𝐂𝐇𝐀𝐏𝐈𝐓𝐑𝐄 𝟔𝟐

𖤓

ET DANS LES LARMES DE CEUX QUI
VIVENT, JE LAVE LE SANG DES
▬▬ MARTYRS ▬▬




S03E16
grand spoiler





             Légèrement essoufflée, Emeraude s’accroupit derrière la façade d’un immeuble en promenant son regard perçant autour d’elle. Elle avait été forcée de désobéir aux ordres d’Erwin et quitter le caporal. Il fallait donc maintenant qu’elle le retrouve.

             Ses poumons se gonflaient avec difficulté. De ce côté du mur se trouvaient deux des soldats les plus doués —à savoir elle et le noiraud— mais aussi une centaine de novices pas assez bien entrainés. Tant et si bien qu’ils avaient dû ratisser large les alentours en duo afin d’éliminer le plus de créatures.

             Peut-être une vingtaine de minutes plus tôt, Emeraude s’était donc détachée de Levi sans demander à celui-ci son avis sur la question. Mais l’homme l’avait de toute façon laissée filer, convaincu qu’elle n’aurait pas agi si elle n’en sentait pas le besoin.

             Seulement, tout cela c’était produit avant que le bestial n’intervienne de nouveau. Et, maintenant, assise derrière cette maison et essuyant difficilement le sang qui imbibait ses vêtements, elle commençait à songer que cette bête lui tapait vraiment sur le système.

             A intervalle réguliers, le titan broyait des roches dans sa main afin de les réduire à l’état de pierre qu’il lançait ensuite dans leur direction, s’aidant de ses longs bras. Les morceaux —particulièrement conséquents— avaient déjà emporté la vie de certains d’entre eux. Elle l’avait vu de ses propres yeux.

             Soudain, ses sens furent distraits par quelque chose. Ses oreilles se dressèrent quelque peu et elle clôt ses paupières, sentant sa langue s’épaissir dans sa gorge. Un danger était là. Tout près.

             Alors, n’écoutant que son instinct, elle saisit soudain son grappin qu’elle avait remonté et, tout en le tenant d’une main, se releva brutalement puis se mit à courir. Elle franchit quelques mètres avant de propulser avec force l’objet sur une façade, l’envoyant se coincer dans une fissure avant de s’élever dans les airs en tirant sur sa pédale de gaz.

             Sa main droite, agissant d’elle-même, venait de saisir une de ses dernières lames tandis que la gauche articulait ses doigts autour de la corde de son grappin. Elle décrocha celui-ci qu’elle vint lancer de toute sa force derrière elle, se retournant sur le coup.

             Et, à l’instant même où ses yeux se portèrent sur ce qu’il se tramait dans son dos, elle croisa le regard vitreux d’une de ses créatures. Haute de quelques mètres, un sourire décontenançant accroché aux lèvres, il la fixait.

             Le grappin solidement planté dans son épaule, elle exécuta un mouvement afin de le rejoindre. Mais elle ne fut pas assez rapide.

             Déboulant de nulle part, une trainée vert émeraude passa juste derrière la nuque du monstre en provoquant une giclée de sang sur celle-ci. La jeune femme eut tout juste le temps de deviner qu’il s’agissait de Levi avant que celui-ci ne fonde en sa direction sans ralentir. Derrière lui, elle vit vaguement le corps de la créature s’effondrer sur elle-même, morte.

             Désarçonnée par ce brusque mouvement, elle ne fit rien pour l’éviter. Et, lorsqu’il fut si près d’elle qu’elle put discerner la fureur brillant dans ses hématites d’acier, elle ne songea même pas à se déplacer. Là, le sang de ses ennemis habillant par endroit sa peau et son visage serré, il était terrifiant.

             Elle tressaillit bientôt. Il était maintenant si proche qu’elle sentit son souffle s’échouer sur ses lèvres. Mais elle n’eut le temps de rougir. Il venait de glisser sa main à hauteur de sa bouteille de gaz et, d’un geste habile trahissant son habitude, l’avait fermée.

             Lorsque ce cliquetis mécanique retentit, son cœur rata un battement. Venait-il de lui couper toutes chances de flotter dans les airs alors qu’elle se trouvait à une dizaine de mètres du sol ?

— Levi, je…

             Mais elle n’eut le temps d’en dire davantage. Les mains du noiraud agrippèrent solidement ses bras pour coller son torse contre le sien et elle se sentit basculer en arrière. Le ciel lui fit bientôt face et, entre lui et elle, le visage du caporal se dessinait.

             Au-dessus d’elle, la tenant fermement contre son torse, il semblait se diriger à toute vitesse vers le sol. Leurs têtes étaient légèrement penchées vers le bas tandis que leurs jambes pointaient la voûte céleste.

             Elle déglutit péniblement, incapable de penser quoi que ce soit. Quelques secondes auparavant, elle se trouvait encore face à un titan qu’elle s’apprêtait à abattre mais il avait surgi, avait coupé son gaz puis semblait maintenant escorter sa chute.

             Le cœur du noiraud battait avec vigueur dans sa poitrine. Elle le sentait. Et elle sentit aussi que cela n’était pas dû à l’exercice physique qu’il faisait. Non, cette ardeur dont faisaient preuve ses pulsations était d’une autre nature. Il s’était passé quelque chose.

             Ils se trouvaient maintenant à une poignée de centimètres du sol. Elle n’eut le temps de sentir le noiraud ralentir dans sa course qu’elle comprit son geste. Ses mains s’agrippèrent en retour au bras de l’homme tandis qu’elle observait le ciel.

             Au travers de celui-ci, filant à toute vitesse dans les airs et percutant l’endroit où elle se trouvait encore avant que Levi ne la fasse chuter volontairement, un jet de pierres venait d’être lancé.

             Accaparée par le titan qu’elle s’apprêtait à attaquer, elle ne s’était pas rendue compte de ce que le bestial s’apprêtait à faire, à savoir les lapider. Mais le caporal, qui ne la lâchait pas du regard une minute, avait réalisé son erreur et s’était donc élancé pour la sauver. Comme il le faisait toujours avec ses hommes.

             Son cœur rata un battement. Comment allaient-ils s’en sortir ? Coincés dans l’enceinte de ce mur, incapables de se mouvoir sous peine de se faire attaquer par les plus grandes créatures que la bête gardait à ses côtés et régulièrement assaillis d’une marre de pierres, telle était leur situation. Plus aucun espoir ne semblait subsister.

             Soudain, alors que les pierres filaient toujours à quelques mètres au-dessus d’elle et que sa cape trainait sur le sol, elle se sentit basculer. Exécutant un mouvement de balancier, le noiraud s’était positionné sous elle avant de couper définitivement son gaz, les faisant atterrir. Ainsi, l’impact fut amorti par son corps.

             Ses mains agirent d’elles-mêmes à la seconde où le corps de l’homme percuta le sol. Elle plaça la première sous son crâne et la deuxième sous sa nuque, protégeant ses points vitaux d’un possible débris.

             Violemment, il percuta tout de même la route sans émettre le moindre grognement de douleur. Il se fichait pas mal de l’impact. Autre chose trottait maintenant dans son esprit.

             Ils se retrouvèrent alors ainsi. Elle allongée au-dessus de lui, ses paumes callées sous sa nuque et sa tête tandis qu’une poignée de centimètres séparaient leurs visages. Leurs torses pressés l’un à l’autre se soulevaient difficilement, imprimant toujours plus fort les battements de cœurs de chacun sur leurs peaux.

             Reprenant sa respiration, il la regarda durant quelques instants, laissant ses yeux d’acier s’attarder sur ses traits. Et, en voyant le léger sourire reconnaissant étirant ses lèvres, il se maudit de faire ce qu’il devait faire.

             Car, en cet instant précis, située juste au-dessus de lui avec cet air gratifiant et parée d’actions héroïques, il la trouvait encore plus belle qu’à l’ordinaire. Oui, là, elle n’était pas simplement plaisante esthétiquement parlant. Elle était grisante, vivifiante, ressourçante.

             La voir ainsi, c’était se rappeler la raison pour laquelle il se battait. La survie de l’Humanité et, de façon moins avouée, l’espoir de pouvoir la connaitre un jour sous un autre vêtement que celui d’une guerrière risquant chaque jour sa vie.

             Et là était le seul problème qu’il rencontrait à ses côtés. Ses chances de survie étaient les mêmes que les autres mais il ne parvenait à l’accepter. Même lorsque cela concernait ses plus proches amis, il avait toujours su monter sur son cheval en sachant pertinemment que certains ne rentreraient pas.

             Mais il refusait de la voir, elle, rejoindre les autres.

— Va te cacher, dit-il simplement.

             Il sentit les mains qui agrippaient ses bras le lâcher soudainement.

— Pardon ? répondit-elle.

             Le sourire sur son visage s’était brusquement évanouit et il sentit une certaine chaleur envahir le corps pressé contre le sien. Il connaissait ce sentiment. De la colère.

— Tu n’étais pas là mais des instructions ont été données, répondit-il simplement. Va te cacher.

             Immédiatement, elle quitta leur enchevêtrement dans une roulade sur le côté avant de se redresser dans une position accroupie. Il eut froid à ce geste mais n’en dit rien et l’imita, souhaitant lui faire face.

             Elle avait deviné ce à quoi il songeait. Il le savait. Cela se voyait à l’ombre qui venait de traverser ses yeux.

— Tu… hésita-t-elle. Est-ce que tu me demandes de déserter ?

             Malgré lui, il détourna le regard. Un tel geste n’était pas dans ses habitudes mais, de toute façon, il ne se reconnaissait presque plus en sa présence. Alors qu’un soldat comme la jeune femme pouvait avoir un rôle décisif dans une telle mission, il préférait la mettre sur le côté afin de la protéger.

             Il se maudit intérieurement. Il enfreignait l’article six et le savait.

             Ses sentiments négatifs décuplèrent lorsqu’il sentit le regard cuisant de la jeune femme sur son visage. La reconnaissance de tantôt avait fondu comme neige au soleil, laissant place à une émotion teintée de nuances plus sombres.

             Il n’était pas sans savoir la peine de la jeune femme suite aux douloureux deuils qu’elle avait pu vivre. Et, un soir, elle lui avait d’ailleurs confié l’avoir blâmé durant longtemps afin de fuir son propre sentiment de culpabilité. Car, toutes les fois où l’un de ses proches avait péris, elle n’avait jamais été à ses côtés, l’avait toujours laissé se battre et mourir sans pouvoir alléger sa conscience en se disant qu’elle avait au moins été là.

             Et aujourd’hui, alors qu’elle était entrainée, armée et déterminée, il lui demandait de recommencer.

— Il est hors de question que je fasse ça, tu m’entends ? cingla-t-elle face à son mutisme, exaspérée. Je ne suis pas venue regarder les autres se battre à ma…

— C’est un attentat suicide, la coupa-t-il brusquement.

             Elle se raidit avant de se tourner vers lui. Une ombre terrifiante planait sur ses traits. Elle déglutit péniblement.

— Le plan d’Erwin pour nous sortir de là n’inclut que ma survie car le reste des troupes se lance dans un attentat suicide, répéta-t-il plus calmement. Je combats le bestial et les autres le divertissent en mourant.

             Emeraude sentit ses entrailles se tordre. Le plan d’Erwin ? Ses battements de cœur accélérèrent et le noiraud échangea avec elle un regard qu’elle comprit très bien. Même s’ils avaient haï cette idée, ils devaient se rendre à l’évidence quant à l’efficience de son sixième sens.

             Elle avait vu juste : leur ami ne survivrait pas à cette mission.

             Mais elle ne comptait pas rester les bras croisés à regarder d’autres de ses proches s’éteindre sous ses yeux. Alors, sous le regard décontenancé de Levi, elle se redressa soudain, brandissant deux de ses dernières lames dans ses mains ensanglantées. Elle allait combattre et honorer cet uniforme.

             Accordant un hochement de tête rapide au caporal en guise de politesse, elle se tourna vers la voix d’Erwin qu’elle entendait, quelques pâtés de maison plus loin. Les soldats semblaient se préparer et elle allait les rejoindre.

             Seulement elle n’eut le temps de faire le moindre mètre que la voix du noiraud s’éleva derrière elle. Ferme, grave et presque tétanisante. Il ne comptait pas lui laisser le choix :

— Soit nous rentrons tous les deux à la base, soit je ne rentre pas.

             Sèche et presque cassante, son injonction dissimulée percuta la jeune femme de plein fouet et elle s’immobilisa dans sa marche. Les mains serrées autour de ses sabres, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, elle ne pouvait faire le moindre mouvement.

             Avait-elle bien entendu ?

— Si tu ne rentres pas, nul ne parviendrait à le faire, laissa-t-elle entendre de sa voix tremblante, apeurée à l’idée d’avoir bien compris ses dires.

             Mais, malheureusement, elle ne s’était pas trompée. Toujours accroupi derrière elle, à quelques dizaines de mètres d’un groupe de soldats s’apprêtant littéralement à mourir, il avait osé formuler ce qui n’était rien de plus qu’une menace.

             Si elle s’avisait de mourir, il la suivrait. Et, sans lui, chacun savait que les chances de survies de tous étaient détériorées. Il n’y avait guère que Levi Ackerman pour éliminer la bête hostile qu’était ce titan. Et, s’il s’éteignait, le monstre les exterminerait facilement.

             Ses jambes se mirent soudain à trembler face au poids qu’il venait de faire peser sur ses épaules. Soit elle se condamnait à vivre et acceptait de regarder les siens mourir sans ne rien faire. Soit elle mourrait mais emportait à ce moment-là l’intégralité du bataillon d’exploration ainsi qu’Eren —et les chances de survie de l’Humanité avec lui— dans la tombe.

             D’un geste brusque, elle se retourna. Il s’était relevé et la regardait péniblement, une ombre planant sur ses traits.

— Ne m’oblige pas à faire un tel choix, tenta-t-elle de formuler, sa voix étranglée par les sanglots.

             Face à ses yeux mouillés, il se sentit l’âme d’un monstre et baissa la tête. Mais il ne pouvait tout simplement pas revenir sur ses propos.

             Il avait beaucoup trop perdu. De ses amis d’enfance aux rares membres de sa famille qu’il avait croisé en passant par de nombreux collègues du bataillon, il avait parfois le sentiment de se tenir sur une pile de cadavres.

             Et, face au décès proche d’un de ses plus vieux amis, il se refusait à perdre quelqu’un d’autre. Ce n’était pas par besoin de lui mettre la pression qu’il faisait pencher sur ses épaules un tel dilemme, simplement par lucidité.

             Il y avait quelque chose en lui, un sentiment qu’il n’avait jamais ressenti et ne comprenait pas qui le poussait à savoir que, dès l’instant où la mort croiserait le chemin d’Emeraude, il n’arriverait plus à lever les armes et laisserait la faucheuse l’emporter aussi. Comme un accord tacite entre cette dernière et lui.

             Il se souvint alors de ce que lui avait déclaré son oncle sur son lit de mort. Finalement, ce vieil imbécile avait raison : nous avons tous besoin d’une obsession pour aller de l’avant. Et celle de Levi ne résidait plus en les armes mais en son interlocutrice.

— Je suis désolé de t’imposer cela, déclara-t-il faiblement. Je suis juste sincère sur ce que je ressens. Je ne vais pas pouvoir m’en empêcher si tu décè

— D’accord, le coupa soudain la voix d’Emeraude.

             Il leva des yeux écarquillés vers elle, se demandant s’il avait bien entendu. Il tomba alors sur un spectacle des plus déroutants.

             Le visage baissé au-dessus d’un sol que ses larmes mouillaient, elle ne laissait plus rien voir de ses expressions faciales. Mais son dos courbé et ses mains tremblantes en disait assez sur son état.

             Il sentit son cœur se compresser dans sa poitrine en réalisant ce qu’il avait fait. Par manque de temps face à l’urgence de la situation, elle s’était empressée de faire un choix. Mais celui-ci aurait des conséquences irrémédiables sur leur relation et il le savait.

             Acquiesçant d’un air sombre, il la quitta alors sans plus de cérémonie. Il n’avait pas le temps de s’éterniser. Le temps que dure leur conversation, les soldats avaient dû finir de s’apprêter.

             Alors, le cœur encore blessé de la posture que prenait Emeraude, il la dépassa sans un mot afin de rejoindre les autres. Et, tirant deux sabres de leurs étuis, il déglutit péniblement. Malgré mes efforts, je vais perdre deux amis aujourd’hui, songea-t-il.

             Derrière lui, la jeune femme resta immobile durant un long moment, le cœur fragmenté dans sa poitrine battant péniblement. Une bulle d’air avait pris place dans son œsophage et elle sentait un besoin de rendre l’assaillir.

             N’osant tourner la tête ni faire le moindre mouvement de peur d’assister au pire, une larme roula tout de même sur ses joues lorsqu’elle entendit des hurlements au loin. Ses bras tremblèrent et ses entrailles se soulevèrent. Encore une fois, je n’aurais rien fait pour eux.

             Soudain, alors qu’elle ruminait l’idée que les siens étaient en train de mourir pendant qu’elle demeurait immobile, cet odieux sentiment qu’elle connaissait bien la prit. Le sol cogna brutalement l’articulation de ses jambes et elle devina qu’elle venait de tomber à genoux. Un malaise profond attrapa soudain ses entrailles en remonta le long de son torse, suintant sa chaleur insupportable dans son corps.

             Lorsqu’il atteignit sa gorge, elle ne parvint à retenir sa tête qui bascula en arrière tandis que ses lèvres, s’ouvrant brusquement, laissaient filer un cri.

— ERWIN.

             Son hurlement, brûlant de douleur, même Hanji l’entendit de l’autre côté du mur. Et, avec un hoquet, elle réalisa ce qu’il se passait.

             Le concerné, de son côté, sentit son cœur rater un battement. Accroché solidement à son cheval qui fondait sur le bestial malgré les jets de pierre, il regarda la mort arriver de face sans ralentir. Si Emeraude avait hurlé son nom de cette façon, il savait pertinemment que nul ne pourrait le délivrer de son destin. Son flair ne la trompe donc vraiment jamais, pensa-t-il.

             Levi, de son côté, qui fondait sur les titans encadrant le bestial, sentit sa gorge s’étreindre à ce cri et se tourna naturellement vers le blond qui se trouvait une dizaine de mètres plus loin, en contrebas. Et, à cet instant précis, il vit ses yeux s’écarquiller tandis qu’une pierre le percutait de plein fouet, le projetant sous les sabots des autres montures.

             Ce fut à cet exact moment que, cachée dans l’ombre d’une maison, la jeune femme se redressa brusquement, le cœur en miette. Si sa douleur était vive, ses membres ne tremblaient pas. Car jamais elle n’avait été aussi sûre d’elle.

             Debout dans cette allée déserte, elle raffermit sa prise sur ses armes en réalisant, au plus profond d’elle, ce que son propre cri venait de sceller. Le destin d’un ami.

             Et, comme poussée par une irrémédiable force intérieure, elle se mit en marche et déclara tandis qu’une larme chaude roulait sur sa joue :






— Navrée, caporal-chef, mais je vais devoir vous désobéir.

 









les deux chapitres publiés demain
termineront cette troisième partie

après ceux-là, je commencerai à
mettre en ligne ceux de la saison
4 une fois par jour jusqu'au tome
2.

si je sens que j'ai emmagasiné
assez de chapitres d'avance à
un moment je reprendrais la
cadence de deux chapitres par
jour :)

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