𝐂𝐇𝐀𝐏𝐈𝐓𝐑𝐄 𝟓𝟓


𖤓

ET DANS LES LARMES DE CEUX QUI
VIVENT, JE LAVE LE SANG DES
▬▬ MARTYRS ▬▬

























             Dans un cri de rage, sa lame alla fendre la chair de trois titans posés cote à cote au détour d’un pâté de maison, filant derrière leur nuque et découpant celle-ci au passage. A sa taille, les cordes de son système tridimensionnel étaient fixées aux épaules de ces monstres, l’accompagnant dans son geste.

             Lorsque le sang gicla de leur nouvelle plaie, se projetant sur la jeune femme en une pluie chaude qui lui arracha un sourire de satisfaction, elle s’autorisa à se reposer sur la terre ferme en une roulade gracieuse. Basculant la tête en avant et les pieds en arrière, elle adopta bientôt une position renversée dans les airs qui lui permit de voir ce qu’il se tramait dans son dos, à savoir l’effondrement des trois titans qu’elle venait d’abattre. Leurs genoux se plièrent violemment.

             Se repositionnant à l’endroit, elle plia les jambes pour minimiser l’impact quand ses bottes vinrent rencontrer la toiture rouge brique sous elle. Et, sa semelle s’habituant à la forme de ce sol particulier en pente, elle arqua son corps de sorte à ne pas chuter, imitant la posture de Nanaba en pliant son genou gauche et tendant le droit, sa paume venant la soutenir en trouvant le sol.

             Puis, levant les yeux devant elle, ceux-là croisèrent les hématites froides de Levi qui venaient d’en abattre aussi et l’avait rejointe, croyant qu’elle était blessée en la voyant se retrancher. A sa droite, le lourd effondrement des trois titans sur le sol retentit, comme une réponse aux lames de la femme.

             Un peu embarrassé d’admettre qu’il s’était interrompu dans ses déplacement juste pour s’assurer que la soldate allait bien — surtout lorsqu’il s’agissait du deuxième guerrier ayant tué le plus de titans après lui et d’une personne aussi douée au combat que Mikasa ou Dan, des Ackerman — il ne sut quoi dire et se contenta d’un rapide :

— T’es pas foutu de pas t’en mettre partout ?

             D’un geste vague, il désigna le sang ruisselant sur le visage de la jeune femme. Et, malgré lui, il se dit que même couverte de saleté, elle restait plus étincelante que quiconque sous ce ciel gris.

             Mais sa pensée poétique fut interrompue par la voix grave d’Edward dans leur dos.

— « T’es pas foutu de pas t’en mettre partout », c’est le petit nom que vous avez donné à votre nuit ensemble ? s’exclama-t-il dans leur dos.

             Les yeux du couple s’écarquillèrent tandis que le blond approchait, sabres dehors, la silhouette des titans qu’il venait d’abattre dans son dos s’effondrant. Ils étaient deux.

— Edward, je vais finir par te tuer, tu le sais, ça ? rétorqua-t-elle, les joues chaudes, en tournant le visage vers la gauche pour s’adresser à son frère, toujours debout derrière elle.

             Il avança de quelques pas dans un rire sonore, visiblement fier de sa blague, tandis que les hurlements et tintements de lames se faisaient entendre autour d’eux.

— On n’a pas le temps pour une dispute entre frère et sœur, résonna la voix de Levi devant eux. Les nouvelles recrues sont en train de se faire sérieusement laminer. Si mon escouade et celle d’Edward n’étaient pas là, nous ne serions déjà plus que trois en vie.

             La jeune femme acquiesça, regardant les rues de la ville s’étendant depuis sa position. Une cinquantaine de titans de petite taille — comparé aux autres existants — couraient à présent dans les rues et la plupart des soldats avaient du mal avec eux.

             Cela n’augurait rien de bon pour la suite des opérations.

— C’est sûr que si on perd la plupart de nos effectifs maintenant, on va avoir du mal à appréhender connard-en-chef et ses sbires, commenta la jeune femme en désignant d’un geste de tête les silhouettes se découpant loin derrière elle.

             Le trio se tourna vers l’endroit qu’elle désignait. Dans la fumée de gravas soulevée par la hargne des combats, une rangée d’ombre terrifiantes, presque fantomatique, se découpaient au loin. Tels les barreaux d’une prison les empêchant de retrouver le chemin de la maison, des titans d’assez bonne hauteur s’étendaient en ligne depuis la position d’un autre, le chef.

             Son buste imposant tranchait avec la finesse de ses jambes semblant peiner à le porter tandis que ses longs bras, pendant quasiment au sol, ressemblaient aux cordes cisaillées des appareils tridimensionnels de leurs amis décédés.

             Un soupir franchit les lèvres de la jeune en voyant cela. Elle l’aurait reconnu entre mille. Car, dans ses cauchemars, elle ne cessait de réentendre sa voix vrombissante se moquant de ses larmes lorsqu’il avait arraché la jambe de Mike de son corps.

             Ses mains se raffermirent sur ses lames :

— Cet enfoiré de bestial…

             A côté d’elle, Levi sentit son cœur se serrer mais n’en laissa rien voir. La douleur sur le visage de cette femme, les larmes menaçant de dévaler ses yeux profonds et piquer ses plaies, jamais il ne les oublierait.

             Ses pensées s’accrochèrent au visage terrorisé qu’elle avait affiché, lorsqu’il l’avait menée en prison. Puis, à la fermeté avec laquelle elle avait tranché la gorge de Reiner et Marcel, quelques jours avant.

             Cela faisait bien longtemps, depuis Farlan et Isabel, que cette guerre avait pris une tournure personnelle. Mais, voyant celle qu’il aimait ainsi, ses yeux rendus rouge sous la pression de ses pleures qu’elle ne voulait laisser sortir, il se dit qu’il massacrerait bien des bêtes afin de ne plus jamais voir cette douleur sur son visage.

             Les tirant de leurs pensées, Edward prit soudain la parole :

— Les ordres sont clairs, Ymir et Eren ne doivent se transformer que si leur position est déjà révélée. Nous devons à tout prix éviter qu’ils soient trouvés. On est donc en solo, sur ce coup.

— Avec ta sœur et moi, vous êtes très loin de ne pas avoir de filet de sécurité, rétorqua Levi d’un air sombre. Surtout qu’on vous a débarrassé de deux d’entre eux.

             Il marqua un bref temps d’arrête avant de se tourner vers la jeune femme :

— Comment t’as fait, d’ailleurs ?

             Elle se raidit à cette question, mal à l’aise, et évita soigneusement le regard du noiraud. Elle savait de quoi il parlait. Il voulait savoir comment elle avait pu deviner le lieu exact où se trouvaient les titans ainsi que la façon dont elle s’était connectée à lui-même pour lui ordonner de la suivre sans ouvrir la bouche.

— Je sais pas…, céda-t-elle. J’ai juste ressenti leurs chaleurs et battements de cœur…

             Le blond fronça les sourcils, intrigué. Mais il ne dit rien, à court de théories pouvant justifier la façon dont elle avait réagi à la présence de ces bêtes.

— Et, pour ce qui es de toi…, ajouta-t-elle en jetant un bref regard au noiraud qui la regardait déjà, sentant sa gorge s’assécher face à l’intensité de ses prunelles. J’ai juste eu besoin de toi et tu as compris.

— Le lien Ackerman…, songea Edward à voix haute. Le fait qu’il t’ait sciemment choisi doit décupler sa force.

— Le lien quoi ? répéta Levi, abasourdi par le terme employé.

             Le frère et la sœur échangèrent un regard embarrassé. Comment expliquer à cet homme qu’il était asservi, au même titre que les membres de sa famille, à une personne spécifique ?

             Mais ils n’eurent le temps de poursuivre leurs théories.

Soudain, un bras vint entourer la taille de la soldate depuis son dos, l’emportant solidement dans une chute de plusieurs mètres tandis que le décor autour d’elle basculait. Prise de court, elle eut tout juste le temps d’apercevoir la figure abasourdie d’Edward, lui aussi poussé hors de sa position par le nouveau venu, et celle ferme du noiraud qui les avait suivis dans leur chute.

             Levant les yeux derrière elle tandis que le sol de la rue approchait, les murs s’élevant autour d’eux assombrissant la luminosité déjà grisâtre qu’ils avaient eu depuis les toits, elle repéra la position qu’ils venaient tous de quitter rapidement. Et, à l’instant où son regard croisa celle-ci, elle vit des roches et gravas de différentes tailles la traverser à toute allure, comme projetée directement sur eux.

             Ils avaient échappé au jet de peu.

— Bordel de merde ! rugit-elle tandis que l’inconnu les lâchait sur le sol, lui laissant le soin de se réceptionner.

             Dans un roulade maitrisée, elle reprit position debout, la tête haute.

Se tournant vivement vers l’homme ayant surgi dans leur dos et qui venait, accessoirement, de les sauver d’une lapidation, elle remarqua les iris glacées d’Erwin les dévisageant lourdement. Et, son frère se remettant sur pied à sa droite tandis que le regard de son petit-ami pesait sur ses omoplates, lâcha vivement :

— Qu’est-ce que c’était que ça !?

— Le bestial nous lance des pierres, répondit Erwin sans lâcher la soldate du regard un seul instant.

             Elle déglutit péniblement. Elle savait ce que signifiait cette attention particulière dans les iris bleues de l’homme.

— Tu nous as sauvé, laissa-t-elle filer entre ses lèvres, saisie.

             Il acquiesça simplement.

— Un juste retour des choses, déclara-t-il d’une voix ferme.

             Elle sentit son estomac se soulever. Elle savait à quoi il faisait référence. La mort de Mike. C’était sa façon de lui dire qu’il lui pardonnait et comprenait enfin son geste. C’était une main tendue en sa direction et qu’elle choisit de saisir.

— Merci.

             Il y eut un bref moment de flottement, tous parmi les quatre soldats accueillant cet aplanissement de la relation entre le blond et elle d’un soupir de soulagement mais se sentant aussi quelque peu nerveux aux vues de la tournure que prenaient les choses.

             Si le bestial, les enfermant dans Shiganshina grâce à son mur de titans, leur balançaient des pierres, ils allaient avoir bien du mal à se battre contre lui. D’autant plus que, même si au terme d’un long combat, ils étaient parvenus à bout de la plupart des titans en action, les jeunes recrus n’étaient pas capables d’affronter les monstres encore immobiles.

             Ce cheminement de réflexion carburait dans l’esprit du quatuor, se demandant comment ils allaient s’en sortir et surtout, s’ils allaient s’en sortir. Levi, les mains serrées sur ses sabres, ressentait une douloureuse bulle d’air dans sa gorge. Quelque chose n’allait pas. Ces immeubles, bâtisses, rues et fontaines… Elles ne lui inspiraient rien de bon.

             Comme si, quelque part, là, dans les tréfonds de sa mémoire, un tragique souvenir d’antan subsistait.

             Mais ses pensées se figèrent brutalement dans son esprit lorsque son regard trouva la pantalon crème de sa compagne. Et que, surtout, il remarqua le long filet de sang s’écoulant sur ses cuisses.

— (T/P) ! hurla-t-il en se précipitant vers elle, les yeux écarquillés et sa voix adoptant un effarement si inhabituel venant de lui que les deux blonds se raidirent. Tu es blessée !

             Surprise, la jeune femme se tourna vers l’homme au moment où, plaquant son torse à son dos et posant sa main gauche sur sa hanche, lui arrachant un frisson de chaleur, il se pencha par-dessus son épaule pour regarder son torse à la rechercher de la plaie.

             Stupéfaite par la rapidité des actions de son petit-ami et son soudain rapprochement d’elle en dépit de la présence des deux autres soldats, elle ne songea même pas au fait qu’elle n’avait absolument pas mal malgré l’inquiétude de Levi.

             Alarmés par la détresse du noiraud, les deux blonds se tournèrent vers elle et analysèrent son uniforme, tentant d’y trouver une plaie. Mais ils ne virent rien. En revanche, lorsqu’Edward trouva la trace de sang et surtout, son origine, il tomba à genoux, les paumes levées en l’air comme s’il bénissait le ciel.

             Interloqués, le trio se tourna vers lui tandis qu’il lâchait d’une voix ravie, comme frappée d’extase :

— Ô Maria ! Ô Rose ! Ô Sina ! Soyez bénites entre tous les saints !

             Les trois situés à côté de lui froncèrent les sourcils, abasourdis. Même s’il ne devait rester que cinq titans actifs à tout casser dans Shiganshina, ils n’avaient clairement pas le temps pour ce genre de démonstration. D’autant plus lorsque le bestial s’était mis en tête de les lapider.

             Alors, lorsqu’il se leva soudain et se mit à courir à toutes allures dans la rue, les bras écartés et la tête renversée en arrière, un large sourire la déformant, la soldate se demanda s’il n’avait pas reçu une pierre sur la tête. Mais la réponse à ses interrogations arriva très vite.

             Car, ignorant l’ombre gigantesque qui se mit soudain à planer sur lui au détour d’un immeuble, il lança à tue-tête :

— ELLE A SES RÈGLES ! ELLE A SES RÈGLES, VOUS ENTENDEZ ! IMPOSSIBLE QU’UN DE CES CONNARDS SE TROUVE DANS SON VENTRE ! CE JOUR EST BÉNI !

— Béni ? répéta Erwin. On vient de perdre énormément de soldats !

— C’est nos possibles enfants qu’il vient de traiter de connard ? s’interrogea le noiraud en regardant le blond saisir la corde à hauteur de sa taille sans s’arrêter dans sa course.

— J’ai failli mourir énormément de fois au cours de ces derniers mois et il n’a jamais été aussi heureux de me voir vivante, souligna-t-elle tandis que l’ombre jaillissante de tantôt laissa place à la figure ronde aux yeux globuleux d’un titan.

             Ils n’eurent le temps d’écarquiller les yeux en voyant la bête que le grappin du garçon vint se planter dans le menton encrassé du monstre de quatre mètres de hauteur. Dans un sifflement aigue lié à l’ouverture de ses bouteilles de gaz, Edward joignit l’épaule de l’infâme créature à la tignasse brune en y prenant place, sans sembler se soucier plus que ça de son étrange promiscuité avec l’être.

             Levi soupira en le voyant s’installer ainsi, posant même son coude sur la joue de la créature pour soutenir son poids. Il avait décidément passé beaucoup trop de temps avec Hanji.

             D’ailleurs, heureusement que cette personne s’occupait de l’escouade du blond car, étant donné son occupation actuelle, les amis d’Eren et (T/P) se seraient retrouvés en bien mauvaise posture sans iel.

             Ne s’arrêtant point dans sa marche et provoquant ainsi d’intenses secousses sous leurs pieds, le titan s’approcha du trio encore au sol. Celui-ci, dégainant ses sabres, se prépara à l’offensive tandis que les préoccupations d’Edward semblaient bien éloignées des combats.

— Maintenant j’aimerai vous rappeler l’utilité des protections que j’ai inventées, commença-t-il après s’être raclé la gorge, se servant de l’épaule du monstre comme perchoir.

             Même si la soldate savait qu’à force de côtoyer le mal, on y devenait habitué, elle ne put empêcher une certaine appréhension de la saisir face à la posture de son frère. Il était en grand danger, là, sur le titan.

             Celui-ci s’arrêta soudain dans sa marche. Les spasmes du sol s’évanouirent, les respirations se coupèrent. Tous se raidirent — à l’exception du blond. Le titan ne les regardait plus. Il avait tourné son visage hirsute en direction de l’énergumène posté à côté de sa joue.

— Alors pour éviter d’engendrer des horreurs, on ut…

             Edward — qui s’appuyait sur le visage du monstre — se sentit chuter maladroitement lorsque celui-ci se tourna vers lui et s’interrompit brutalement dans sa phrase. Puis, après s’être réceptionné maladroitement, il se tourna vers les yeux globuleux le fixant et, visiblement furieux, abattit sa main sur la peau de la bête en un claquement sec.

— De quel droit tu m’interromps quand je parle, connard !? cracha-t-il.

             En contrebas, Erwin, Levi et la soldate demeuraient interdits. Et, pour la énième fois de la journée et la millième sans doute depuis leur rencontre, ils se demandèrent si l’homme face à eux était le plus grand imbécile que cette terre ait portée ou le plus grand géni de tous les temps.

— Est-ce qu’il vient de gifler un titan ? demanda-t-elle d’une voix presque fébrile, ses sabres reposant de chaque côté de son corps tandis qu’elle gardait les bras baissés.

— C’est pas la première fois que ça arrive, répondit le noiraud à sa droite.

             Mais le ton léger de cette rapide conversation fondit brutalement lorsqu’ils remarquèrent la main immense aux doigts boudinés du monstre s’approcher de sa propre épaule, où était perché Edward. Son visage vide d’expression s’alluma d’enthousiasme, sa paume frôlant la position du blond.

             Celui-ci, concentré à débiter ses habituels discours, ne prêta pas une seule seconde attention à la créature. Ses sabres toujours figés dans leur carquois et bouteilles fermées, il croisait ses bras sur son buste, gambadant gentiment sur le petit carré de peau.

             Sa sœur sentit son cœur rater un battement et elle porta ses doigts à sa ceinture dans un geste paniqué. Il fallait qu’elle le sauve. Mais elle n’eut le temps de faire le moindre mouvement.

             La tête du titan bascula soudain en arrière, révélant son palais lorsque, sa bouche restée ouverte, il montra l’intérieur de celle-ci au trio resté au sol. Derrière lui, une giclée de sang se fit voir sur l’étendue du ciel gris. Et, une ombre jaillissant soudain de sa nuque, ils virent Edward être emporté par celle-ci tandis que la bête s’écroulait au sol dans une cacophonie assourdissante.

             L’atterrissage fut brutal. Le soldat encapuchonné plaqua le blond au sol, demeurant allongé sur lui à quelques mètres du corps fumant de la bête. Et, lorsqu’ils s’approchèrent à toute allure du nouveau venu, le trio parvint à distinguer le visage sévère d’Ymir sous la capuche.

             Elle venait de sauver la vie d’Edward.

             Mais, allongé sous elle et étirant ses lèvres en un sourire moqueur, le blond n’eut pas exactement la réaction que tous attendaient au fait qu’elle lui avait épargné une mort atroce :

— J’apprécie tes avances, Ymir. Mais plaquer les gens au sol, c’est un peu brutal, tu trouves pas ?

             Elle fulmina, habituée aux blagues stupides du blond mais abasourdie qu’il n’ait pas daigné se montrer plus reconnaissant.

             Et, se redressant sur ses deux pieds en un bond gracieux, elle se tourna soudain vers le trio devant elle, dardant ses yeux bruns sur Erwin.

— C’était le dernier titan actif, l’informa-t-elle.

             Il acquiesça.

— Que fait-on pour les autres et les jets de pierre ? demanda Edward en se redressant, passant un bras autour des épaules de la femme qui venait de le sauver.

             Elle ne dit rien à ce geste, connaissant assez Edward et sa fierté pour savoir que cette accolade était sa façon de la remercier. Jamais il ne lui prouverait sa reconnaissance à voix haute.

             Erwin attendit quelques secondes avant de répondre, une ombre douloureuse traversant son visage.

— Ça ne va pas vous plaire mais…

             La soldate se raidit, un goût amer se propageant dans sa bouche à ces mots. Elle avait un mauvais pressentiment.


















— …j’ai un plan.

 























je n'ai pu me relire qu'une fois, désolée pour les fautes

j'espère que ça vous a plu

pas trop stressés pour la suite !?

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