Chapitre 11: Lithia
Ydriss ouvrit les yeux et respira à pleins poumons un air... qui n'était pas le même que celui de la salle de bain qu'elle venait de quitter.
Et de sa position allongée, la rousse pouvait apercevoir... Un ciel.
«Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?» S'étrangla la jeune fille en se redressant.
De là où elle était, le toit plat d'un vieux bâtiment, Ydriss avait une vue imprenable sur toute une ville... Qu'elle n'avait vue que dans les livres d'histoires. Et qui avait été détruite au moins deux siècles auparavant.
La tant regrettée Toanaville, rebaptisée peu avant sa destruction Progresscity.
Autrefois la ville la plus riche et parmi les plus peuplées du continent, cette cité à la pointe de la technologie de l'époque avait été soufflée par une gigantesque explosion, emportant au passage tous ses habitants. Il avait plus tard été démontré que l'explosion avait été provoquée par la chute d'une peluche dans le générateur principal de la ville.
Un funeste destin pour un endroit aussi grouillant de vie.
Ydriss chercha au plus profond de sa mémoire la nature du bâtiment le plus élevé de la ville. Vu la hauteur à laquelle elle se situait, cela ne pouvait être que cela...
«Mais... C'est impossible !!!! S'écria une voix. Toanaville a été détruite par une explosion !!!»
Ydriss se retourna immédiatement et aperçut Noa, au bord du toit, penché en avant.
La jeune fille soupira de soulagement. Elle n'était pas seule dans cet enfer.
Mais... Si Noa et elle étaient sur le toit...
«Tu sais où sont les autres ? Demanda soudainement la rousse.
–Ydriss ? S'exclama Noa en sursautant.
–C'est moi.
–J'ai vu Lyon en face. L'immeuble n'est pas loin. Je peux y aller en planant facilement, et le ramener ici. Par contre, avec le pouvoir de Uingu qui fonctionne à moitié, je ne pourrai pas ramener Kaerys ici si on la trouve.»
Ydriss sourit. Noa était peut-être un peu trop franc et râleur, mais il savait faire travailler ses neurones quand il le fallait.
«Va chercher Lyon et ramène-le, je m'occupe de trouver Kaerys, déclara la brune.
–'Kay.»
Le jeune garçon, debout sur le rebord du toit, ôta sa chemise d'un mouvement rapide avant de se courber en avant. Deux petits appendices couleur sable commencèrent à apparaître dans le dos de Noa, puis, dans un bruissement de plume, l'aile droite complète de la même couleur se déploya, tandis que l'appendice de gauche resta comme tel.
Ydriss ne put s'empêcher de retenir un "wow" admiratif, qui fit sourir le blond. L'envergure des ailes de Noa atteindrait facilement les 5 mètres, quand il aurait les deux.
«Au fait, tu sais pourquoi on est habillé comme les Toaniens d'il y a deux-cents ans ?» Demanda le jeune garçon avant de sauter du toit.
Ydriss, interloquée par la question du garçon, s'observa.
Elle portait effectivement une chemise à manches courtes blanche, avec deux boutons au niveau du col, avec par dessus un corset en cuir (peu serré, heureusement), des mitaines, des bottes et une ceinture également de cuir, ainsi qu'une culotte courte kaki, des vêtements typiques de la mode Toanienne peu avant la destruction de la ville, vêtements que l'on qualifierait dans notre monde de "steampunk".
Pourquoi cela ? Et bien elle n'en savait rien, Noa.
Et d'ailleurs, elle ferait mieux de chercher Kaerys au lieu de rester là à ne rien faire.
La rousse se mit à passer en revue les alentours du bâtiment. Celui-ci se trouvait en face d'une place publique caractérisée par la présence d'une statue d'un rouage en son centre. Les passants étaient habillés comme les Toaniens qu'ils étaient, et personne ne semblait se douter du sort qui les attendait.
Dans la place publique résonnèrent tout à coup les douze coup de midi. Puis, un petit discours fut énoncé par une voix qu' Ydriss identifia comme étant celle du maire.
«Progresscitoyiens, Progresscitoyiennes, aujourd'hui est le jour de l'anniversaire des 1 mois du nouveau nom de notre très chère cité ! Nous sommes le 12 Avril de l'an C330. Fêtons cela sans retenue !»
Ydriss s'étrangla.
Bordel. De. Biquette.
Le 12 avril C330.
La putain de date exacte de l'explosion.
«Aujourd'hui, dans le bâtiment le plus élevé de la ville, et qui se trouve sur cette même place, est organisé une immense fête en cet honneur ! Reprit la voix. De prestigieux invités seront présents ! Je vous invite donc tous, chers Progresscitoyiens, à vous rendre dès quatre heures de l'après-midi au Manoir des Inneano !»
Et remerde.
Le Manoir des Inneano, voilà où elle était.
La famille la plus influente, la plus magouilleuse et parmi les plus riches de toute la ville.
Et tout le monde allait décéder ce soir.
«Ydriss ? L'interpela une voix derrière elle. Toi aussi, tu as bien entendu ?»
La rousse se retourna en moins d'une demi-seconde, pour finalement s'asseoir par terre, soulagée.
C'était Kaerys.
«Comment est-ce que tu es arrivée là ? Demanda la rousse. Je te cherche depuis tout à l'heure !
–Bah, en fait, je me suis réveillée sur la place publique, au pied de la statue du rouage, et j'ai vu Noa au bord du toit, déclara la brune, beaucoup plus calme qu'Ydriss. Du coup, je suis montée jusqu'ici par l'escalier de secours. C'était long.»
Ydriss ferma les yeux.
L'escalier. Évidemment.
Tous les bâtiments de l'époque avaient un escalier de secours sur une des façades.
«Pourquoi on est habillé com... Commença Kaerys.
–Je ne sais pas, la coupa la rousse en serrant les dents. Je ne sais plus rien. Je flippe. On va peut-être mourir ici, tout à l'heure.
–Hum... Ça m'étonnerait.
–Ah ? Et quelles sont tes preuves ? Demanda Ydriss en essayant de se calmer.
–Les gens en bas ne m'ont pas vue, commença la brune, je les traversais, ils ne m'entendaient pas, je ne suis pas énormément fatiguée de ma course ininterrompue dans les escaliers, alors qu'il y a au moins dix étages, etc. Tu en veux d'autres ?
–Non merci, répondit Ydriss, convaincue. Et selon toi, qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'on tombe là ? On a remonté le temps ? Ironisa-t-elle.
–Ça peut être une possibilité, mais si oui, on est simplement dans un rêve. Ou un espace où on ne peut ni mourir ni avoir mal, dans lequel on peut avoir accès à tous les lieux et toutes les époques qui ont existé. Ou alors un mélange. Dans tous les cas, il est évident qu'on dort.
–Oui, mais cela n'explique pas qu'on se retrouve tous les quatre ici, en même temps. Et qu'on se soit endormi comme ça. Personnellement, j'ai eu droit à un mal de crâne et une fatigue intenses, avant de tomber dans les pommes. Et en parlant de dormir, tu as failli te noyer dans ton bain à cause de ce rêve bizarre. Je t'ai sortie de l'eau in extremis.
–Oh. Merci, du coup.
–J'ai envie de répondre "y'a pas de quoi", mais comme j'ai sauvé une vie, ce serait légèrement ironique. Et tout le monde sait à quel point je déteste ça.
–Funny», fit remarquer une voix.
Ce fut au tour de Kaërys de se retourner, pour se retrouver à quelques mètres de Lyon et Noa, l'aile toujours déployée. À l'instar de la rousse, la brune lâcha un "wow" face à l'aile de Noa.
Décidément, le pouvoir de Uingu forçait l'admiration.
«Cool, on est tous là. On va pouvoir profiter de la fête, alors, déclara Ydriss avec un sourire forcé.
–Avant de crever, ajouta Noa.
–Même si tout le monde a compris qu'on était dans un rêve, ajouta à son tour Lyon. Et que par un moyen quelconque on revivait les derniers instants de Progresscity.
–Ouais.
–Belle, remarque, Kaerys, ironisa Ydriss. On fait un peu de tourisme ? En tout cas moi je vais visiter le manoir.
–Je viens», déclara immédiatement la brune.
Finalement, tout le monde se décida à suivre la rousse.
La petite troupe emprunta donc l'escalier de secours et descendit au cinquième étage. Ydriss avait vu dans un livre sur la famille Inneano que la domestique s'occupant de cet étage ne fermait jamais certaines fenêtres.
Au bout d'une minute de recherche, Lyon finit par réussir à trouver une desdites fenêtre.
Kaerys passa en premier, suivie d'Ydriss, de Noa et de Lyon, qui referma derrière lui la fenêtre.
Cette dernière donnait sur un long couloir désert.
Les domestiques devaient vraisemblablement être assez occupés par la préparation de la fête.
Selon Ydriss, cet étage était celui des chambres des enfants mineurs de la famille Inneano. Eux aussi devaient se préparer pour la fête.
«Bon. Gauche ou droite ? Demanda Ydriss aux autres adolescents, après avoir remarqué que les doubles-portes des deux côtés du couloir étaient toutes pareilles.
–Gauche.
–Droite.
–Milieu.
–Hilarant, Kaerys. Plus sérieusement ?
–Droite.
–Okay. Va pour la droite.»
Ydriss posa la main sur la poignée de porte d'un des deux battants de la double porte de droite, mais la poignée refusait de tourner.
Noa toqua alors à la porte avec force, priant de tout son cœur que le bruit soit perçu par l'hôte de la chambre, malgré le fait qu'apparemment, ils ne pouvaient pas interagir avec les objets dans ce monde.
Les quatre adolescents entendirent des bruits de pas se rapprocher, puis la porte s'ouvrit en grand sur une jeune femme, habillée comme une domestique.
La petite troupe profita de l'ouverture pour entrer dans la pièce. Ydriss et Kaerys partirent se mettre dans un coin, tandis que les deux garçons se placèrent à l'opposé d'elles.
La domestique jeta un oeil interloqué dans le couloir, avant de refermer la porte et de soupirer. Elle avait cru entendre un léger choc, presque imperceptible. Sans doute un petit animal.
Puis, elle se dirigea vers un immense lit à baldaquin bordeau, dont elle enleva doucement la couette.
«Où en étais-je ? Ah, oui, c'est vrai, murmura-t-elle avant de hurler. DEBOUT, MADEMOISELLE ! IL EST MIDI PASSÉ !!!»
Le cri de la domestique fut accueilli par un grognement de la part de la propriétaire du lit, qui se leva tant bien que mal après une dizaine de secondes de battement.
«Lucy, je vous ai déjà dit de ne pas me réveiller en hurlant tôt le matin, déclara la jeune fille fraîchement réveillée en baillant.
–Pardonnez-moi, mais il est midi passé, répondit la domestique.
–C'est bien ce que je dis, c'est trop tôt...
–Il faut que mademoiselle se prépare pour la fête de cet après-midi.
–Une fête ? Ah, oui, le changement de nom. À force d'inventer tous les jours de nouvelles choses, il va bien finir par y avoir un accident... Un homme broyé, une explosion, quelque chose comme ça...»
Ydriss afficha un sourire triste.
Si tu savais, jeune fille...
Si tu savais...
Pendant la minute que prit la jeune fille pour s'étirer, bailler et se laver le visage (la baignoire, le lavabo et le miroir étaient dans la même pièce que le lit), les quatre adolescents purent observer sous toutes les coutures la domestique, apparemment du nom de Lucy, et la jeune fille.
Cette dernière paraissait plus âgée que les quatre enfants, d'au moins un an, et une cascade de cheveux roux ondulés et plutôt volumineux tombait sur ses épaules. Ses yeux verts fatigués et cernés témoignaient d'une activité nocturne quotidienne. Elle portait une simple chemise de nuit blanche et semblait appréhender le fait qu'il y ait une fête.
La domestique, quant à elle, avait les cheveux ramenés en un chignon sage, d'un rouge plus sombre que la couleur du lit à baldaquin, ainsi que des yeux de la même couleur, et semblait préoccupée par l'heure.
«Votre mère a choisi hier soir la robe que vous allez mettre pour la fête, mademoiselle, déclara Lucy en ouvrant la gigantesque armoire. Elle a décidé que c'était la bonne occasion pour vous présenter trois de vos prétendants.
–Naaaaan... C'est pas vrai... Râla la jeune fille. Des prétendants... Encore ???
–Je sais à quel point vous haïssez les fêtes et les réceptions privées, répondit la domestique en fouillant dans l'armoire, mais votre statut vous l'impose.
–Mon statut... Gnagnagna... Grogna la jeune fille. Qu'est-ce que j'aurais aimé naître dans une famille normale...»
Lucy finit par sortir de l'armoire une volumineuse robe bleue, décorée généreusement de dentelle blanche, de noeuds et autres froufrous encombrants.
«Eurk... Murmura la jeune fille avec dégoût. Berk. C'est tellement... Trop...
–J'avais prévu votre réaction, déclara la domestique.
–Je sais que vous n'avez pas le droit de désobéir aux ordres de ma mère, mais est-ce possible de...
–Vous êtes plus haut placée que votre mère, pour moi, la coupa Lucy avec un sourire en coin, car je suis directement sous vos ordres. C'est pourquoi j'avais prévu votre réaction face à cette robe et j'ai fait venir spécialement pour vous une de ces robes bleu nuit que vous aimez tant. Avec, bien entendu, une paire de godillots bleu nuit.»
La jeune fille sourit. Lucy la connaissait bien, depuis le temps.
La domestique sortit les affaires dont elle venait de parler de l'armoire, et les déposa sur le lit de la jeune fille.
«Vous pouvez m'appeler par mon prénom, vous savez, déclara cette dernière.
–C'est trop d'honneur, mademoiselle Lithia.»
La jeune fille commença à enlever sa chemise de nuit, et Ydriss lança un regard complice à Lyon, qui comprit immédiatement et posa sa main sur les yeux de Noa, avant de fermer les siens.
Spectacle interdit aux garçons.
La jeune fille fit un rapide arrêt à la case baignoire, avant d'enfiler un soutien-gorge et la robe. Cette dernière lui arrivait un peu au dessus du genoux. Parfait. Sa mère la trouverai sans doute trop courte, et ses prétendants sans doute trop longue, mais tant pis.
La rousse enfila les godillots et se regarda dans un miroir.
Les manches de la robe arrivaient aux deux tiers des bras, en partant de l'épaule, et le col bateau s'accordait parfaitement au reste.
«Vous êtes magnifique, mademoiselle Lithia, déclara Lucy.
–Et vous, vous serez resplendissante, comme à chaque fois, répondit la jeune fille.
–Oh, je vous en prie, c'est trop d'honneur...
–Pouvez-vous me laisser seule ? Il faut que je fasse quelque chose.
–Mais bien sûr, mademoiselle Lithia. Mais pas plus de dix minutes, il faut que vous alliez rendre visite aux invités déjà présents.»
Sur ces mots, la domestique sortit en trombe de la pièce, laissant Lithia face à son reflet.
Cette dernière se dirigea immédiatement vers son lit, après avoir fermé les rideaux et la porte à clé.
La jeune fille apppuya sur un bouton caché sous son lit, puis toucha de la paume de sa main des endroits précis du mur.
Un bruit de rouages se déclencha alors et un tunnel apparut dans le mur que Lithia avait touché, et la jeune fille s'y engouffra.
Les adolescents n'hésitèrent pas une seconde et la suivirent, impressionnés par le mécanisme.
Et ils n'étaient pas au bout de leurs surprises.
La pièce dans laquelle la jeune fille arriva était remplie à ras bord de machines et d'outils.
Lithia se pencha vers un robot humanoïde à son image, d'apparence plus sophistiqué que les autres.
«Tu es mon prototype préféré, murmura-t-elle à la machine. Il est temps que je te trouve un nom. Je n'ai pas d'idées pour l'instant, mais ce soir, j'en aurai plein, tu peux en être sûre. Et ce soir, tu fonctionneras bien. On pourra même devenir amies.»
Mais ce soir n'arrivera jamais, pensèrent en même temps les adolescents.
Ydriss, pas très intéressée par la mécanique et voyant que Lithia s'était mise à bricoler dans son coin, se pencha vers des carnets de notes. Cela pouvait toujours être intéressant.
Se rendant compte qu'elle ne pouvait pas tourner les pages, la rousse se contenta de lire les deux seules visibles d'un carnet resté ouvert.
Sur la page de gauche, Lithia listait les composants nécessaires à l'élaboration d'un robot, et comment elle les avait récupérés.
Sur la deuxième page, elle avait cherché un nom d'artiste. Des noms y étaient barrés, certains plutôt loufoques, comme "King Bomberkill", "Pumba" ou encore "One Punch Woman", et d'autres plus recherchés, comme "Lithiart", "Technolithia", ou "Mécanithia".
Ydriss les lut tous, et finit par arriver au dernier, entouré en rouge.
À sa vue, la rousse s'étrangla.
Elle savait bien que cette tignasse rousse lui disait quelque chose.
Lilith.
Fucking.
Nanoi.
*****
Oh ma gad.
Déjà le chapitre 11 ?
Que le temps passe vite !
Et j'ai recalculé, ce que j'ai gueulé à Dame Inspiration dans le chapitre précédent, je ne l'ai pas fait en une semaine et demi mais juste en une semaine.
Et j'ai encore écris ce chapitre dans la même semaine.
Donc... j'ai envie de dire vive moi.
Bref.
Lyon a parlé ! Pour la première fois depuis...allez...trois chapitres ?
C'est vrai qu'il est délaissé, le pauvre ! En même temps, c'est son caractère, de s'effacer pour laisser la place aux autres...
Mais son tour arrivera ! J'aime la parité...
#inversiondesrôles
Il est actuellement 22h47 à l'heure où j'écris ces mots, et nous sommes le 26 août 2017. Ce chapitre sera sans doute posté en octobre, peut-être avant, peut-être après.
Si je continue au rythme de trois chapitres par semaine, j'aurais fini Switch ! bien avant la fin de l'année.
Mais rassurez vous, cela n'arrivera pas.
Ce serait vraiment cool de finir Switch ! avant la rentrée de septembre 2018 ! Mais bon, on n'y est pas...
Au fait, quel est votre personnage préféré ?
J'ai essayé de retranscrire tout l'humour et toute l'ironie que je possède dans Kaerys et Ydriss, surtout dans Ydriss d'ailleurs, et je la met souvent en avant.
Noa est mon côté chieur, mon défouloir, il dit ce qu'il pense (comme les filles, d'ailleurs) mais de façon ultra-super-hyper directe.
Lyon est mon côté blasé EVERY DAY et mon côté "Je ne parle pas. Pourquoi ? Parce que "Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir."" Donc il parle peu mais il dit les choses clairement et dit également ce qu'il pense.
Ydriss est, du coup, mon défouloir d'ironie et d'humour, un peu de blasé et de bon sens, et surtout bordel de biquette ELLE AIME LIRE et elle réfléchit vite et bien. Elle est mon côté "intégrale Wikipédia" (Coucou Sibylle, même si tu ne lis jamais les n.d.a. ;) ) et elle est cultivée. Elle sait aussi se faire respecter
Et Kaerys, je dirai que c'est un mix de tout. Un bordel de caractères mélangés. Mais c'est comme une salade de fruit. On prend plein de fruits, on mélange et on a un truc bon.
Ils ont tous su faire face à l'avenir après un traumatisme (Ça, par contre, ce n'est pas tiré d'une partie de moi)
Et ils aiment tous la musique.
Mais bon, onze chapitres, c'est pas assez pour développer correctement quatre personnages.
Sur ce, Adios petits Bandidos !
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