Chapitre 2: N°38 rue Larson Saverne

La voilà! Enfin, cela commençait à faire longtemps que je n'avais rien publier! PS: l'image au-dessus représente Lena, bonne lecture! :)



Un cri aigu et perçant retentit.                                                                                                                       

 Un cri, tel qu'on ne voit qu'au cinéma ; un vrai cri de terreur. Les clients du restaurant se regardaient entre eux étonnés. Il faut dire que c'était un cri strident mêlant horreur et surprise. Pendant quelques minutes, il ne se passa rien de plus, puis le cuisinier annonça que le restaurant allait fermer en urgence dans quelques minutes, et chacun repartit un peu étonné certes, laissant son plat tiède sur la table. Au même moment, le garçon du train revint et prétexta qu'elle était attendue par le cuisinier avant de l'embarquer sans qu'elle n'ait eut le temps de prévenir sa tante.

-Écoute, je sais qu'on ne s'est vu qu'une fois et c'était dans un train mais.... Il rougit et bafouilla. J'ai un problème.

- Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle en le fixant inquiète.

- J'oublie de me présenter lâcha-t-il sur un petit gloussement. Je m'appelle Sam et toi ?

- Sixtine.

- Sixtine, il n'y a jamais eu de panne de four mais, il s'est passé quelque chose d'horrible ! Quelqu'un à été tué ! Et... j'aurais besoin d'aide. Je suis orphelin, la police va venir dans quelques minutes et je n'aurais pas le temps de m'enfuir, je suis signalé comme disparu par ma famille d'accueil. Elle est horrible. J'ai peur que la police ne me reconnaisse et m'embarque. Je ne connais que toi Sixtine... Si tu pouvais m'héberger juste pour cette nuit... La supplia-t-il. Juste une.

-Quelqu'un à été tué ? Elle avait bloqué sur ces mots, les autres étaient parvenus comme des sons déformés. Elle fit quelques pas en arrière, cette mauvaise blague n'ayant rien d'amusant.

-Je dois y aller... Sam l'attrapa par le bras et serra ses doigts autour de son poignet.

-Écoute-moi... Commença-t-il. On a tous besoin d'aide un jour qui sait si ce n'est pas toi que j'aiderais plus tard... Sixtine, tu es la seule qui peut m'aider ! Elle desserra le poignet de Sam et articula.

- Lâche-moi ! Cette fois, il ne la reteint pas et resta sans un mot à la regarder fuir. Dehors, de pieds fermes Lena l'attendait.

-Où sont les autres ?

-Partis, répondit Lena, je dois m'occuper de te ramener. Tu aurais pu prévenir avant de t'éclipser, ma mère va être énervée, encore. Elles bavardèrent le long du trajet : il devait bien avoir quinze minutes qui les séparaient de la maison. Lena avait déjà deux ou trois piercings et était tatouée au niveau de la cheville. Elle souleva le bas de son jean et lui montra l'aigle rouge marqué sur sa peau.

-C'est moi qui l'ai fait. J'en suis fière, c'est justement ça qui déplaît le plus à ma mère. Elle veut juste que reste tranquille et dès fois, obéisse à ses plans tordus ! Je voudrais devenir tatoueuse plus tard, mais cette pouf qui me sert de mère m'en empêche ; c'est pour ça qu'on n'arrive pas à se voir !

- Tu penses que ça va se passer comment avec ta mère ? Demanda nerveuse Sixtine en apercevant la façade usée. Lena prit une cigarette, la porta à sa bouche avant de lui en proposer une. Sixtine dévia la proposition et continua de fixer Lena en attendant sa réponse.

- Mal. Elle fit une mine dégoûtée et jeta le reste de mégot le sol avant de l'écraser avec son pied. On entre ?

Lorsqu'elles arrivèrent au domicile, l'accueil fut loin d'être chaleureux :

sa tante hurlait, son oncle gesticulait.

- Mais vous n'en avez pas marre de crier, hurla Lena à son tour furieuse. J'arrive pas à entendre ma musique par-dessus vos aboiements !

- Lena, redescends d'un ton avec moi tout de suite ! Sa tante était rouge de colère, elle s'était arrêté de tourner autour de la table comme une folle et la fixait droit dans les yeux la mâchoire serrée.

- Bah quoi ? Articula Lena. Elle a bien fait de vouloir se barrer d'ici.

- Un mot de plus et je t'envoie en pension pour la fin de tes jours !

- Alléluia ! S'exclama-t-elle en se dirigeant dans l'escalier. Ben la suivit furieux, en lui hurlant de redescendre s'excuser.

- Je m'excuse sincèrement. Je ne veux pas avoir de problème. Murmura Sixtine. Sa tante se tourna vers elle.

- Mais tu en as déjà un gros ma petite et tu ferais mieux de rester bien sage. Elle rit.

- Pardon... ?

- Tu as quel âge déjà ? Esquiva sa tante.

- J'ai 16 ans. Sa tante glissa un petit sourire avant de se raffermir et de lui expliquer qu'à seize ans, on devait connaître l'utilité d'une montre et apprendre à être à l'heure, pour ne pas, en permanence faire patienter les gens, mais surtout prévenir avant de partir. Sixtine n'entendit même pas la moitié des reproches que lui faisait sa tante et se mit à rêvasser en fredonnant légèrement une petite mélodie nostalgique qu'avait composé sa mère : « Lunatique ».

-Est-ce qu'au moins tu as compris un des mots que je t'ai dit ? Tu viens à peine d'arriver ! Ce genre de discours ne devrait même pas se poser à ton âge alors que tu es ici pour te racheter ! Et ne me sors pas une excuse en rapport avec ta mère, tu n'es pas la seule à être en deuil ! Et puis, arrête de me regarder avec ces yeux ! Tu ne serais pas ici si tu ne t'étais pas fait renvoyer de ton établissement ! Chez moi, tu vas apprendre le respect crois-moi !

-Ce n'est pas moi qui ai demandé une nounou à mon père ! Et puis qu'est-ce que tu en sais toi de ma mère ça fait combien de temps que tu ne l'avais pas vue ? Est-ce que c'est toi qui venais la voir à l'hôpital ? Furieuse, Sixtine se leva monta les marches bruyamment avant de claquer la porte derrière elle.

-Sixtine, reviens ! Hurla sa tante. Je ne te permets pas de dire quoi que ce soit ! Elle ferma les yeux avant que tout ne se floute et laisse place au visage étrange de sa mère qui souriait de travers. L'hallucination s'évapora, et laissa place à un sentiment de chute avant qu'elle ne plonge dans un sommeil lourd et profond.  

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