𝐂𝐇𝐀𝐏𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐗𝐈
— S O U S L E S C A R T E S —
郷に入っては郷に従え
SPOIL ARC MARINEFORD
LA TENSION ENTRE NOUS se fait lourde lorsque je pose pied sur le navire du capitaine Le Roux, lui sur mes talons afin de veiller à ce que rien ne m’arrive. Mais aussi sans nul doute pour surveiller mes propres gestes.
La confiance qu’il a cru pouvoir m’accorder malgré mon séjour en prison, celle qui l’a poussé à me tirer jusqu’au Moby Dick pour que j’assiste à son entretien en compagnie de Barbe Blanche a fondu telle neige au soleil dès les premières paroles que j’ai prononcée.
Il ne savait rien de mon rôle dans l’enceinte même du clan des Voyageurs. Il n’avait aucune conscience du fait que je n’en étais pas simplement un membre, mais bien la tête, le chef, celle qui garde en ses mains une partie des pouvoirs.
La principale ennemie de l’homme qui s’en est pris à son navire en me manipulant.
Je ne sais pas réellement et précisément ce qui m’a poussée à cacher cela. Sans doute avais-je la sensation qu’aucun moment ne se prêtait à une telle révélation. Ou bien, après m’être laissée dominée mentalement par le Serpent, j’éprouvais une certaine honte à révéler que moi, une âme si faible, sans aucun pouvoir, ne puisse être celle siégeant sur le trône.
Alors j’ai préféré me taire. Tout comme je me tais à présent, le regard de Shanks se faisant pourtant si pressant sur mes omoplates.
Car, en plus d’avoir confessé mon rôle au sein de ce peuple — ou clan, je ne sais vraiment comment nous dénommer — j’ai ensuite entrepris de révéler un fait bien plus retentissant encore. Une partie de l’avenir. Décisive.
La mort du soldat Ace aux Poings Ardents.
— Imperecea.
Me tirant de mes pensées, une voix m’interpelle, au loin. Forte et particulièrement grave, je la reconnais aisément dans sa puissance et le fait que, sans même crier, elle parvienne à mes oreilles.
Il s’agit de Barbe Blanche.
Je me retourne, posant les yeux sur le Moby Dick. Le vieil homme s’y trouve, debout malgré ses perfusions, entourés d’une multitude de ses mousses lui arrivant pour la plupart sous la taille. Il les domine par sa grandeur.
Juste devant la rambarde, ayant quitté sa précédente place sur le pont principal, il me fixe au-dessus de sa moustache en demi-lune, ses yeux puissants rivés sur moi.
Alors, m’arrêtant dans ma marche tandis que les pirates des deux navires nous fixent, curieux, j’acquiesce simplement pour lui faire savoir que je l’écoute.
— Une femme s’est faite remarquer dernièrement, accompagnant Ace. Il l’a secourue dans une taverne puis elle l’a accompagnée sur un bateau avant de descendre sur une île. Mes sources me disent qu’elle y est encore.
— Et bien ? je demande, ne voyant pas où veut en venir.
Autour de moi, quelques murmures se propagent dans l’assistance. Il est vrai que ma formule est assez décomplexée alors que la plupart des personnes ont tendance à prendre des pincettes lorsqu’ils s’expriment à de grands noms des océans comme Barbe Blanche ou même Shanks le Roux.
Je crois que le fait de les voir dans leur intimité dans One Piece m’a faite oublier à qui j’ai à faire.
Mais il ne semble pas s’en formaliser, continuant de me regarder tandis que son très large torse dénudé se soulève à intervalles régulières.
— Certains pensent qu’il s’agit d’une Voyageuse.
Mes sourcils se haussent et je ne parviens même pas à dissimuler ma surprise. Une Voyageuse ? Auprès d’Ace aux Poings Ardents ? Si peu de temps avant l’Arc Marineford et donc, son décès ?
— Vous ne semblez pas savoir de quoi il retourne, souligne Barbe Blanche devant ma réaction.
— Je n’ai pas main mise sur les actions de mon clan, je souligne.
— Si je puis me permettre vous ne semblez pas avoir main mise sur grand-chose, tonne-t-il entre ses dents.
Je me tends et sers les miennes malgré moi. Je saisis la crainte de l’homme. Je viens, en tant que Voyageuse — et donc, dans l’inconscient collectif, devin — d’annoncer la mort d’un de ses fils alors que celui-ci s’est fait remarquer aux côtés d’une femme qui est censée être sous ma responsabilité.
Ceci est une faute. Même aux yeux des pirates qui n’ont pas de règles.
— Jamais les Voyageurs ne s’en prendraient à Ace, j’affirme simplement, sachant pourtant pertinemment que je ne peux réellement en être sûre.
— Cette femme a été aperçue en train de le menacer.
— C’est une sanguine mais il ne faut pas s’en inquiéter, retentit soudain une voix à quelques mètres de nous.
D’un seul et même geste, toutes les têtes se tournent en direction d’une silhouette accroupie sur la proue du navire de Shanks le Roux, à une dizaine de mètres de ma personne et une vingtaine de celle de Barbe Blanche. Malgré l’étroit espace, le nouveau venu semble bien à l’aise sur la planche.
Ses cheveux blonds trainent sur ses épaules habillées d’un long manteau noir. Sur ses pectoraux développé qu’un maillot brun épouse, une chaine se finissant en un talisman émeraude est visible. A ses pieds, des bottes s’élèvent.
Il se tient, droit, sur la proue écarlate à tête de taureau. Fier. Stable.
Je le reconnais. Il s’agit d’Edward, l’homme qui m’a expliquée qui j’étais ainsi que mes capacités en tant que Voyageuse.
— Qui êtes-vous ? demande Barbe Blanche, ses muscles se contractant sous sa peau tandis que ses mousses autour de lui referment leurs mains sur leurs armes, prêts à dégainer.
— Un membre du Cercle Impérial.
Les sourcils de tous, y compris les miens, se froncent.
— Moi et d’autres Voyageurs avons le rôle de veiller sur notre majesté et sur les agissements des Voyageurs, déclare-t-il. Comme vous l’a dit mon Impératrice, jamais un Voyageur voulant du mal à Ace ne serait resté très longtemps à ses côtés, moi et mes compagnons l’auraient éliminé, sinon. Ace est considéré comme un ami de notre peuple.
— Et pourquoi cela ? demande Barbe Blanche, suspicieux.
Dans mon dos, Shanks n’a pipé mot depuis le début de cet entretien. Mais je ressens sa présence. Elle est forte. Son aura me brûle la peau. Je respire difficilement. Il semble rester intentionnellement prêt de moi tandis que ses propres mousses ne cessent d’observer successivement Edward, Barbe Blanche, moi et lui, attendant les ordres.
Mais il ne dit rien, se contentant de rester tout près de moi, à un point qui me tétanise presque.
Quoi que j’en fasse abstraction.
— Il fut un temps où l’ennemi de notre peuple, qui est aussi son Empereur aux côtés de l’Imperecea, évoluait aux côtés de deux bras droits dont un criminel de la pire espèce. Il s’agissait d’un être obscur et écœurant surnommé La Corneille.
— Je connais ce nom, commente la tête blonde de Marco, capitaine de la première flotte de Barbe Blanche qui se tient d’ailleurs à côté de celui-ci. Un pirate qui sévissait du temps où Ace était capitaine de son propre navire et ne nous avait pas rejoint.
— Il m’a aidé à tuer La Corneille, réduisant nos ennemis.
Mes yeux s’écarquillent. Jamais je n’aurais soupçonné qu’un nom si connu auprès des lecteurs de One Piece puisse avoir aidé les Voyageurs à ce point. Le frère de Luffy a mené une guerre pareille à nos côtés ? Cela ne me conforte que davantage dans le fait que je ne suis décidemment pas prête à endosser mon rôle d’Impératrice.
Je ne connaissais même pas le nom de La Corneille.
— Et alors ? Pourquoi une Voyageuse le suit partout ? insiste Barbe Blanche.
— Pour le protéger.
— Ace n’a besoin de personne pour se protéger, rétorque le capitaine.
— Je me contrefiche de votre avis.
La phrase d’Edward précède un silence lourd et pesant. Ses mots viennent de tomber telle une masse sur la foule amassée en ces lieux. Si certains se trouvaient déjà étonnés de me voir m’exprimer familièrement face à Barbe Blanche, ceci dépasse maintenant bien largement ce que j’ai pu faire.
Je m’efforce de ne pas hausser les sourcils. Si la lecture de One Piece m’a bien appris quelque chose est qu’il faut toujours soutenir ses hommes. Alors il est hors de question qu’au premier regard, un mousse puisse deviner sur mes traits une quelconque désolidarisation des paroles du blond.
J’ai pu compter sur lui lorsque j’étais enfermée. Il est logique que l’inverse se fasse.
— Barbe Blanche, je reprends. Nous connaissons l’avenir et vous connaissez justement nos capacités. Là est la raison pour laquelle vous n’avez pas pris comme une menace ce que je vous ai déclaré tout à l’heure.
La mort d’Ace. N’importe qui assurant l’arrivée d’un tel évènement provoquerait la fureur de son capitaine.
Mais, aujourd’hui, il n’a rien dit, se contentant de me regarder avec insistance au-dessus des fers qu’il croisait avec Shanks.
— S’il y a une moindre chance que cette prophétie ne se réalise pas, elle réside en mon peuple et vous le savez. Cette femme est votre seul espoir.
— Et vous êtes sûre qu’elle le sauvera ? demande-t-il simplement d’une voix ferme.
— Nul ne peut être sûr de l’avenir, je rétorque.
— Elle est douée, ajoute Edward. Je n’ai jamais vu aucun Voyageur maitriser aussi facilement ses pouvoirs. Elle n’a même pas eu besoin de s’entrainer. Cela doit faire quelques jours qu’elle est à ses côtés et elle a réussi à soigner ses propres blessures, une prouesse qui m’a personnellement fallut des années à acquérir.
Il se dresse sur la proue à tête de taureau, debout, ses cheveux voletant autour de son corps sous l’impulsion du vent.
— Elle sera la plus apte à le sauver.
— Je croyais que les Voyageurs connaissaient l’avenir mais ne pouvait pas le changer ? résonne la voix de Marco qui, les bras croisés sur sa poitrine, nous fixe durement.
Edward laisse un sourire étirer ses lèvres.
— L’avenir nous est révélé au travers de récit divers. Seulement ses récits ont un point de vue, explique-t-il en se mettant à marcher sur la proue. Par exemple, je savais pertinemment que Shanks et Barbe Blanche se réunissaient aujourd’hui mais c’est à l’instant que j’ai découvert que notre Imperecea avait aussi été conviée à cette petite sauterie.
— Vous êtes en train de nous dire que vous ne voyez qu’une partie des faits ? demande Barbe Blanche, soudain très intéressé.
— Autant jouer cartes sur table, lâche Edward.
Une certaine appréhension monte en moi.
— Dans nos récits, Ace et vous mourrez, annonce-t-il d’une voix froide.
Les souffles se coupent et l’atmosphère s’alourdit davantage. Je me raidie, incertaine quant aux paroles du blond. Mais aussi consciente qu’il est maintenant trop tard pour que je puisse lui dire de se taire.
Tous veulent en savoir plus.
— Dans vos récits ? répète Marco d’un air hargneux, posant ses mains sur la rampe de son bateau comme pour se contenir. Et votre Grande Omniscient, la nana qu’est censée tout savoir sur tout dans votre équipe, elle en dit quoi, elle ?
A ses côtés, Barbe Blanche ne pipe mot. Mais ses mousses, eux, ne cessent de s’échanger des regards interloqués.
— « Elle » préfère qu’on l’appelle Olympe, résonne soudain une voix féminine.
A nouveau, les têtes se tournent.
Assise sur la rampe du Moby Dick, les jambes croisées sous une longue robe blanche paré d’un ruban noir en son centre, une femme a pris place. Autour de son visage, ses cheveux raides tombent en une cascade châtain traversée de mèches tantôt roses, tantôt blondes.
Et, au bout de sa main, ce que je reconnais comme étant un téléphone envoie une lueur blanchâtre sur ses traits. Elle pianote dessus, son regard ne le quittant pas.
— Olympe Loreen, pour être exacte, ajoute-t-elle.
De sa main, elle exécute un cercle dans les airs. Au moment où ses doigts glissent sur l’atmosphère, un rayon lumineux les suit, formant finalement un disque brillant et blanchâtre. Là-dedans, elle y glisse le téléphone qui disparait aussitôt ainsi que la sphère en un battement de cil.
Mes sourcils se haussent. Elle a fait changer son téléphone de dimension en un clin d’œil. Cela signifie qu’elle peut littéralement faire venir jusqu’à elle n’importe quoi. Là, par exemple, elle pourrait invoquer un titan de l’univers Shingeki no Kyojin.
Je commence à réaliser pour quelle raison Shanks me considère, selon les dires de Barbe Blanche, comme un moins aussi puissante que lui. Car les Voyageurs sont des êtres débordant d’une puissance insoupçonnée.
— Et je ne répondrais pas à votre question, ajoute la nouvelle venue qui, à en juger par sa position, est en réalité là depuis un petit moment. Je suis venue converser avec mon Impératrice, pas vous parler de votre destin. Surtout que vous risquer de provoquer encore plus de dégâts si vous cherchez à modifier quoi que ce soit à ce qui va arriver. Je parle en connaissance de cause.
Derrière elle, quelques mousses semblent très mal accepter ses paroles. Si Barbe Blanche ne dit rien, que Shanks dans mon dos demeure immobile et ses propres pirates font de même, ceux du vieillard semblent moins enclin à rester inertes.
Un murmure réprobateur parcourt l’assistance et les visage se fendent de froncement de sourcils.
Mon cœur bat avec bien plus d’intensité quand, sous mes yeux, je discerne nettement la posture combattive de l’homme qui a tenté de me chasser de la réunion entre les deux capitaines, tout à l’heure, un dénommé Pearl. Un sabreur, à en juger par son actuelle position ne présageant rien de bon.
Il est là, à deux pas à peine de la nouvelle venue qui ne semble rien en soupçonner, ses yeux posés sur Barbe Blanche qui lui-même la fixe, le visage indéchiffrable. Les genoux arqués et le corps penché vers l’avant, Pearl a refermé la main sur le manche de son arme qu’il tire présentement de son fourreau tout en avançant lentement vers elle.
Il va lui trancher la nuque.
Une Voyageuse. Une femme de mon clan. Un clan que je ne semble pas bien connaitre mais que je me dois de protéger tout comme eux le font avec moi. Une illustre inconnue qui est pourtant venue jusqu’ici pour me parler.
Jamais je ne laisserai une telle tragédie se produire sans intervenir.
En moi et à une vitesse déferlante grimpe un désir protecteur que je ne me soupçonnais pas. Tel une dense chaleur vivifiante, une bourrasque s’élève dans mon corps, projetant mille fourmillements dans le moindre de mes membres. Semblable à une transe, elle embaume mes moindres muscles de sa force.
Et c’est précisément cette dernière qui me guide lorsque fermant les yeux, je lâche entre mes lèvres :
— Silence.
Je rouvre les paupières. Le décor a changé autour de moi. Je ne suis plus juste devant Shanks, regardant Olympe et Pearl mais juste entre eux, sur le Moby Dick.
Et, de mes yeux, je vois l’homme trapue dégainer son arme et la brandir en direction de la Voyageuse que je protège de mon corps. Sans même y réfléchir, mon corps engourdi par cette curieuse transe me procurant tant de force, je referme les doigts sur la lame que j’emprisonne, arrêtant le coup d’épée avant qu’il n’atteigne sa cible.
— Je ne parle pas.
Un bruit de cassure retentit. Un claquement sec. Je vois la partie de la lame dépassant de mon poing fermé basculer sur le côté avant de s’écraser au sol, juste entre les pieds de son possesseur.
Là seulement, je réalise ce qu’il vient de se passer.
Sans même en prendre conscience, je suis parvenue à me téléporter entre Olympe et son agresseur et empoigner l’épée de ce dernier qui s’est brisée dans ma main. Tout cela en une fraction de secondes, un battement de cils pour quiconque nous regarde, un instant futile.
Je ne sais même pas comment j’ai bien pu réussir une telle prouesse. Mais, devant moi, les yeux enfoncés dans leurs orbites de Pearl s’écarquillent tandis que son corps maigrelet seulement couvert d’un drap blanc informe lui servant de tee-shirt et un pantacourt se tend.
Autour de nous, les regards sont tous tournés en notre direction et les conversations se sont tues.
Levant le menton fièrement, je laisse les ombres déformer les traits de mon visage tandis que, le dos raide, je pose les yeux sur Barbe Blanche.
Celui-ci me fixe déjà, immobile. Il sait pertinemment que Pearl est le fautif et que je ne compte pas m’en prendre à lui. Il ne bougera pas pour l’aider. En revanche, il m’écoutera. Encore plus maintenant que j’ai démontré de quoi je suis capable.
Ce sabre n’était peut-être pas une des grandes lames mais le briser d’une seule main n’est pas un geste anodin.
Le pire étant que cela ne requiert pas de la force physique mais un tout autre type de pouvoir.
— Mon clan sera à jamais redevable envers Ace et je vous respecte assez pour vous assurer qu’au moins un membre du Cercle Impérial sera présent le jour où vous deux êtes censés périr. Mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas nous changer en ennemis.
Relâchant le sabre brisé, je laisse Pearl reculer, comprenant au visage fermé du commandant qu’il a fauté et que le mieux reste encore qu’il reste en retrait. Puis, maintenant sur le pont du Moby Dick, au milieu de ses mousses éparpillés, loin des pirates du capitaine Le Roux qui assiste à toute la scène sans ne rien faire, me laissant le soin de parlementer seule au nom de mon clan, j’avance.
Non pas par respect pour moi mais plutôt pour leur commandant, les hommes s’écartent sur mon chemin. Ils savent que Barbe Blanche souhaite terminer cette conversation sans qu’ils ne se permettent d’y fourrer leur nez.
Alors, regardant ses yeux se baisser à mesure qu’il suit mon corps marchant jusqu’à lui, je garde la tête haute. Puis, une fois à une dizaine de mètres de sa personne, je clos la conversation :
— Les Voyageurs inexpérimentés de Grand Line sont traqués à cause d’inepties qui s’échangent à la taverne du coin. Vous êtes malade, Barbe Blanche. Vous le savez. Que vous mourriez effectivement le jour où nos récits situent votre décès ou que vous parveniez à survivre, votre fin arrivera un moment.
Autour de moi, quelques murmures s’échangent. Les mousses n’aiment pas entendre parler de la probabilité que leur capitaine périsse.
— Protégez les miens et lorsque vous partirez, je ferais de même pour les vôtres.
— Et qui te dit qu’on ne pourra pas se protéger seul ? commente Marco, les bras croisés, juste à côté de son chef.
— Oh vous le pourrez et vous le ferez, je réponds avec un faible rictus. Mais vous préférez survivre ou régner ?
Barbe Blanche ne pipe mot. Car lui comme moi savons en quoi le soutien des Voyageurs peut être crucial pour les pirates de Grand Line.
— Rayleigh était le bras droit de Gol D. Roger mais il avait une autre carte très connue dans sa manche, une femme que certains considéraient aussi comme son bras droit. Une Voyageuse, la Louve. Et vous comme moi savez combien elle a été utile à son ascension.
— La Louve n’était pas une Voyageuse, seulement une fille dégourdie qui savait se battre, pas de quoi casser trois pattes à un ca…, commence une voix dans mon dos qui se tait brutalement quand, brandissant le plat de sa main, le géant devant moi lui fait signe de s’interrompre.
— Edward, je me permets de l’appeler faiblement par son prénom. Je pense être connectée à ma garde rapprochée et je pense aussi que la Louve en faisait partie car, quand je vous regarde, j’ai la profonde sensation qu’elle vous était chère.
Il ne répond pas. Mais je sais que je dis vrai. M’approchant encore, je franchis les mètres nous séparant. Comme s’il avait deviné ce à quoi je pense, il se penche en ma direction, son large corps manquant de balayer ses mousses qui s’écartent en toute hâte. Bientôt, un large périmètre de sécurité s’établit autour de nous.
Un cercle se forme pour nous conférer une certaine intimité.
Juste au-dessus de moi, les yeux du vieil homme brillent au-dessus de sa moustache en demi-lune. Et c’est en les fixant qu’à voix basse, je murmure quelques mots. Mots qui le poussent à hocher lentement la tête en ma direction.
Puis, notre conversation à présent close, je tourne les talons.
Mon regard accroche celui de Shanks tandis que je fends le pont principal, rebroussant chemin. Son œil strié de cicatrices me dévisage fermement tandis que je vois sur ses traits serrés une certaine colère. Sa pupille dilatée suit mes mouvements, sa bouche close ne s’ouvre pas plus que depuis le début de cette entrevue.
Mais une longue conversation se profile entre nous, je le sens.
郷に入っては郷に従え
3415 mots
autant être honnête je suis
vraiment déçue de ce chapitre
mais je me voyais mal rien
publier pendant deux
semaines
celui de la semaine prochaine
accueillera des moments
entre t/p et shanks
j'avoue que je suis pas
fière de mon travail sur
cette fanfiction
je suis censée faire le
personnage le plus puissant
de tous mes readers et
une histoire d'amour
intéressante et
on a rien des deux côtés
vraiment désolée je vais
essayer d'arranger ça
Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top