Une issue ?
La caméra qu'il venait de trouver était encore branchée au câble et toujours en marche comme il le craignait. Il appuya sur le bouton pour arrêter l'enregistrement et vit sur le menu une multitude d'autres vidéos enregistrées auparavant. Il mit en marche une vidéo faite deux heures avant selon sa montre qu'il venait juste de regarder.
Lorsque la vidéo commença, il vit une femme terrifiée se débattant et criant les mains attachées sur une chaise et comprit de suite que c'était bien celle qui était à deux mètres de lui maintenant totalement inerte. Elle criait si fort qu'il ne pouvait à peine discerner les paroles des deux autres hommes qui lui parlaient. L'un d'eux lui mit une baffe si forte que la chaise en trembla. La femme avait maintenant la tête baissée et ses cris s'étaient réduis au silence.
Celui qui l'avait frappée l'attrapa par les cheveux et releva sa tête qui avait maintenant un énorme bleu sur le côté du visage et lui dit calmement:
-Tout ça n'est que de ta faute, tu n'aurais pas dû provoquer les mauvaises personnes !
L'autre homme qui se tenait certainement à côté de la caméra attrapa un couteau de chasse que Jackson reconnut comme étant celui posé sur le bureau et le tendit vers la femme brune et plutôt en ronde qui reprenait tout juste ses esprits en disant:
-Maintenant on doit faire notre boulot et tu dois mourir d'une manière ou d'une autre. J'espère que tu sais pourquoi on le fait sinon tu auras l'impression de mourir pour rien !
La victime fixa l'homme qui lui avait mis un coup dans le visage et dit en pleurant:
-Je vous jure que je ne cherche pas d'ennuis, je ne sais même pas qui vous êtes... Je n'ai rien fait ! Pitié, ne me tuez pas ! Je vous en supplie !
À ces mots, l'homme qui la tenait par les cheveux lui couvrit la bouche de ruban adhésif et elle recommença à crier de plus belle sans comprendre ce qui lui arrivait. Son agresseur plutôt grand et musclé se saisit alors du couteau que l'autre lui tendit en disant:
-Cela ne nous plaît pas du tout et ne plaira sûrement pas à ceux qui te veulent morte et qui te regardent en ce moment même ! Regarde-les ! Regarde la caméra ! Il veulent te voir te vider de ton sang telle une truie prête à être découpée en jambons ! Et encore, tu as de la chance, tu as le droit à une mort rapide...
La femme poussa alors des hurlements tout en fixant la caméra d'un air horrifié et celui qui avait le couteau de chasse asséna un coup net et précis dans le coeur de la femme qui écarquilla les yeux en regardant son meurtrier juste avant de les fermer pour toujours. On ne pouvait voir la visage du meurtrier vu que la caméra ne filmait que son torse et ses jambes. Le sang commença alors à se répandre sur les habits de la victime et l'homme retira l'arme blanche aussi précisément qu'il l'avait enfoncée puis l'essuya sur la veste grise de la victime.
Il découpa ses liens et poussa d'un violent coup de pied la chaise par terre puis sortit du champ de la caméra et la vidéo s'arrêta.
Jackson resta devant l'écran noir de la caméra pendant plusieurs instants pour réaliser ce qu'il venait juste de voir et constater que son frère pesait bien ses mots pour parler des traqueurs. Il était maintenant terrifié à l'idée de finir de la même manière que la femme gisant au sol qu'il n'osait même plus regarder. Il posa la caméra sur le bureau et reprit le marteau qu'il serra fortement dans sa main parce qu'il se voyait déjà sur la chaise en bois fixant la caméra comme la pauvre femme.
Après avoir fouillé les quelques étagères et les tiroirs qu'il avait trouvés, il fit in constat de tout ce qu'il avait trouvé d'utile et qu'il avait disposé sur le bureau: un marteau,un jerrican d'essence presque vide, un briquet qui ne s'allumait qu'une fois sur deux et une lampe torche avec un faisceau de faible intensité. Ce n'était rien d'extraordinaire pour une évasion ou pour élaborer un plan stratégique pour le moment où les hommes reviendraient pour lui. En réfléchissant à ce qu'il pouvait faire de ce qu'il avait trouvé, il se demanda tout de même pourquoi les traqueurs ne l'avaient pas attaché et exécuté comme la victime ayant le coeur troué ? Ou pourquoi l'avaient ils tout simplement laissé se réveiller sans même se débarrasser du corps ?
Soudain, il tourna la tête vers la porte blindée parce qu'il venait juste d'entendre un bruit de moteur derrière elle. Il n'eut pas de temps pour la réflexion tellement qu'il était paniqué et se saisit du marteau tout en appuyant d'un geste vif sur l'interrupteur. Il essaya de faire le moins de bruit possible dans le noir en prenant la torche qu'il mit dans sa poche et serra de nouveau le marteau fort dans sa main. Il se colla au mur à droite de la porte et attendit des secondes voire même des minutes sans bouger. Il ferma les yeux et des gouttes de sueur lui recouvraient le visage et le corps. Son souffle lui semblait plus fort encore que les bruits venant de l'extérieur qu'il avait énormément de mal à percevoir.
Puis les voix de deux hommes, peut être même trois, se firent à peine entendre à travers la porte blindée.
Ces voix se rapprochaient de plus en plus jusqu'à ce que l'un des hommes ouvrit la porte blindée avec un peu de mal et alluma l'interrupteur. La pression sanguine de Jackson avait dès lors atteint son paroxysme et il savait que ce n'était pas juste un mauvais rêve...
[À suivre prochainement don't worry]
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