Chapitre 19

Nous continuons d'avancer en direction des gardes, armes à la main. Les gardes ne sont plus qu'à une dizaine de mètres, et nous slalomons entre les tables et les chaises de bureau.

J'entends soudain un bruit sonore, juste derrière moi. Je tourne mon regard pour voir Emma, empêtrée sous une chaise.
Les gardes se sont levés comme un seul homme, et dirigent leurs regards vers nous.

- Embuscade, me murmure Emma.

Obéissant au plan que nous avions convenu, je m'éloigne furtivement et rapidement de l'endroit et les contourne avec une facilité déconcertante.

- Une évadée ! hurle un garde en la voyant. Il prend son arme et la pointe vers elle. Les autres hommes l'entourent.

- On doit faire quoi dans ce cas là ? demande l'un d'eux, visiblement l'idiot du groupe.
- On doit pas la laisser s'échapper, David ... Selon le chef ...

L'homme, pendant qu'il parle, prend son arme et enlève le cran de sécurité.

... elle doit mourir.

Je me lève sans bruit, vise celui qui vient de parler. Une balle part et va directement se loger dans son crâne. Toujours aussi calme, je tire quatre fois et regarde les gardes s'effondrer l'un après l'autre. Emma me regarde, moitié effrayée, moitié impressionnée.

- Heu ... Aaron ?
- Ouais ?
- T'as un oeil blanc.
- Ouais ça arrive, dis-je en souriant.
- Tu es très louche ...
- On me le dit souvent ... Bon on continue ? On y est presque là ...

Je l'aide à se relever, puis ouvre la porte. Devant nous, l'ascenseur tant convoité ! On s'installe dedans, les portes se ferment, puis on écoute les étages qui défilent lentement.

- Je suis ultra stressé, murmure Emma à mon oreille. Je sais pas pourquoi, je sens qu'un truc va pas ...
- Mais nannnnn, il y a aucun soucis à se faire ! Enfin je crois ... Et j'ai failli oublier ...

Je prends mon téléphone, et active le son pour entendre nos amis virtuels.

- ... Va finir par la serrer quand même ! crie Daniel.
- Heu ... Serrer qui ? demande Emma, un sourcil levé.
- Absolument personne, réponds Corentin en couvrant la voix de Daniel qui s'apprêtait à répondre. Vous en êtes où ?
- On est dans l'ascenseur, mais on a galéré à le trouver ...
- Et Aaron a tué quelques gardes au passage, donc on a pas beaucoup de temps devant nous.
- Ahhhh c'était ça les détonations ? Daniel a crié comme une fillette quand on les a entendus.
- Même pas vrai !
- Bon, est ce qu'on pourrait se concentrer deux secondes, dis-je en essayant de ne pas rire. Parce que là, on est légèrement pressés !
- Ding !

Emma et moi sursautons un moment où l'ascenseur s'ouvre, montrant le petit vestibule avant le grand bureau et la porte étrange. Je m'approche directement de la porte pour regarder à travers le verre : je vois toujours des arbres baignant dans la pénombre du soir, et de la neige un peu plus loin. Logique, car selon les calculs, nous sommes en plein hiver.

Je cesse de contempler l'extérieur pour m'atteler au crochetage de notre issue.
J'introduis mes crochets de fortune dans la serrure et commence à travailler suivant les choses que j'ai appris ces dernières nuits et les conseils de mes amis. Emma veille à maintenir l'ascenseur à notre étage pour ne pas que des gardes armés viennent par cette endroit. Elle surveille également la porte pour couvrir le seul autre accès disponible.

Ce travail minutieux est rendu plus difficile par le stress que je subis, et je dois m'y reprendre à deux fois pour débloquer la serrure.

- T'en est où ? chuchote Emma.
- J'y suis presque ... dis-je pendant que je tourne lentement l'épingle vers la droite.

Avec précaution, je tourne la poignée et ouvre la porte sur quelques millimètres.

- Amène toi ! J'ai fini !

Je prends soin de désactiver le son pour ne pas nous faire repérer, et ouvre la porte en grand.

Soudain, une alarme se déclenche ! Les hauts parleurs crachent un son suraiguë et braillent des ordres d'interception à notre encontre.

- Magne toi, on sort !

Nous sortons de bâtiment et sommes immédiatement assaillis par le froid mordant. Emma croise les bras pour se réchauffer.

- Ils pouvaient pas faire une prison sous les tropiques ?
- Je me demande pourquoi on a pas pensé à voler des vêtements chauds ...

Les quelques arbres que je voyais par la lucarne formaient en fait une forêt dense.nous progressons difficilement, pestant contre les aiguilles de pin qui nous ralentissent et laissent des marques blanches sur nos bras.

Des projecteurs s'allument derrière nous. On peut entendre des voix, des aboiements de nos poursuivants.

La forêt se dégage, montrant une toundra gelée, mais on ne voit aucune lumière nous permettant de dire qu'il y a une ville.

- J'ai entendu un truc, chuchote Emma en se retournant.

Je me tourne aussi. Rien à part la forêt.

- Continuons ...
- Ok ...

Nous faisons encore quelques mètres.

- Encore !
- Tu te fais des idées, il y a personne Emma ...
- Mais je te jure ! Quelque chose a boug...

Emma tombe à terre à l'instant même où elle finit sa phrase.
Je m'approche d'elle et la secoue.

- Emma ! Lève toi, t'es pas drôle !
- Elle risque pas de se lever, mon petit.

Du métal contre ma tête. Un homme apparu soudain  et je vis son arme.

- Central. J'ai les gamins.

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Hey les gens !
Désolé pour la grooooooooosse attente, mais j'avais pas beaucoup d'idées et je bossais à fond sur autre chose ^^
Mais là, c'est enfin les vacances pour moi ( seconde maggle xD ), donc je vais plus pouvoir écrire !

À plus les gens !

Popigaï

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