chapitre 2
Deux ans se sont écoulés depuis mon réveil autant qu'humain, deux ans de survie avec des débiles, des idiots d'être humain. Pendant ces deux ans, j'ai fait beaucoup de choses comme apprendre à marcher. Le biberon se fait rare et heureusement parce que je n'aurais pas pu supporter cette humiliation. Mon plan, pour détruire mon père et mes frères est en préparation. Pour le moment, je dois survivre.
Alors mon "frère" s'appelle comme par hasard Gabriel, mais contrairement à mon frère du passé, Gabriel est un humain très gentil, serviable, plein de vie, mais surtout pour le moment fidèle à ses promesses. Tout comme Michael l'a été.
En ce moment, je le trouve dans le jardin en train de jouer avec des voitures. Si je devais rester ici, alors pourquoi ne pas se comporter comment les enfants de cet âge. Mais bon, après des heures de jeux, tu finis par t'ennuyer, n'est-ce pas, et bien, figurez-vous que non pas moi, lorsque comme moi, vous passez des siècles dans une petite boîte et que vos pires peurs vous tourmente H 24, vous apprenez, qu'est-ce que c'est que la patience.
- Amaël, mon ange, c'est l'heure de manger. Dit Ava (la femme qui m'a porté)
Je lève ma tête vers elle, puis remporte mon attention vers mes voitures. Je sais que le fait de ne pas l'appeler maman la blesse, mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie.
- Amaël, s'il te plaît. Répéta-t-elle
Je l'ignore de nouveau et termine la course entre ma Facel-Vega Facel et mon Alfa Romeo Spider .
J'ai reçu ces deux voitures lors de mon deuxième anniversaire de la part de Gabriel junior.
- Amaël, dit mon frère, allez viens manger et je te promets de jouer avec toi après.
Je le regarde de haut en bas puis hoche la tête et tends les bras pour qu'on me porte. Ava sourit puis me prend dans ses bras tout en le remerciant. On me place dans une chaise haute puis commence à me nourrir. Ah, la nourriture s'est la meilleure chose que ces imbéciles, on crée. Une dizaine de minutes ce sont écoulés avant qu'ils ne finissent.
- Aller vient, dit l'idiot, on va jouer. Il me porte puis on se dirige vers l'aire de jeux.
Les heures se sont écoulées assez rapidement et pour la première fois depuis des siècles, j'étais heureux.
Eva arrive puis nous dit d'une voix douce qu'il est l'heure de rentrer. C'est moi où elle a pris du poids.
Gabriel me prend dans ses bras et on rentre à la maison. Il me pose dans mon espace de jeux et part de doucher sans le vouloir des souvenirs que j'aimerais oublier refont surface, mais heureusement Sébastien, mon "père" me fait sortir de mes souvenirs. Il me mets sur ses genoux puis me donne le biberon. Malgré l'habitude, je sentais mes joues se réchauffer, mais je ne m'éloigne pas.
Enfin fini, mon père me sourit puis me dit : "pourquoi ne pas aller cuisiner ?", il me porte jusqu'à là-bas et me pose dans la chasse haute.
Alors, vous voyez lorsque je vous ai dit qu'il pouvait être de la mafia, oublié, genre vraiment oublié, parce que je vous voyais là, il est en train de chanter dont stop me now de Queen, chacun s'est préférence et de danser. Je suis pris d'un immense fou rire.
- Alors comme ça, on se moque de son père.
Il me prend dans ses bras et me fait voler, je glousse et recommence à rire lorsque je ressentis quelque chose que je n'ai pas ressenti depuis des millénaires. De l'amour, je décide de prendre le risque et de refaire ma vie loin de l'enfer et de la cage, pour être honnête, cela fait des années que je pensais à ça. Je respire un bon coup puis me lance.
- Pa... Pa... Papa, je dis en balbutiant.
Je vois le choc dans son visage alors je repris.
- Papa ?
Des larmes de bonheur commencent à couler. Puis me serre assez fort que je finis par pousser un gémissement de douleur.
- Pardon mon cœur, tu peux répéter s'il te plaît ?
- Papa, je dis avec une voix plus certaine.
- EVA, il crie, il a parlé, il a dit papa.
J'entendis le bruit de pas se diriger vers nous et je vois ma mère rentrer dans la cuisine avec un visage rempli d'espoir.
- Vraiment !?
Il hoche la tête puis me demande de parler. Je tourne mon attention vers ma mère puis je dis :
- M... Ma... Mama, je dis.
Elle met sa main sur sa bouche pour étouffer un sanglot de bonheur. Elle me prend dans ses bras puis me fait tourner dans les air avant de me serrer dans ses bras.
- Oh mon bébé, je suis tellement fière de toi.
Mon frère arrive en courant.
- G... Ga... Gabi.
Les yeux de mon frère commencent de plus en plus à briller puis il me prend dans ses bras puis m'enveloppe de ses petits bras.
- Je savais que tu pouvais le faire.
Peut-être que pour quelque temps, je pourrais me détendre.
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