༄ Chapitre 30
Depuis l'intervention d'Azura, il y avait une espèce de malaise entre Dagon et moi, surtout que nous étions seuls dans la voiture en direction de la plage où nous avait donné rendez-vous Kanoa. Ce qui me dérangeait le plus dans cette histoire, c'était que je n'avais aucune idée à quoi cela pouvait être dû, oui, on avait été interrompus, mais ce n'était pas quelque chose de si étrange. Je me sentais aussi un peu coupable chaque fois que je croisais le regard d'Azura, je lui avais dit que j'allais arrêter cette histoire chaotique avec son père, pourtant à chaque fois je retombais dans le panneau. Il arrivait toujours à m'avoir d'une manière ou d'une autre. Je soupirai en regardant dehors. Et visiblement ça n'échappa pas au prince assis à côté de moi.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien d'important, dis-je en redémarrant quand le feu passa finalement au vert.
— Fous-toi de ma gueule, je t'en prie.
Le ton trahissait son agacement. Je lui jetai un regard fatigué, j'avais l'impression de ne plus rien pouvoir garder pour moi quand j'étais avec lui, de devoir tout lui dire à chaque fois. Alors que lui se murait dans le silence la plupart du temps. J'étais persuadée que s'il avait le don de lire dans les pensées il en aurait plus qu'abusé sur ma personne.
— Je t'assure que ce n'est rien d'important, je me pose juste des questions sur moi-même.
— Sur ta nature ?
— Non, sur ce que je ressens.
Devant me concentrer sur la route, je ne pus voir son expression face à cette réponse. Je savais que tout ce qui concernait les sentiments n'était pas une chose avec laquelle Dagon était à l'aise. Ce fut probablement pour ça que le silence reprit sa place entre nous. Nous ne tardâmes pas à arriver à Haleiwa Ali'i Beach, il n'y avait pas grand monde, une chance. Savait-on jamais si Dagon décidait de piquer une crise de nerfs et s'en prendre à Kanoa et sa mère ? Le barbu fut le premier à descendre, je l'imitai et fermai la voiture avant de marcher jusqu'à l'étendue sableuse qui donnait directement sur l'océan. Je devais avouer que j'avais fortement envie d'aller piquer une tête, l'eau était si bleue. Malheureusement ce n'était pas le moment pour ça, il fallait qu'on trouve le demi-Atlante et sa mère. On se mit donc à parcourir la plage l'un à côté de l'autre, nos doigts se frôlaient de temps en temps en une douce caresse. C'était agréable malgré que je ne laisse rien transparaitre sur moi.
Ce fut dans un coin réellement isolé de la plage que les deux parents nous attendaient. Kanoa nous avait effectivement dit vieillir, mais la différence avec la femme qui se tenait près de lui était réellement frappante. J'avais l'impression de voir un grand-père et sa petite-fille, c'était presque effrayant, pourtant cette femme était bel et bien sa mère. Elle n'était pas très grande, peut-être un peu plus d'un mètre soixante, de longs cheveux noirs et ondulés, sa peau était caramel, elle possédait un visage élégant sur lequel trônait une paire d'yeux bleu cobalt et des lèvres pulpeuses. En soi, comme tous Atlantes, cette femme était une véritable beauté. Discrètement, je zieutais en direction de Dagon, son expression s'était fermée et il avait reprit son attitude agressive, alors que cette femme ne se montrait aucunement hostile envers nous. J'avais vraiment envie de lui dire qu'il fallait qu'il cesse d'avoir ce genre de comportement, même envers les gens qu'il considérait comme des traitres.
— Prince Dagon, salua la femme en s'inclinant légèrement.
— Trêve de manière, Rogmë. Je n'ai pas besoin de la politesse d'une traitresse.
Je roulai les yeux et lui donnai un petit coup de coude pour qu'il cesse d'être si désagréable. Il me foudroya du regard, mais je le calculai à peine, plus occupée à fixer la femme qui me dévisageait aussi en retour. Elle pencha subtilement la tête vers la droite et je vis ses yeux m'observer de haut en bas.
— Et vous êtes ?
— Je...
— C'est ma femme, déclara Dagon.
Il me fallut quelques secondes avant que mon cerveau ne parvienne réellement à saisir l'information correctement. Il a dit quoi là ?! Ça me paraissait complètement surréaliste ce qui était en train de se passer et je ne devais pas être la seule à le penser au vu de l'expression qui animait le visage ridé de Kanoa. Je fus tellement abasourdie que je ne sus même pas quoi répliquer. J'aurais pu taper une crise, mais j'en étais totalement incapable. Dagon m'avait de nombreuses fois dit que j'étais à lui et à lui seul, mais au grand jamais il ne m'avait définie comme sa femme. Pas même comme sa maîtresse. Alors forcément, ça avait de quoi étonner. J'ignorai si c'était une manière de dire qu'il tenait un peu à moi – je ne pensais pas que ce soit de l'amour, nous parlions quand même de Dagon –, mais en tout cas, il était parvenu à me laisser sans voix.
— Mais je ne suis pas là pour parler de ma vie, fit-il soudainement, j'ai seulement une question à te poser, Rogmë.
— Je vous écoute.
— Sais-tu où se trouvent mon père et ma sœur ?
Je vis Rogmë serrer discrètement le tissu de sa robe, ce qui me fit légèrement plisser les yeux, je n'aimai pas ça, pas du tout même.
— Je ne sais pas où se trouve la princesse Kori, mais le roi...
— Quoi ? insista Dagon.
— Il n'est plus des nôtres. Je suis désolée...
Je restai coi. Ce n'était pas mon père, je ne le connaissais pas, mais je ne pus m'empêcher d'avoir une boule au ventre. Et pour la première fois depuis que je le connaissais, je vis Dagon complètement perdu. Il était devenu livide et avait les yeux écarquillés, comme s'il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Prudemment, je posai une de mes mains contre son bras pour essayer de le rassurer un peu, même si ça devait être inefficace, rien ne devait pouvoir atténuer les effets d'une nouvelle aussi tragique que celle-là.
— Tu mens, siffla-t-il avec haine.
— Pourquoi vous mentirais-je ?
— Il n'a pas pu mourir !
— Dagon...
Il était dans le déni total, visiblement, il avait beau en vouloir à son père, il ne voulait pas accepter sa mort. Il dégagea son bras d'un geste brusque et avec un bruit de gorge sinistre. Il s'éloigna à grandes enjambées, nous plantant tous sur place. Je m'excusai sommairement envers le fils et la mère avant de me mettre à lui courir après. Je le dépassai pour me mettre devant lui et l'arrêter, les mains tendues devant moi.
— Dagon, attends bon sang !
— Dégage, Aesma ! Je ne supporte pas qu'on me mente ! Si je reste là, je vais la tuer !
— Mais enfin, elle ne te ment pas, elle n'a aucune raison de le faire ! Je sais que ce n'est pas facile à accep...
Il me fit taire en me giflant brusquement. La claque avait résonné comme un coup de fouet, et avant que je n'aie pu le traiter de connard ou même porter ma main à mon visage, il me dégagea de son chemin, manquant de me faire tomber dans le sable. J'avais pu lire dans ses yeux un mélange de colère, de tristesse et de déni total. Ma propre colère mourut aussi vite qu'elle s'était réveillée. À la place, je vins m'emparer de son poignet pour l'arrêter une nouvelle fois, le faisant gronder d'agacement, pourtant, je ne faillis pas et le dévisageai silencieusement pendant une dizaine de secondes. Je rouvris finalement la bouche pour prononcer ces mots :
— Je suis désolée pour ton père, soufflai-je d'une voix compatissante, vraiment désolée.
Je ne pouvais pas me vanter de ressentir ce qu'il ressentait, mes deux parents étaient en vie. Même si j'avais été séparée d'eux, je savais qu'ils allaient bien, je n'avais jamais eu à faire face à la mort d'un parent proche, mes grands-parents paternels étaient décédés avant ma naissance et ceux de ma mère, je ne les connaissais tout simplement pas. Elle n'avait jamais eu de très bon rapport avec eux. Alors non, je ne pouvais imaginer la tempête qui devait frapper son cœur. La seule chose que je pouvais faire, c'était d'essayer de lui apporter mon soutien, bien que ce ne serait pas une mince à faire avec pareille tête de mule et notre relation chaotique.
Un sentiment d'incertitude s'empara de moi alors que je réfléchissais à la meilleure chose à faire. J'avais bien une idée, mais ce serait rompre moi-même la promesse que je m'étais faite de ne plus céder. Après de longues secondes de réflexion, durant lesquelles le prince était resté sans bouger, je fis tomber la distance qui nous séparait pour déposer mes lèvres sur les siennes. Cela eut l'effet de le calmer quelque peu, il passa une de ses grandes mains dans mon dos pour m'attirer plus contre lui. Ce qui n'était qu'un chaste baiser se transforma rapidement en échange affamé, presque sauvage. Je ne pus m'empêcher de gémir entre nos lèvres. Faisant grogner le prince, mais c'était un bruit d'excitation. Il dut me relâcher pour pouvoir respirer un peu. Je respirai fort et j'avais des papillons dans le ventre, j'avais fait ça pour le calmer et voilà que je me retrouvais à espérer qu'il se passe quelque chose d'autre. Je me trouvais infâme de penser à cela alors qu'on venait d'apprendre le décès de son père.
— J'ai tellement envie de te baiser, formula Dagon d'une voix rauque.
Visiblement, il n'était pas nécessaire que je me sente coupable, vu que le concerné avait les mêmes idées que moi. Remarque, ce n'était peut-être pas une bonne idée, il risquait de passer ses nerfs sur moi pendant l'acte.
— On va plutôt aller boire un verre, lui dis-je en quittant ses bras, amène-toi.
C'était tout ce que j'avais trouvé pour esquiver ce qui risquait d'arriver.
Même si je n'étais pas certaine que ce serait suffisant pour contenir le désir insatiable de Dagon pour moi.
***
Cela faisait près de deux heures qu'on était assis dans un bar et que Dagon descendait les verres de whisky comme s'il s'agissait d'eau. Lui qui avait tiré la gueule quand je lui en avais servi la veille y avait visiblement rapidement pris goût. Mais ce qui me surprenait le plus, c'était qu'il ne soit pas ivre, peut-être très légèrement éméché, mais rien de plus. Sa tolérance à l'alcool était, apparemment, bien supérieure à ce que j'avais imaginé. Je n'avais pas essayé de lui tirer les vers du nez, ça ne servait à rien, mais en le voyant boire de la sorte, je me disais que c'était peut-être le moment d'en savoir plus.
— Tu ne veux vraiment pas en parler ? lui demandai-je gentiment.
— Y a rien à dire, il n'est pas mort, c'est tout.
— Pourquoi tu refuses absolument cette idée ? Il me semblait que tu le détestais non.
Il y eut un petit silence alors qu'il avala une nouvelle gorgée d'alcool avant de reposer le verre sur la table.
— C'est vrai, m'accorda l'Atlante, je le déteste, mais ça n'empêche qu'il reste mon père. Alors si je ne l'entends pas de la bouche de Kori elle-même, je n'y croirai jamais et qu'est-ce qui aurait pu tuer un Atlante dans ce monde, hein ?
Je haussai les épaules pour lui dire que je n'en savais rien. Avant que je le voie briser un couteau en acier comme si de rien n'était, je ne savais pas que c'était inefficace contre nous. Par contre, avec ce qu'il venait de dire, je craignais qu'il ne reste éternellement dans le déni. Sa sœur était quelque part sur terre, mais nous n'avions aucune idée d'où. Et de toute façon, je n'étais pas certaine que Dagon veuille se lancer à sa recherche. La seule raison de sa présence ici, c'était moi. Alors inutile de m'étendre sur le sujet, ce serait comme essayer de casser un mur avec ma tête. Les mots que le prince avait prononcés sur la plage me revinrent alors en mémoire et je ne pus m'empêcher de lui poser la question.
— Alors comme ça, je suis ta femme ? Je ne crois pas avoir donné mon accord pour ça.
— Je ne te l'ai pas demandé, c'est un fait.
— Pourtant il n'y a pas eu de demande en mariage, ni même de mariage. Donc c'est un peu gonflé de me présenter comme ta femme, Dagon.
Je jouai avec le feu, je savais très bien que c'était un mâle dominant territorial, s'il disait quelque chose, alors, peu importe la bienséance, c'était comme ça. Sauf que j'étais moi aussi têtue, je ne voulais pas lui appartenir juste parce que ce prince capricieux et problématique l'avait décidé. Il se pencha en avant et posa ses avant-bras massifs sur la table, ses yeux brillaient d'un éclat prédateur et joueur, l'alcool rendant cela un peu plus intense.
— Quoi ? Tu t'attendais à ce que je me mette à genoux comme le font ces mâles humains et que je te demande de devenir ma femme ? Tu crois vraiment que c'est mon genre, Aesma ?
— Ce n'est peut-être pas ton genre, mais c'est comme ça que ça se fait ici, Monsieur le prince.
— Tu as mis au monde mes enfants, je crois que c'est largement suffisant pour dire que tu es à moi et uniquement à moi.
J'allais répliquer que je n'étais pas la seule à avoir mis au monde sa progéniture, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il se soit autant penché sur moi. Son souffle aux fragrances alcoolisées me caressa les lèvres et les joues. Nous étions assis dans un coin un peu à l'écart et les gens ne semblaient pas réellement faire attention à nous, et heureusement. Parce qu'il y avait clairement de la tension sexuelle entre nous à cet instant, et pas une petite. Ce genre d'ambiance qui n'échappait à personne lorsqu'elle s'installait. Je tressaillis en sentant une de ses mains chaudes se poser sur une de mes cuisses et la caresser, se perdant parfois vers l'intérieur, mais sans pour autant remonter trop haut. Mon souffle était devenu plus court et mon cœur battait fort dans ma poitrine, malgré que je fasse de gros efforts pour ne pas céder à la tentation.
— Il y a des gens, l'avertis-je.
— Je sais bien, mais on doit bien pouvoir trouver un coin tranquille. Et cette fois-ci, il n'y aura personne pour nous interrompre.
J'avais bien compris que le fait que Azura soit intervenue le matin même pour l'empêcher de me baiser – parce que oui, Dagon ne faisait pas l'amour – ne lui avait pas du tout plu. Une raison de plus pour que le père et la fille soient en mésentente. Mais je devais avouer que l'idée qu'il puisse me prendre sans être interrompu me paraissait particulièrement alléchante. J'exécrai une bonne partie de sa personnalité, mais s'il y avait bien une chose dont j'étais certaine, c'était que physiquement j'étais accro à ce connard. Pourtant, j'essayai vraiment de refouler cette envie grandissante de me jeter sur lui pour à nouveau pouvoir sentir sa peau contre la mienne et son corps dans le mien.
— Je n'ai pas dit que j'avais envie de ça, moi, dis-je en essayant d'être convaincante.
— Mais quelle vilaine menteuse, même si ta bouche dit le contraire, tout ton corps hurle qu'il a envie de moi. Il ne peut pas mentir lui.
En effet, mon corps était bien plus honnête que ma bouche. J'eus du mal à déglutir et je me mordis légèrement la lèvre inférieure. Oh et puis merde ! Du coin de l'œil, je repérai les toilettes, pas très glamour, mais nous ne serions certainement pas les premiers à nous envoyer en l'air dans un endroit comme celui-là. Je lui indiquai les lieux d'un mouvement de la tête et je le vis sourire de manière satisfaite. Ce regard et ce sourire m'incendiaient de l'intérieur, c'était presque effrayant d'avoir pareil pouvoir de séduction sans rien faire. Dagon se leva comme si de rien n'était pour se diriger vers les toilettes, j'attendis un peu avant de me lever à mon tour, je déposai de l'argent sur la table pour nos consommations et je rejoignis à mon tour les toilettes. À peine eus-je franchi le seuil que mon corps se retrouva plaqué contre celui du tatoué.
Sa bouche se referma sur la mienne alors que mon dos heurta la porte. Cherchant à tâtons le verrou, je verrouillai le panneau de bois pour que personne ne vienne nous déranger et surtout qu'on ne se fasse pas prendre. Nous langues valsaient ensemble de manières passionnées, je pouvais clairement dire que ce baiser était affamé, encore plus que celui de la plage. Ses lèvres libérèrent les miennes et avec un geste vif et précis, il fit passer mon débardeur derrière ma nuque, l'y laissant, mon soutien-gorge fut relevé de manière à ce qu'il puisse accéder à mes seins. Seins qu'il dévora de baisers, y plantant légèrement ses dents par moment, ce qui me tira des soupirs et autres gémissements de plaisir. Je couinai quand il attrapa un des petits bouts de chair durcis et percés entre ses dents, tirant légèrement dessus avant de le relâcher, histoire de mieux revenir l'aspirer entre ses lèvres.
Je sentais mon intimité pulser et s'humidifier à une vitesse folle, ou alors étais-je déjà mouillée avant même de rentrer dans ces toilettes ? Je préférais ne pas y penser, j'avais beau adorer ce qui se passait, ça faisait mal à mon égo de reconnaître que c'était définitivement le seul qui avait cet effet-là sur moi. Il déboutonna mon short en jeans et glissa sa main sous le tissu, ses doigts glissèrent entre mes replis humides. Sa bouche relâcha mon sein, qu'il torturait depuis de longues secondes, et il jeta un coup d'œil à ses doigts qu'il avait retiré de mon string. Ils luisaient et étaient collants, cette vision teinta mes joues d'une belle couleur rouge. Joues que Dagon lécha avant de me murmurer d'une voix rauque :
— Tu es si impatiente que ça de retrouver ma queue ? Avoue que tu aimes que je te baise, Aesma.
Ses mots m'électrisèrent couvrant ma peau d'une chair de poule bien visible. Mais même s'il avait raison, oui, j'avais envie de le sentir au plus profond de moi, je ne comptais pas rester sans rien faire. Ma main fraiche s'incrusta dans son pantalon pour aller se saisir de sa verge déjà gonflée par l'excitation, je la sentais palpiter et tressauter dans ma paume. Un grondement sourd fit vibrer la poitrine du prince, mais ce son me pénétra jusqu'à l'os, m'arrachant un sourire fier.
— Tu as beau dire ça, je vois que toi aussi tu es impatient.
Sans lui laisser la possibilité de répondre, je me mis à frotter son gland à l'aide de mon pouce, étalant le présperme qui gouttait. Ma main libre se chargea de déboutonner son pantalon et baisser sa braguette pour que je puisse sortir sa verge fièrement dressée. Étant plus libre de mes mouvements, je me mis alors à le caresser de manière terriblement lente. Douce torture que je lui imposai. Un nouveau bruit de gorge résonna au creux de mon oreille, comme un avertissement : celui de ne pas jouer avec lui. Je n'en tins pourtant compte, continuant de le caresser avec une lenteur infâme. Il n'en fallut pas plus pour que mon short se retrouve à mes chevilles et le tissu de mon sous-vêtement dégagea sur le côté pour permettre à ses doigts de pénétrer mes chairs trempées. Je rejetai la tête vers l'arrière en me mordant presque douloureusement la lèvre pour ne pas faire un bruit trop remarquable.
Le tatoué colla son front contre le mien, me regardant droit dans les yeux, un sourire torve au coin des lèvres. Son expression était indécente, mais elle me faisait me consumer de l'intérieur, il y avait tant de désir dans ses yeux que j'étais persuadée que je m'y noierais.
— Arrête de jouer avec moi, Aesma, m'enjoignit-il une fois de plus avant de laper mes lèvres avec une lenteur diabolique.
Je capturai sa langue avec mes dents avant de la sucer dans un bruit mouillé. Ses doigts se mirent à fouiller mon intimité pile à ce moment-là, il m'empêcha de gémir trop bruyamment à l'aide de sa bouche. Son pouce vint jouer sur mon clitoris, m'envoyant de longues décharges de plaisir dans tout le corps. Des bruits obscènes ne tardèrent pas à se faire entendre entre mes cuisses, mon excitation raisonnait au rythme des doigts de cet homme qui me faisait perdre pied.
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