31
Le 31 décembre, on l'a fêté avec Niall et Zayn sur Holmes Chapel. Léo l'a fêté avec ses amis, et apparemment il a l'air d'en avoir profité qu'on ne soit pas dans les parages... Lorsqu'on est rentré le lendemain vers 21:00, il dormait encore.
Louis avait peur qu'il en profite aussi pour faire une fête à la maison, mais tout est à sa place.
- Tu sais que je t'aime toi ? je chuchote en enlaçant mon amoureux.
- Mmh, je m'aime aussi. Tellement si tu savais.
- Imbécile.
Il me tire la langue et se laisse tomber sur le lit. Je le rejoins rapidement, et m'accroche à son petit corps.
- Lou ?
Pas de réponse. Je me redresse, et remarque qu'il dort déjà.
Tant pis, ce sera pas pour cette fois.
* * *
J'ouvre les yeux, quelques heures plus tard, lorsque Louis s'allonge sur moi, et couvre mon cou de baisers.
- Bonjour mon amour, il souffle.
Je souris, car même si je n'ai pas beaucoup dormis, ce réveil en douceur me plaît assez.
- Bonjour, je lui réponds en frottant mon nez dans ses cheveux.
- Prêt pour notre premier câlin de l'année ? il se redresse pour s'asseoir bien au dessus de mon membre, un sourire sexy tirant son visage.
- Deuxième, je le corrige. Tu te souviens pas de ce qu'on a fait dans la voiture hier matin ?
Il rit et se penche pour m'embrasser brièvement.
- C'était pas un câlin ça. C'était... du tripotage.
Je souris en le regardant. Ses yeux bleus brillent, et il rayonne, malgré notre petite nuit.
Louis ouvre la bouche, mais la sonnette le coupe. Il sourit et se lève.
- Voilà les monstres.
- Déjà ?
Je tourne la tête pour regarder le réveil. Il est à peine 14:00. Notre nuit n'a pas été si courte que ça finalement. Louis enfile un jogging, et un de mes t-shirts, avant d'aller ouvrir.
Bon, pas de câlins.
Je me lève aussi, enfile un truc vite fait, puis sors de la chambre. Les enfants entre à peine dans la maison, que c'est déjà le bazar. De vraies tornades. Je souris lorsque les jumelles viennent me sauter dans les bras.
- Hazzy !
Elles me serrent fort, limite à m'étouffer, mais je m'en fiche. Ils m'ont manqués aussi. Noah vient s'incruster à notre câlin.
- Moi aussi, moi aussi ! il s'exclame, réclamant une petite place.
Louis et Calvin discutent dans l'entrée.
- C'était bien chez papa Cal ? Vous avez été sages ?
- Oui ! Très sages ! Et toi et papa ?
- Quoi moi et papa je ris ? Est-ce-qu'on a été sages ?
- Bah oui. Les grands aussi ils doivent être sages.
- On a été très sages. T'inquiète pas.
Ils me relâchent après quelques secondes pour s'installer dans le salon avec leurs nouveaux jouets. Je suis les enfants, n'ayant vraiment pas envie de voir Calvin maintenant.
Louis s'en débarrasse après 5 bonnes minutes et nous rejoins.
- Alors, c'était bien chez papa ?
Noah secoue ses épaules, puis me regarde avant de commencer à bouder. Je lève les yeux vers Louis, qui comme moi ne comprends pas.
- Vous allez ranger vos jouets là-haut ? Je vais préparer à manger.
J'aide les enfants à monter leurs sacs, puis retrouve Louis dans la cuisine. Il a toujours ce magnifique sourire aux lèvres. Lèvres que je ne vais pas m'empêcher de dévorer. Je l'embrasse en le coinçant contre le plan de travail et ça le fait rire. Je sens que ces quelques jours nous ont vraiment fait du bien. J'adore les enfants de Louis, et j'étais sincère, ils m'ont vraiment manqués. Mais un peu de tranquillité avec son amoureux ça ne fait pas de mal non plus.
* * *
- Léo tu viens manger !
J'ai les petits à s'installer à table, pendant que Louis termine de faire à manger, et essaye de faire descendre son aînée.
- Je vais voir ce qu'il fait.
Je récupère le doudou que Sarah a essayé de cacher, et le pose sur le comptoir de la cuisine, embrassant au passage la joue de Louis.
- Merci, il chuchote. Je commence à faire manger les petits.
Je monte à l'étage et frappe doucement à la porte d'ado.
- Léo, on va manger. Tu descends ?
- J'ai pas faim !
Je roule des yeux et soupire.
- Je peux entrer ?
- Non.
- Viens manger alors. T'es pas sortis depuis qu'on est rentré hier.
- J'ai pas faim j'ai dis !
Les ados... Enfin je trouve quand même qu'il est soft comparé à la façon dont je traitais mes parents...
- J'entre quand même.
J'ouvre doucement la porte. La lumière de sa lampe de chevet est allumée, éclairant faiblement la chambre. Léo est allongé sous sa couette, et me jette un regard noir.
- Je t'ai dis de pas entrer.
- Pourquoi tu ne viens pas manger avec nous ?
- J'ai pas faim.
- Ton père a fait des...
- M'en fout.
Je fronce les sourcils en le regardant, il n'est pas comme d'habitude.
- Comment ça s'est passé ta soirée du Jour de l'an ? je demande en avançant un peu.
- Bien.
- Tu veux pas développer un peu ?
- Non.
- Léo...
- Non.
- A ce que je sache, je ne t'ai rien fais moi. Je veux juste savoir ce qui ne va pas, et t'aider. Tu comprends ? Regarde-moi s'il te plaît.
- Non.
- Tu sais dire autre chose que "non" ?
- Non.
Je soupire discrètement et passe ma main dans mes cheveux.
- Léo s'il te plaît...
Il souffle bruyamment et se redresse, ma laissant voir correctement son visage. Le mien se décompose instantanément.
- Qu'est-ce-qu'il t'es arrivé ?
Un énorme bleu recouvre sa pommette droite, et sa lèvre est plutôt gonflée.
- Rien. Ca va. Je vais bien. Tu peux me laisser maintenant ?
Il se recouche. Sauf qu'il n'en est pas question.
- Tu viens avec moi, on va descendre manger et tu vas nous expliquer ce qu'il s'est passé.
- Léo, Harry, vous descendez ? nous appelle Louis depuis le rez-de-chaussé.
Le jeune ado râle, et fini par pousser rageusement la couverture pour sortir du lit. Je commence à descendre, tandis que Léo me suit en traînant des pieds. Louis sourit en me voyant revenir, accompagné de son fils.
- C'est pas trop tôt ! Sarah mange ta purée ma puce.
Il ne fait pas vraiment attention à Léo qui se laisse tomber à sa place, la tête baissée.
- Louis, je l'appelle doucement.
Il lève les yeux vers moi, ne comprenant pas. Je lui désigne discrètement Léo tout en m'installant à ma place, en face de Louis. Ses sourcils se froncent, puis il écarquille subitement les yeux.
- Léo qu'est-ce-que tu...
- Rien. Ca va. Je vais bien.
Il se sert de la purée et mange en silence, la tête penchée sur son assiette. Louis me regarde, mais je secoue mes épaules, lui faisant comprendre que je n'en sais pas plus que lui.
Le repas se passe dans un silence mortel. Même les plus jeunes sont silencieux.
A peine Léo a-t-il fini son assiette, qu'il monte dans sa chambre.
- Je vais aller le voir. Tu peux t'occuper de coucher les monstres ? Faut reprendre le rythme de l'école.
- Vas-y, je lui souris. Je m'en occupe.
- On est pas des monstres d'abord ! boude Roxanne. Moi je suis une princesse.
- Une princesse moche alors, réplique Noah. Mais t'inquiète pas, ça existe. Tu peux être une princesse quand même.
- Doucement, intervient Louis avant que ça ne dégénère. Allez vous brosser les dents.
J'accompagne les plus jeunes dans la salle de bain pour la séance de brossage de dents. Ca papote un peu, entre deux coups de brosse, mais sinon ils sont plutôt calmes.
- Vous avez fini ? Montre moi tes dents Rox.
Elle me fait un grand sourire, et file dans sa chambre.
- Je choisis l'histoire !
- Non c'est moi !
Chaque soir c'est la même guerre. Les filles se chamaillent, voulant chacune un livre différent.
- Les filles c'est trop nul, souffle Noah. Tu viens me faire un bisous après Hazzy ?
- C'est pas faux... Bien sûr, j'arrive. Vas t'allonger.
Je rejoins les filles dans leur chambre, mettant rapidement un terme à leur petite dispute.
- Alors, on lit quoi ?
Elles me montrent chacune un livre, me laissant choisir évidemment.
- Allez, celui de Roxanne ce soir. Tu choisiras demain Sarah.
La première saute sur son lit, ravie, et passe sous la couette. Je m'assois sur le bord du lit, et laisse Sarah s'installer. La tête sur ma cuisse, le pousse dans la bouche, le doudou dans une main, et le plaid de sa soeur qu'elle tire sur elle pour avoir chaud.
- C'est bon ? je demande, et elle acquiesce doucement.
J'ouvre le livre et commence à raconter l'histoire, qui explique les aventures d'un chien et d'un renard. Les filles m'écoutent avec attention, jusqu'à la moitié du livre, où le sommeil les emporte. Je lis encore un peu, au cas où elles ne dormirait pas vraiment, puis pose le livre sur la table de nuit entre les deux lits. Je prends Sarah correctement dans mes bras et me lève sans la réveiller, pour l'installer dans ses draps. Je tire bien la couverture, et allume la veilleuse avant de sortir de la chambre. Louis est toujours dans celle de Léo, donc je vais dire bonne nuit à Noah avant de descendre. Le petit garçon ferme son livre lorsqu'il me voit entrer, et s'allonge plus confortablement contre l'oreiller. Depuis qu'il sait vraiment bien lire, il ne veut plus qu'on lui raconte d'histoire.
- Je suis content d'être rentré à la maison.
Je souris et m'accroupis devant son lit pour être à sa hauteur.
- Moi aussi je suis content que vous soyez rentrés, je remonte un peu sa couverture avant de reprendre. C'était bien quand même chez papa Cal ? Il est gentil avec vous ?
- Oui, il est gentil.
- Pourquoi tu ne veux pas y aller alors ?
- Parce-qu'il t'aime pas. Et moi je t'aime beaucoup.
- C'est juste pour ça que tu lui en veux ?
- Oui, et puis je comprends pas pourquoi.
- Pourquoi il ne m'aime pas ?
Il acquiesce, et je souffle.
- C'est des histoires de grands Noah. Mais ce n'est pas parce-que papa Cal et moi on ne s'entends pas que tu dois être méchant avec lui, d'accord ?
- Mmh, d'accord.
- Tu vas dormir maintenant ? C'est bientôt l'école, il faut que tu sois en forme.
Il hoche la tête et ferme les yeux. Je souris et embrasse son front.
- Bonne nuit Noah.
- Bonne nuit Hazzy.
Je me lève et sors de la chambre. Je laisse la porte légèrement entre-ouverte pour qu'il ai la lumière du couloir, puis descends pour commencer à débarrasser.
Louis me rejoint une dizaine de minutes plus tard, la mine fermée.
- Alors ? je demande doucement.
- Il s'est battu...
Je cache très mal ma surprise. Léo n'est pas le genre d'ado à se battre.
- Vraiment ? Il t'a dit pourquoi ?
- Une fille d'après ce que j'ai compris...
Il étouffe un sanglot et je m'avance pour le prendre dans mes bras.
- Je sais qu'il va pas bien... et je peux rien faire...
- Hey, doucement, je chuchote en embrassant son cou. Ca va aller. Il grandit, c'est normal j'imagine...
- Mais moi je veux pas qu'il grandisse !
Je me retiens de rire et caresse doucement son dos.
- Je sais bien Lou. Mais là tu peux rien faire pour ça...
- C'est nul.
Je souris et fais doucement glisser mon nez sur son oreille.
- Je sais.
J'embrasse sa joue et le garde encore un peu contre moi avant de me détacher pour continuer à ranger la cuisine. Louis m'aide, même si je vois bien qu'il a l'esprit ailleurs.
- Louis, les cours vont reprendre, il va se remettre dedans et ça va l'occuper. Ca va aller.
***
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