𝐐𝐔𝐀𝐑𝐀𝐍𝐓𝐄-𝐐𝐔𝐀𝐓𝐑𝐄











— 𝐂 𝐎 𝐋 𝐋 𝐈 𝐒 𝐈 𝐎 𝐍 —









𝐂𝐨𝐥𝐥𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 : (𝐧.𝐟) - 𝐑𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐨𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐫𝐮𝐝𝐞, 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐞𝐧 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐜𝐡𝐨𝐜 𝐝'𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐨𝐛𝐬𝐭𝐚𝐜𝐥𝐞.









𝟐𝟏 𝐉𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟑

𝐀𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐬𝐭𝐚

𝐌𝐨𝐧𝐭𝐞-𝐂𝐚𝐫𝐥𝐨 – 𝐌𝐨𝐧𝐚𝐜𝐨



Mal à l'aise, Hélène fixe le fond de sa tasse de thé en attendant que Charlotte prenne place sur le grand canapé en face d'elle.

Comment souvent dans la vie, prendre la décision de venir jusqu'ici était simple, le faire réellement et ne pas perdre tous ces moyens en est une autre.

Intriguée malgré tout, la brune glisse un rapide coup d'œil en direction de la Monégasque qui la dévisage depuis quelques secondes, une moue parfaitement impassible plaquée sur le visage, attendant qu'Hélène fasse le premier pas.

- Désolé d'être venue sans prévenir, elle pince les lèvres.

- Comment est-ce que tu vas, Hélène ?

Surprise, la Toulonnaise lève les yeux vers Charlotte dont l'expression s'est fendue d'un petit sourire amical qui retire un immense poids de ses épaules.

Cela ne va peut-être pas si mal se passer finalement.

- J'ai repris les cours, elle commence. Et j'essaie de faire en sorte que ça aille mieux petit à petit.

- Tu vois quelqu'un ?

Hélène esquisse une grimace devant le double sens de la phrase, elle n'arrive pas à savoir si Charlotte lui parle de sa vie sentimentale ou d'un traitement médical, mais dans les deux cas elle n'a pas vraiment envie de s'attarder sur le sujet.

- Je suis suivie par plusieurs médecins, elle lâche du bout des lèvres. Ils m'aident à soigner mon anxiété et ma dépression.

C'est au tour de Charlotte d'esquisser une grimace coupable avant d'essayer de la dissimuler derrière sa tasse de thé.

- Je suis désolé que les choses en soient arrivées là, elle souffle.

Hélène hausse les sourcils, pas certaine de comprendre.

- Tu n'as pas à t'excuser Charlotte, tu n'as rien fait de mal, c'est plutôt l'inverse. C'est moi qui suis venue te présenter mes excuses.

- Oh non Hélène, vraiment, tu n'as pas besoin de...

- Si, coupe l'étudiante. Que tu m'en veuilles ou non, je sais que je t'ai fait du mal et j'ai besoin de m'excuser pour ça. S'il te plaît.

Crispée, Hélène fixe ses mains agrippées si fort à la tasse qu'elle se demande durant une seconde si elle ne risque pas de se casser.

Charlotte est beaucoup trop gentille pour le traitement qu'Hélène lui a fait subir. Que ce qu'il y avait entre Charles et elle soit une évidence ne justifie pas de mentir et de volontairement ignorer la situation.

Elle sursaute quand une main attrape délicatement la sienne et la presse avec douceur. Surprise, elle lève les yeux vers la Monégasque qui s'est penchée pour la rassurer et lui offre un sourire resplendissant.

- D'accord, elle sourit avec douceur. Je t'écoute.

Tout en parlant, sa main presse une nouvelle fois la sienne, lui donnant le courage de trouver les bons mots.

Il n'en faut pas plus au cœur d'Hélène pour se serrer et à ses yeux pour se remplir de larmes.

- Pardon, sa voix tremble. Je voulais te demander pardon pour tout ce que j'ai fait dans ton dos, et même quand j'essayais de bien faire. Je n'ai pas été honnête avec toi au sujet de mes sentiments pour Charles alors que tu m'accueillais chez vous, je l'ai embrassé en sachant que vous étiez en couple, j'ai trahi ta confiance et je ne pourrais jamais assez demander pardon pour ça.

Avant même qu'elle ne puisse poursuivre ses excuses, deux bras viennent la saisir et l'enlacer avec force, manquant de renverser la tasse au passage alors que Charlotte l'emprisonne dans une étreinte forte.

Sans hésiter, Hélène lui rend son câlin, enfonçant son nez que dans cou de la jeune femme pour y dissimuler ses larmes de culpabilité.

- Tout va bien, Hélène, elle chuchote à son oreille. Je n'ai jamais été en colère contre toi.

- Tu aurais dû, sanglote l'autre. Je suis désolée, Charlotte, j'ai tout gâché.

Il faut de longues minutes à Hélène pour que les larmes se tarissent et qu'elle parvienne à retrouver un semblant de respiration et un peu de calme. Lorsqu'elle se sent enfin prête, la brune s'écarte de Charlotte à présent assise à côté d'elle et les deux jeunes femmes échangent un petit sourire.

Sourire qui se transforme rapidement en rire sans qu'elles ne puissent s'en empêcher.

- Désolé, souffle Hélène en essuyant ses larmes. Je n'avais pas prévu de pleurer, j'essaie de travailler là-dessus.

- Pas de problème, sourit l'autre. Ça fait du bien de temps en temps.

- En ce qui me concerne, j'ai l'impression de ne faire que ça, elle rit.

Le sourire de Charlotte se fane légèrement, elle reprend un air sérieux, ses bras toujours enroulés autour de la Toulonnaise.

- Tu sais Hélène, j'étais sérieuse quand j'ai dit que tu n'avais pas à t'excuser, je le pense vraiment.

La brune secoue la tête.

- Je t'ai forcément fait du mal Charlotte, j'ai volé l'homme avec qui tu étais en couple depuis plus de deux ans.

Lentement, la Monégasque se laisse retomber dans les coussins du canapé, admirant pensivement le plafond et le lustre au-dessus de leurs têtes.

- Non, justement, elle avoue. À l'époque, j'ai été en colère, oui, mais c'est parce que j'étais dépassée par la situation et surtout parce que je ne comprenais pas pourquoi cela ne me faisait pas mal.

- Comment ça ? Demande Hélène, intriguée.

Charlotte cherche ses mots pendant une seconde.

- Charles et moi, elle commence. Je pense que c'était terminé bien avant ton arrivée, avant le Grand Prix de France même. Je ne saurais pas comment te l'expliquer, mais je savais que quelque chose était différent, sans savoir depuis combien de temps, il manquait quelque chose à notre couple. Quelque chose que je n'avais pas vu disparaître.

Intriguée, la brune se tourne dans le canapé pour s'appuyer contre le dossier et faire face à la jeune femme qui regarde toujours le plafond. Doucement, elle attrape sa main et la presse doucement en signe de soutien alors qu'elle poursuit :

- Ce n'est pas que l'on ne s'aimait plus, il y a toujours eu de l'amour entre Charles et moi et je sais qu'il y en aura toujours, mais je pense que l'on ne s'aimait plus assez, ou plus de la bonne manière en tout cas.

Hélène ne peut pas comprendre, elle n'a jamais vécu une relation comme celle de Charles et Charlotte, mais elle fait de son mieux pour l'écouter.

- Ne t'attribue pas tout le mérite de notre rupture, sourit pensivement Charlotte. Je pense que ça serait quand même arrivé même si rien de tout cela n'était arrivé, il nous aurait probablement fallu plus de temps pour nous rendre à l'évidence et l'accepter, tu n'as fait accélérer les choses.

- Je suis désolé pour ça, soupire la brune.

- Il ne faut pas, contredit l'autre. C'était soudain et étrange, évidemment, mais je crois vraiment qu'une partie de moi était heureuse de te voir débarquer dans nos vies, même si tout a dégénéré après je ne regrette pas de t'avoir rencontré à ce moment-là.

- Tu parles de dégénérer, soupire Hélène.

À côté d'elle, Charlotte grimace.

- Oui, c'est encore pire que ça, elle s'excuse presque. Je me suis sentie coupable de ne pas t'avoir parlé de ça, je ne pensais pas que les choses empirent à ce point.

- Pas la peine de t'excuser, personne ne l'a vu venir de toute façon.

- Quand même, cette histoire a eu des répercussions tellement...Tellement...

- Catastrophiques, complète Hélène.

- Oui.

Le silence retombe entre les deux jeunes femmes, chacune réfléchissant aux mois qui viennent de s'écouler.

- Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? Demande Charlotte.

- Aucune idée, j'espérais juste que ça se passe bien aujourd'hui pour tout te dire, elle grimace.

- Eh bien, j'imagine que c'est une bonne première étape.

- Tu penses qu'il est trop tard ? Que j'ai tout foiré ?

Charlotte reste silencieuse pendant une seconde, semblant peser le pour et le contre avant de répondre.

- Je ne sais pas, soupire-t-elle finalement. Il s'est beaucoup renfermé sur lui-même et sur son travail après que tu sois rentrée à Toulon.

L'étudiante hoche la tête, elle n'en a pas moins le cœur serré.

- J'ai vu des photos de vous deux à Monaco, comment est-ce qu'il allait ?

La Monégasque esquisse un petit sourire amusé avant de tourner la tête dans sa direction, faisant rougir Hélène qui détourne le regard.

- Alors comme ça, tu continues de suivre ses actualités ?

- Évidemment, elle rougit. Je suis partie parce que j'allais mal, pas parce que je ne l'aimais plus.

Le sourire ne disparaît pas des lèvres de Charlotte.

- J'en étais sûre.

- Alors ? Elle presse. Comment est-ce qu'il va ?

- Difficile à dire, soupire l'autre. Il dit qu'il comprend pourquoi tu es partie et qu'il respecte ta décision, mais en même temps lui aussi a été blessé par ce qui vous est arrivés à Tenerife et le fait de ne pas avoir mis de mots là-dessus avant ton départ le fait culpabiliser. J'ai essayé de le pousser à parler à quelqu'un, mais il maintient qu'il va bien et que la seule chose qui importe, c'est la préparation de la saison à venir.

Hélène baisse les yeux sur ses mains, peinée.

- J'ai vraiment merdé jusqu'au bout, elle souffle.

- Mais non, résonne Charlotte. Dans l'état où tu étais, tu ne pouvais aider personne et ça, Charles la comprit, je te l'assure, mais de son côté, je ne pense pas qu'il aille vraiment mieux qu'il y a quatre mois.

- À quand remonte votre dernière rencontre ?

- Quelques semaines, réfléchis la Monégasque. Avant les fêtes de fin d'année, je voulais lui présenter mon copain.

Surprise par la nouvelle annonce, Hélène lève les yeux sur une Charlotte aux joues rouges de plaisir et de timidité avant d'esquisser un large sourire, ravie.

- C'est génial ! Elle s'extasie. Je suis vraiment heureuse pour toi, Charlotte, c'est quelqu'un que je connais ?

La plus âgée secoue la tête lentement sans se départir de son sourire.

- Non, il n'est pas connu, c'est l'un de mes collègues. C'est tout récent, je n'en avais parlé qu'à Charles et à ma sœur.

Touchée, Hélène attire Charlotte dans une nouvelle étreinte amicale, sincèrement heureuse pour elle, la savoir lui retire un immense poids des épaules.

- Je suis tellement contente pour toi, Charlotte, elle sourit.

- Merci Hélène, je suis heureuse que tu sois revenue parmi nous.

Les deux jeunes femmes se serrent dans les bras l'une de l'autre encore quelques instants avant de se séparer sans parvenir à effacer le sourire de leurs lèvres.

- Il ne faut pas s'emballer, elle tempère. Rien n'est fait et je ne sais même pas si Charles aura envie de me voir.

- Si c'était le cas, j'irais moi-même le chercher par la peau des fesses, clame-t-elle.

L'enthousiasme de la Monégasque arrache un rire à l'étudiante même si elle n'ose pas confier à quel point elle doute du fait que Charles ait réellement envie d'elle dans sa vie.

Après tout elle ne pourrait pas lui en vouloir d'avoir été dégoûtée par toute cette expérience, elle-même a longtemps douté avant de tenter sa chance et il ne s'agit même pas de son monde. Charles s'est terriblement brûlé les ailes tout au long des mois qu'ils ont passés ensemble, personne ne peut se sortir indemne de pareille épreuve.

- Arrête de te faire du souci, râle Charlotte. Si tu pars en te persuadant qu'il va te rejeter, tu peux être sûre qu'il le fera, il faut avoir confiance en toi.

- D'accord, abdique Hélène. Par où est-ce que tu veux commencer ?

La Monégasque réfléchit un instant avant qu'une lueur maligne n'illumine son regard.

- Je suis la première que tu es allée voir en revenant à Monaco ? Elle questionne.

La Toulonnaise se contente d'acquiescer en réponse, Charlotte est celle qu'elle redoutait le moins de revoir.

- Très bien ! Je sais comment on va s'y prendre. Tu as des vêtements ? Il faut absolument que tu restes dormir ici ce soir.

- Hm, j'avais prévu de faire l'aller-retour dans la journée, Bruno m'attends en ville.

- Impossible, s'enflamme l'autre. Il va nous falloir au moins deux jours, je te ramènerais moi-même à Toulon demain s'il faut, s'il te plaît.

Devant le regard insistant de Charlotte Hélène se sent craqué en moins d'une minute. Désolé Bruno et merci d'être un si bon ami.

Qui la tuera sûrement quand il mettra la main sur elle.

- D'accord, elle souffle. Mais il faut absolument que je sois rentrée à Toulon demain soir, ce n'est pas négociable.

- Bien sûr ! Je te le promets ! Termine ton thé, il faut que je passe quelques appels et ensuite, on y va !

- Pour aller où ?

- Donne-moi cinq minutes !

Vingt-cinq minutes plus tard, Hélène n'est plus aussi certaine de la brillante idée de Charlotte alors que les deux jeunes femmes frappent à la porte d'un appartement qu'elle n'a jamais vue.

- Tu es sûre que c'est ici ? Elle demande.

- À 100%, Charles m'a emmené ici une fois.

- Et tu es sûre que c'est une bonne idée ?

- Puisque je te dis que oui Hélène, il faut profiter d'être sur une bonne lancée. Si tu n'y vas pas maintenant, tu ne le feras peut-être jamais.

Pas convaincue pour autant, elle regarde Charlotte appuyer une deuxième puis une troisième fois sur le bouton de la sonnette, lui faisant grincer des dents.

Il faut relativiser, si cela se passe mal, elle pourra toujours compter sur l'amitié de Charlotte pour ramasser son cœur brisé à la petite cuillère, c'est au moins ça de gagné.

- Je ne suis toujours pas fan du plan, elle tente.

- Ne t'inquiète pas, elle balaie de la main. Je ne vois pas ce qui pourrait mal se passer.

Alors qu'Hélène, elle, a une liste plus longue de seconde en seconde classée par ordre de gravité de toutes les choses qui pourrait mal tourner quand la porte s'ouvrira.

Si la porte s'ouvre.

Ce qui n'est pas une garantie.

- Pensée positive Hélène, je peux entendre ton cerveau paniquer depuis ici.

La brune lève les yeux au ciel.

- Je te ferais dire que ce n'est pas toi qui...

Avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase, la porte face à elle s'ouvre violemment, le battant venant claquer contre le bruit avec fracas et elle a à peine le temps de prendre d'une grande inspiration paniquée que deux bras solides l'enserrent et la plaque contre un torse chaud dans une étreinte brusque, mais tellement attendue.

- Je crus que tu ne reviendrais jamais, souffle une petite voix.

La surprise passée, Hélène esquisse un sourire alors que les larmes débordent de nouveau et qu'elle rend le câlin au centuple avant de chuchoter à son oreille.

- Oh Lando... Je suis de retour.

Oui, peut-être que finalement Charlotte à raison, il y a matière à positiver.



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Désolé ! Désolé les copains j'ai oublié de poster le chapitre !

J'ai vraiment terminé d'écrire le chapitre, je suis rentrée chez moi et j'ai oubliée :')

Alors que le chapitre est si positif ! Charlie et Charlotte sont enfin définitivement amies et Charlotte a reconstruit sa vie et elle est décidée à aider Hélène à en faire de même. C'est donc le début de la phase que j'ai appelée les « Week-ends à Monaco » et on commence par Lando qui, vous l'aurez deviné, a depuis longtemps oublié sa dernière dispute avec Hélène !

A tous ceux qui attendent le retour de Charles, encore un peu de patience cela arrivera très bientôt, mais il faut y aller par étape et pas tout d'un coup, l'histoire nous a prouvée que quand Charles et Hélène précipitent les choses ça ne marche pas très bien :')

D'ailleurs, comment pensez-vous que Charles sera quand Hélène le retrouvera ? Je serais curieuse de savoir !

En attendant de savoir, je vous souhaite une bonne soirée et à mardi prochain !

Bye les copains ! 

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