Chapitre 2

— Debout, poupée, me dit un homme en renversant un seau d'eau glacée sur ma tête, ce qui me réveille en sursaut.

— Libère-moi, je ne sais rien, je n'ai rien fait, je n'ai rien vu, pitié...

— Debout, putta !

— Je ne suis pas une pute !

À peine ai-je terminé ma phrase que je reçois une claque d'une violence inouïe sur ma joue droite.

— Lève-toi tout de suite, ou je m'occupe de toi, ici et maintenant.

— D-d-d'accord.

— Et ferme-la !

Il attrape ma tête, me met un bandeau sur les yeux, puis m'attire à lui comme un vulgaire chien, me tenant par les liens qui entourent mes poignets. Après une bonne dizaine de minutes, il me détache et me retire le bandeau.

Il y a trois hommes devant moi. L'un est en costard, visiblement sur mesure, car il lui va à la perfection. On peut deviner ses muscles sous cette magnifique chemise blanche, ouverte, laissant paraître le début de sa poitrine sur laquelle traîne une médaille. À côté de lui, je reconnais les deux hommes d'hier ; ils sont salement amochés. L'un est assez petit, 1m70 je pense, tandis que le second est immense, il doit dépasser le mètre 90. Leurs visages sont fermés, couverts de bleus et de cicatrices. Le plus petit est roux, tandis que le second a des cheveux tirant vers le brun.

— Tu te réveilles quand je te parle ?

Une seconde gifle me ramène à mes pensées.

— Je suis désolée, dis-je en regardant l'homme en costume noir.

— Tu as devant toi un pistolet. Tu as le choix : soit tu te tues maintenant, soit tu restes avec nous. Je te laisse une minute pour réfléchir.

Si je tire sur l'un d'eux, les deux autres me tueront. Si je reste, je meurs aussi. Je dois rester et m'échapper par la suite, je n'ai pas d'autre choix...

— C'est quoi ton choix, putain !? me dit le plus petit.

— Je reste, dis-je en regardant l'homme en costume dans les yeux.

— Bien, dans ce cas, tu vas devoir payer ton droit d'entrée.

Les deux hommes partent, celui qui m'a amenée dans la salle les suit également.

— Heu, qu'est-ce que ?

— Offre-toi à moi.

— Non, je ne, non, vous ne pouvez rien m'imposer !

Je me mets à courir vers la porte, attrape la poignée et tire de toutes mes forces. Il éclate de rire, un rire à la fois beau et sombre, qui parcourt tout mon corps.

— Tu n'as pas compris, n'est-ce pas ? TU ES À MOI, tu es mon objet, ma chose. Tu veux rester ? Bien, alors tu seras ma chienne.

— Non, hors de question !!!!

Je lui donne une claque, mais je le regrette dès que ma main s'abat sur sa joue. Il m'attrape par les cheveux et me traîne sur le sol. Je n'arrive tout simplement pas à bouger, j'ai trop mal.

— Laissez-moi !!! JE NE VEUX PAS !!!

— Tais-toi et déshabille-toi, chienne !

— Non !!

Il me retourne dos à lui et me donne une violente claque sur les fesses. Je sens un couteau se promener sur mon dos.

— Vous me faites mal, laissez-moi partir, pitié.

Il me soulève par les cheveux, mon corps étant dans le vide. Il me regarde dans les yeux, son regard est si sombre, je suis pétrifiée... Puis il rit de nouveau, de manière sombre.

— Ta place est au sol. Tu veux vivre ? Alors déshabille-toi maintenant, sinon je laisse l'ensemble de mes gars passer sur toi avant moi.

— Je, je, non, pitié, laissez-moi.

— Je te laisse une minute, fais ton choix.

Je n'ai pas le choix, je suis terrifiée, mes jambes sont comme paralysées.

— D'accord.

— D'accord qui ?

— D-d-d'accord, Monsieur.

— Décidément, tu ne comprends pas ta place, petite chienne. Je suis ton maître, ma salope, me dit-il à l'oreille en murmurant.

— Alors tu te déshabilles, ou je dois appeler mes gars ?

Je retire mon sweat, et il me regarde avec des yeux brillants de désir.

— Hummm, tiens, tu es bien une salope dès le départ, dis donc. Ce haut est à tomber. Enlève ton bas, laisse-moi voir ma nouvelle chienne.

Je retire mon pantalon, et laisse tomber ma mini-jupe en similicuir, dévoilant mes maudites chaussettes.

— Mon dieu, tu es sacrément bonne, mais malheureusement pour toi, tu es trop longue à mon goût.

Il me plaque d'un coup violent sur la table, ma tête tournée vers le pistolet, impossible pour moi de bouger. Je vais être violée, sans rien pouvoir faire. Il m'enferme les mains de part et d'autre de la table. Je suis prisonnière, il se met devant moi et me regarde avec un désir puissant dans les yeux.

— Je dois te faire comprendre qui fait la loi ici. Je suis ton maître, je suis la loi. Toi, tu es ma chienne. Tu obéis, tu parles si je veux que tu parles, tu jouis si je le veux. Ce soir, tu vas passer une très belle nuit, crois-moi.

Il se met à rire tout en mettant devant moi un énorme gode-miche avec une sorte de culotte en métal.

— Tu vois, ma chienne, cette beauté va te donner du plaisir toute la nuit. Tu ne pourras rien faire, ni le retirer, ni te faire jouir. Il est programmé pour t'amener à l'extase sans pouvoir te laisser jouir.

À la fin de sa phrase, je comprends. Je suis tombée en enfer. Il se positionne derrière moi, et je sens quelque chose de fin, très fin.

— Hmm, tu es si mouillée pour ton maître. Quelle bonne chienne tu fais.

Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, il arrache ma culotte et m'enfonce le gode au plus profond de moi. Il met la culotte de chasteté en place et se positionne devant moi.

— Ne pense pas que ce ne sont que des vibrations. Il fait également des va-et-vient en toi, ma belle. Tu vas me supplier de te prendre pour assouvir ta faim. Cette vue que tu m'offres est magnifique. Sache que je ne peux pas fermer cette porte, alors peut-être que tu auras de la visite ce soir. Mais en tout cas, je garde la clé avec moi. Adios, putta.

Je l'entends rire tout en partant. Il déclenche le gode au moment où il ferme la porte. Mon dieu, c'est si bon. Je ne peux m'empêcher de gémir. Il accélère, ralentit, puis vibre, le tout dans le désordre. Je vais mourir ce soir. Alors que j'en suis déjà au bord de l'orgasme, je vois les deux hommes rentrer dans la pièce en rigolant.

— Hello, putta. Tu ne nous as pas oubliés ? Tu es là grâce à nous, et ce soir nous voulons notre gâterie pour ce cadeau que l'on t'a fait.

Il sort son sexe à la fin de sa phrase. Avant même que je puisse dire quoi que ce soit, il est dans ma bouche, il me tire les cheveux et me pénètre la bouche avec frénésie. Je suis au bord de l'orgasme, et lui vient dans ma bouche.

— Bonne pute ! À toi, frangin, dit le roux en essuyant son sexe entre mes seins.

— Pas ce soir, demain.

Ils partent en rigolant tandis que moi, je suis au bord de l'implosion...

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