👑 CHAPITRE 8 📱
Toute ma vie durant, j'ai été mise de côté, ignorée, oubliée. Je ne sais même plus à quel moment j'ai réalisé que je pouvais disparaître, personne ne viendrait à le remarquer. Ce monde s'en fiche pas mal de moi. Je ne compte pas. Je ne compte pour personne à vrai dire. Après tout, je ne suis que la huitième fille d'un homme ayant lui-même oublié mon existence. Mon nom. Tout ce qui compose mon identité en tant qu'être humain. Si le Roi ne s'en souvient pas, alors pourquoi devrais-je m'attendre à ce que quelqu'un s'en souvienne ?
Pourquoi espérais-je secrètement que cette fois-ci soit différente de toutes les autres fois ? Qu'attendais-je de cet homme se tenant présentement face à moi ? Je ne suis pas née de la dernière pluie et je sais parfaitement que derrière ses grands airs intéressés se cache un puits de secrets. Mais à quel point ce dernier est-il profond ? Vais-je m'y noyer si je m'aventure à ses alentours ?
- Princesse, vous savez que vous n'avez aucune chance de me faire parler, n'est-ce pas ? me rappelle-t-il avec toute l'ironie du monde dans son intonation tout en me détaillant du regard.
- Pas même sous la torture ? continué-je en haussant un sourcil.
- Et comment comptez-vous vous y prendre au juste ? Avec une plume de votre oreiller peut-être ?
- Vous sous-estimez ma créativité Duc.
- Avec tout le respect que je dois à votre royale personne, vous devriez dormir au lieu de vous encombrer l'esprit de pensées futiles.
- Je vous l'ai dit, je ne trouve pas le sommeil et mes pensées, aussi futiles soient-elles à vos yeux, vont vers le fait qu'une personne cherche à m'utiliser pour son profit personnel et je déteste plus que tout au monde avoir le rôle du pion.
- Me visez-vous ?
- A votre avis ? Voyez-vous quelqu'un d'autre dans cette pièce essayant de me la faire à l'envers ?
- Dites-vous qu'un jour, vous me remerciez de vous avoir préserver de cela.
- Un jour ? Je n'ai, il me semble, toujours pas donné mon accord implicite à notre présumée collaboration
A sa tête et la surprise apparente, je devine aisément qu'il avait prit notre échange pour acquis, néanmoins, je ne me rappel pas avoir dit que j'étais partante. Tout ce que j'ai fais jusqu'à présent, c'est émettre un ensemble d'hypothèses rien de plus. Je veux dire, il a été convenu il y a des mois que je le ferais avec Ambrose et sa présence à mes côtés et peut-être la seule chose qui me donne envie de participer à ce stupide jeu. Être avec Ambrose est tout ce que je souhaite.
- Ne faites pas l'étonné, Duc.
- Non pas que cela me surprends, mais je pensais que jusqu'à maintenant, nous étions plutôt d'accord.
- D'accord sur quoi ? Notre participation commune. Non, nous ne le sommes pas. Vous vous êtes précipité et avait prit pour acquit mon accord alors que je ne vous l'ai guère donné. A vrai dire, cela ne m'étonne pas. Maintenant que j'apprends que vous comptez participer dans le but de satisfaire je ne sais quelle quête personnelle, j'ai encore moins envie d'être mêlée à votre petit jeu.
- Ce n'est pas ce que vous croyez.
- Peut-être, mais en attendant, vous me voyez navrée de vous dire que je refuse toute implication avec votre personne. Si vous me voulez dans votre camp, dites-moi la vérité. Je ne suis pas là pour avoir le rôle de l'outil qu'on utilise à sa guise.
- Ce n'est pas non plus ce que je voulais faire ! Ecoutez, je m'excuse si je vous ai blessée dans ma démarche Votre Altesse, mais je vous conjure de croire que j'ai envers vous uniquement de bonnes intentions ce qui diffère, je pense, de l'ensemble de ce palais.
- Vous n'avez pas idée de ce qui se passe réellement ici alors ne me sortez pas tout à coup cette carte à jouer. Cela vous rends juste plus misérable dans votre démarche. Est-ce que le fait de m'avouer ce que vous comptez faire vous défrise à ce point ?
- Pas du tout ! Mais plus vous en saurez, plus vous serez en danger. Je ne peux pas tolérer cela.
- En danger ? Dites-moi Duc, précédemment vous avez évoqué le fait d'avoir des informations sur moi, de savoir ce que je fais...Dites-moi...Que savez-vous réellement de ma vie entre ces murs ? Savez-vous en quinze années de vie, combien de fois a-t-on intenté à ma personne ?
- Je n'ose l'imaginer, mais je...
- Non. Cela suffit. Vous savez quoi ? Cette conversation m'épuise, je pense qu'au lieu de perdre mon temps et mes heures de sommeil, je m'en vais dormir.
Je pensais sincèrement que cela allait être différent, mais le Duc Owen n'est pas différent des autres. Tous me voient de la même façon. Je ne suis qu'un pantin, un pion que l'on avance progressivement sur l'échiquier de la vie et je dois bien admettre qu'il n'y a rien de plus blessant que cela. Savoir que l'on a aucune valeur. Savoir que tout compte fait, nous sommes plus seuls que jamais.
Néanmoins, je n'ai pas su fermer l'oeil de la nuit pour autant ou du peu d'heures qu'il me restait à pouvoir profiter d'une certaine tranquillité. Aux premières lueurs du soleil, j'entendis la porte de la chambre s'ouvrir tout en délicatesse et j'ai ainsi compris que Son Excellence avait prit ses jambes à son cou. Dès son départ, je me suis levé à mon tour et est trouvé une note sur une table, posée juste là, sous le vase de fleurs vide.
"A Son Altesse, la Princesse Magdalena,
Je vous écris ces quelques mots dans le sincère espoir que vous reconsidériez ma proposition qui tiendra jusqu'au tout dernier moment. Il est important, je le pense, que vous soyez consciente que tout le royaume ne vous veut pas du mal et que certains cherchent juste à être votre allié.
Puissiez-vous, Votre Altesse, m'accorder une chance de me rattraper pour la piètre compagnie que je vous ai servis cette nuit.
Affectueusement,
Owen de Norlia"
Chiffonnant le papier dans ma main jusqu'à en faire une boule, je jette cette dernière dans la corbeille la plus proche, commençant à me préparer. La journée s'apprête à être rude et je n'ai de toute évidence pas assez dormis pour être prête à l'affronter seule. Avec les événements d'hier soir, je ne serais pas surprise que les nobles de la cour me tombent dessus une à une et que les plus vicieuses me fassent regretter ma simple présence. Néanmoins, je ne peux pas les laisser m'intimider. Je suis la Princesse Magdalena Lucia Boùrbon du Royaume de Nettivia.
- Je suis la Princesse Magdalena Lucia Boùrbon du Royaume de Nettivia et...je suis morte de trouille à l'idée de sortir de ma chambre.
Pourtant, je ne peux pas rester cloîtrer ici. J'ai peur que d'aller affronter ces harpies prêtes à tout pour m'effrayer, me décourager ou que sais-je encore. J'ai peur qu'un jour, tout ce petit monde au cerveau télécommandé ne fasse quelque chose de grave. Mais je présume qu'être la mal aimée du Royaume, la bête noire des réseaux sociaux, ça fait partie du job. Les commentaires haineux, la méprise, la jalousie... ce sont les sauces auxquelles je dois être constamment mangée. Dévorée. Et il n'y aura personne pour me sauver de ça.
Pourquoi attendrais-je quelqu'un pour changer ma vie ? Elle est déjà si misérable que cela pourrait presque en faire une bonne comédie. Je suis persuadée que je pourrais aisément être le clown du royaume. Le dindon de la farce de je ne sais quelle émission stupide de télé-réalité que tout le monde regarde et se gave.
M'apprêtant à tourner la poignée pour sortir, au moment même où ma porte s'ouvre sans même un grincement, je retrouve une silhouette familière derrière cette dernière : Ambrose.
- Je ne m'attendais pas à te voir ici, sifflé-je en regardant par dessus son épaule.
- Nous devons discuter vous et moi.
Ah. Il veut "discuter".
Je le laisse donc entrer et regarde une derrière fois dans le couloir au cas où une nuée de jeunes filles arriveraient en courant, armées jusqu'aux dents, cherchant à me pourfendre moi le monstre ayant osé danser avec l'homme le plus convoité de tout le royaume.
Regardant Ambrose faire les cent pas à travers la pièce, allant jusqu'à soulever le moindre coussin comme s'il était à la recherche de quelque chose...non...de quelqu'un. Donc c'est pour ça qu'il est. Comme c'est étonnant.
- Il est dans la penderie, fis-je.
Ce dernier se précipite, l'ouvre brutalement et s'arrête un instant, comprenant que je viens aisément de me payer sa tête.
- Ce n'est pas drôle.
- Si ça l'est. Si tu cherches le Duc Owen, il est parti aux aurores.
- Que s'est-il passé entre vous cette nuit ?
- Eh bien, que veux-tu qu'il se soit passé entre nous ? Fais-moi donc part des scénarios qui ont dû te traverser l'esprit.
- Princesse, rien de tout ceci m'amuse. Savez-vous que les dames de la cour ne parlent que de cela ? Savez-vous que la Princesse Ivory s'est dite mécontente de savoir que vous lui aviez volé la vedette ? Vous savez aussi bien que moi que cette femme est un danger et pourtant, vous ne cessez d'accumuler les provocations envers vos aînés. Comme si votre acte d'hier ne suffisait pas à attiser la flamme qui anime déjà vos relations.
- Ambrose, es-tu venu jusqu'ici pour me faire la moral ? Je n'ai pas besoin de ça en ce moment.
- Non, je suis venu exprimé mon inquiétude à votre égard. Depuis quelques temps, vous semblez jouer à un jeu dangereux.
- Penses-tu que cela m'amuse ? Penses-tu que je prends du plaisir à me regarder tous les jours dans le miroir et à me dire "Aujourd'hui est encore une question de survie". Tu ne dois certainement pas savoir ce que je ressens.
- C'est vrai, je l'ignore totalement, mais je refuse que vous continuiez ainsi. Cela doit cesser avant que Ses Altesses décident de faire quelque chose. Vous savez que même moi, je ne peux contenir leur colère.
- Ce n'est pas ce que je te demande. D'ailleurs, je ne t'ai jamais rien demandé outre le fait d'être là pour moi. Où étais-tu hier soir ? Peut-être que ta présence m'aurait évitée de finir dans les bras du Duc.
- J'étais...occupé.
Encore cette excuse. J'en ai plus qu'assez de l'entendre. Sont-ils tous décidés à me cacher des choses en pensant que je n'y verrais que du feu ? Je suis lassée.
- Figures-toi que je suis également occupée. Je te prierais donc de me laisser.
- Ne faites pas ça, je vous en prie.
- Pas quoi ? Que crois-tu que je vais faire ?
- Il n'est pas bon de se mettre le Premier Prince et la Première Princesse à dos alors que "The Ruler Game" arrive.
- Le sais-tu Ambrose ? Il n'est également pas bon de se laisser marcher sur les pieds quand on a le pouvoir de riposter. Je ne me laisserais pas faire. Pendant quinze ans, ils ont commit les pires atrocités, il est grand temps que cela cesse.
- Princesse...
Dans sa voix tremblante je perçois l'inquiétude, la peur, le regret et presque une pointe de culpabilité. Je ne sais pas pourquoi Ambrose tient tant à ce que je ne m'approche pas de mes frères et soeurs, mais même si ces derniers ne font rien de leurs mains, je sais qu'ils sont les principaux acteurs de ma torture quotidienne. Ce genre de comportement odieux et méprisable porte tout à fait leur signature.
- Et pour ton information, vue que tu doutes autant de moi, sache qu'il ne s'est rien passé entre le Duc Owen et moi-même. Parce que vois-tu, je suis une femme réfléchie contrairement à mon aînée qui saute sur tout ce qui bouge. Le Duc et moi avons juste discuté.
- Toute la nuit ?
- Il y a des discussions si passionnantes que l'on ne voit guère le temps défiler.
- Magdalena...
Ah. Le voilà. Mon prénom. Il ne le dit que rarement et pourtant, je sais qu'il utilise ce dernier quand il veut me dire quelque chose. Il espère encore m'atteindre, me faire entendre raison. Mais cette fois, je ne me rangerais pas. J'ai suffisamment subis.
- Je ne pourrais rien faire si...
- Tu ne pourras ou ne voudras ? Il y a là toute une différence tu sais.
Son silence en dit long. Je vois.
- Tu sais, il y a peu de choses qui m'apportent réellement de la joie dans la vie. Vraiment peu. Mais jusqu'à présent, tu étais peut-être ma joie numéro une. J'étais heureuse quand je te voyais, quand on discutait, quand tu prenais du temps pour venir me voir à ton tour... C'est un ensemble de petites intentions comme celles-ci qui m'ont fait tenir le coup en me disant que tout compte fait, la vie valait le coup d'être vécue. Tous les jours je m'accroche dans l'espoir de te croiser ne serait-ce qu'au détour d'un couloir, mais depuis peu...à chaque fois que nous nous voyons, tu viens me réprimander comme une enfant que l'on punie.
- Parce que tu agis comme telle !
Ambrose ne me tutoie que très rarement et les peu de fois où il se le permet c'est parce qu'il fait lui-même sauter toutes les restrictions qu'il s'impose et oublie alors de me voir en tant que Princesse, mais en tant que personne. C'est ce qui m'a séduit chez lui : Le fait qu'il me considérait comme un être humain ayant sa propre valeur et son importance. C'est Ambrose qui m'a fait comprendre qu'il y avait des limites que l'on pouvait tolérer et que parfois, il fallait dire "ça suffit". Pourtant, depuis quelques temps, je ne le reconnais plus. Ambrose s'est perdu dans le rôle de médiateur qu'il s'est lui-même attribué en espérant calmer une guerre qui dure depuis toujours. Je ne suis même pas certaine qu'il s'en soit rendu-compte.
- Tu sors taguer le portrait de ton frère. Tu pousses la dame de compagnie de ta sœur du haut des escaliers.
Faux. Elle s'est tordue la cheville et a perdu l'équilibre. Après est-ce que j'ai eu mon rôle dans cette histoire ? Peut-être que j'ai oublié malencontreusement de tendre la main pour la retenir et qu'au lieu de ça, en la voyant tomber de façon si disgracieuse, j'ai ris. Je le reconnais, rire du malheur des uns, ce n'est pas bien, mais sur le moment, c'était drôle. Cette bonne femme me tapait sur le système depuis un bon bout de temps et pour une fois, le karma s'était chargé d'elle à ma place.
- Tu danses devant tout le Royaume avec le seul homme qu'il ne faut pas que tu approches et tu passes la nuit avec ! Sais-tu seulement que le Roi comptait profiter de sa présence en ville pour annoncer ses fiançailles avec Ivory ?
Ses fiançailles ? Avec ma sœur aînée ? N'est-elle pas de six ans son aînée ? Cougar.
- A ta tête je devine que tu n'en savais rien.
- Quand bien même j'aurai été mise au courant, je suis libre de faire ce que je veux.
- Avez-vous seulement couché ensemble ?
- Quoi ?!
Trop c'est trop.
- Je ne te permet pas ! Donc maintenant tu vas croire toutes ces rumeurs ? C'est si facile de te retourner le cerveau ? Depuis quand n'es-tu plus de mon côté au juste ?
- Crois-moi Magdalena, j'aimerais être de ton côté, j'aimerais sincèrement, mais je peine à te suivre et à te comprendre depuis quelques temps.
- Sentiment partagé !
- Alors que faisons-nous ?
Excellente question. Je n'en sais rien, mais une chose est sûre, nous ne pouvons pas continuer à entretenir une telle relation si cette dernière n'est basée que sur la méfiance et le reproche.
- Dis-moi Ambrose, je peux te poser une question ?
- Laquelle ?
- Veux-tu seulement participer à l'émission avec moi ? Nous avions convenu de cela il y a plusieurs mois et honnêtement, je ne sais pas si à ton tour tu souhaites être vu en ma compagnie sur tous les écrans du royaume.
Plus que jamais, j'ai besoin de sa réponse. J'ai besoin d'entendre qu'il n'a pas changé d'avis et que nos petites querelles n'a rien changé à nos plans. Nous nous l'étions promis. Lui et moi, ensemble jusqu'au bout.
- A ce propos...
- Ambrose...non...
Il s'avance vers moi et étrangement, j'ai un mouvement de recul. J'ai peur de comprendre. Peur de voir dans les traits de son visage que ce ne fut qu'une promesse en l'air faite pour calmer l'un de mes plus gros caprices.
- Tu sais que je ne peux rien refuser à ton frère. Le Prince Byron m'a demandé de le faire avec lui. Il aura besoin de moi.
- Et moi alors ? N'aurais-je pas besoin de toi ? Byron il a des tonnes de serviteurs et de gens prêts à se couper une jambe pour lui, mais pas moi ! Moi, je n'ai que toi. Tu as promis ! Tu te rappelles ? Tu as dit que nous allions le faire ensemble !
- Je suis désolé.
- Être désolé ne suffit pas Ambrose.
J'ai envie de pleurer. J'ai envie de crier. J'ai envie de lui balancer quelque chose à la figure, n'importe quoi. Tout ce qui me passe par la main. Mais rien ne me vient. Ni larmes malgré ma poitrine compressée, ni crie malgré mes lèvres tremblantes.
- Sors d'ici.
- Magdalena, je t'en prie.
- Sors d'ici, je ne veux plus te voir. Tu n'es pas si différent des autres tout compte fait. Tu n'es qu'un chien secouant la queue devant celui qui t'offres l'os le plus gros.
- Je ne te permets pas !
Sa main est montée et s'est arrêtée brusquement à quelques centimètres de mon visage. J'ai pu sentir l'air que son geste avait brassé et pourtant, je n'ai pas sentis la gifle qui l'accompagnait. Parce qu'il s'est arrêté.
- Parfois Magdalena, tu ne te rends même pas compte de ce que certaines personnes font pour toi. Je te trouve plutôt ingrate.
- Alors je vais de ce pas te remercier pour me rappeler à quel point je suis une ignoble personne.
Exécutant une petite courbette devant lui en m'inclinant légèrement en avant, je m'en retourne vers la porte avant de la lui ouvrir.
- Vos services ne sont plus requis Monsieur. Je vous prierais donc de quitter expressément mes appartements.
- Crois-moi, je ne suis pas ton ennemi.
- Non c'est vrai...
Arrivant à ma hauteur pour me regarder droit dans les yeux, je soutiens son regard avant de lui dire ceci :
- Tu es un lâche, c'est ce que tu es. On se retrouvera à la fin du mois et crois-moi, je me ferais une joie certaine de m'assurer de la chute de Byron. Soutiens donc le comme tu peux car je ne reculerais devant rien pour avoir ce qui me reviens de plein droit.
- Est-ce une déclaration de guerre ?
- J'estime que c'est une déclaration tout court. J'ai au moins eu la politesse, contrairement à certain, de prévenir. C'est quelque chose que je ne ferais pas deux fois.
La guerre ils veulent, alors la guerre ils auront. C'est tout aussi simple.
Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top