3 | 𝓽he fire.
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| CHAPITRE 3 |
hello satan, i believe
it is time to go.
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LES FLAMMES DANSAIENT DEVANT
le regard obnubilé du préfet en chef de Serpentard. Bien que l'élément ne le fascinait pas plus que la glace, il devait s'avouer que les mouvements sensuels du feu étaient un spectacle absolument attirant. La chaleur et le chant imaginaire de cet âtre prenait possession de toute personne avec des yeux. Tom entendait plus loin les bribes de voix de ses camarades mais ne leur prêtait plus attention depuis bien longtemps.
Le jeune homme n'aimait pas organisé ses réunions dans la salle commune. L'endroit était trop ouvert aux oreilles traînantes et aux mauvaises surprises, malgré l'œuvre tardive.
Mais les soupçons étaient bien trop présents sur lui depuis l'année dernière où Dumbledore les avait surpris en plein milieu de la nuit. Cet idiot de professeur posait bien trop son regard sur lui pour ne pas prendre des précautions comme celle-ci.
Soudain, le groupe de serpentards à ses côtés réussit à rattraper son attention, par miracle.
- Tom, es-tu vraiment sûr que c'est Allanah qui a ton journal ? Ça pourrait très bien être un de ses enfoirés de Gryffondor ou même Dumbledore, indiqua Le'o, bien trop impliqué dans cette histoire aux yeux de Tom.
Le serpentard haussa légèrement un de ses sourcils et le coin de ses lèvres se redressa dans un très peu sourire rassurant. Il changea alors de position sur son fauteuil tout en laissant échappait un rictus d'agacement. Le garçon en face de lui déglutit soudainement.
- Penses-tu, Avery, que je ne suis pas capable de faire la différence entre cette petite idiote et un vieux fou ? Je sais que c'est elle, affirma Tom, en fixant dédaigneusement le jeune homme craintif.
Le septième année n'essaya plus de défendre son amie, mais avait pourtant la sincère conviction qu'Allanah ne cherchait rien de mal. Il espérait pourtant qu'elle s'éloigne de tout cela et de lui.
- Et puis, Le'o, tu devrais apprendre à cacher un peu tes émotions. Tu trembles rien qu'à l'idée qu'il arrive quelques chose à ta petite protégée, rétorqua Marcus en jouant avec sa baguette, la faisant tournoyant gracieusement entre ses mains.
- Que tu ne connais par ailleurs que depuis quelques jours.
Le châtain contracta légèrement sa mâchoire sous l'énervement. Celui-ci n'était pas le plus impressionnant de ses camarades, malgré sa taille élancée et son aristocratie écrit en plusieurs langues sur son visage. Il n'avait que sa beauté pour impressionner. Marcus et Vector, eux, avaient le talent d'effrayer rien que d'un regard. Un aura de terreur qui s'insinuait en nous quand ils approchaient en vous souriant. Le garçon était alors bien heureux d'être leur ami. Il soupira avant de balancer aux deux serpentards :
- Ce n'est pas de ma faute si la seule utilité que vous trouvez aux femme est de les faire crier de peur ou de plaisir.
- Pourquoi pas les deux en même temps, avoua le jeune Rosier en s'humidifiant la lèvre supérieure.
À cet instant, Tom perdit à nouveau le fil de cette conversation au sujet ennuyeux. Il se fichait bien de savoir que la poitrine de Clarisse Yaxley avait doublé de volume pendant les grandes vacances ou que sa douce petite sœur rentrait à présent dans un âge qui intéressait Bulstrode. Il soupira et se remit à apprécier le feu.
Il songea à la douleur d'infliger son contact à cette stupide serpentarde. Il bouillonnait intérieurement se demandant même comment ses organes ne se liquéfiait pas. Il ferait autant danser Allanah dans les flammes qui le souhaiterait. Elle comprendrait alors qu'elle n'était plus dans sa stupide école de traite à leurs sangs et de sangs de bourbes. Ici, il y avait des règles et il y avait un roi.
Bien sûr, ce journal ne contenait plus rien de ses projets. Mais il était littéralement devenu le commencement de tout son plan. Et elle le tenait près d'elle. Il savait son horcruxe intelligent, il était lui, il ne parlerait bien sûr pas de choses cruciales. Mais l'idée même qu'une idiote comme elle se rapproche de son plan le rendait furieux. Il songea alors à faire jaillir un joli éclair vert de sa baguette pour la faire taire, et ses yeux se teintèrent alors de rouge.
Abraxas, le siège adjacent au sien, remarqua cette scène et fut tenté de se dire que le destin de cette fille est inévitablement funeste. Il se dit tout de même que changer les idées à Tom lui ferait gagner quelques temps.
- Tom, mes parents te convient à nouveau à leur bal de Noël cette année. Les invités ont l'air plus intéressants que l'année passée, comptes-tu à nouveau décliner la proposition ? avança le jeune Malfoy d'un ton calme et serein.
Ce qui différenciait Abraxas de ses autres camarades était l'assurance qui possédait devant lui. Alors que les autres craignaient constamment de dire un mot de travers, le blonde déblatérait toutes sortes d'avis et entraînait même des débats entre lui et Tom. Il n'y avait aucun doute qu'il était pour sûr son allié le plus utile, lui disant uniquement la vérité et non ce qui lui plaisait.
Le jeune Jedusor avait du refuser l'invitation de Firmin et Wilhelmina Malfoy pour ses recherches. La sixième année avait été un tournant décisif dans la soif de pouvoir et la quête de savoir du serpentard. Il n'avait pas encore le temps et l'utilité de se faire connaître.
- Je pense que je vais accepter cette invitation. L'année prochaine, je rentre dans une course aux fidèles, il faut que je commence à préparer mon arrivée.
Abraxas hocha la tête et la discussion s'arrêta là. Il y avait une plus grande compréhension entre leurs deux esprits que le préfet en chef ne retrouvait pas chez les autres. Tous se comportait encore comme des enfants qui jouent. Au lieu d'ouvrir les yeux sur le véritable jeu d'échecs qui se mettait en place devant eux.
Tom replanta son regard vers ses autres camarades. Aucun ne semblait décidé à aborder un sujet intéressant ou même mature. Il soupira et se dit qu'il devait à nouveau tout faire seul.
- Avery, dis moi tout ce que tu sais sur ta chère petite-amie, déclara le chef de cette assemblé, d'un ton las.
Le châtain s'apprêta à réfuter le surnom donné à Allanah mais le regard de Tom lui dissuada de dire quoi que ce soit qu'il ne voulait pas réellement entendre. Il régurgita alors sa fierté et réfléchit quelques instants.
- Elle ne parle pas beaucoup d'elle, je connais sa famille de nom. Apparement, elle a un don pour les potions selon ses anciens professeurs. C'est tout.
Le silence s'empara de l'espace autant que la fatigue enveloppait le jeune Serpentard. Tom ne souhaitait pas dormir, mais il aimerait avoir des personnes utiles autour de lui. Et comme pour répondre à sa détresse, la voix de Vector s'éleva parmi le néant.
- Si je peux me permettre, nos familles sont amis. Je la connais bien plus que Le'o, tenta le sixième année, sentant la colère de son camarade arrivée.
Un soupir de bonheur, si cela pouvait réellement sortir de son corps, parvint aux oreilles de tous. Il était satisfait. Cela servit à détendre l'ambiance général. La main de Jedusor traversait l'air pour inviter Bulstrode à démarrer son récit.
- On se connaît depuis qu'on est tout petit et déjà elle a toujours plus su de choses. Elle avait apprit des sortilèges simples sans baguettes très tôt, une fois même si on m'avait assuré le contraire je l'avais vu transplaner pour se cacher plus vite pour un jeu. Et il n'y avait qu'elle qui faisait ça, pas ses frères ni sa soeur.
Tom réfléchir quelques secondes à tout ce qu'il venait d'entendre. Bien entendu, cela pouvait être simplement ses parents qui valorisent leur première née. Il ne repoussa pas cette théorie plus que probable. Mais tranplaner jeune, il trouvait cette partie du récit plus étrange, bien moins logique. Ce n'était pas inquiétant. Mais il fallait toujours connaître ses ennemis, les laisser alors croire qu'ils savent et que nous ignorions. Le jeune homme demanda ensuite à Vector si c'était tout ce qu'il pouvait lui apprendre.
- Si ce n'est toute les fois où elle a jeté des sorts étranges et presque inconnus à ma sœur, je crois que c'est tout, intima-t-il avant de vite réfuter cela en laissant sa bouche s'entrouvrir. Il y a eu une époque, un peu avant qu'on aille chacun à l'école...
- Si on peut appeler ça une école pour elle, murmura Rosier, d'une voix arrogante.
Tom ne put réprimander Marcus pour cette remarque qui était la plus censée depuis le début de cette réunion. Il invita son autre camarade à continuer.
- On ne pouvait plus aller chez eux, nous nous voyons uniquement chez moi. Ses parents n'ont jamais donné aucune raison aux miens. Et Allanah était celle qui venait le moins, alors que toute sa famille se déplaçait. C'est tout ce que j'ai.
Tom gratifia le jeune homme d'un léger sourire comme remerciement. Cette information s'avérait bien plus intéressante que les autres. Il n'y avait aucun doute que la jeune fille avait reçu un apprentissage différent de toute sa famille. A présent, il fallait savoir qui était derrière cela.
- Vous pouvez aller dormir, on en a finit pour aujourd'hui.
La salle commune fut alors secouée par les bruits de pas et les salutations de chacun. Pourtant le seul blond de cette assemblée ne bougeai pas de son siège et regardait fixement Tom en attendant d'être seul. Le jeune homme, impatient, demanda alors :
- Que me veux-tu, Abraxas ?
- Alors, quel est ton avis sur elle ?
L'héritier de serpentard se plaça plus confortablement sur son fauteuil, perdant un peu de sa superbe mais gagna le bonheur de son dos. Il réfléchit alors profondément en cette petite fille. Tom était persuadé que quelque chose de plus qu'intéressant se cachait sous cette idiote. Toutes les grandes familles ont de grands drames. Personne ne brille sans rouiller intérieurement. Mais Allanah ne l'inquiétait pas plus que cela, malgré le talent magique supposé, elle n'était pas impressionnante. Elle ressemblait bien plus aux petites souris que les serpents dévoraient en un seul sifflement.
- Elle n'est pas un danger, mais je vais m'occuper personnellement de son cas. Allez, va rejoindre ta fiancée dans tes draps avant qu'on m'accuse d'appropriation, avoua le jeune homme en regardant les braises de ce qui avait été un feu ardent.
Abraxas se leva finalement et rejoignit sa chambre en souhaitant une bonne nuit à son camarade, sachant pertinemment qu'il ne rejoindrait pas Morphée de si tôt.
Nan, Tom resta assis sur son fauteuil. Près de la cheminée, à réfléchir à bien trop de choses pour qu'un esprit humain reste limpide. Il se demandait s'il avait loupé des indices sur cette serpentarde. Des choses qui pouvaient démontrer un quelconque plus grand intérêt à une personne, une conversation ou une magie. Cette petite fille semblait blanche comme neige. Il savait pourtant si bien que tout cela n'était que mensonge. C'est bien les êtres les plus clairs qui se retrouvent teintés de rouges.
Il ne savait rien des Green. L'Amérique ne l'intéressait pas, il laisserait plutôt son nom voguait jusqu'à elle. Il ne cherchait jamais à s'intéresser à quelque chose, on cherchait à l'intéresser.
Il fit tournoyer sa bague sur son index en souriant. Voilà une chose qui le passionnait bien plus, la mort. Il se demanda alors si de son corps sans vie, il pourrait réaliser un nouvel horcruxe.
Allanah Green était assise sur son lit depuis que la fin des cours avait sonné. Elle avait pu mangé grâce à la générosité de sa camarade, Imene, étant allé chercher une assiette pour elle et Martha. Mais cela n'avait pas empêcher les deux jeunes filles de devoir gratter sur leurs parchemins toute la soirée. L'américaine était persuadée d'avoir une légère tendinite au poignet. Mais elle préférait cela que se faire décapiter par son professeur d'Astronomie. Dès le premier cours, elle avait su que celle-ci serait la pire enseignante qu'elle n'eut jamais connu. Le professeur Alessandra possédait un fort accent italien qui transformait toutes ses phrases douces en chansons et ses cris en tempête de feu.
Les cinquièmes années avaient aujourd'hui goûté à la chaleur torrentielle de son énervement. Selon ses dires, ils étaient inutiles, sans cervelles et aussi plaisant en cours qu'un moldu. Suite à cela, trois parchemins entiers furent donné pour le lendemain à toute la classe de ces pauvres élèves. Portant sur le sujet des planètes, de toutes leurs lunes et des trajectoires des étoiles étudiés dans un des livres de cours.
Tout cela était épuisant, Allanah n'avait eu aucun trou dans son emploi du temps depuis le devoir à rendre d'Astronomie. Elle se retrouvait donc seule sur son lit, éclairée par une faible bougie et pestant contre le monde et ses stupides boules luminescentes. Alors que ses deux autres camarades avaient réalisé cela au cours de la journée, Martha avait craqué et finirait le lendemain matin. Mais la jeune américaine savait bien qu'elle devait finir avant de dormir sinon jamais elle ne serait satisfaite de son travail. Alors, elle grattait indéfiniment sur le papier jaunie en espérant bientôt terminé cette odieuse torture.
C'est une trentaine de minutes plus tard, les respirations de ses camarades comme berceuse qu'Allanah mit une point final à son devoir. De sa baguette, elle rangea toutes ses affaires et se laissa tomber sur son matelas. Elle était exténuée. Ce devoir interminable n'était qu'une virgule à tout ce qui avait abattu la détermination et la vivacité de la jeune fille. Cela ne faisait que deux jours mais elle trouvait le rythme de Poudlard bien plus rapide.
Elle soupira et se dit qu'elle ne devait pas se laisser aller, l'américaine n'était pas venu là pour décrédibiliser son ancienne école. Dans un dernier effort, elle passa sa main sur sa table de chevet pour attraper la lettre de sa mère qui l'attendait depuis ce matin.
Ma chérie,
J'espère que tu te plais à Poudlard et que tu parviens à te faire à la distance qui nous sépare. J'espère que tu seras heureuse d'apprendre qu'Isaac à atterri dans la maison du Puckwoodgenie ce qui confirme que chacun de nos enfants est unique et symbolise une seule maison. Ton père et moi nous faisons au silence depuis le départ de ton petit frère mais c'est dure pour moi de t'imaginer si loin. Prends soin de toi et travaille bien.
Je me bat activement pour faire revenir les instants de bonheurs dans notre foyer, que tout redevienne comme avant. En espérant que tu puisses le revoir pour Noël.
Ta mère qui t'aime tendrement.
Allanah soupira et balança cette lettre sur le sol de sa chambre. Elle n'arrivait plus à lui parler sans évoquer le passé tant aimé et chéri. La jeune fille ne supportait pas cela. Le passé est fait d'un substance immatérielle qui se détruit à l'instant de sa création. On ne fait pas revivre ce qui est mort, on se construit un avenir. Il fallait que sa mère pense à rallumer la lumière de leur foyer au lieu de le pousser à son consummation.
Elle reposa sa tête convenablement sur son oreiller dans le but de s'endormir enfin. La blonde se fichait bien d'être toujours habillée, elle ne voulait que le repos pour l'instant. Mais malgré toute cette envie, une petite voix lui chuchotait l'oreille. Ce léger murmure se matérialisait dans le carnet qui se trouvait juste en dessous de sa tête. Elle réfléchit longuement si c'était une bonne idée d'y jeter un coup d'œil et se détermina finalement. Sa main glissa sur son drap pour fermement attraper la couverture en cuir noir de cet ouvrage.
Elle ne fut pas étonné de ne rien y trouver lorsqu'elle l'ouvrit finalement mais elle avait un bon nombres de sort qui devrait lui délier les mots.
- Revelio, tenta-t-elle tout simplement, en vain.
Tom était bien trop prévenant pour se laisser avoir par un simple sort d'enfants. Elle se pencha alors sur le sortilège de révélation Aparecium mais le résultat fut le même et elle dut se creuser d'autant plus les méninges à partir de là. Elle sortir instantanément son livre de runes afin de trouver celle qui permettra de lire dans ce foutu journal. Elle traça soigneusement chacune d'elle sur les pages de ce carnet mais rien n'y faisait. Quelques secondes plus tard, l'encre disparut comme aspirer par la blancheur de l'objet. Elle laissa expirer son énervement dans une longue tornade de vent. Elle écrit alors le premier mot qui lui vint en tête.
Connard.
Elle se sentit alors un peu mieux jusqu'à ce qu'à nouveau les lettre écrites de sa main disparaissent. Ses sourcils se froncèrent davantage lorsque d'autres lettres parvinrent à ses pupilles qui s'agrandissaient subitement.
Je n'ai jamais répondu à ce titre mais tu peux me prénommer Tom si l'envie te prend d'être poli.
Elle referma l'ouvrage à la simple lecture de cette phrase. Allanah ne savait pas ce que tout cela signifiait mais elle n'avait pas envie de le savoir ce soir. La blonde se dit alors qu'elle se renseignerait à la bibliothèque le lendemain, entre deux recherches sur la chambre des secrets. Elle réinstalla sa trouvaille au fin fond de sous son oreiller et posa sa tête dessus. Tom était vraiment quelqu'un d'étrange. Il ne semblait rien nous dire pourtant tout le monde pensait le connaître. Aujourd'hui, elle avait pu voir à travers le regard de certains professeurs l'attention qu'il lui portait particulièrement. Il n'y avait aucun doute que ce garçon jouait avec chacun des êtres de ce château. Mais elle n'accepterait jamais de fermer les yeux et de devenir une poupée. Même si cela prenait des années, elle finirait par savoir qui il était et ce qu'il voulait. Elle soupira en se disant qu'elle avait beaucoup de travail cette année.
Ses paupières se fermèrent alors sous l'écroulement de toute cette journée épuisante.
- Je veux que tu lèves ta tête, droite, plus droite, lui intimait fermement sa mère alors que sa fille soupirait.
Les cours de danses étaient des moments interminables dans le manoir des Green. Cela ne se finissait jamais. Toujours plus de mouvements à apprendre, de danses à refaire. La jeune fille de dix ans ne pouvait plus encore toutes ses musiques classiques. Elle n'en supportait aucune. Allanah releva tout de même la tête sous l'ordre de sa tortionnaire.
Après cela, son bras se déplaça gracieusement dans l'air jusqu'à emporter tout son corps dans des tours parfaitement maîtrisés. Le corps de sa fille tournait dans la salle comme une princesse à son premier bal.
Alors qu'Allanah tournoyait sans entendre les acclamations de sa mère, deux mains vinrent l'attraper en dessous de ses aisselles pour la faire tourner encore et encore. Le rire de cet enfant résonnait dans toute cette partie du manoir. Elle gigotait tandis que son corps était maintenu en l'air par son plus fidèle ami.
- Et bien mademoiselle Green, je dois dire que vos progrès en danse sont époustouflants !
- Merci bien monsieur ! répondue cette enfant dans les bras d'un monstre.
Et on ne voyait pas son visage, Allanah avait bon fixer devant elle. Il n'y avait que le vide. L'obscurité recouvrait cet être qui la tenait si près de lui. Elle voulait s'enfuir, partir loin. Mais ce n'était pas à elle de décider. Lorsqu'on dort, nos plus terribles horreurs refont surface. Des choses que même nos cœurs voudraient effacé.
La jeune fille se redressa subitement. Son cœur battait si fort dans ses oreilles. Elle sentit couler d'énièmes larmes, en plus de celle qu'elle n'avait pas su contrôler. La serpentarde se leva de son lit à une vitesse folle, attrapa la lettre reposant tranquillement sur le sol et descendit les marches de sa salle commune en trombe. Elle ignorait si ses sanglots faisaient bien trop de bruits pour l'heure tardive mais elle s'en fichait bien. Elle jeta la lettre de sa mère dans le feu et pointa sa main vers celui-ci pour le faire grossir à vu d'œil. Quelques secondes suffirent pour réduire en cendres la cause de ses larmes. Et elle retourna dans sa chambre.
La pauvre petite fille se rassit, ramena ses genoux contre sa poitrine et se laissa aller aux chants de ses sanglots. Allanah avait si mal. Tellement de souffrance enfermée dans son être.
- Tout va bien, se répéta-t-elle inlassablement jusqu'à ce que le sommeil ne la trouve à nouveau.
Il y a des journées où rien ne se passe comme prévu. Où tant ton cœur risque de chavirer, il ne vaut mieux rien entreprendre. Allanah, en plus de la fatigue qui gagnait chacun de ses bras à tous ses pas, ne ressentait aucune envie. A défaut que son visage ne le fasse, son regard exprimait le peu d'envie à rester près des humains de ce monde. La jeune fille avait même pensé à sécher mais à quoi bon si ses meilleurs amis ne sont pas là pour pleurer et dormir avec elle. Elle ne pouvait pas se voir dépérir toute la journée dans son lit, alors elle le faisait aux yeux de tous dans le grand château de Poudlard.
La seule dose de bonheur de son monde était bel et bien Lyssa qui ne semblait pas être atteint par son manque d'énergie. Elle sautait constamment jusqu'au plafond et voulait amener Allanah à se laisser voler aussi. Elle l'avait fait rire à quelque reprise et lui avait organisé un super déjeuner à l'écart de la populace. La blonde l'avait grandement remercié pour cela. L'américaine était si peu en forme qu'elle n'avait répondu à aucune attaque de la sœur Bulstrode, si bien qu'elle avait elle-même finit par s'en lasser.
Tout Poudlard pouvait bel et bien remarqué que la nouvelle élève de serpentard n'était pas réellement dans son assiette. Elle ne voulait pas vivre en Angleterre aujourd'hui mais plutôt retourner dans son cher et tendre pays.
Le jeune Jedusor n'avait alors pas eu beaucoup de mal à également remarquer la détresse de sa camarade. Cette idée l'avait donc enchanté durant toute sa journée de cours. Peut être que finalement son cerveau se chargerai de la torturer, s'était-il dit. Il voyait alors la satisfaction à chaque instant où son visage dépourvu de joie se présentait à lui. Affaiblie comme cela, elle était bien plus intéressante. Elle lui faisait contracter sa mâchoire de haine, pour une fois. Et peut-être que son pauvre cœur de tortionnaire lui ramènerait elle-même son horcruxe.
Le cerveau de Tom avait été perturbé par mille pensées similaires à tout moment de sa journée. Il n'avait pas cessé d'espérer voir cette petite fille croulait jusqu'à terre de ses petits problèmes existentiels.
Et alors que deux émotions contraires se développaient dans le corps de ses élèves de Poudlard, le destin les fit se retrouver sur le chemin de son cours de Potions. Allanah se contenta d'ignorer tout bonnement le préfet en chef de Serpentard tandis que celui-ci voulait prendre un malin plaisir à la déranger. Le jeune Jedusor s'approcha alors dans un glissement discret de sa proie.
- Oh, tu as une mine affreuse Allanah, commença-t-il avant d'asséner un coup plus dure. Tu devrais peut être retourner dans ton petit monde parfait de traitre et de sang de bourbe.
Le sourire satisfait de Tom laissait comprendre qu'il savait. Il savait bel et bien comme toucher chaque élève de ce château. Comment le faire crier, pleurer ou rire, il n'ignorait rien et rien que cela mît Allanah hors d'elle. Elle se retourna finalement vers lui, attrapa sa cravate et se hissa jusqu'à son idiot petite tête.
- Je suis une sang pure, est-ce que c'est clair ?!
Soudain, quelques secondes suffirent pour que le regard de la petite fille se remplisse de honte et de désarroi. Elle s'était laissé avoir aussi facilement par cet imbécile. Elle se frappa mentalement la tête et partit loin de lui. Loin de cette hiérarchie du sang pur et de son passé. Allanah devait se laisser envahir par la lumière, ne pas rester dans l'obscurité.
Elle rentra rapidement en cours et se détacha de tous les sentiments que Tom lui avait fait ressentir. Elle n'était pas aussi faible pour se laisser avoir comme cela.
Le cours de Slughorn passa si lentement qu'Allanah crut pouvoir véritablement s'endormir en préparant sa potion. Mais heureusement pour elle, elle lutta pour cette dernière heure de cours avant un sommeil de plomb. Pourtant, une épée se trouva entre elle et sa liberté. Le maître des potions lui demanda de l'attendre quelques instants après le cours, à son grand malheur. Et alors que l'homme devant elle allait démarrer son dialogue dont elle attendait patiemment la fin, un intrus peu désiré rentra dans la salle de classe.
Ses cheveux ébènes et son air constamment trop supérieur détruit tout le peu de joie que la jeune fille s'était créé durant cette heure de cours. Elle soupira intérieurement et se prépara à chercher une corde à laquelle se pendre.
- Oh, Tom, mon Cher, je vous fait attendre quelques secondes pour finir ma discussion avec mademoiselle Green, annonça le professeur, avec une voix ravie.
Allanah songea qu'il valait bien la commencer avant d'entreprendre de finir cette conversation.
- Comme je voulais voir dire, mademoiselle, mais votre talent en potions mérite d'être apprécié et connu de plus de personnes. Et vous avez du entendre parlé du club que j'organise de temps à autre pour les élèves les plus méritants. Élèves qui comportent notamment votre préfet en chef, ici présent, ajouta-t-il en finissant de fatiguer la jeune fille devant lui.
- Ce serait un grand honneur de faire parti de votre club, professeur. Je vous remercie d'avoir confiance en mes capacités.
Son professeur quitta alors son champs de vision pour aller à la recherche de quelque chose pour l'idiot à présent devant son chemin.
- Pousse toi, Jedusor.
- Où as-tu appris tout ça ? questionna le jeune homme, intrigué par tous les compliments de son directeur de maison.
Allanah fut alors subitement armé d'un sourire. Pour la première fois de la journée, Tom la voyait à nouveau comme une chose désagréable. Elle s'avança à nouveau vers lui, comme dans le couloir avant ce cours. Et chuchota en braquant ses yeux dans les siens :
- Je ne suis pas une petite fille.
•
Bonjour, bonsoir tout le monde !
On se retrouve pour le troisième chapitre de Verdure Argentée qui nous fait complètement rentré dans l'histoire et dans les intrigues qui vont s'y dessiner.
Quelques questions comme d'habitude !
Avez-vous aimé ce chapitre ?
Que pensez-vous du groupe de Tom et bien sûr du jeune Jedusor lui même ?
Et la fin, le passage quelque peu électrique entre Tom et Allanah ?
Merci d'avoir lu, à la semaine prochaine.
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