Chapitre 25 : Unique.

J'ai froncé les sourcils, décontenancée. Je commençais à avoir mal à la tête.

- Quoi mes yeux ? Je marmonne. Tyler j'ai mal à la tête...

Je ferme à nouveau les yeux et essaie de me relever. Tyler me soutient et je me redresse.

- T'as fait fort cette fois. Pour tes yeux on verra plus tard.

- Et Leanne ça va ? Je réussit à demander.

Je grimace de douleur. Et gémi.

- Elle est juste là devant moi aller on avance.

- Pou'quoi ils bougent plus les monsieurs ? Demande ma petite soeur quelque part devant moi.

- Ils sont très fatigués c'est tout... Répond Tyler.

On a reprit la marche. Ce fut difficile pour moi. J'avais l'impression que mes pensées se comportaient en atomes de gazs: rapides et très désorganisées. Elles se cognaient partout dans mon crâne en me procurant une douleur plus intense de secondes en secondes.

Chaque pas me faisait mal. Mais je persévérais sans broncher. On devait avancer. Alors je me concentrais sur mes pas. Un, deux. Un, deux. Un, deux. Un, deux. Je ne sais pas combien de temps j'ai tenu. Une minute ? Plusieurs heures ? Tout ce que je sais c'est que je marchais, je n'ai jamais rouvert les yeux. La lumière ne faisais qu'accroître la douleur. Puis c'est le noir complet.

Des tas de pensées qui ne m'apartiennent pas tournent dans ma tête à vitesse éclair. Mon esprit fait sa sélection. Souvenirs de famille. Peine de coeur. Mensonges. Crimes. On efface c'est inutile. Plan d'action. Avancement des missions. On garde et on stock. Puis c'est à nouveau le noir.

Je fini enfin par ouvrir les yeux, le soleil me frappe. Il fait pleinement jour. Ma tête ne me fait plus mal. Je cligne frénétiquement des yeux pour les acclimater à la lumière.

J'ai tout de suite senti Tyler bouger et se redresser. Puis il est apparu dans mon champ de vision.

- T'es réveillée ! Dit-il dans un soupire de soulagement.

Je ne répond pas et me redresse doucement.

- On est où ? Je lâche dans un grognement.

- Tu as réussis à tenir 1h30, après tu t'es effondrée, honnêtement je sais pas comment t'as fais pour marcher vu ton état. Je t'ai encore porté pendant au moins une heure puis on s'est arrêté. Il doit être 8h30 et quelque. Ça va toi ?

Je hoche doucement la tête et le dévisage. Je me remet a le contempler, il est vraiment mignon les traits tirés par l'inquiétude. Il parait plus jeune.

- Je t'ai jamais demandé quel âge tu avais. Demandais-je soudainement.

Il fronça les sourcils décontenancé par ma question. Puis il fini par répondre.

- J'ai eu 19 ans il y a deux mois environ, le 15 mai.

Je hoche doucement la tête.

- Et toi petite Sisi ? Dit-il avec un sourire amusé, premier trait d'humour depuis plusieurs heures. Ce qui enlève un léger poids de mes épaules.

- J'aurai 18 ans le 9 Septembre.

Il souris et je m'adosse à l'arbre contre lequel je suis assise. Je me rend alors compte que nous sommes dans un parc public.

- Un parc ? On est où ? Demandais-je dubitative.

- Plein sud du secteur F. Il nous reste un peu plus de 6 heures de marche mais on reprendra plus tard. Leanne s'est endormie.

Il jette un coup d'oeil à côté de moi et je découvre la soeur, roulée en boule au sol, la tête en face de la cage de Guizmo, lui même en boule contre la grille de manière à ce que leurs fronts se touchent à travers celle-ci. C'est tellement attendrissant...

- J'ai l'impression que parfois je n'ai plus ma soeur en face de moi... Dis-je en fermant à nouveau les yeux et en profitant de la chaleur que me procurent les rayons du soleil sur mon visage.

- Les enfants à cet âge ont souvent un temps d'adaptation très rapide. Mais je dois avouer que ta soeur m'étonne. À la résistance on a deux autres enfants de sont âge. Un garçon et une fille. Elle s'adapte très facilement par rapport à eux même si ils se sont très vite fait au changement eux aussi. Elle doit tenir ça de toi.

Dans un premier temps je ne répond pas. Savourant le silence, le souffle de la brise, la chaleur, le calme...

- Je sais pas. Je suis à la fois fière d'elle et très inquiète. Si il lui arrivait quelque chose...

- Ça va aller Sisi. Me coupa-t-il. Il ne vous arrivera rien. J'y veillerai personnellement. Tu ferais mieux de te reposer mais avant, tu dois savoir quelque chose.

J'ouvre les yeux, inquiétée par son ton énigmatique, ou grave, ou les deux. Je ne sais plus. Je me tourne vers lui. Il tient son téléphone en main et pianote dessus. Il ouvre l'appareil photo, puis la caméra frontale et se tourne vers moi. Puis il me donne le telephone.

- Sisi, tes yeux sont...

Je ne le laisse pas finir et me regarde sur le téléphone. J'écarquille les yeux de surprise, d'incompréhension, puis fini par la panique.

- Mais, mais pourquoi ?! Comment ?! Tyler ! Pourquoi mon oeil gauche est devenu vert ?! Pourquoi mes yeux sont bicolores ?!

Il plaque une main sur ma bouche et m'intime de me calmer. Il me fait signe que Leanne dort et fini par retirer sa main, douce et chaude de mon visage. Je prend une inspiration pour calmer le rythme frénétique de mon coeur qui n'est pas causé que par le seul choc de la découverte de mes iris bicolore, Tyler y est un peu pour quelque chose aussi.

Un peu seulement ? Sussurra conscience.

Je souffle doucement et reprend d'une voix calme.

- Pourquoi ai-je les yeux vairrons Tyler ?

- J'y ai longuement réfléchis. Et je suis arrivé à la conclusion qu'en faisant un grand usage de ton pouvoir, il a libérer une grande puissance. Modifiant au passage ton apparence physique. Je ne sais pas. Si ça se trouve il n'y pas d'explication.

Je hoche doucement la tête, réfléchissant à grande vitesse.

- J'ai ressenti un déclic en m'attaquant au deuxième agent. Je dis en réfléchissant vaguent. Un gros truc a changé. Je contrôle de mieux en mieux mon aptitude. Si ça se trouve ce déclic est marqué par ce changement ! Je fronce les sourcils. Tu as pas ressentit de déclic toi ? Quand tu as fini par réussir à contrôler ton pouvoir ?

Il secoua la tête.

- Non. Nous sommes plusieurs à la contrôler pleinement. Aucun n'a les yeux vairons actuellement. Mais aucun n'est un psycho comme toi. Mais il y a un seul autre psycho à la résistance. Je l'avais amené avant de repartir. Ce qui en est de lui je ne sais pas.

J'assimile toutes ces hypothèses.

- Tu penses que ça ne toucherais que les psychos ?

- Je sais pas je propose des hypothèses. Répondit-il penseur.

- Ce serait bizzare.

-En ce moment rien n'est normal sisi...

J'aquiece sans répondre. Et referme les yeux. En repensant à l'image que ma renvoyer le portable de Tyler, qui était de nouveau dans son sac à présent. Un oeil droit inchangé. Aux nuances bleues grises. Et un oeil gauche totalement changé, gris vert. Je vais devoir m'y faire. Je ne sais pas quoi en penser. Suis-je un monstre ?

Je glisse ma tête glisser sur l'épaule de Tyler et il fini par me la faire glisser sur ses cuisses. Je soupire doucement et me laisse bercer par ses doigts se promenant dans mes cheveux. Aurait-il fini par casser cette barrière entre nous ou alors ce ne serait que temporaire ? Mais est-ce seulement une bonne idée ?

- Mais en tous cas je trouve que ça te va très bien ces couleurs. Ça te rend... Unique.

Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top