SI JE DEVAIS GARDER UN SOUVENIR DE TOI
𝕾𝖎 𝖏𝖊 𝖉𝖊𝖛𝖆𝖎𝖘 𝖌𝖆𝖗𝖉𝖊𝖗 𝖚𝖓 𝖘𝖔𝖚𝖛𝖊𝖓𝖎𝖗 𝖉𝖊 𝖙𝖔𝖎
( ℌ𝔦𝔢𝔯 𝔢𝔫𝔠𝔬𝔯𝔢 𝔧'𝔞𝔳𝔞𝔦𝔰 𝔩𝔢𝔰 𝔶𝔢𝔲𝔵 𝔭𝔬𝔰𝔢́𝔰 𝔰𝔲𝔯 𝔱𝔬𝔫 𝔳𝔦𝔰𝔞𝔤𝔢 )
Vous pensez qu'on peut rencontrer les bonnes personnes, au mauvais moment ?
taekook
hurt/comfort
of sweethearts and breakup
5 memories about you
this oneshot is purely therapeutical, needed stuff out of my chest
implied sexual scenes
this was supposed to be short
this is a happy end pls don't cry
(ndla : j'ai l'impression que ce style-là est différent des autres os mais... j'ai écrit ça la nuit, the neighbourhood et "i wanna be yours" de artic monkey dans les oreilles, et je pense que j'avais des vieilles cicatrices à définitivement refermer. hope u still enjoy it !!)
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De toutes les façons qu'il s'était imaginé le revoir — dont il avait osé imaginé le revoir un jour, peut-être —, il ne pensait pas que ce serait au rayon fruits et légumes de son supermarché.
"Taehyung ?
Il avait cru mal entendre au début, perdu dans ses pensées et ce qu'il pourrait faire à manger pour quand ses parents viendraient dîner ce soir-là, mais la voix était familière — la chaleur et le réconfort qu'elle avait jadis apporté revenait fouetter son cœur comme les vagues sur les ports, même depuis tout ce temps —, alors il avait relevé la tête, un peu perplexe. Et, en croisant son regard, il avait manqué de lâcher les tomates qu'il avait à la main, tant la vision devant lui était saisissante.
"... Jeongguk ?
C'était un nom qu'il n'avait jamais imaginé reprononcer de nouveau, et pourtant le destin avait sûrement un drôle de sens de l'humour.
Il était là. Devant lui. Habillé en noir comme la dernière fois qu'il l'avait vu. Mais ce n'était pas sa nouvelle couleur de cheveux, les nouveaux bijoux à ses oreilles, ni même encore les formes intrigantes encrées sur ses avant-bras qui avaient attiré son attention. C'était...
Il avait changé. Ses joues étaient plus creusées, perdant cette rondeur innocente sur laquelle il aimait tant le taquiner ; il se tenait plus droit, prêt à défier du regard quiconque, cette confiance en soi émanant de lui comme le plus capiteux des parfums ; et surtout, c'était cette haine contre la terre entière qui s'était dissipée dans ses orbes, plus calme, plus maîtres de leurs émotions. Son aura avait changé, bien loin du Jeon Jeongguk du lycée, arrogant, prêt à se battre avec n'importe qui — mais dieu du ciel, ce qu'il était toujours aussi beau. Si ce n'était même plus, cette maturité qui embellissait ses traits avec une élégance certaine, ce sourire qu'il n'aimait montrer s'étirant avec grâce sur ses lèvres comme une seconde nature.
C'était le même qu'avant, et pourtant, il était si différent — les années avaient passé, la douleur et les souvenirs s'étaient fait muets, et il se tenait à présent devant lui comme un étranger. Toutes ces années, pour qu'ils se revoient dans le rayon d'un supermarché.
"Wow, souffla le jeune homme en faisant un pas en arrière pour mieux l'apprécier. Tu...
Tu as changé.
"Ça fait longtemps, répondit-il plutôt avec un sourire, que Jeongguk lui rendit non sans difficulté.
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1.
La nuit était belle, ce soir-là. L'air du printemps venait glisser sur son visage comme une douce caresse, tandis qu'ils sortaient du cinéma. Hoseok riait bien trop fort, Yoongi élaborait des théories avec Jimin sur la fin du film, mystérieux et incompréhensible parce que c'était Namjoon qui l'avait choisi, et Seokjin leur intimait de se presser un peu sinon il n'y aurait plus de place en terrasse de leur bar préféré, et tous avaient besoin d'une bière pour se remettre des images projetées sur le grand écran. Ils foulaient les pavés avec cette euphorie que tous avaient en sortant des salles sombres, quand on a du mal à se sortir de l'univers imaginaire auquel on venait d'assister, quand on avait cette envie sur la langue de vivre la vie pleinement, comme dans un film hollywoodien.
La nuit était belle, la lune se reflétait dans le clapotis du fleuve, et c'était juste sept imbéciles heureux qui déambulaient dans les rues avec ce sourire impossible sur les lèvres. Les partiels approchaient, ils avaient une montagne de travail à faire, mais l'espace d'une soirée, rien n'importait, juste leur rire et leur chaleur et les piques acerbes de Yoongi et Hoseok qui commandait trop de verres alors qu'il savait qu'il ne tolérait pas l'alcool.
Taehyung avait encore ce rictus sur ses lippes, observant quelques pas en arrière Jimin se plaindre que Seokjin ne voulait pas le porter sur son dos, les bonnes étoiles qui protégeaient leur jeunesse se miroitant dans ses yeux. Jeongguk marchait à côté de lui, sa présence presque électrique, et il avait encore l'impression de sentir sa peau contre la sienne — quand il lui avait pris la main pendant le film, et qu'il avait tout fait pour éviter de croiser son regard, craignant la réaction qu'il pourrait avoir.
Du coin de l'œil, il le voyait prendre sa respiration, faire un mouvement, hésiter, avant que, enfin :
"Attends, lui souffla Jeongguk, si bas qu'il aurait pu ne pas l'entendre, si ce n'était pour ses doigts frais autour de son poignet pour le retenir.
Pour l'empêcher qu'il ne gravite trop loin de lui.
Taehyung se retourna, et la lune était grandiose et poétique au-dessus d'eux, les néons illuminaient quelques mèches de ses cheveux — et puis des lèvres contre les siennes, des bras autour de son cou, sa chaleur contre la sienne, son souffle près du sien. Cette parenthèse bienheureuse qui, il le savait déjà, à ce moment, du haut de ses vingt printemps, qu'il chérirait pour toujours. C'était les mains du noiraud dans le bas de son dos et contre sa joue, tremblantes d'abord puis plus sûres, plus fermes. C'était son sourire contre ses lippes — Taehyung mentirait s'il n'avait pas lâché quelques gloussements de bonheur magmatique lui aussi... et c'était les cris d'Hoseok au loin, les rires et les sifflements de ses amis, les "je le savais !" surexcités de Jimin, la plainte de Namjoon qui leur disaient qu'ils pourraient se bécoter autant qu'ils voulaient une fois qu'ils seraient installés et qu'ils auraient un verre à la main.
Et perdu dans l'animation du bar ce soir-là, Taehyung laissa sa tête tomber contre l'épaule de Jeongguk. Et ce fut ainsi que tout commença.
2.
"Jeongguk ! cria Taehyung en riant, courant à en perdre haleine.
Tout avait commencé quand il avait détruit d'un coup de pied joueur le château de sable de son petit ami. Les coquillages étaient inconfortables contre ses pieds à présent, mais il l'avait sûrement bien cherché, courant à en perdre haleine le long de la plage de sable chaud, n'ayant cure si ses gloussements attiraient quelques regards mauvais des autres touristes. Jeongguk courait derrière lui, son rire tout aussi contagieux :
"Attends que je t'attrape ! cria le plus jeune par-dessus le vent, et Taehyung esquiva un cerf-volant, un enfant qui pataugeait dans l'eau, pour continuer de tenter de lui échapper, la joie volcanique éruptant dans sa poitrine comme ces bulles d'air qui éclatent à la surface.
C'était ce sentiment de liberté aussi, ce sentiment de pouvoir conquérir le monde s'ils voulaient, cette jeunesse parant leurs yeux rieurs comme les rayons du soleil embrassaient leurs peaux. Invincibles. Intouchables. Graciés par les dieux. Leurs grandes ailes poussant dans le dos, goûtant cette évasion au goût sucré avant que les responsabilités ne leur tombent dessus. Mais sûrement que Taehyung avait oublié que son petit copain avait pris du muscle et qu'il était beaucoup plus rapide que lui, tenté un moment de rentrer dans l'équipe d'athlétisme, puisque l'instant d'après, il se sentit soulevé du sol avec un petit cri de surprise, balancé sur d'une épaule comme un sac de farine.
"Repose-moi ! cria-t-il en tapant des poings sur le dos musclé de Jeongguk, mais ses mots étaient hachés par ses rires, et le noiraud avançait, déterminé, en direction de la mer, laissait les premières vagues lécher ses chevilles —
— avant de lâcher promptement son paquet dans l'eau.
Taehyung surgit en hoquetant, rejetant ses cheveux trempés en arrière, alors que Jeongguk riait à gorge déployée, se tenant le ventre sous les spasmes d'euphorie. Il était beau. Il était beau et si innocent comme cela, si jeune, si pur, et Taehyung aurait pu se perdre encore une fois dans la magnificence de son sourire et la grâce de ses yeux, mais il avait une mission de vengeance à accomplir.
Et ils se chamaillèrent un moment dans l'eau, comme de grands enfants qui avaient encore cette part de naïveté en eux, et Taehyung prenait un malin plaisir à couler son petit-copain encore et encore. Jusqu'à ce que, à bout de souffle, ils s'accrochèrent l'un à l'autre comme des bouées de sauvetage, comme des astres gravitant l'un autour de l'autre tel des aimants, magnétique attraction qu'était la leur, retombant encore et toujours dans les bras de l'autre, à chaque fois, inlassablement. Les respirations se calmant et appréciant la chaleur de l'après-midi, le ciel dégagé et les soucis loin, loin de cette petite bulle de fantaisie. Jeongguk aurait pu lui demander de s'enfuir à l'autre bout du monde, à cet instant-là, il aurait dit oui sans hésiter.
Front contre front, tournant doucement dans l'eau, les bras de Taehyung autour de sa nuque et ceux de Jeongguk autour de ses hanches, humant le dernier tube de l'été sans vraiment en comprendre les paroles. C'était... c'était juste profiter de chaque instant, profiter de l'autre comme s'il n'y avait pas de lendemain, et le jeune éphèbe était sûrement l'homme le plus heureux du monde.
Il embrassa le bout du nez de Jeongguk, manquant de faire une remarque le goût salé de sa peau, avant de descendre plus bas et de capturer doucement ses lèvres. Les doigts de Jeongguk dessinaient des arabesques aquatiques sur sa peau, et il lui rendit son sourire, si doux et si pur, que Taehyung ne put s'empêcher de l'embrasser à nouveau.
"J'ai envie qu'on soit bien, comme ça, toute notre vie.
... Que leur restait-il de tout cela, à présent ?
3.
J'arrive.
Le message avait été envoyé d'ores et déjà il y a une dizaine de minutes, mais toujours aucun signe de son petit-ami, et le jeune homme commençait à perdre patience. La nuit était beaucoup trop fraîche pour qu'il l'attende indéfiniment, et, les yeux encore baignés de larmes, il se dit qu'il fallait qu'il parte le plus vite possible de cet endroit histoire de ne pas perdre pied.
Le brun se tenait devant la maison de ses parents, dehors, comme un étranger, comme l'enfant prodige qui venait d'être renié — son père lui crachant ses paroles viles et malhonnêtes qu'il n'avait entendu que trop de fois, ses yeux déviant vers le profil de sa mère pour y chercher du réconfort mais n'y trouvant qu'un hochement de tête approbateur qui faisait presque plus mal que les mots dégoulinant de haine et de poison.
Ils allaient mieux, maintenant, s'étaient réconciliés sur tous ces non-dits. Mais à l'époque... Taehyung était comme Jeongguk, jeune et en colère contre le monde entier, et certaines piques le hantaient encore la nuit.
Le Taehyung de maintenant se souviendrait de cette nuit probablement pour le restant de ses jours, comment il avait enroulé les bras autour de lui-même, trop fier pour retourner dans la maison pour prendre une veste et risquer de croiser de nouveau le regard de son paternel ; comment il avait envoyé un message à la seule personne qui comptait le plus au monde à cet instant, le suppliant de le sortir d'ici. Il avait l'impression qu'il ne pouvait plus respirer s'il restait une minute de plus devant la porte de sa maison.
Mais avant qu'il n'ait pu le temps de pester contre son petit-ami pour son manque de ponctualité, il entendit le bruit du moteur reconnaissable, au loin, et, un battement de cils plus tard, la moto noire, rutilante et dangereuse que Jeongguk s'était offert pour son anniversaire se gara devant lui.
La situation ne s'y prêtait pas, il ne savait, mais Taehyung n'avait pu que laisser ses yeux contempler le profil plongé dans le cuir du bel éphèbe. Il était beau — combien de fois allait-il se le répéter ? — alors qu'il enlevait son casque, les mèches noires un peu trop longues tombant devant ses yeux inquiets, alors qu'en deux grandes enjambées, les mains chaudes du jeune homme entouraient ses joues.
Leurs regards se croisèrent, et Taehyung n'avait pas besoin de lui dire ce qu'il s'était passé. Jeongguk le comprenait que trop bien, et c'était flippant de savoir qu'il pouvait lire en lui comme dans un livre, mais... mais cela ne le dérangeait pas plus que cela. Là, baignés dans la lumière des lampadaires, il avait l'impression que c'était la personne qui était la seule à le comprendre.
"Je vais le tuer, grogna Jeongguk après quelques instants de silence et une larme silencieuse roulant sur sa joue.
"Amour, supplia-t-il en le retenant par la manche. Non. Laisse, ça n'en vaut pas la peine.
"Dis-moi ce que tu veux que je fasse alors, implora le noireau en retour, le cœur brisé rien que de voir les traits de son amant déformés par la tristesse.
Le brun enfouit son visage dans le cou de son tendre et cher, sachant pertinemment que sa mère serait en train de les épier depuis la fenêtre de la cuisine.
"Emmène-moi loin d'ici. N'importe où, mais loin d'ici.
Un baiser chaste sur ses lèvres, Jeongguk qui lui donne sa veste en cuir après quelques protestations, ses doigts sous son menton accrochant son casque, un coup de moteur, et les voilà zigzaguant entre les voitures, les bras de Taehyung autour du torse du conducteur, si proche de lui qu'il ne sentait presque plus le vent, bercé par les lumières de la ville qui coulaient sur eux.
N'importe où tu iras, je serais avec toi, lui avait-il chuchoté à un feu rouge, une main caressant dans un geste aimant son genou.
Et ce soir-là, Taehyung avait eu l'impression qu'ils auraient pu sillonner le pays à moto, aucune limite à part l'horizon, et leurs cœurs réchauffant l'un l'autre.
4.
Les moments post-coït étaient toujours ceux où Taehyung était le plus émotif. Il y avait quelque chose de si beau que de ne faire qu'un, de laisser sa vulnérabilité de côté pour embraser d'un regard le corps de l'autre, pour être le seul gardien de ses soupirs et de ses caresses. Peut-être que c'était aussi dû au fait que Jeongguk l'avait chevauché à l'en faire pleurer, griffant son épiderme et mordillant ses boutons de chair dans la plus douce des tortures. C'était souvent quand la vague orgasmique avait heurté de plein fouet sa digue, se retirant encore lentement, quand l'acmé délicieuse bourdonnait encore bassement dans ses veines, quand Jeongguk retombait, épuisé, contre son torse pour se blottir contre son cou dans un soupir de contentement, leurs respirations encore haletantes... qu'il se rendait compte à quel point il l'aimait.
C'était terrifiant de s'y faire à l'idée, lui qui avait toujours craint que vivre pour le restant de ses jours avec quelqu'un signifiait qu'il allait tomber dans une routine lassante. Lui qui fuyait comme la peste le sérieux des relations. Mais là, caressant les mèches de son amant alors que celui-ci luttait contre le sommeil qui gagnait ses paupières... cela faisait du sens. Jeongguk était bien plus pour lui que ce que n'importe quel mot pourrait décrire, et sûrement qu'ils étaient trop jeunes pour savoir de quoi serait fait le futur, mais... mais cela faisait du sens. De l'aimer. De mettre tout son amour en une seule personne et la garder près de soi, tout le temps, à chaque instant, et de se dire que la chaleur de ses bras était incomparable à celle des autres.
C'était terrifiant, oui, forcément, parce qu'il y avait encore une petite part frêle au fond de lui qui lui murmurait, haïssable, que le garçon contre son torse ne ressentait pas la même chose pour lui. Et il savait que c'était faux — voyait ses regards, voyait son sourire, voyait ses étreintes —, mais son cœur n'était pas aussi fort qu'il l'espérait pour endurer un rejet.
Et alors que la respiration du plus jeune était de plus en plus calme et posée, les cils caressant les vallées de ses joues, Taehyung décida de faire le grand saut. Sûrement était-il lâche de le faire alors que Jeongguk était assoupi, mais il savait qu'il lui faudrait bien trop de courage pour le dire sous le regard de ses orbes charbons.
Alors, glissant une mèche ébène derrière l'oreille de la beauté endormi sur lui, il murmura contre ses cheveux :
"Je t'aime.
Et dieu que c'était libérateur, de dire ces mots, ces trois petits mots qui pourraient pourtant changer sa vie à jamais. Qui avaient changé sa vie, au moment où il avait rendu le sourire à ce garçon un peu timide assis à côté de lui. Les moments post-coït étaient toujours ceux où il était le plus émotif, et s'il lâcha une respiration hachée et qu'une larme scintilla au coin de ses yeux, c'était un secret que la nuit, sa confidente, était prête à accepter.
Mais tandis qu'il allait s'endormir à son tour, rejoignant Jeongguk dans les bras de Morphée, ce-dernier serra un peu plus son bras autour de son torse, et, manquant un reniflement, embrassa chastement son cou, juste au niveau de pouls :
"Je t'aime aussi.
Ils étaient jeunes, ils étaient libres, ils étaient idiots ; et que la lune leur en soit témoin, ils étaient amoureux.
5.
Le dernier souvenir de lui était celui dont il voulait le moins se remémorer. Des larmes dévalant ses joues, un "je suis désolé" sur ses lippes, et le pire dans tout cela, c'était que Taehyung savait, au plus profond de lui, qu'il l'était vraiment. Que tout cela n'était qu'un malheureux concours de circonstances. S'ils avaient eu plus de temps, s'ils avaient les bons choix... Ils ne seraient pas là, à se dire au revoir et goûtant pour la dernière fois au parfum salé de ses lèvres.
Ils auraient pu être bien plus que cela.
Bonne personne, mauvais moment.
Et il y en avait encore mille autres. Mille autres fragments d'infinis, de cette vie heureuse qu'il avait eu à ses côtés, mille éclats des étoiles que Jeongguk avait décroché rien que pour lui, et Taehyung ne pouvait vraisemblablement tous les nommer. Le premier cinéma qu'ils avaient fait ensemble — il avait même encore le ticket — ; quand il l'avait pris en bouche dans les toilettes miteux d'une boîte de nuit aux néons trop flashy ; quand ils conduisaient le soir dans les rues de la ville et qu'ils criaient à tue-tête les paroles d'une chanson avec un rire fébrile ; quand Taehyung avait tenté de lui teindre les cheveux dans la baignoire, laissant quelques tâches sur la céramique et quelques baisers volés ; quand ils avaient bu d'une traite la première bière à ce festival underground, faisant la course pour celui qui finirait en premier ; quand Jeongguk l'avait emmené dans un champ de fleur mais qu'il n'avait cueilli aucune tulipe, trop occupé à admirer son petit-ami ; quand il avait retrouvé une lettre d'amour écrite sur une partition sur son paillasson après leur première dispute ; quand ils avaient sauté, main dans la main, de cette falaise pour plonger dans l'eau turquoise avec leurs amis qui les attendaient en contre-bas ; quand... quand...
Il n'en avait pas de préféré, tous se mélangeant alors que Jeon Jeongguk, 7 ans après qu'ils s'étaient quittés, se tenait devant lui, avec un regard qu'il ne pensait jamais revoir.
Mais s'il devait en choisir qu'un seul, c'était celui-ci : lui, sa main dans la sienne, un sourire, un pétillement de pupille, et son amour sur les lèvres.
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La sonnerie retentit dans le salon et Taehyung vérifia une dernière fois son reflet dans le miroir avec appréhension. Ce qui était ridicule, en fin de compte. Ce n'était pas comme si... C'était Jeongguk. Rien que Jeongguk. Comme au bon vieux temps.
Quand il l'avait croisé dans ce rayon de supermarché, si différent et pourtant le même qu'il y a 7 ans, la seule chose à laquelle il avait pensé était de le revoir. Quelque part qui n'impliquerait pas des fruits et des légumes et une conversation inconfortable entre des clients, les observant du coin de l'œil avec un air médusé. Et, au-delà d'être l'homme qui l'avait comblé de bonheur les plus belles années de sa jeunesse, il avait été son meilleur ami, aussi.
Ils s'étaient quittés en se promettant de s'écrire pour convenir d'une date pour prendre l'apéro chez l'aîné ; et quand Taehyung s'était rendu compte qu'il n'avait pas changé de numéro, il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas remonter les conversations, lire les anciens messages, et replonger dans cette nostalgie qui avait consumé son cœur que trop de fois. Il ne se laisserait pas perdre dans ces mots doux, dans les vieux je t'aime, et il ne laisserait pas les larmes tomber de nouveau sur son écran fissuré. Cela faisait 7 ans. Cela faisait bien trop longtemps.
Quand il ouvrit la porte, Jeongguk avait l'air d'être encore plus beau de quand il l'avait vu il y a quelques jours, malgré l'éclairage cru de son porche. Elégant. Toujours en noir, mais de cette sobriété qui lui allait bien au teint. Et s'il ne le connaissait pas aussi bien, sûrement n'aurait-il pas décelé l'once d'angoisse que son corps laissait transparaître.
"Hi, souffla le nouvellement blond avec un petit sourire.
"Tu es pile à l'heure, dit-il en lui rendant son rictus.
Il le laissa rentrer, tandis que le jeune homme pointa la bouteille qu'il avait à la main :
"Tu aimes toujours le vin blanc ?
C'était un Monbazillac 1990. Son préféré. Il eut le souffle un peu coupé en réalisant que, depuis tout ce temps, il s'en souvenait toujours. Il camoufla son émotion en cherchant deux verres à pied et en le conviant à s'installer sur le grand canapé du salon, mais son esprit bourdonnait. Dehors, par les grandes baies vitrées qui baignaient de lumière tout l'espace, les étoiles commençaient à scintiller.
"Je suis content de te revoir.
"Moi aussi, sourit Jeongguk.
Ils échangèrent quelques banalités — comment allaient ses parents, que le disque de jazz qu'il avait mis en fond sonore était l'un de ses préférés —, avant que Taehyung ne lui pose la question qui lui brûlait les lèvres.
"Dis-moi alors, Gguk. Comment tu vas depuis tout ce temps ?
Le jeune homme eut un léger temps d'arrêt, surpris, alors qu'il se penchait prendre son verre.
"Ça fait longtemps que tu m'as pas appelé comme ça.
"Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas parlé non plus, répondit-il doucement.
Ils échangèrent un regard, avant que Jeongguk ne se râcle la gorge.
"Ecoute, ça va. Niveau professionnel, j'ai monté ma boîte en paramédical. Je m'éclate, on est bien positionné sur le marché, et avec l'aide de Namjoon-hyung, on va peut-être prochainement entrer en bourse.
Taehyung écarta les yeux, étonné. Il n'avait jamais manqué d'ambition, mais de là à réussir avec tant de facilité...
"C'est génial ! Je suis vraiment content pour toi.
"Merci, hyung, souffla-t-il.
Taehyung ne laissa rien transparaître, mais... cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas appelé comme cela. Chassez le naturel, et il revient au galop, comme on dit.
"Et niveau amour... j'ai rompu mes fiançailles.
"Oh.
Jeongguk haussa les épaules.
"Disons que je me suis rendu compte que ce n'était pas la personne avec qui je voulais passer le restant de mes jours.
Son regard s'était assombri en se posant sur le profil du brun, et Taehyung devait faire des efforts considérables pour ne pas lire à travers ses mots, pour ne pas comprendre une insinuation qui n'y était pas. Pourquoi lui disait-il cela ?
"Et toi ? demanda-t-il en retour en prenant une gorgée de son verre. Les seules nouvelles de toi que j'ai eu depuis tout ce temps, c'était par le biais de Jimin.
Taehyung baissa les yeux avec un sourire.
"Je ne sais pas ce qu'il t'a raconté, mais je suis associé dans un cabinet d'architecte. On a de gros projets sur le feu, donc je suis pas mal occupé en ce moment, mais j'aime ça. Un peu la pression parce que ce sont des immeubles conçus pour le quartier d'affaires, donc je bosse souvent tard, mais c'est ce que j'ai toujours voulu faire, alors je me plains pas.
"Et en amour ?
Décelait-il une pointe d'appréhension dans sa question ?
"Je n'ai personne en ce moment. Comme je te l'ai dit, je suis un peu occupé, je n'ai pas la patience de faire de nouvelles rencontres, dit-il avec un petit rire qu'il espérait être naturel.
Jeongguk eu au moins la décence de lancer un nouveau sujet, parvenant à trahir les signes précoces de l'inconfort. N'avaient-ils donc pas changé en 7 ans, pour réussir à encore lire en l'autre comme dans un livre ouvert ? Ils parlèrent longtemps, de leurs amis surtout — d'Hoseok qui allait avoir un bébé, de Yoongi qui excellait dans la musique. Même points de référence, et pourtant, des vies à des milliards d'années l'une de l'autres, eux qui jadis orbitaient autour de l'autre aussi naturellement que la Lune tournait autour de la Terre. S'ils ne s'étaient pas croisés dans ce supermarché — si Jeongguk n'avait pas eu le courage d'appeler son nom —, se seraient-ils jamais revus ? Peut-être au mariage d'un de leurs amis, qui sait. Se seraient-ils observés de loin, n'osant faire le premier pas ? Aurait-il été accompagné de sa fiancée ?
"Hyung ? demanda-t-il soudain. Je peux... Je peux te poser une question ?
"Hmm, répliqua-t-il en reposant son verre sur la table basse en bois massif.
"Cette maison. Est-ce que c'était celle que tu avais dessiné pour nous deux ?
Son regard était sombre, et le temps sembla s'être arrêté. Silence.
Il se souvenait, des premiers plans qu'il avait présentés à son petit-copain avec un sourire timide. Ce rêve peut-être inespéré, cet espoir de vivre un jour ensemble. De construire leur maison. De grandir, de devenir vieux. Mais ce n'était à l'époque qu'un songe. Une utopie. Un rêve de deux gosses amoureux.
Mais Jeongguk l'avait reconnu. La façade. Les détails. L'agencement des pièces. Ces grandes baies vitrées. Combien de fois s'était-il installé derrière lui, posant son menton sur son épaule et l'observant dessiner sur sa tablette graphique, ajouter les dimensions, et s'imaginer un futur ? Avait-il été trop naïf pour croire que leurs plans sur la comète s'accompliraient un jour ?
Alors oui, il avait été égoïste. Il avait fait construire la maison de ses rêves, parce qu'avec ou sans Jeongguk, c'était un projet sur lequel il avait bossé depuis qu'il était môme. Et même s'il avait toujours l'impression que le fantôme de son passé, le fantôme de ce que cette vie aurait pu être à deux, errait entre ces murs, au moins avait-il réussir à achever quelque chose. Cela faisait mal, certains matins. De se réveiller dans ce lit et de savoir qu'il ne serait jamais complètement entier. Parce que cette maison était destinée pour son premier amour, et son premier amour se tenait devant lui à présent, et tout était beaucoup trop confus dans sa tête.
Jeongguk le regardait toujours, de ses orbes si intenses qu'il aurait pu perdre la raison rien qu'en les admirant, attendant une réponse, attendant une confirmation de ses doutes. Sa main crispée autour de son verre. La mâchoire serrée.
"Gguk...
"Est-ce que c'est elle, hyung ?
Il n'y avait aucune once de méchanceté dans sa voix, juste de la pure curiosité teintée à une once de désespoir, mais Taehyung avait peur d'admettre la vérité. Comme il avait eu peur de lui dire ce premier je t'aime qui avait pourtant changé leur vie.
"Oui, souffla-t-il, détournant le regard.
Il entendit un froissement de vêtements, et... et deux doigts sous son menton, l'obligeant à lever les yeux et à rencontrer les siens, magmatiques. Ils étaient proches, et Taehyung retint le frisson qui parcouru son échine face à ce contact si lointain et si familier. Et leurs yeux parlèrent. Chantèrent. Se dirent dans de choses, des choses qu'ils auraient dû se dire il y a si longtemps, des choses qu'il était peut-être trop tard à avouer. Ils restèrent ainsi, silencieux, se contemplant l'un l'autre, et les prunelles de Taehyung commençaient à être brillantes de larmes, et il s'était promis qu'il ne ressentait plus rien, qu'il avait la page depuis tout ce temps. Mais voilà que Jeongguk débarquait à l'improviste dans sa vie depuis des années, et tout était remis en question.
Et puis... des lèvres sur les siennes. Légères. Douces. Agressives, peut-être aussi. C'était comme si le jeune homme revoyait le monde en couleur, comme si rien n'avait changé au final, comme si Jeongguk avait toujours été à ses côtés, et il fut retransporté, l'espace d'un instant, à cette fameuse nuit devant le cinéma où ils avaient échangé le premier baiser d'une longue série. Pouvait presque entendre encore d'ici les ricanements d'Hoseok, au loin, puisque c'était comme s'ils étaient des adolescents de nouveau. Mais... plus sûrs d'eux. Moins hésitants. La main de Jeongguk était chaude contre sa joue, ses lippes étaient avides contre les siennes, sa respiration comme un chant dont il se souvenait de toutes les paroles.
Taehyung mouva pour s'asseoir sur ses genoux — après quelques secondes ? quelques heures ? le temps se jouait de son esprit —, et les grandes mains de Jeongguk le stabilisèrent par la taille, comme il l'avait fait tant de fois déjà, et le jeune homme gémit un frisson dans sa bouche.
"Tu m'as manqué, chuchota-t-il contre sa peau, alors qu'il embrassait ses lèvres, ses joues, son nez, le coin de ses yeux.
"Je suis là, amour, grogna le plus jeune contre son cou.
Avant de se figer en se rendant compte du surnom qu'il lui avait donné.
"Taehyung, je—
"Tais-toi, souffla-t-il. Laisse-moi t'avoir. Pour cette nuit.
Un regard. Une promesse. Un souvenir volé contre ses lèvres.
Ils firent l'amour sur le canapé, ce soir-là. L'album de jazz que Taehyung avait mis s'était fini depuis longtemps, alors ce n'était qu'eux, les ténèbres de la nuit et les murmures de leurs peaux, Jeongguk embrassant ses clavicules comme il aimait tant le faire, l'aîné chevauchant son ancien amant avec cette réminiscence du bon temps. C'était familier, comme une routine qu'on peut reproduire à la perfection même après des années sans avoir dansé ; c'était un ballet qu'ils avaient inventé, qu'ils avaient créé, et dont Taehyung ne perdait pas une miette. Ignorant de quoi serait fait le lendemain.
Alors, dans la semi-pénombre du salon qu'il avait crée pour eux, il se délecta des gémissements de Jeongguk, de ses yeux clos, de sa tête rejetée en arrière et de ses grognements, de ses mains qui laisseraient des traces sur ses hanches, juste pour se prouver qu'il n'avait pas rêvé. Il se délecta de son parfum, du goût de ses lèvres, du salé de sa peau, du râle contre son oreille quand Taehyung accompagna ses va-et-vient d'un roulement de bassin. Il se délecta de tout cela, mais il se perdit plus de fois qu'il ne pouvait compter dans le plaisir, dans la tentation, dans les mouvements puissants de son amant, rejetant à son tour la tête en arrière, papillonnant des yeux et laissant la luxure le submerger.
Bientôt, ils jouirent tous les deux, les râles de l'autre comme de la musique à ses oreilles, et l'autre chanta avec lui, venant à son tour contre leurs torses ; avant d'enfouir son visage dans le cou de Jeongguk, le chevauchant toujours, le blond laissant des baisers chastes sur sa tempe, ses pouces dessinant les mêmes arabesques sur sa peau. Il ferma les paupières un instant, le temps de reprendre sa respiration, et avant qu'il ne se rendit compte, il s'endormit. Ses rêves furent plus doux qu'ils ne l'avaient été depuis longtemps, cette nuit-là.
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Quand il se réveilla, il pensait être seul. Il s'imaginait déjà comment Jeongguk s'était levé avant lui pour leur éviter à tous deux une discussion embarrassante. Ce n'était qu'un coup d'un soir. Qu'un moment de faiblesse de deux hommes qui voulaient revivre leurs souvenirs, l'espace d'une nuit, de se replonger dans la familiarité des baisers de l'autre et de croire que rien n'avait changé depuis tout ce temps, comme s'ils ne s'étaient jamais quittés.
Mais tout avait changé. Ils s'étaient quittés, ils s'étaient éloignés, Jeongguk avait eu une fiancée, et tout ce qu'il savait de lui était les bribes d'informations de ses amis. C'était devenu un inconnu. Un étranger au sourire qu'il avait longtemps chéri.
Il ne s'attendait pas, en revanche, à sentir une main caresser doucement son épaule, comme un murmure, une danse légère sur son épiderme, tandis qu'il sortait lentement des bras de Morphée. Était-ce un rêve ? Une illusion ? Était-il mort, était-il au paradis ?
Il eut le souffle coupé quand ses yeux se posèrent sur le profil de Jeongguk. Là, redressé sur son coude, le sourire tendre, et sa main qui dessinait toujours ces mêmes runes sur sa peau. Il était magnifique, baigné dans la lumière matinale, les rayons du soleil auréolant ses cheveux blonds dans une couronne cuprifère. Et, plus que tout, il était resté.
"Hey, murmura-t-il doucement, comme s'il ne voulait pas troubler la tranquillité du moment, se délectant de la façon dont le plus jeune rencontre immédiatement ses yeux, un sourire timide s'étirant sur ses lippes.
"Hey, répondit-il dans un souffle.
Ils étaient bien, là.
"J'espère que... j'espère que tu ne m'en veux pas ? D'être resté ?
Sa voix était plus faible, saupoudrée d'une pointe d'insécurité, et il était beaucoup trop tôt pour que le cœur de Taehyung fasse des bonds dans sa poitrine. Peut-être qu'en fin de compte, il n'avait pas tant changé que cela. Toujours le même gamin qui voulait bien faire, qui le regardait avec des grands yeux, qui voulait plaire à tout le monde.
"Je voulais que tu restes, admis Taehyung dans un chuchotement, à moitié étouffé par l'oreiller.
Ils s'embrassèrent encore, après ça. Peau contre peau. Mais le baiser avait un goût différent, plus lent, moins pressé, appréciant la chaleur de ce matin. Taehyung avait peur que tout cela s'arrête, peur que ce n'était qu'un songe doucereux, alors il profitait de chaque instant, admirait chaque grain de beauté, chaque micro expression de son ancien amant.
"Et maintenant ? souffla-t-il, brisant le silence apaisant.
Ils étaient front contre front, le bras de Jeongguk autour de sa taille comme s'il n'avait jamais changé de position.
C'était la question fatidique. La question qu'il appréhendait. Peut-être que Jeongguk se jouait de lui, disait encore cette petite voix vile et détestable au fond de lui. Peut-être avait-il trop espéré. Il s'attendait à ce que le blond sorte du lit, claque la porte derrière lui, et qu'il s'écoule encore 7 ans avant qu'il ne puisse le revoir à nouveau.
"Tu m'as tellement manqué, murmura Jeongguk contre ses lèvres, son visage si proche qu'il pouvait lire chaque émotion dans ses orbes. Si tu veux la vérité... j'ai rompu mes fiançailles parce que je n'arrivais pas à t'oublier. Cela fait si longtemps, hyung, et pourtant tu fais toujours parti de moi.
Sa respiration se bloqua, et le plus jeune prit cela comme un signe de continuer, d'avouer tout ce qu'il avait sur le cœur avant que la réalité ne vienne les percuter à pleine vitesse.
"J'ai envie de recommencer, si tu veux bien de moi. Je sais qu'on s'est fait du mal, mais...
Il déglutit, et avec le même courage que Taehyung avait eu quand il avait dit je t'aime pour la première fois :
"J'ai envie de recommencer, répéta-t-il. Et cette fois, je ne te laisserai pas partir.
Ils étaient un peu moins jeunes, ils étaient un peu moins libres, ils étaient un peu moins idiots ; mais que le soleil leur en soit témoin, ils étaient toujours amoureux.
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est-ce que certaines de ces scènes sont inspirées de mes propres souvenirs ? that's a secret i'll never tell !
alors os complètement impromptu, il était pas prévu de sortir aussi rapidement celui-là mdrrr
je suis honnêtement assez stressée à l'idée de vous présenter cela... d'abord parce que même si c'est le même style que j'ai d'habitude, cet os est écrit d'une différente façon, tant sur la forme que sur les tournures de phrases, et puis parce que son écriture a fait remonter pas mal de souvenirs, donc j'ai l'impression d'être assez vulnérable en vous faisant lire ces lignes.... j'ai pas eu cette fin heureuse, mais je la vis par procuration à travers eux !!!
qu'en avez-vous pensé sinon ? quel était votre souvenir préféré ?
hâte de lire vos retours !!
et comme disait ma grand-mère : "protégez vos coeurs, ils se lisent sur votre visage"
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