qui s'ouvrit en grand, et laissa rentrer non pas un, mais trois adversaires en même temps, qui me fixèrent, montrant que j'étais leur seule cible dans cette salle.
Les nouveaux arrivants étaient des garçons se ressemblant comme trois gouttes d'eau, vraisemblablement des triplés. Ils donnaient l'air d'avoir mon âge et ils avaient tous une tenue comme la mienne, montrant qu'ils étaient également prisonniers. Leurs cheveux courts et plaqués en arrière les auraient presque rendus comiques, s'ils ne portaient pas une arme chacun : un couteau de boucher, un sabre japonais et une masse en métal. Les trois, parfaitement synchronisés, ouvrirent la bouche pour ne me dire qu'un seul mot.
Adieu
Et ils s'approchèrent de moi à une vitesse totalement démente. J'eus juste le temps de soulever un de mes poignards pour esquiver le sabre et l'autre pour le couteau, et de sauter pour éviter la massue, avant de me retourner et de remarquer qu'ils avaient traversé l'arène à une vitesse folle. Je les devisageai mais ne trouvai pas la moindre trace de fatigue ... Je sentis un frisson parcourir mon dos. Et ils réattaquèrerent.
Malheureusement, ma chance tourna cette fois-ci. Le garçon à la masse me fonça dessus, et je n'esquivai pas assez rapidement. Son arme toucha mon épaule gauche, me déséquilibrant. Son comparse au sabre me taillada le bras droit et le rendant inutilisable. Je tombai à genoux pour esquiver le dernier, mais il fut encore plus malin et rapide que les autres. Il se baissa et son couteau passa sur tout mon bras gauche, ouvrant une veine au passage, et rentra profondément dans mon épaule avant de resortir et de s'arrêter à quelques millimètres de ma gorge. Son regard ne trahissait pas la moindre faiblesse pendant que le mien cachait la douleur lancinante qu'il m'avait infligé. Je serrai les dents pour ne pas crier et je fermai les yeux. Ses frères s'approchèrent et m'entourèrent pour me regarder mourir, et l'un d'eux me dit d'un accent très sec :
- Tu n'avais aucune chance, mais pardonne nous.
Je n'avais plus aucune alternative au milieu d'eux.
J'ouvris les yeux. Deux yeux blancs.
-Non. Pardonnez moi.
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Hey !
Désolé de pas avoir sorti de chapitre la semaine dernière, mais le chapitre s'est supprimé tout seul comme un grand, et j'ai eu la flemme pendant quelques jours de réécrire la même chose ...
Je l'ai donc réécrit à côté de L'arc de Triomphe, avec un chapeau steampunk sur la tête #JapanExpo ^^

Mais aussi dans un expo sur Rodin ( toujours le chapeau sur la tête ).

Et corrigé et publié dans le train qui me ramenait chez moi ( encore et toujours avec le chapeau !!! ) xD

Donc encore désolé de l'attente, et à plus !
Gréement
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