𝐂𝐇𝐀𝐏𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐗𝐗𝐗𝐕𝐈






















—    S  A  N  S    M  A  N  I  E  R  E  S    —
cw — lemon, alcohol game,
masturbation, pénétration

































— DONC, POUR CONCLURE, vous avez cité le nom d’une prise d’otage pour mettre le gendarme sur votre piste ? répète Farlan en pianotant que son ordinateur.

             J’acquiesce tandis qu’il rédige son rapport. Assise à son bureau depuis une heure maintenant, je le laisse régler quelques derniers détails avant de s’en aller dans des bars pour digérer la fin de cette enquête. Après des mois écoulés à se triturer les méninges sur cette affaire, la vérité est des plus percutantes.

             La coupable est sa coéquipière.

             Après avoir arrêté Agnès, les gendarmes l’ont menée au poste de police. Là-bas, ils m’ont autorisé à passer un coup de téléphone avant ma déposition. Je n’ai pas cherché bien longtemps. Alors que je venais d’échapper à la mort et étais encore en état de choc, il n’y avait qu’une seule personne que je voulais appeler.

             Tombant sur la boite vocale de Sieg — qui ne répond jamais aux numéros inconnus mais écoute tous ses messages chaque soir — je lui ai expliqué en de brefs mots la situation. A présent, j’angoisse.

             Mes nerfs se sont calmés, j’ai réalisé que j’étais en sécurité et, quand Agnès a hurlé que j’étais coupable du meurtre d’Han, nul ne l’a prise au sérieux, ne voyant qu’une criminelle cherchant à se dédouaner en portant l’attention sur moi. Le mobile est devenu la jalousie — j’avais été la dernière petite-amie de l’homme qu’elle aimait et qui était « accidentellement » décédé.

             Alors je n’irais pas en prison à cause d’elle et le véritable meurtrier est sous les verrous. Cependant… J’ai appelé Sieg car j’avais peur. Et peut-être qu’il va venir ici.

             Mais que feras-je, à ce moment-là ?

— Bien, (T/P), nous en avons fini. Voulez-vous qu’un de nos hommes vous raccompagne jusq

— (T/P) ! OU ES-TU !?

             La voix qui éclate dans le hall du commissariat, juste derrière la porte fermée du bureau de Farlan, je la reconnais immédiatement. Quoi qu’elle soit différente de d’habitude.

             Car c’est bien la première fois que Sieg semble aussi effrayé.

— (T/P) ! REPONDS-MOI !

             Le cœur battant à toute vitesse, je me lève et ouvre la porte du bureau. A peine mes yeux se posent-il sur le large openspace où pianotent les policiers que je remarque la silhouette du blond. Tous les regards sont sur lui tandis qu’il se retourne, observant les moindres visages l’entourant pour me repérer.

             Mon cœur se serre. Il semble si inquiet.

             Soudain, nos regards se croisent. Là, quelque chose vacille dans ses yeux. Sans perdre un instant, il se rue sur moi. En quelques enjambées, il arrive à ma hauteur et pose ses larges mains sur mes joues, prenant mon visage en coupe.

— (T/P) ! Tu vas bien ? Elle ne t’a rien fait ? Tu n’es pas blessé ? Dis-moi ! Tu peux tout me dire, je te le promets.

             Ses yeux s’agitent dans leurs orbites tandis qu’il m’observe sur toutes mes coutures.

— J… Je vais bien.

— Dieu, merci, soupire-t-il en m’attirant contre lui, enfouissant mon visage dans le creux de son épaule et entourant mon buste de ses bras. Merci tellement ! J’ai eu si peur ! Ne refais plus jamais ça. Plus jamais, tu m’entends ?

             Hébétée, j’acquiesce à toute vitesse. Derrière nous, la porte se ferme. Farlan doit être parti en nous laissant de l’intimité.

             Soudain, je réalise. Mes épaules sont légères et mes muscles, détendus. Pour la première fois depuis longtemps, je respire sans sentir l’étau de la frustration obstruée ma poitrine. Libre. Je suis libre.

             Agnès ira en prison. Le meurtre d’Han conservera son titre « d’accident ». Et Sieg est là.

             Je me sens bien. Enfin. Tellement bien que des larmes perlent soudain au coin de mes yeux et j’éclate en sanglots. Aussitôt, il me sert plus fort dans ses bras. Mais je ne me calme pas pour autant.

             Tous ces mois passés à enfouir mes sentiments, cette peur d’un avenir sans argent, cette peur de me faire enfermer, cette peur de laisser Ymir se faire tuer par son addiction mais, surtout, cette peur de perdre la personne qui compte le plus à mes yeux… Tout cela remonte à la surface.

             Et même si le chantage de Grisha existe encore. Même si Nicole rode dans les parages. Là, tout de suite, cela ne compte pas.

             Car l’homme que j’aime est là. Et que je m’y cramponne de toutes mes forces en pleurant.

— J… J’ai eu tellement peur de mourir, je couine en réalisant qu’Agnès m’aurait exécutée si les gendarmes n’avaient pas croisé ma route. J’ai eu… Elle m’aurait…

— Je sais, mon cœur, je sais.

             Mes sanglots redoublent d’intensité dans le creux de son épaule tandis qu’il caresse mon crâne dans un geste réconfortant. Doucement, il me berce. Nous ne disons rien, restant dans ce silence seulement ponctué par mes pleures.

             Bientôt, celle-ci se tarissent. Je hoquète quelques minutes puis, enfin, lève la tête.

             Il me regarde, à quelques centimètres seulement de moi. Son nez frôle le mien. Ses doigts essuient délicatement mes joues puis ses mains s’y posent, prenant mon visage en coupe. Doucement et tendrement, il me sourit.

— Enfuis-toi avec moi.

             Mes yeux s’écarquillent et mon cœur rate un battement.

— Ces derniers mois ont été affreusement douloureux, (T/P). Où que j’aille, je te cherchais. Et je pensais que la douleur s’apaiserait mais la première fois où je me suis sentie bien, entier, complet, a été celle où je t’ai vue franchir la porte de mon bureau.

             Posant son front contre le mien, il ferme les yeux et je fais de même.

— Et là, quand tu m’as dit ce qu’il s’était passé… J’ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux. Je t’ai vue, loin de moi. J’ai réalisé que si t’allais en prison ou si j’épousais Nicole, la peine serait la même car je ne peux pas vivre loin de toi. Alors…

             Il marque une brève pause, prenant une profonde inspiration.

— Alors, enfuis-toi avec moi dans un pays sans accord d’extradition. Tu pourras poursuivre tes cours par correspondance et j’ai déjà reçue quelques offres d’emploi dans…

             Soudain, il s’interrompt. J’ouvre les yeux et il recule de quelques centimètres. Là, la douleur dans ses yeux me percute de plein fouet. Je peux lire de façon limpide la peur qui l’a traversé à l’idée de me perdre.

             Son regard s’arrête sur mes lèvres puis mes iris.

— Je ne veux pas te forcer, (T/P). Mais tu n’as pas cessé de me dire que tu te sentais seule, que ton appartement ne semblait pas être chez toi et nous savons tous les deux que les seules fois où tu t’es sentie entière étaient quand tu étais avec moi. Je le sais car moi aussi, je ne me sens vivant que lorsque je suis à tes côtés, déclare-t-il.

             Doucement, il caresse ma joue.

— Alors même si ça sort de nulle part, peux-tu faire tes valises et t’en aller avec moi ? Nous reviendrons ici pour Ymir. Peut-être ne partirons-nous que quelques mois, le temps de convaincre Grisha ou de trouver de quoi le f…

— C’est d’accord, je le coupe.

             A vrai dire, je n’ai pas pris la parole plus tôt pour accepter car sa proposition est si belle qu’il me semble qu’il s’agit d’un rêve. Et je suis terrifiée à l’idée qu’on me réveille. Car la perspective de vivre avec Sieg suffit à me convaincre que la vie vaut la peine d’être vécue, moi qui ai eu si mal au cours des derniers mois sans lui.

             Il écarquille les yeux.

— Je te suivrais, je te fais confiance, je murmure. Je veux juste être avec toi.

             Là, comme si mes mots avaient signé un point de non-retour, ses mains empoignant fermement mon visage et il fond sur moi. Ses lèvres se pressent contre les miennes avec fougue, m’embrassant ardemment.

             J’enroule mes bras autour de son cou, perdant mes doigts dans ses cheveux. Bientôt, nos langues entrent en contact, dansant l’une contre l’autre. Sa bouche glisse jusqu’à mon menton et, tandis que je bascule la tête en arrière, il murmure contre ma peau :












— Tu es la femme de ma vie.










































             Le trajet du retour n’a pas été bien compliqué. Assis derrière le chauffeur attitré de la famille, nous n’avons cessé de nous embrasser. La plaque opaque nous a conféré une certaine intimité dont nous avons pleinement profité. Contenue depuis des mois, notre passion a explosé, nous possédant pleinement.

             Et c’est exactement ce sentiment qui nous anime quand, ouvrant maladroitement la porte, Sieg la claque dans son dos avant de me plaquer dessus. Un gémissement franchit mes lèvres et j’enroule mes jambes autour de sa taille. Aussitôt, ses mains se posent sur mes fesses qu’il presse ardemment, m’arrachant un cri qu’il avale en m’embrassant.

             Nos langues s’entremêlent dans des bruits de succion tandis qu’il marche, me portant. Les pièces se succèdent jusqu’à ce que nous atteignions sa chambre. Là, il me jette sur le matelas, me laissant rebondir sur les draps emplis de son odeur.

             Me redressant sur mes coudes, je le vois fermer la porte à clé puis se tourner vers moi. Ses yeux brillent derrière ses lunettes qu’il retire, les posant sur le bureau. Je louche sur ses lèvres gonflées et sens mon vagin pulsé dans ma culotte humide quand il les lèche.

— Putain, t’es magnifique, soupire-t-il.

             Je respire difficilement, sentant mes seins durcir tandis que le désir m’envahit. Je suis affamée. Cela ne fait que quelques secondes qu’il a cessé de me toucher mais j’ai déjà envie qu’il recommence.

             Je brûle d’une passion incontrôlable.

             Défaisant quelques boutons de sa chemise, il m’observe avec un rictus. Il sait à quoi je pense. Je veux qu’il me touche. Mais je suis trop fière pour lui demander de le faire.

— Retire tes vêtements, mon cœur, chuchote-t-il d’une voix autoritaire mais assez douce tout en se servant en verre de whisky.

             L’idée de désobéir ne me traverse même pas. Bientôt, je me retrouve dans la même position, allongée sur le dos et les coudes pour le voir, au pied du lit. Mais je ne suis qu’habillée de sous-vêtements.

             Il boit une gorgée tout en m’observant, son érection se faisant de plus en plus imposante.

Ecarte les jambes et laisse-moi te voir, ma belle.

             Ouvrant les cuisses, je tourne la tête, consciente que la trace de cyprine traversant ma culotte est extrêmement large.

— Déjà si mouillée…, commente-t-il avant de s’approcher du lit, son verre à la main. Regarde-moi.

             J’obtempère et mes yeux traversent les siens. Il fait preuve d’un self-contrôle étonnant mais je sais qu’il est dévoré par le désir.

             Soudain, il lève son verre. Du liquide tombe sur moi, m’arrachant un sursaut puis un frisson de désir face à cette délicate caresse. Le liquide glisse sur ma peau, rejoignant la ceinture de ma culotte. Mon ventre tremble.

— Caresse tes seins.

             Retirant les agrafes de mon soutien-gorge, je fais glisser celui-ci le long de mes bras. Aussitôt, ses yeux s’arrêtent sur mes seins durcis par l’excitation. Passant ma paume sur ceux-là, je les caresse tandis que des gémissements franchissent mes lèvres. Il me regarde faire comme hypnotisé et je mouille encore davantage ma culotte.

             Pinçant mes tétons, je les fais rouler entre mes doigts quand un autre sursaut me prend. Il vient de renverser du liquide entre mes seins, dans le creux les séparant. Levant les yeux vers lui, je croise son regard assombri par le désir.

— Tu veux en goûter ? chuchote-t-il.

             J’acquiesce en me redressant sur les genoux. Le liquide coule le long de mon corps à ce geste, m’arrachant un frisson. Une fois assise devant lui, je m’attends à ce qu’il porte le verre à mes lèvres pour me laisser boire.

             Mais il trempe son index et son majeure dans le verre puis, les posant sur mes lèvres, murmure simplement :

— Ouvre la bouche, ma belle.

             J’obtempère et ses doigts glisse sur ma langue. Aussitôt, je referme les lèvres sur eux, les suçant allègrement tandis qu’il me regarde faire, son érection prisonnière de tissu commençant sans nul doute à le démanger.

             Mais il ne dit rien et se contente de m’observer. Ses doigts tapent le fond de ma gorge mais je continue à faire rouler mes lèvres sur eux.

             Bientôt seulement, je ne tiens plus. Mon vagin pulse trop dans ma culotte si mouillée que des perles de cyprine coulent le long de mes cuisses. Retirant les doigts du blond de ma bouche, je pose mes lèvres sur son cou que j’embrasse tout en défaisant les boutons de sa chemise.

             Doucement, il caresse mon dos et bascule la tête en arrière, me laissant lécher ses pectoraux et sucer son téton. Mais, bientôt, sa main descend jusqu’à mes fesses qu’il presse, m’arrachant un gémissement. Malgré cela, je continue à défaire ses boutons et l’embrasser.

             Seulement il attrape ma culotte qu’il glisse sur le côté, laissant l’air ambiant se presser à mon vagin palpitant. Un gémissement franchit mes lèvres et j’ouvre entièrement sa chemise.

             Les bras soutenant difficilement mon corps tant je tremble de désir, j’embrasse ses abdominaux ferme traversés d’une rangée de poils reliant son nombril à son entrejambe. Lui, caresse ma fente de son index, m’arrachant des gémissements qui s’écrasent contre son ventre.

— Sieg…

— Oui, ma belle ? rit-t-il doucement.

— Je…

             Mes joues chauffes tant je suis embarrassée quand je murmure dans un gémissement incontrôlable :

— C’est si bon…

             Là-dessus, sa main libre saisit mon menton, me forçant à lever les yeux vers lui tandis que je reste à genoux face à son corps. Son autre paume continue de caresser mes fesses et ses doigts, de jouer avec ma fente couverte de cyprine et palpitante.

             Tandis qu’il me regarde avec insistance, il murmure simplement :

— Sache que je serais toujours bon avec toi…

             Là, son index me pénètre, écartant mes parois. Je gémis bruyamment. Puis, son annulaire rejoint le premier et il exécute quelques mouvements de ciseaux, élargissant mon entrée en m’arrachant quelques cris de plaisir.

             Quand il se retire de moi, me laissant vide, je manque de couiner de frustration. Mais, aussitôt, il me pousse sur le dos. Puis, d’un geste rapide, retire ma culotte. Lorsque je réalise que je suis entièrement nue devant lui, je le regarde.

             Il est nu, lui aussi. Et ses mains étalent un préservatif sur son pénis gorgé de sang et imposant.

             En remarquant sa très large taille, je réalise pourquoi il m’a élargie à l’aide de ses doigts.

— Tu es sûre ? me demande-t-il en voyant mes yeux écarquillés.

— Oui, je réponds.

             Mon désir est trop dévorant pour que je songe à ce genre de chose. Je ferais n’importe quoi pour qu’il me pénètre. Il a éveillé en moi des démons que je ne connaissais pas et que seul lui peut satisfaire.

             Bientôt, il pose son gland palpitant sur mon entrée. Quand je gémis du frustration, impatiente, il me pénètre enfin. Et un cri silencieux franchit mes lèvres quand mes parois s’écartent sur son passage. Jamais je n’ai été aussi étirée. Il parvient à combler des vides que je ne soupçonnais même pas.

             Reculant, il entre à nouveau en moi. Puis encore. Et encore. Nos peaux claquent et ses bourses martèlent mes fesses avec force. Le plaisir grimpe en moi, m’arrachant de nombreux gémissements.

             Des larmes de plaisir roulent sur mes joues et un hurlement plus fort que les autres me prend quand son pouce se pose sur mon clitoris, commençant à jouer avec lui.

— Sieg ? appelle soudain une voix. Tout va bien ?

             Je me fige. Nicole. J’avais complètement oublié qu’elle habitait ici.

             A ma grande surprise, Sieg n’arrête pas ses coups de reins. Peut-être n’a-t-il pas entendu la femme ? Le bruit de nos peaux claquant résonne toujours dans la pièce et mon plaisir est tel que je ne fais rien pour l’arrêter. Posant ma main sur ma bouche, je me contente d’essayer d’étouffer mes gémissements.

             Mais aussitôt, sa main libre attrape les miennes, les bloquant au-dessus de ma tête. Ecarquillant les yeux, je fixe son regard sombre tandis qu’il torture encore davantage mon clitoris, m’arrachant d’autres gémissements que je n’arrive pas à faire taire, les laissant filer malgré moi.

— Je veux qu’elle entende. Je veux qu’elle sache à qui j’appartiens, grogne-t-il.

             Aucune pensée ne me traverse. A peine ses mots résonnent-t-il dans un grondement sourd que, me cambrant violemment, j’abandonne toute forme de retenue.

             Son pouce jouant avec mon clitoris, son pénis tapant toujours plus profondément en moi, ses bourses frappant mes fesses, le claquement de nos peaux, sa main enfermant mes poignets, mon corps est entièrement à sa merci, subissant ce plaisir sans pouvoir ni vouloir le contester.

             Je hurle son nom.

— SIEG ! SIEG, NE T’ARRETE JAMA…

             Ma voix meurt, déformée par un long cri que je pousse tandis que l’orgasme me traverse. Mes yeux roulent dans leurs orbites et mon esprit quitte mon âme quelques secondes. Le préservatif se gonfle en moi et je tremble durant plusieurs secondes.

             Puis, il se penche sur moi et embrasse tendrement mes lèvres.















— Je t’aime.



























2858 mots

caliente hehe

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