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Sujet sensible évoqué dans ce chapitre.
*
La porte claque dans mon dos, avant que je n'ai pu faire quoi que ce soit. Mais quelle tête de mûle celui là. Je tente d'ouvrir la porte, mais évidemment, elle est fermée. Je souffle et sonne.
- Louis arrête, ouvre moi.
Pas de réponse. Mais je sais qu'il est toujours derrière la porte.
- J'ai dis ça parce-que j'ai été le gamin qui se fait insulter par le "nouveau copain". Tu sais pas ce que ça fait Louis.
J'attends quelques secondes, et la porte s'ouvre enfin. Louis me fixe avec une expression fermée sur le visage.
- Pourquoi tu pars alors ?
Je souris et secoue la tête.
- Je commence à 9:00. Le temps de faire la route...
- Oh..
Il baisse la tête, et soupire.
- Je ne te juge pas Louis. Ce sont tes enfants. Je te dis juste ce que j'aurais aimé qu'on dise à ma mère il y a quelques années.
- Je croyais.... Tu m'as parlé de Robin, il...
- Il y en a eu d'autres avant Robin, j'hausse les épaules et me penche pour l'embrasser. J'appelle quand j'arrive.
- Mmh, il me retient la nuque et approfondit notre baiser.
- Papa !
Je me recule avant que Louis ne le fasse, et marche vers ma voiture.
* * *
J'ai minimisé les choses avec Louis ce matin. Mais en vérité, je sens bien que quelque chose bloque avec ses enfants.
- Tu y retourne quand ?
Je viens de raconter à Niall mes dernières 24 heures. Il a rit, évidemment.
- Je ne sais pas encore. Faut que je vois avec Louis. Zayn doit passer ce matin, non ?
- Non ! s'exclame aussitôt mon ami. Enfin, je.. j'en sais rien moi. Puis je m'en fiche de toute façon. Qu'est-ce-que j'en ai à faire de lui hein ? Rien. Nada. Je m'en fous complètement !
Je souris sans lever les yeux de mon appareil photo.
- Pas la peine de t'emballer comme ça Nialler.
- Je ne m'emballe pas.
- A peine. Pour quelqu'un qui s'en fiche, tu parles beaucoup...
- Oh arrête c'est bon.
Il me donne un coup de coude, et s'avance dans le studio pour régler les éclairages.
- Tu te fais du mal pour rien Niall. Sérieusement, Zayn est dingue de toi... et je sais que tu l'es aussi. Faut que t'arrête de bloquer sur le fait que c'est un mec.
Il soupire et baisse la tête, abandonnant son réglage.
- On en a déjà parlé mille fois Harry. Je suis pas prêt.
- Ca fait deux ans que t'es pas prêt.
Il lève ses yeux bleus vers moi, il est à deux doigts de pleurer. Merde, je voulais pas ça.
- Toi tu assumes Harry. Tu l'as assumé rapidement même. Tout le monde n'est pas comme toi. Alors si tu pouvais arrêter de m'emmerder avec ça on pourrait se remettre à bosser correctement.
Sur ces derniers mots, il est partit dans le bureau pendant plusieurs minutes, le temps que je finisse de mettre en place le matériel. Puis il est revenu lorsque la sonnette à retentit dans le studio, annonçant l'arrivée de notre rendez-vous. Aucune trace de larme ou de malaise sur son visage, mais je sais qu'il a pleuré.
* * *
Je me réveille légèrement lorsqu'un corps chaud se colle contre mon dos. Encore prit dans mon rêve, je tente de le repousser.
- Hey, hey, souffle une voix cassée que je connais bien. C'est moi. Rendors toi.
- Louis ?
- Y a quelqu'un d'autre que moi qui pourrait te rejoindre au milieu de la nuit ?
Je souris et laisse son bras m'enlacer.
- T'es bête. Qu'est-ce-que tu fais là ?
- Tu me manquais, il murmure en embrassant mon épaule.
- Mmh, t'aurais du me prévenir. Il est quelle heure ?
- A peine 2:00. Je voulais te faire une surprise. Rendors toi.
Il se cale correctement, et j'entends déjà sa respiration ralentir. Je repars moi aussi dans le monde des rêves.
* * *
C'est le lendemain, lorsque mon réveil sonne que je me rends vraiment compte. Louis m'a rejoint au milieu de la nuit.
J'éteins la sonnerie avant que le bruit ne le réveille, puis repose ma tête sur l'oreiller.
C'est pas le fait qu'il soit venu comme ça, sans prévenir qui me dérange. Au contraire, je suis content qu'il l'ai fait... mais et ses enfants ? Ils vont se réveiller et voir qu'il n'est pas là. Ils vont m'en vouloir d'acaparer autant leur père.
Je pousse la couverture et me dégage de ses bras le plus doucement possible. Une fois debout, je regarde Louis gigoter pour s'installer un peu mieux contre mon oreiller. Finalement, ses yeux s'ouvrent.
- Tu ne devrais pas venir comme ça.
Il souffle et passe sa main dans ses cheveux.
- Ça ne te dérangeait pas avant.
- Tes enfants Louis...
- Mes enfants vont très bien. Si toi t'as pas envie que je vienne dis le directement.
Il se lève et commence à s'habiller.
- Pourquoi tu t'emportes dès qu'on parle de tes enfants ?
- Parce-que justement, ce sont mes enfants.
Je souffle et croise mes bras sur mon torse.
- Va falloir que tu décide ce que tu veux Louis. Maintenant je sais que tu es papa, je l'accepte. Je les ai rencontrés, tu m'as laissé entrer dans leurs vies, pourtant je sens toujours cette barrière que tu...
- Laisse tomber. Ok ? Je m'occupe mal de mes enfants, j'ai compris. Je suis un mauvais petit ami, c'est bon ça aussi.
- Mais de quoi est-ce-que tu parles ? C'est ton ex qui dit ça ?
Il souffle et arrête de s'habiller, son t-shirt entre ses mains.
- Est-ce-que tu vas enfin me dire pourquoi vous n'êtes plus ensemble ? Parce-que là j'imagine 1344964 scénarios possible...
Louis laisse son t-shirt et s'assoit sur le bord de mon lit.
- C'est Léo.
- Léo ?
- Ouais, il... Louis soupire et passe sa main dans ses cheveux. Ça devenait invivable. Ils ne se supportaient plus. Vraiment plus. Et Léo, il... Il allait vraiment mal. Je me rendais pas compte qu'il le vivait aussi mal. Il a fait une tentative de suicide. Il est resté inconscient quelques heures. Quand il s'est réveillé, il n'a rien dit pendant plusieurs jours. Les médecins ne voulaient pas le laisser sortir. J'étais à bout de nerfs, on s'engueulait constamment avec Calvin.
Il souffle et baisse la tête. Je m'assois à côté de lui et passe mon bras sur ses épaules. Il me laisse faire, mais ne s'appuie pas contre moi.
- J'étais allé voir Léo avec ma mère, mais il dormait, enfin je croyais. On est restés, on discutais de la situation... Elle a parlé de séparation... et là Léo à enfin parlé. Il m'a clairement demandé de divorcer, qu'il ne voulait plus voir Calvin. Et je l'ai écouté, parce-qu'il m'avait tellement fait peur. Je lui ai promis que je le quitterais.
Il reste silencieux quelques secondes, puis se redresse un peu.
- Il a recommencé à parler, et manger. Il allait mieux. J'ai quitté Calvin, il est repartit chez ses parents. On a mit quelques temps à trouver un terrain d'entente pour la garde. Mais même aujourd'hui c'est compliqué parfois. Léo est sortit de l'hôpital, on est rentré à la maison. C'était un autre enfant. Il est devenu joyeux, bruyant, farceur... comme il est maintenant. C'était les vacances scolaires et...
Il sourit un peu et prend ma main.
- Je crois que c'est ce soir là que j'ai compris que j'avais pris la bonne décision. C'était les vacances. Le soir, on s'était mit un dessin animé dans ma chambre avec Noah. Les filles dormaient, elles étaient toutes petites. Léo avait prit sa douche. Quand il est sortit de la salle de bain, je l'ai entendu marcher dans le couloir. Il est passé 3 fois devant la porte, avant de s'arrêter devant pendant 5 bonnes minutes, et il a enfin frappé. Il nous a rejoint. Noah était tout content, il a donné tout les oreillers à Léo. Mais il a imité son frère, et il s'est mit contre moi. On a regardé le dessin animé, et on s'est endormis comme ça. Jamais il n'avait fait ça. Même si Calvin n'était pas là, il ne venait jamais. Il était distant avec Noah et les jumelles, il leur parlait a peine. Je te dis pas ma surprise lorsque j'ai été réveillé par une discussion animé entre mes deux fils qui essayaient de déterminer qui entre Captain America, et Iron Man était le plus cool.
- Captain America, sans hésiter une seule seconde.
Il rit et se tourne pour m'embrasser furtivement. Je caresse délicatement son épaule nue, et appuie mon front contre sa tempe.
- Merci de m'en avoir parlé.
- Je crois que... Je crois que ça m'a fait du bien de te dire tout ça. J'évite d'en parler en général... c'est pas simple.
- Je comprends. Et Léo, comment il va maintenant ?
- Bien maintenant. Il sait que si il a un problème, il peut m'en parler directement. Et il le fait. La preuve hier soir.
- Il s'est passé quelque chose ?
- Ouais, on s'est disputés. A cause de toi.
- Moi ? je fronce les sourcils, inquiet de la suite.
- Ouais. En quelques sortes. Je crois qu'il t'aime bien, et il m'a reproché la façon dont je t'ai envoyé boulé hier matin. Il pensait que t'étais partis parce-que t'étais vexé ou un truc dans le genre... et il m'a fait douter. Donc j'ai appelé ma soeur, elle est venue après son boulot et je suis partis pour venir ici. Tu l'as pas mal prit, hein ?
- Un peu quand même, je ris légèrement. Mais je t'en veux pas. Je comprends mieux maintenant en tout cas.
- Désolé. Je m'emporte un peu trop parfois.
- C'est pas grave.
J'embrasse son épaule et me colle un peu plus contre lui.
- Calvin à mal réagit ?
- Non... Il s'en doutait apparemment. Il sort avec une fille maintenant.
- Il te manque ?
- Plus maintenant. Il y a eut une période où ouais, c'était dur. En fait... au début, mon rôle de papa prenait tout mon temps. Je faisais tout pour qu'ils ne manquent de rien, tout en continuant malgré tout mes études. C'était dur, j'étoufais par moments. Puis les enfants ont grandis, ils devenaient un peu plus autonomes, et Léo m'aidait pas mal aussi. J'étoufais moins, c'est là que je me suis rendu compte que j'étais tout seul. Ça faisait bizarre... puis s'est passé, et Liam à organisé notre rencard, décidant que j'étais prêt à passer a autre chose.
Il rit et enfouie son visage contre mon cou.
- Je crois qu'il s'attendait pas a ce qu'on s'entende si bien. Il m'avait dit : c'est surtout pour te remettre dans le bain tranquillement, vous êtes pas obligés d'accrocher.
- En parlant de Liam... Il ne m'a jamais rien dit pour tes enfants....
- Ouais, lui en veut pas. Je lui ai demandé de tenir sa langue.
Il me regarde avec ses petits yeux bleus... comment ne pas craquer ? J'embrasse sa joue et laisse tomber mon bras.
- Faut que j'aille me préparer. Douche ?
Il hoche la tête et se lève rapidement, me tirant dans la salle de bain.
En une poignée de secondes, on est nus sous le jet d'eau chaude. Ses bras entourent ma nuque, et ses yeux se plongent des les miens. On reste silencieux pendant un moment, ses doigts glissant dans mes cheveux.
Je sais bien qu'on ne fera pas l'amour après tout ce qu'il m'a raconté. Et je n'en ai pas envie. Juste le sentir contre moi, c'est assez pour un moment comme ça. Il m'a fait confiance. Enfin.
- Je t'aime, il murmure.
Je l'entends à peine, et je souris, lui répondant de la même manière.
Il y a des moments comme ça, où il n'y a pas besoin de le hurler, ou d'une quelconque manière sexuelle. C'est une des raisons qui font que je suis bien avec Louis. On est sur la même longueur d'onde.
***
Ok ouais 10 jours sans publier ça commence à faire beaucoup 😅 désolée.
J'enchaine les nuits et les journées en ce moment au boulot. Pour dire je bosse depuis presque 2 semaines sans jour de repos... les joies du remplacement en été. Bref, La je viens de finir ma nuit, et je ne retravaille pas avant samedi soir. Ça va faire du bien !
A bientot 😘
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