장 : 35
23 Décembre, de bien nombreux jours s'étaient écoulés depuis le malheureux événement qui s'était déroulé le jour de la fête d'Halloween et la police n'avait toujours pas retrouvé le coupable de cette horrible affaire, laissant tout le monde dans le doute, le stresse et la méfiance, mettant chaque étudiant dans une situation délicate qui était de se méfier de tout le monde, de chaque élève au courant de ne plus faire entièrement confiance même en ses plus proches amis ou de dévisager les visages dans les couloirs à la recherche d'un quelconque indice qui pourrait montrer que le criminel n'est pas un fantôme et bien quelqu'un de réel, j'avais été aussi dans cette situation, me méfier de tous mes camarades. Un jour Minho m'avait demandé si je doutais d'absolument tout monde, non pas de Jeongin ni même de mes deux acolytes, puis il était collé à moi à ce moment là alors il était aussi exclu de ma liste de suspect et j'étais encore plus silencieux en présence de mes camarades qu'avant, étant parfois moins concentré en cours qu'avant, perdu dans mes pensées, sur divers sujets tout plus inspirants en regardant par la fenêtre que la vue du tableau, et le professeur l'avait bien remarqué, me faisant quelques remarques sur mon comportement qui avait changé et au fond de moi je savais que ce n'était vraiment pas la bonne chose à faire cette année.
SeungMin était revenu à la charge, observant la plupart du temps mon frangin de loin mais prenait le temps chaque jour de prendre de ses nouvelles, d'essayer de réparer ses erreurs et ses paroles. Jeongin me faisait part de son ressentiment face à ce changement de mentalité et de comportement, n'étant plus forcément à l'aise avec lui, HyunJin aussi n'appréciait pas vraiment celui-ci, expliquant qu'il préférait qu'il reste éloigné et ne cause pas de problèmes en plus à mon petit frère. Je restais en dehors de cette histoire car cela ne me regardait pas. Je l'avais dit à Chris, il m'avait demandé comment il le vivait, si son ancien ami n'était pas un peu trop envahissant après ce qu'il avait fait, puis il avait rajouté que si Jeongin était clair avec lui-même alors il n'aurait pas de gros soucis avec celui-ci, il avait raison mais ses paroles m'avait ramené à la situation avec Minho, quand il etait jaloux face à Félix, et j'avais pensé toute la soirée durant que si c'était le cas pour tout le monde, alors pourquoi Minho avait-il réagi de cette façon ? Avait-il vraiment confiance en moi, en ce qu'il ressentait, lui ? J'avais parlé à Chan du faite que je m'étais de nouveau posé avec mon copain et il avait été sceptique face à ma décision mais l'avait quand même accepté. Changbin était plutôt distrait quand je lui parlais de mon cœur, il était plus stressé aussi, et faisait tellement d'efforts pour montrer à son rouquin qu'il était capable du meilleur pour le rendre heureux mais il y avait une part de lui souffrait d'une grande tristesse car il savait que Félix n'était pas amoureux mais le noireaud était décidé à se battre jusqu'au bout, il avait réussi à sauter le pas et ne lâcherait pas ce qu'il avait réussi à accomplir si facilement alors il y mettait tout son cœur et son âme.
Puis c'est arrivé, ce 23 Décembre, alors que nous nous occupions des préparatifs de la pré-soirée de Noël où nous allions être enfin réunis en famille, retrouvant nos cousins et ceux qu'on ne voyait pas tant que ça le reste de l'année à cause de la distance, et j'étais excité à l'idée d'enfin faire rencontrer Minho au reste de ma fraterie, espérant qu'il puisse bien s'intégrer et que je puisse aussi l'officialiser auprès de mes parents tant qu'on y était. En pleine occupation de remuage d'une pâte à cookies trois chocolats qui me demandait toute ma force, je reçu ce message de lui, me demandant ce que je faisais et si je pouvais descendre quelques minutes car il souhaiterait me voir alors j'étais descendu, prévenant mon frère que je n'en avais pas pour longtemps mais il était plus concentré sur sa tablette et la recette du prochain dessert que je n'étais pas sûr qu'il m'ait vraiment entendu. Après avoir dévalé les escaliers et prit le vent frais en pleine tronche lorsque j'avais ouvert la porte, en sweat-shirt taché de la pâte beige et j'avais souris en le voyant, sous les flocons de neiges qui s'étaient déjà échappés du ciel à peine quelques secondes auparavant, puis de nouvelles mais mon sourire s'était atténué lorsque je vis sa mine grave affiché sur son beau visage et une angoisse était née dans mon ventre, grandissand de plus en plus au fur à mesure que je m'avançai vers lui, lorsque j'avais essayé de toucher son épaule il s'était reculé d'un pas, baissant légèrement la tête au passage. Pourquoi avait-il été si distant pendant cet instant ? Quand il m'avait regardé, j'avais vu de la douleur dans son regard, mais qu'avais-je fait ?
"-Minho, parle-moi, qu'est-ce qu'il se pas...
- Comment tu as pu faire ça ?, cracha-t-il.%
- Mais de quoi tu parles ? Qu'est-ce que j'ai fais.. ?
- Pourquoi tu as couché avec Félix ?"
Et mon monde s'était arrêté, ma respiration s'était stoppée comme s'il on venait de me poignarder.
"- Qui t'as dit ça ?
- Alors c'est vrai ?
- Mais... Mais no...
- Je te faisais confiance, Jisung !"
Une larme d'une pure douleur avait dévalé ma joue alors que je le voyais déjà se retourner, du dégoût et de la tristesse dans les yeux. C'était un malentendu, je n'aurais jamais posé les mains sur une autre personne que lui, jamais je ne lui aurais fait ça, je ne comprenait rien, on s'était réconcilié, fait des compromis et tout allait bien, j'avais appris à lui faire confiance et apprendre à le connaître en dehors de mes souvenirs, qui pouvait bien nous faire ça ? Dans quel but ? Il ne pouvait et ne devait pas partir, je ne voulais pas alors je lui courais après, accrochant désespérément sa taille, posant ma tête dans son cou, laissant échapper toutes ses larmes qui brûlaient mes yeux.
"- Ne pars pas, ne crois pas ce qu'on t'a dit, tu sais bien que c'est faux... ne me lai... laisse pas, Minho je t'en supplie.. Mi.."
Et il s'était retourné, me donnant un violent coup de poing, m'envoyant au sol à peine quelques secondes après, le nez en sang et mes yeux luttaient pour rester ouvert, voyant les chaussures de mon amant de mon visage, mais les chaussures semblaient différentes de celles qu'il portait d'habitude.
"-Mi... Minho...
- Il ne viendra pas, la voix était complètement différente et je la connaissais, mais d'où ?"
Puis je vis le pied se rapprocher beaucoup trop rapidement de ma tête et une immense douleur vînt m'assommer.
********
"- Jisungie, il est l'heure de se réveiller, sonna une voix grave forcée dans les aiguës."
J'ouvris difficilement les yeux, ressentant une fraîcheur désagréable, un léger vent venant de derrière ma nuque, mes mains en profitant au passage, je ne pouvais bouger mes bras, quelques choses retenaient mes poignets entre eux et mes jambes aussi, j'étais aussi assis sur quelque chose de dur et peu confortable comme... du bois ? Je pris une grande inspiration, commençant à paniquer, ouvrant grand les yeux et observant de gauche à droite où je pouvais me trouver, tombant sur des murs de béton gris, de grands espaces déserts, cela ressemblait à un bâtiment abandonné en milieu de construction et c'était très, très peu rassurant. Paniqué je n'arrêtais pas de tourner la tête dans tout les sens jusqu'au moment où je le vis, en face de moi, non pas Minho mais...
"- Chang... Changbin ?"
Son rire se fit profond et inquiétant, dévoilant ses dents blanches immaculées et parfaitement alignées, il me regardait comme si j'étais une proie à... je n'avais pas trop envie d'y penser pour l'instant mais ses pupilles étaient rouges et sanguines, et ça c'était flippant.
"- En chair et en os, mon ptit sucre."
C'est nouveau et je n'étais pas franchement a l'aise avec cette appelation, j'en eu même des frissons. J'essayais de me lever mais je n'arrivais pas à bouger les extrémités de mon corps, alors je me débattais jusqu'à ce que je vois des liens de cordes autour de mes chevilles et je supposais que mes mains avaient eut le droit au même sort et j'y mettais plus force sans que je n'arrive à faire bouger quoi que ce soit à part la chaise, qui reculait à chaque mouvement un peu violent que je pouvais faire.
"- Fais attention tu pourrais tomber."
Par instinct, j'observais comme je le pouvais ce qu'il se trouvait derrière moi et y découvrit le vide, à quelques centimètres des pieds arrière de mon siège de fortune en bois et je commençais à manquer d'air. Mais pourquoi je me retrouvais ici, dans une situation pareille ?
"- Mais... qu'est-ce qu.. il se passe ? Changbin aide moi..."
En tournant la tête vers lui je le vis assis de manière insouciante, les coudes sur ses cuisses, observant ses ongles comme s'ils étaient les 8eme merveilles du monde et il secoua la tête, déviant son regard sanguin vers moi, prêtant toute son attention sur ma détresse.
"- Débrouille toi, Jisungie."
Et je le regardais, encore plus perdu qu'avant, n'étions-nous pas ami ? Qu'avais-je fait ? Qu'est-ce qu'il lui arrivait ?
"- Changb...
- J'ai attendu ce moment si longtemps, si tu savais, dit-il en baissant quelques secondes les yeux, tu n'imagines pas à quel point tu es mieux ici, à ta place.
- Qu... qu...
- Tu sais, tu aurais été un merveilleux ami, si tu ne t'étais pas mis en travers de mon chemin, continua-t-il en s'étant levé et ayant commencé à marcher et faire les cent pas, doucement.
- De.. de quoi tu parl...
- Ferme là !, s'énervait-il en criant et se tournant vers moi, aggripant mon cou de sa main et en penchant ma chaise vers l'arrière, vers le vide, tu te tais."
Plus aucun mot ne voulait sortir, plus rien de sonore ne voulait faire apparition dans cette pièce, pas même mon souffle alors que je le regardais, désormais plus qu'effrayer pour ma vie et de ce comportement, je le regardais juste sans cillé, mon cœur semblant exploser douloureusement dans ma poitrine alors qu'il venait toucher ma joue de son doigt doucement, avant de me remettre la chaise sur ses quatre pieds, après de très longues minutes de souffrance dans ma tête qui me hurlait de ne faire aucun geste qui pourrait mettre en péril mon existence. Quand il se retourna pour retourner s'asseoir je vis des marques rouges vives dans sa nuque, chose que je n'avais jamais vu auparavant. Je voulais lui demander ce qu'il avait mais je pinçais mes lèvres à la place, ne voulant pas finir par m'écraser du haut de ses nombreux étages parce que j'avais ouvert la bouche.
"- Tu sais, elle n'a rien demandé elle..., commença-t-il avant de rigoler de manière discrète mais incontrôlable, mais... mais elle était là puis... ça s'est passé si vite... un vendredi quoi..."
Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Que ce n'était pas la première ? Qu'il avait.. tué quelqu'un ? Une innocente ? C'était lui le fameux coupable ? Mais comment était-ce possible ? Et sa phrase "un vendredi quoi" me trottait en tête, dans deux jours c'était Vendredi...
"- C'est toi, la dernière."
Puis il se mit à sourire, de façon carnacière avant de se gratter la tête, de regarder sa montre et de la pointer dans ma direction, le doigt dessus :
"- Moins de deux jours, mon ptit sucre."
Qu... quoi ? Il tourna les talons puis s'en allait et mon ventre faisait des siennes et j'avais du mal à respirer. Le.. dernier ? A qu.. quoi ? Mon souffle se bloquait dans ma poitrine et des larmes s'échappaient sans s'arrêter de mes paupières. J'allais mourir de la main de mon ami ? Pour quelle raison ?
[verifie et valide]
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